Un très grand Merci à tous ceux qui laissent des petits mots qu'il s'agisse de cassiewright, Jessy jess35, Evy 47, NaDaViCo, bilacora, Meliissa L ou plus particulièrement à olicity-love, lidi9451 et Guest à qui je ne peux malheureusement pas répondre. u_u N'hésitez pas à l'occasion à me donner votre mail par MP si vous souhaitez des retours de ma part ^_-
En attendant, voici la suite directe du chapitre d'hier !
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UNE AUTRE ÉPOQUE
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Premiers pas au château.
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Après qu'Oliver l'ait laissé dans cette grande chambre si ridiculement spacieuse, Felicity observa un instant le large lit avant de l'ignorer. Il était si grand, dur et éloigné de la cheminée. Elle ne réussirait jamais à s'y endormir. Alors, à l'image de ce qu'elle avait connu le jour de son arrivée à la caserne des Merlyn, c'est au pied du feu crépitant qu'elle s'installa. Si le sol était dur et froid, au moins cette fois-ci, était-il propre et dénué de toute bête rampante.
Elle avait tant espéré de cette arrivée, imaginant trouver en la demeure, un lieu sain pour enfin profiter d'un repos tant aspiré. Mais cet endroit n'avait vraiment rien d'accueillant. Passé le froid et l'humidité, toutes les pièces qu'elle avait brièvement côtoyées n'exprimaient que désolation et mortification. Pour dire, elle serait bien allée dormir dans les écuries, si seulement elle avait su comment s'y rendre en toute discrétion, sans se perdre dans ces dédales de couloirs qu'Oliver lui avait fait traverser. Comment des gens si aisés et importants pouvaient se contraindre de vivre dans pareil environnement, où luxe et grandeur étaient privilégiés au confort offert par la simplicité. Définitivement, elle ne le comprenait pas.
Se perdant dans ses songes, la jeune femme essaya de se motiver pour les jours à venir. Peu importe la place qu'on lui donnerait, elle savait qu'elle finirait par s'y adapter et y créer un petit espace rien qu'à elle. N'avait-elle pas réussi à transformer sa simple paillasse chez les nones en un recoin réconfortant ou la chambre crasseuse imposée par Malcolm en un lieu de vie accueillant ? Elle devait juste tenir le coup et trouver le moyen de se reposer un peu, pour ne pas risquer la maladie après des jours si difficiles. C'est sur ces dernières pensées que Felicity ferma enfin les yeux.
ARROW
Il eut beau se convaincre du bien fondé de dormir, sachant combien sa première journée de retour serait longue et occupée, Oliver n'y parvenait pas. Impossible de trouver le sommeil malgré sa grande fatigue. Le lit était trop dur, la pièce trop vaste et glaciale... Comment son père avait-il pu vivre en ces lieux ? Il n'évoquait pas même la présence des trophées de chasse lui imposant à la lueur de la lune une présence funeste ressassant sans fin des souvenirs morbides. Dans ce lieu froid et sans vie, il ne cessait plus de songer à son emprisonnement et aux tortures qui y avaient fait suite... Quand il ne s'imaginait pas dans cette forêt glaciale où à la suite du pire carnage vu par ses yeux de jeune homme inexpérimenté, il avait assisté au meurtre violent de son père - événement ayant changé à jamais le cours de sa vie.
N'en pouvant plus de la situation, c'est las et épuisé qu'il se releva d'un bon en quête d'un autre lieu de repos. Après ce qui devait être deux heures de tentative, il savait pour sûr qu'il ne pourrait jamais dormir une minute dans cet endroit. Marchant sans bruit - du moins - au plus silencieux qu'il put en présence d'un parquet particulièrement grinçant, il se dirigea vers la porte communicante derrière laquelle Felicity devait dormir.
À la fois curieux et soucieux de son confort, Oliver l'entrouvrit pour découvrir glacé l'absence de tout corps sur le lit. La panique le prenant, imaginant de nouveau Felicity fuir les lieux en raison des confidences qu'ils s'étaient faites un peu plus tôt, il lui suffit heureusement de se tourner vers la cheminée pour la voir recroquevillée sur le sol, face au feu mourant. Sa tête reposant sur son bagage resté plein et couverte de sa couverture duveteuse qu'elle traînait avec elle depuis son départ de la caserne, il n'était pas difficile d'y lire son propre malaise en ces lieux.
Pourquoi avait-il du céder à l'insistance de sa mère cachée derrière l'action de Walter à préparer ces lieux pour eux ? Soupirant, c'est sans regret qu'il s'agenouilla aux côtés de la jeune femme pour la réveiller d'une simple main apposée sur son épaule.
- Oliver ?
- Oui, c'est moi. Suis-moi.
- Où veux-tu aller à cette heure ? demanda-t-elle encore ensommeillée.
- Chez moi.
- Quoi... ?
- Je veux rentrer chez moi.
Si cette phrase émise au milieu de la nuit noire par un homme adulte ayant déjà rejoint les murs de son château familial pouvait surprendre. C'est sans lui en faire état que Felicity le laissa l'aider à se relever et se saisir de son sac, pour le suivre, mains jointes, sans ajouter un mot.
Traversant quelques couloirs et descendant d'un étage, ils se glissèrent dans un nouveau couloir jusqu'à s'arrêter devant une nouvelle chambre au volume bien plus réduit. En cet endroit, il n'y avait point de hauts plafonds de plus de trois mètres, point de murs glacés en pierres. Juste une pièce aux dimensions très semblables à celle occupée à la caserne des Merlyn. Dans le coin opposé à la fenêtre, un lit accolé à une cheminée tout aussi mesurée.
Du bois se trouvant déjà dans l'âtre en attente d'être utilisé, mais aussi tout à côté pour recharger au besoin le foyer, Oliver n'eut besoin que d'une minute pour l'allumer. Voyant dès lors un peu mieux les lieux, par la lueur des flammes, ils constatèrent que contrairement à ses craintes le lit avait été fait et la pièce aérée et nettoyée. Une preuve suffisante pour Oliver que sa mère était bien à l'origine de sa redirection dans l'aile paternelle. Quand par ailleurs, Walter avait lui bien fait initialement préparer ce lieu à sa destination.
- Viens te coucher.
Ayant pris habitude de dormir l'un près de l'autre, c'est tout naturellement que Felicity se glissa dans le lit moelleux bien qu'encore glacée, face à la cheminée. La voyant frissonner, Oliver prit, lui, soin d'ôter les draps croquants de froid pour la couvrir de sa propre couverture encore chaude de son corps, avant d'y ajouter le seul édredon de plumes. Il ne suffit alors que d'un petit quart d'heure pour que la chaleur s'immisce enfin en leurs os et dans la pièce tout entière. C'est ainsi qu'une demi-heure après leur intrusion, tous deux dormaient d'un juste sommeil.
ARROW
À son réveil, Oliver se découvrit pour la première fois totalement accolé au corps chaud de Felicity, un bras plié autour de sa taille, son visage à peine au-dessus de ses cheveux d'or. Si le feu s'était éteint, la chaleur du soleil traversant des fenêtres aux rideaux laissés ouverts et leurs corps enlacés poursuivaient de les réchauffer, le confortant dans cette position bien heureuse le concernant. Il pourrait s'habituer à une telle disposition...
Sentant Felicity s'éveiller à son tour et se détourner pour lui faire face, la surprise fut plus grande encore quand elle ne recula pas. Aucune crainte en ses yeux, aucun doute non plus. Elle semblait même partager son sentiment de confort ultime, allant jusqu'à se blottir plus encore en son giron avant d'y murmurer ses premiers mots.
- Si les dernières nuits à la caserne m'étaient agréables avec ces oreillers de plumes. Ce lit est un véritable nuage dont je ne veux plus jamais m'extraire.
Amusé de sa réflexion, Oliver le lui concéda sans mal. Ne se souvenant toutefois pas d'un tel confort à son départ, il ne doutait pas qu'on avait changé là, matelas et oreillers. Une initiative bien heureuse dont il devrait remercier Walter. Car il n'imaginait pas combien de vermines avaient dû pulluler dans l'ancienne literie après une si longue absence.
- Oliver...
- Hum ?
- Hier...
La voyant bien hésiter, Oliver se saisit de l'une de ses mains reposant jusqu'alors sur son gilet de cuir. Décontenancés par leur nouveau logis, la veille, ils avaient tous deux conservé leurs vêtements de jour pour cette première nuit passée au château.
- Dis-moi.
- Pourquoi m'as-tu posé cette question ?
- Ne te l'ai-je pas dit, alors ?
- Je sais maintenant que tu ne dis jamais vraiment tout, au prime abord. Comme je sais ne plus beaucoup te laisser parler quand je me mets en colère.
- Et tu veux la vérité inaltérée...
- S'il te plaît.
Soupirant lourdement, Oliver tacha de se rendre compréhensible sans toutefois l'effrayer de ses paroles.
- Felicity... Si j'ai posé cette question, hier soir... c'était pour un peu mieux te connaître. Mais il vrai que j'ai d'abord été motivé par le souhait de m'interrompre avant d'agir de manière plus maladroite encore.
- À savoir ?
- Cela faisait un moment que nous n'avions plus été seuls tous les deux. Et là... Tu étais là, devant moi. Et je voulais tellement...
- Que voulais-tu, Oliver ?
Se redressant juste assez pour mieux croiser son regard, les yeux emplis de curiosité de Felicity furent un vrai coup de poignard à la volonté de son époux.
- Juste ça...
Accompagnant sa réponse au geste, Oliver apposa très légèrement ses lèvres chaudes à celles sucrées de la jeune femme. Un baiser très pudique qu'il aspirait et redoutait à la fois, quand il s'écarta tout aussitôt.
- Est-ce déjà trop ?
Trop physique, trop tôt, trop personnel...
Felicity ne fuyant pas à l'instant la pièce à toute jambe, Oliver estima qu'il avait déjà évité le pire. Quand elle se reposa à nouveau dans son giron, il eut un peu plus de mal à ne pas laisser fleurir un sourire niais.
- Il y avait plus simple pour m'en parler.
- Je le concède.
- Que vas-tu faire, ce jour ?
Comprenant que le sujet de leur potentiel rapprochement n'était plus d'actualité pour elle, Oliver céda à sa décision. Il pouvait comprendre qu'elle ait besoin de temps pour assimiler ce que son geste signifiait pour eux deux. Leur simple rapprochement ce matin était déjà une belle avancée à ses yeux.
Soupirant plus concrètement à cette nouvelle question qui le ramenait cruellement sur terre, l'homme se détacha juste assez pour se coucher sur le dos. Il était toutefois bien heureux de sentir sa compagne se recroqueviller tout aussitôt sur son côté, suivant ainsi son mouvement. Il observa penseur le plafond de bois de sa chambre d'enfant en quête de réponses.
Combien de flèches y avait-il tirées par simple plaisir de l'interdit ? On pouvait encore voir la multitude de trous provoqués par son occupation crétine. Du moins, c'était ça ou l'arrivée des termites dans la demeure.
- Vermines dans les lits, termites dans le bois... Je commence à envisager l'idée de partir dormir avec Arrow dès ce soir.
- Ai-je dit tout cela oralement ?
- D'habitude ce sont mes pensées qui s'échappent de moi sans contrôle... Aurais-je une mauvaise influence sur toi ?
- Non, la meilleure. Et ce jour va nous le prouver.
- Comment ça ?
- Tu as raison sur la question des nuisances peuplant cette demeure. Walter s'est contenté de vivre chichement dans ses quartiers, laissant toutes les autres à l'abandon. Si les économies ainsi effectuées furent les bienvenues en temps de guerre, cela a rendu les lieux invivables.
- Alors quoi ?
- Je ne sais pas. La logique voudrait que je fasse tout rénover. Une façon aussi pour moi d'effacer le passé et la présence fantomatique de mon père en ces lieux. Mais comment réagira le peuple face à de telles dépenses superflues ? Tous croiront que nous levons les prochains impôts pour notre seul confort, même si je fais faire tous ces travaux sur mes deniers propres.
- Et pourquoi faire faire ?
- Comment ça ?
- Bien sûr la pièce n'était pas bien grande, mais j'ai bien pu par moi-même assainir et redonner un peu de vie à nos logis à la caserne.
Pour un résultat incroyable, pouvait-il ajouter. Bien qu'il ne l'avait jamais admis à l'époque. Tous étaient envieux de leur chambre si saine, agréable et fonctionnelle, quand le reste du bâtiment n'était que murs de crasse et sols poussiéreux à l'air ambiant parfois suffocant d'odeurs nauséabondes...
- Même si l'on remonte nos manches, je pense que c'est illusoire de croire que nous pourrons tout faire à deux.
- N'y a-t-il pas du personnel, ici ?
- Assujettis à d'autres taches.
- Et qui décide de leur fonction ? Pourquoi ne pas leur expliquer les raisons de ton souhait de tout mettre sur pause, pour le profit de tous. Où sont-ils logés d'ailleurs ?
- Dans des dépendances à une centaine de mètres d'ici.
- Pourrons-nous aussi les visiter, ce matin ?
- S'il te sied.
- Tu n'as pas à prendre de décision tout de suite. Mais ne crois-tu pas qu'avant toute chose, il serait plus simple de déjà connaître l'état exact des lieux et l'importance des potentiels travaux pour les chiffrer et voir comment envisager en réduire les coûts ? Les investissements ne sont pas les mêmes entre une simple décoration ou devoir refaire un toit ou gérer des infiltrations dans les caves.
- As-tu aussi lu tout cela dans tes livres ?
- J'ai plus simplement du suivre la none supérieure dans ses visites d'inspection, pré-requis de chacune des réunions du conseil où les carmélites statuaient leurs travaux de maintenance. Cette femme acariâtre et désagréable, avait pour elle de vouloir m'apprendre comment gérer une maison, sachant qu'à mon départ je devais être femme d'un homme d'importance aux revenus conséquents.
- Dans ce cas, suivons les bonnes pratiques de sœur…
- Mère Marie-Suzanne.
- Amen.
Amusée, Felicity se redressa finalement d'un geste vif pour se trouver en position assise.
- Alors qu'attendons-nous ? Enfin... je veux dire...
- Tu ne penses pas que je vais m'atteler à tout cela, seul avec les yeux meurtriers de ma mère en arrière-fond ? Nous allons faire cette visite du grenier aux caves en compagnie de Walter et de Raisa. C'est notre gouvernante principale. Peut-être pourras-tu prendre note de ce qu'il s'y dira.
- Pas de problème. Ma bonne mémoire devrait me permettre de le faire plus tard.
- Je peux aussi plus simplement nous faire suivre par un valet portant une table et le matériel pour écrire.
- Quelle image allons-nous ainsi donner ?
- Une personne de bon conseil m'a dit hier qu'en ma position, je pouvais bien changer les habitudes des lieux.
- Bon conseil que voilà.
Ayant retrouvé toute son énergie, par cette simple courte nuit partagée avec la jeune femme, si pleine de fraîcheur, de vivacité et si riche d'idées. Oliver n'eut plus de doute la concernant. Il s'attachait à elle. Dans l'attente de lui prouver qu'elle pouvait sans crainte se laisser approcher par lui, il décida pour sa part de reprendre sa vie en main et la manière dont il voulait la vivre en ces lieux.
C'est ainsi que la journée durant, loin de toute prise de décisions, au grand damne de sa mère qui s'attendait à ce qu'il plonge tout aussitôt dans les affaires du territoire tout entier, ils visitèrent le domaine.
Leur petite troupe était formée de lui-même, Felicity, Diggle. Mais aussi de Roy et Sin, s'étant respectivement imposés comme porteur de l'écritoire pour l'un et du papier, plumes et bouteille d'encre pour l'autre - trop curieux qu'ils étaient pour rester à distance. Walter leur fit ainsi visiter l'ensemble de la demeure, accompagné de Raisa. Suite à quoi, ils inspectèrent tout aussi studieusement le reste de la propriété, qu'il s'agisse des jardins et écuries ou tout simplement de l'ensemble des dépendances et remises la composant. Ainsi firent-ils l'inventaire des multiples dégradations ou manquements. Tandis que Walter les informa tout autant des travaux en cours, et de ce qu'il avait lui-même déjà identifié comme étant le plus urgent à mettre en œuvre, une fois ces derniers terminés.
Le soir venu, le constat quant à l'état déplorable des lieux était sans appel.
N'ayant eu le temps de faire plus, c'est éreinté et déprimé de cette conclusion qu'Oliver et Felicity avaient rejoint les seuls membres de la famille pour le dîner. La jeune femme avait bien à nouveau tenté d'échapper à cet événement, ne jugeant toujours pas sa présence légitime. Mais Oliver restait implacable. Il avait besoin de son soutien et de ses idées novatrices... dues-t-elles venir d'un vieux couvent peuplé de carmélites cinquantenaires.
- Oliver. Tes retrouvailles avec ce domaine terminées, pouvons-nous espérer te voir demain présider une séance du Grand Conseil ? Il s'avère que chaque représentant de nos régions sont arrivés ce jour en ville, pour te permettre de les voir en lieu et place de Walter, maintenant que nous sommes de retour.
Il s'apprêtait à le lui refuser, n'ayant encore aucun intérêt à la chose. Quand une main douce apposée subitement sur la sienne le saisit de stupeur. Sauf erreur de sa part, il s'agissait de la première fois que Felicity le touchait volontairement devant témoin, en dehors de tout soin. Avec son rapprochement du matin, le cœur d'Oliver était littéralement à la fête.
- Oui, Felicity ?
- Qu'est-ce que le Grand Conseil ?
- Un rassemblement mensuel, au cours duquel chaque représentant de nos régions rend compte au seigneur Queen. J'ai pris sur moi de les convier dès que j'ai su la date de votre retour. expliqua pour elle, Walter.
- Vous imaginez bien qu'un seul homme ne pourrait garantir l'ordre et le respect de ses lois sur l'ensemble d'un territoire si vaste. Nous ne sommes pas sur les Terres Lance. Robert, comme son père et grand-père avant lui, ont toujours mandaté des membres de l'oligarchie, afin qu'ils puissent gouverner en leur nom sur les zones les plus reculées du centre où nous nous trouvons.
- Des émissaires ayant délégation de vos droits, en somme. résuma-t-elle simplement.
- C'est ça. le lui confirma Oliver toujours peu à même de les rencontrer.
Il ne savait que trop peu quelle serait sa réaction, s'il faisait là face à des hommes dont le nom était listé dans le carnet de son père.
- Dans ce cas... Peut-être pourrais-tu écouter ta mère et suivre sa « proposition ».
Diplomate qu'elle était de ne pas nommer son injonction un « ordre ».
- Merci pour votre soutien ! s'éclaira Moira.
Plus circonspect, Oliver chercha la vraie raison à la recommandation de Felicity, exprimant sa question d'un regard appuyé.
- Ne serait-il pas tout aussi utile d'étendre l'état des lieux fait ce jour, au reste du territoire ? Ce Conseil te permettra de demander à chaque représentant de vos régions de te faire part de leurs richesses et carences. Comme ils ne manqueront pas d'énumérer leurs doléances, sans doute nombreuses avec l'annonce de ton retour.
- À quoi bon ? Je doute qu'un seul ait le courage de me dire la vérité.
- Il existe bien d'autres moyens de connaître la vérité, Oliver. L'information peut être censurée, elle n'en n'est toujours pas moins connue ou inscrite quelque part. En attendant, la vision de ces hommes sera toujours informative. Sachant par ailleurs que Walter a une idée globale de la situation. S'il n'est pas présent, il pourra par la suite nous dire si ce qui t'a été rapporté semble correct ou non. Et dans le cas du non, tu sauras déjà sur qui tu peux compter et faire confiance.
Ne sachant pas à quoi elle pensait, sentant bien qu'elle gardait des informations pour elle, du fait de leur assistance, Oliver décida quoi qu'il en soit de lui faire confiance. N'avait-il pas lu, enfant, un roman d'espionnage se déroulant au sein d'une confrérie de prêtres. Peut-être les nonnes avaient là encore appris quelques connaissances précieuses à leur protégée.
- Je vous en prie, laissez la politique aux hommes. réagit finalement Moira, réalisant combien la jeune femme sans éducation convenue avait l'écoute de son fils.
- Il n'en reste qu'elle n'a pas tort. ajouta pour sa peine la jeune Théa.
- Je vais donc suivre votre demande, mère, et passer la journée de demain en Conseil. Pourras-tu m'y joindre, Felicity ?
- Oh... bien sûr.
- Ce n'est pas sa place, Oliver ! Comme votre femme, elle a ses propres obligations et...
- Et je tiens à vous informer que nous avons décrété ensemble, hier soir, que nous ne suivrons plus aucune tradition ou coutume, contraints par des habitudes qui ne nous appartiennent pas. Sachez donc, que cela commence par notre choix de dormir jusqu'à décision contraire dans mon ancienne chambre.
- Oliver ! Qu'en pensera...
- Je vous stoppe tout de suite, mère. En vous rappelant que contrairement au château des Merlyn, nous ne logeons aucune cour ni entourage. Comme il n'est pas encore prévu de recevoir des invités avant un bon moment. Donc si le qu'en-dira-t-on se limite à vous seule, je pense que cette famille saura y faire face. Indépendamment de cette résolution, concernant le conseil de demain, j'ai surtout besoin de Felicity pour sa pratique de l'écriture rapide. N'ayant pas grande mémoire, j'ai besoin de traces écrites sur ce que chacun me dira.
- Qui te prouvera qu'elle écrit la juste vérité, sans jouer avec les mots pour désavouer certaines paroles ?
- Que les choses soient claires autour de cette table. Felicity a ma confiance absolue en toute cause et tout sujet. Car contrairement à ce que vous vous imaginez, il n'y a jamais eu de mensonges entre nous.
- Seulement quelques omissions bien heureuses... se permit de ponctuer sa mère, clairement braquée quant à ses décisions.
- Au risque de vous surprendre. Non, aucune omission. Juste un échange d'informations obtenues en temps et en heure. J'ajouterais, comme le disait si justement le capitaine Lance à notre départ, qu'elle ne serait pas fichue de mentir pour sa vie.
À ces mots, Felicity vécut à sa plus grande honte un blush intégral sur son visage. Une réaction si visible, qu'elle provoqua le rire de Walter et Théa permettant par la même de soulager la tension et poursuivre le dîner de façon plus légère. Pourquoi devait-elle être de nature si pâle pour que ses réactions soient si « visibles » à tous ? Enfin... Si cela pouvait aider Oliver dans sa tentative de lui donner une place dans sa vie, elle s'en accommoderait.
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À suivre.
Avant de pouvoir s'atteler à sa vengeance, à l'image de la construction d'un sous-sol d'usine et d'une boîte de nuit attenante, Oliver va devoir reconstruire son lieu de vie pour mieux s'y fondre. En espérant que cette période ne fera pas fuir tout le monde. ^_^'' Même si pour les amateurs d'Olicity dites-vous que ce sera un peu le moment ou jamais pour que leurs sentiments puissent enfin s'épanouir à leur juste mesure. ^_-
La suite... dans bien plus d'une semaine, je le crains, mes soirées étant toujours aussi chargées. u_u Le seul côté positif, c'est que les horaires à mon taffe devraient retrouver une certaine normalité dans une 10ène de jour, me permettant dès lors de reprendre mes petits écrits, le soir venu. ^-^
très vite, j'espère.
mimi yuy
