Nuvole Bianche

Résumé du chapitre précédent : Une certaine routine s'installe. Toujours à Volterra, coincée avec un Nantizo inconstant, Liadan se pose beaucoup de questions.

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21 JUIN (l'aventure palpitante a commencé le 6 MAI pour Liadan)

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Disclaimer : L'univers et les personnages de Twilight sont à S. Meyer. Le reste (ce qui ne vous dit absolument rien) sort de mon imagination.

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Hem, Bon-jouuuur !

Alors, pas de retard, même si j'aurais voulu le poster en septembre !

Mais j'ai du installer mon kot, puis faire mon baptême (un espece de bizutage plus poussé) à Cureghem pour ceux qui connaissent (celui des vétérinaires)) Mais j'en suis revenue vivante, et j'ai pensé à vous toute la semaine =)

Je ne l'ai même pas fait relire par mes deux beta (merci à Co To et Djianara d'ailleurs, je ne l'ai pas fait dans les chap suivants, mais elles font du bon boulot et me souffle quelques idées ou redirige mon histoire) pour que vous puissiez le lire au plus vite !:D

Bon, je ne sais pas quand sera posté le chapitre suivant, étant donné que je ne suis plus chez moi la semaine et que je n'ai pas internet, et en plus j'ai de moins en moins de temps (études, études, études et guindailles…c'est encore plus full que les années précédentes, donc je fais le maximum, mais a mon avis je vais poster une fois toutes les deux semaines (là j'ai quelques chapitres d'avance mais j'ai peur de vite arriver à un vide, donc je préfère prendre de l'avance !)

Merci pour votre patience et bonne lecture !

Rating : M

Normalement, les fautes d'orthographe ont toutes été éradiquées. Si vous en remarquez, prévenez-moi, merci ! =)


Les jours suivants, Nantizo l'évita aussi souvent que possible et n'évoqua pas sa faiblesse envers elle.

Elle aurait bien voulu en reparler, mais ne pensait pas que le vampire ait la maturité pour rester calme, et capituler sur certains points. Comme le fait d'éviter qu'elle soit perpétuellement sur ses gardes dès qu'il était dans les parages, par exemple.

Elle avait compris que d'une certaine manière, Nantizo commençait à se comporter presque cordialement avec elle, mais qu'il ne voulait pas vraiment le reconnaitre.

Finalement, après quelques jours chaotiques ils arrivèrent à un accord tacite : Liadan ne le cherchait plus et ne relevait pas ses sautes d'humeur (surtout les moments plus calmes et doux), et dans une moindre mesure, Nantizo faisait des efforts. A traduire par « l'ombrageux vampire est présent mais reste supportable ».

Ouais. Tout ne n'oubliant pas que Liadan était une humaine très très très tolérante.

Mais la situation finit par se stabiliser.

Et Liadan appréhendait le moment où elle se retrouverait, à nouveau, face à l'indomptable et fier vampire, Volturi dans toute sa puissance.


Elle se retrouvait une fois de plus dans le cabinet du docteur. Celui-ci était inquiet. Elle était indubitablement enceinte, hors sa grossesse ne se passait pas du tout à l'image de celles qui l'avaient précédées.

Le médecin se pinçait l'arête du nez depuis environ une trentaine de seconde et gardait les yeux fixés sur son carnet de notes. Face à lui, Liadan s'agitait nerveusement dans le silence pesant qui durait depuis beaucoup trop longtemps à son goût. Une inspiration du docteur l'immobilisa.

-« Cela fait quatre semaines, tu devrais être arrivée à terme, et tu ne donnes signe d'aucun changement physique. C'est incompréhensible. Je ne peux rien faire de plus que ce que j'ai déjà fait. Nous avons discuté et avons décidé de t'envoyer ailleurs, dans un endroit où tu seras sous une surveillance plus poussée et avec des personnes expérimentées pour ce genre de situation difficile. Les Cullen. Nantizo t'expliquera tout tantôt. »

Le nom « Cullen » avait le son d'un écho déjà entendu, mais elle ne put se concentrer pour plonger dans ses pensées ou poser les questions qui lui venaient en tête, le docteur la congédia rapidement, refusant de répondre à ses questions, arguant qu'elle pourrait les poser à son successeur, Mr le grandissime Docteur Cullen.

-« Mais dans combien de temps ? »

Il sourit d'un air suffisant.

-« Je croyais que tu avais compris que les vampires étaient rapides »


Cet après-midi-là, Nantizo déposa une énorme valise au centre de sa chambre et lui annonça qu'ils partaient pour les Etats-Unis, dans une ville nommée Rochester, située dans le Minnesota (elle manqua de s'étouffer : elle ne s'attendait pas à partir aussi loin. Et encore, elle n'avait aucune idée d'où était le Minnesota, mais elle savait que c'était très très très loin de l'Italie).

Il continua en annonçant que c'était là que les Cullen habitaient, et qu'ils allaient tout deux y rester jusqu'à ce qu'elle mette son enfant au monde. Il rajouta que Bella, la femme d'Edward Cullen était la seule humaine de sa connaissance à être encore vivante après avoir mis au monde un hybride.

Elle le regarda, envisageant le fait qu'il voulait peut-être qu'elle survive. Il se retourna vers elle et sourit, révélant ses quatre fossettes mais aussi ses canines, plus longue que la moyenne, lui rappelant par là même qu'il était un danger pour elle. Un vampire. Un des principaux acteurs de l'intrigue qui l'avait amenée là ou elle était. Perdue, enceinte d'un monstre et soumise à des créatures barbares. Donc, elle doutait quand même un peu qu'il faisait ça pour ses jolis yeux. Elle se le rappelait d'ailleurs constamment pour ne pas tomber entièrement sous le charme du vampire.

-« Oui, signorina ? »

Elle secoua la tête et se dirigea vers son armoire, sélectionnant divers habits, se retenant de l'insulter. Il n'aurait sans doute pas compris et aurait été trop heureux de lui prouver une nouvelle fois qu'il lui était supérieur. Malgré des instants de trêve (bienvenus), les mots d'ordre du vampire restaient inconstant et fourbe. Sournois, parfois. Fou, peut-être. Dangereux aussi. Sexy, sûrement. Brûlant…

Elle cligna plusieurs fois des yeux quand elle se rendit compte dans quelle direction son esprit dérivait. Oulah, elle devenait folle à force de vivre ici. Elle continua à faire le tri parmi les vêtements, se concentrant pour ne surtout pas penser au vampire à quelques mètres d'elle.

Celui-ci se posa sur l'appui de fenêtre et la regarda faire. Il l'interrompit après quelques minutes.

-« Tu sais, il fera froid à Rochester. »

Elle se tourna vers lui, curieuse.

Il la fixait, les yeux à moitié fermés, d'un air de félin repu.

-« En hiver la température moyenne est de -17°C. »

Elle s'étrangla. Ici, la température extérieure avoisinait les 20°C et les endroits les plus froids des catacombes étaient chauffés, de sorte qu'elle n'avait jamais eu froid. Elle réfléchit rapidement. Il était fin juin. Cela faisait presque 7 semaines qu'elle était là, un mois qu'elle était enceinte.

-« Et pour l'instant il y a quelle température ? »

-« Il y a 16°C. Mais il fait très humide. »

Il la rejoignit (automatiquement elle s'écarta d'un pas) et commença à fouiller dans son armoire. Il sélectionna deux vestes (celle en cuir doublée et une plus légère), plusieurs pulls et t-shirts, ainsi que des jeans et d'autres pantalons.

-« Prends ça comme garde-robe de base. »

Il réfléchit.

-« Prends quelques robes si tu veux. De toute façon si nous avons besoin de quoi que ce soit, nous l'achèterons là-bas »

Il lui avait expliqué une fois (lors d'un de leurs rares moments où ils se comportaient en tant qu'adultes bien élevés) que les Volturi étaient riches. Très riches.

Elle prit ce qu'il avait sélectionné, fit un dernier tri et entreprit de remplir sa valise.

-« Nous resterons combien de temps ? »

-« J'ai eu Carlisle Cullen, le chef de la famille, au téléphone. Il nous accueillera aussi longtemps que nous le souhaiterons. Et Aro ne voit pas d'inconvénient à ce qu'on y reste, jusqu'à ce qu'il nous rappelle. »

Elle hocha la tête. Elle choisit plusieurs paires de chaussures (elle hésita à prendre des moonboots, mais Nantizo l'observait, alors elle ne le fit pas). Elle se contenta de deux paires de baskets (une vraie paire et des converses), de bottes à semelles plates et d'une paire de ballerines.

Ensuite elle finit de remplir sa valise avec un nécessaire de toilette qu'avait apporté une femme préposée à la salle d'eau.

-« Quand partons-nous ? »

-« Dans trois heures »

Elle le fusilla du regard.

Quelle idée, elle ne serait jamais prête ! Elle prit une feuille de papier et fit une liste de ce qu'elle devait prendre, afin d'être sûre de n'avoir rien oublié.


Une heure après, elle consentit à ce que le vampire-nul-en-organisation embarque sa valise. Elle emportait en plus un sac à dos, qui contenait des faux papiers. Elle était toujours portée disparue. Et même si personne n'était venu à sa recherche jusqu'à Volterra, ils devraient passer par l'aéroport de Rome.

Elle observa une fois de plus sa carte d'identité. Elle s'appelait toujours Liadan, plus Stefford, mais Fadango.

Et elle était fiancée à Nantizo.

Elle leva les yeux au ciel.

Nantizo avait expliqué que si quelqu'un voyait son état de femme enceinte au Etats-Unis, il serait choqué s'il apprenait qu'elle n'était ni fiancée, ni mariée.

« - Ils sont puritains » avait-il ajouté d'un ton docte.

Elle s'était contentée de le regarder d'un air bovin.

En attendant elle mit la bague dans une des poches de son sac. Lorsque son « fiancé » la lui avait donnée, il la lui avait plus jetée qu'autre chose, en balançant son explication bancale. Il ne portait pas la sienne, mais lui avait dit qu'il la gardait dans son portefeuille.

Quel romantisme.

En plus de ses papiers elle avait divers biscuits (lui ne s'en occuperait sûrement pas, ne ressentant pas la faim), des feuilles vierges, plusieurs cahiers vides, prêts à accueillir ses épanchements et observations,… et deux livres.

Le premier lui avait été offert par Vivien (Concernant cette dernière, elle avait demandé à Nantizo de laisser une lettre à sa destination. Elle lui expliquait succinctement qu'elle devait partir et qu'elle espérait la revoir bientôt.). Il traitait de la légende des « Bonheurs », la vampire lui avait déclarée l'avoir trouvé lors de ses pérégrinations dans une bibliothèque perdue au fin fond d'un étage supérieur. Le deuxième était son carnet du petit vampire auquel elle avait rattaché un deuxième carnet où elle avait écrit ce qu'elle savait de l'histoire vampirique. Elle l'avait expressément cachée au fond de son sac, ne voulant pas que Nantizo tombe dessus.

Elle regarda par la baie vitrée. Le soleil était caché par nuages mais il faisait agréablement doux dehors. Dans deux heures ils seraient en route, vers les Etats-Unis. Une idée s'imposa soudain à son esprit : elle ne parlait presque pas anglais ! Comment allait-elle se débrouiller là-bas ? Elle jeta des regards affolés autour d'elle, comme si la réponse allait surgir de sous son lit ou d'une des armoires.

Jusqu'ici, elle n'avait pas eu de problème avec l'italien, puisque tous les vampires lui avaient parlé en français. Elle se souvint de la seule tentative de Caïus, quelques jours après son arrivée. Un sourire flotta sur ses lèvres pendant quelques secondes puis la situation lui revint en mémoire.

Elle pria pour que les Cullen parlent aussi français. Elle détestait devoir parler une autre langue. Elle se trouvait ridicule et elle n'osait pas parler aux gens, qui la prenaient alors pour une snob. Elle était victime d'un blocage. Bon, quand elle disait ça les gens ricanaient, mais c'était vraiment un frisson glacé qui s'emparait de sa poitrine et qui l'empêchait presque de respirer.

Avant qu'elle ne puisse se morfondre encore plus, Nantizo revint dans la chambre.

-« Tu es prête ? On y va.»

Elle hocha la tête, se promettant de parler de l'anglais et de son blocage dans l'avion (tant pis s'il se moquait d'elle), le suivit, et ferma sa chambre, n'y jetant même pas un coup d'œil.

Elle ne savait pas que c'était la dernière fois qu'elle la voyait.


Voilà, voilà, n'hésitez pas à donner vos avis ! (j'ai peur de baisser de niveau)

Et à bientot !

Et courage à ceux qui bossent dur ! (je compatis!^^)

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