Nous voici de retour !
Nous sommes ravies du succès des bonus !
Il est conseillé de les avoir lu, pour comprendre certains détails de ce chapitre.
Pour les lire, allez sur notre compte « maielle malone » et cliquez sur « les bonus de a vampire in chocolate heaven » !
Bonne lecture !
POV Edward
Je le savais! Je le savais! Je savais que ça allait finir comme ça... je veux dire... comment est-ce que ça pouvait finir autrement?
Mon ange. Douce et timide. Acceptant de poser pour une publicité pour des shampoings. Qui allaient forcément la rendre célèbre. En dépit de tout. Parce qu'on la reconnaît bien là. Divine. Magnifique. Magique. Et ses cheveux... wow. La pause. Tout. Moi derrière. La goutte de sang entre ses seins.
Je gronde. Cette perle a faillit me rendre fou une fois déjà. Mais là. La voir figée sur papier glacé. C'est plus que ce que mon pauvre cœur peut supporter. Oh Bella... Ma main empoigne sa taille. Marquer. Elle. Mienne. À moi. Ma. Bella.
Comment ça jaloux? Non. Pas du tout. Très peu. Juste libidineux... très libertin. Bella gémissant dans mes bras pendant cette séance. Bella avec ses cheveux fous... Bureau... table... mmm... heu... oups... Pièce sombre. Moi en elle. Elle autour de moi... oups. Définitivement.
Si je me colle derrière ma beauté, elle comprendra mon urgence, non?
Ben, je prends place là où c'est parfait. Je veux dire que mon érection est juste pile poil contre ses reins, elle ne peut pas l'ignorer. Où alors, elle le fait exprès. Elle doit le faire exprès.
Okay, on est chez son père. Charlie. L'homme au pistolet. Qui pour l'instant, a été plutôt cool avec moi. Ah, tiens.. Je me sens moins en forme d'un seul coup! Amusant comme l'image d'un fusil à pompe tiré à bout pourtant entre les jambes peut refroidir une personne. Hein? Je retombe comme un vieux soufflé trop cuit. Okayyyy... heu...
- « Jessica? »
Oui... je suis tout ouïe... Jessiiiiccaaa?
- « Qu'est-ce que... et... »
Oui, qu'est-ce que... et ?
Imaginez-vous. Je veux dire. Mettez-vous à ma place. Enfin, non. Vous ne pourriez pas. Ou alors, c'est parce que vous auriez eu l'impression de tomber dans un vieux film de série BB-... voyez? Série Z- quoi!
Parce que là, devant nous, une Jessica hystérique tient le magasine où on voit Le chef-d'œuvre de Marcouuuuuuussss. Et j'avoue que la photo est parfaite. Mais je crois l'avoir déjà dit.
Donc, la fameuse Jessica se rue sur Bella, la serre dans ses bras à l'en étouffer et hurle, « Oh mon Dieu, mais c'est vraiment toi! Allez, allez, allez, un autographe s'il te plaît? Allez, allez, allez », en sautant comme Alice devant des chèvres naines... heu... d'où ça sort ça? C'est quoi cette histoire de chèvres? Bon, pas grave, après tout, paraît que je suis un artiste, alors, l'artiste a le droit de dérailler, hein!
Je passe la main dans mes cheveux. J'ai été repoussé par l'attaque sauvage de l'échevelée Jessica. Ça change. D'habitude, c'est sur moi que les folles se jettent. C'est reposant de voir que là, c'est sur quelqu'un d'autre! Enfin, j'aurai préféré que l'autre soit Emmett plutôt que Bella. Parce que là, si Jessica ne relâche pas ma Bella, elle va finir par me l'étouffer et j'aurai l'air fin sans petite amie mais dans la maison de son père! Elle va bien finir par me la casser cette cruche.
Allez Edward, go, mets-toi en mode chevalier blanc, et même si tu n'as pas l'armure et l'épée, ni le chapeau, ni le cheval qui va avec, va donc sauver ta gente dame des griffes acérées et curieux de cette furie! Allez!
J'attrape le bras de mon Ange et la fais reculer, la libérant ainsi de l'embrasse de Jessica. Qui s'agrippe. Oulà, heu... Mais elle comprend rien l'autre là!
- « Dites jeune fille, vous allez lui arracher le bras là! Et je crois que Bella sera mieux avec ses deux bras... je veux dire, elle a été livrée à la naissance avec, je ne pense pas qu'elle aimerait se retrouver manchot. Sans compter que sans eux, elle va avoir du mal à continuer d'écrire! »
- « OH MON DIEU! EDWARD CULLENNNNNN! »
C'est dans ces cas là où il faut savoir apprendre à fermer la bouche.
C'est dans ces cas là où on regrette qu'Emmett Cullen soit votre frère et qu'il vous ait déteint dessus.
C'est dans ces cas là où on regrette sa casquette et ses lunettes noires.
C'est dans ces cas là où on regrette de ne pas être muet.
C'est dans ces cas là où on regrette d'avoir été bien élevé.
Parce que si on avait été un tant soi peu malotru, on ne serait jamais venu voir Charlie. On lui aurait trouvé une chambre d'hôtel, dans notre ville. Plutôt que de se retrouver face à Jessiiiccaaa!
Parce que je me retrouve étouffé à mon tour avec la puissance vocale de Céline Dion et Mariah Carrey réunies dans un même coffre. « JE VOUS ADORE Edward, je peux aussi avoir un autographe? Mon dieu, mon dieu, c'est le plus beau jour de ma viiiiiiiiiiiiieeeeeeee! ». Oh làlàlà! J'ai une Alice puissance mille devant moi. Non, rectification. Ma sœur est calme à côté d'elle. La voilà qui saute, saute, saute. Elle est montée sur ressort. Elle tape dans ses mains.
- « Quelle chance! Non mais je suis la fille la plus chanceuse du monde! Oh, mon dieu, Charlie, vous vous rendez compte? Vous avez sous votre toit les deux plus grandes célébrités mondiales du monde de l'univers, de la galaxie entière! Quand je vais dire ça aux copines! Oh, Bella, on va se rappeler le bon vieux temps hein, on va se faire une sortie au resto, allez, dis oui, ça va être top! Je vais tout de suite téléphoner aux filles, tiens je t'ai apporté un stylo, t'as qu'à signer là. Et Edward aussi! Vous êtes encore plus beau en vrai! Quand ma mère va savoir ça! Elle vous adore aussi! Il y a un membre du groupe qui soit célibataire? Non parce que ma mère dit toujours qu'elle adorerait me voir caser avec un homme tel que vous, genre genre idéal! »
Elle va respirer? Non. Je ne crois pas. Je passe la main dans mes cheveux. Souffle. Heu. Bouton marche arrêt? Baisse du volume? Elle est livrée avec ou bien? Ben non. Semblerait que non.
Finalement, Félix, incrédule jusqu'à présent, vient se poster à côté de nous, obligeant Jessica à reculer. Je me penche vers Bella et lui souffle « voilà.. le début de la célébrité mon amour », ce qui me vaut un coup de coude, et je ricane doucement. Avant de figer mon sourire.
Charlie vient d'attraper Jessica par le bras. « Bon, allez, Jessica, c'est l'heure de rentrer, il faut que je parle à quelques personnes dans cette pièce. Mes amitiés à tes parents, et ne dis surtout rien du fait que j'héberge les personnes les plus célèbres de la galaxie, autrement, je te file des contraventions! »
- « Mais Charlie... j'ai pas encore eu mes autographes et... » et blam, Charlie ferme la porte sur le nez de Jessica. J'aurais pouffé si je ne remarquais pas ses yeux qui lancent des éclairs et sa moustache frémissante... oups. Même Félix semble vouloir reculer face à la fureur qui irradie de l'homme. Armé. Qui nous fait face. En croisant les bras.
- « ISABELLA, MARIE SWAN! J'attends des explications! Tout de suite! »
- « Heu... Charlie... on pourrait peut-être parler autour d'une tasse de café ou... »
- « Oh, toi le chanteur pour midinette, ton tour viendra mais pas maintenant! Alors Bella? »
Ouche. Et ouche. Et re-ouche. Surtout que la Miss Jessica n'abandonne pas et qu'elle entre de nouveau dans la pièce... à sa place, j'aurai prit le premier avion pour Tombouctou!
Bella PDV
Je suis sous le choc.
La photo.
Jessica.
Mon père.
Edward.
Edward qui me protège.
Et puis mon père, encore.
Ses cris.
Ma tête tourne.
Et puis ces mots.
« Chanteur pour midinette »
Dans la bouche de mon père.
Alors c'est ça qu'il pense ?
A propos d'Edward ? Mon petit ami ? Et donc de moi ? Il a si peu confiance en mon jugement ?
La colère monte d'un seul coup.
La fureur.
Celle qui fait voir rouge, littéralement.
Je me dégage des bras d'Edward.
Je sais que je pleure mais ce sont des larmes de colère, pas de chagrin. Pas encore.
Et j'explose.
- « Ah oui, c'est ça hein papa ? Lui est un chanteur à midinette et moi je suis quoi ? Une groupie comme Jessica ? Une pute ? C'est ça hein ? Pour toi une fille qui pose pour des photos sexy c'est une pute, une salope ? C'est ça que je suis pour toi ? Une pute comme ma mère ? Parce que j'ai d'autres envies, d'autres rêves que de rester à la maison à attendre un mari qui passe ses WE à pêcher plutôt que de s'occuper de sa femme et de sa gosse ? Comme maman avant moi ? Tu te prends pour qui Charlie Swan ? Tu te permets de me juger, de le juger mais ça t'arrive de te remettre en question ? Tu travailles, tu regarde les matchs à la TV, tu manges des pizzas, mais tu ne fais que ce qui te plait en fin de compte ! Alors si MOI j'ai envie de pouvoir continuer à vivre avec LUI sans devoir lui demander d'argent, que je trouve une solution, qui est ce qu'elle est mais MERDE papa REGARDE la cette photo ! Elle est BELLE ! Tu ne le vois pas que je peux être autre chose qu'une gamine empotée dont on se moque parce qu'elle est maladroite et mal habillée ? Tu sais ce que c'est pour moi que Jessica soit là ce soir, qu'elle me reconnaisse enfin comme autre chose qu'une godiche qui n'aime que ses livres et qui finira seule, vieille fille, mal baisée et entourée par 25 chats ? A PROPOS DE CHATS PAPA J'ADORE LES CHATS MAIS TU N'AS JAMAIS VOULU QUE J'EN AI UN ! JAMAIS ! TOUT CE QUE TU VOIS EN MOI C'EST LA PETITE BELLA QUI TE LAVE TON LINGE ET TE FAIT DE LA CUISINE POUR 15 JOURS CHAQUE FOIS QU'ELLE VIENT ! ELLE EST OU LA DIFFERENCE AVEC UNE BONNE ? AVEC CE QUE MAMAN A VECU ? »
Je reste les bras ballants.
Félix me regarde, éberlué. Jessica tient le magazine contre son torse, comme s'il était un bouclier.
Et Edward. Edward me regarde comme s'il me découvrait. Comme s'il se rendait enfin compte de ce qu'a été mon adolescence.
Même dans ce trou perdu je n'étais qu'une plouc. Et Jessica, elle, était la chef des pom-pom-girls.
Je déglutis.
Et je regarde enfin mon père.
La douleur dans son regard remplace la colère en moi par le chagrin.
Et la culpabilité.
Je m'empare d'un stylo et arrache le magazine des mains de Jessica qui sursaute.
Je tourne fébrilement les pages du magasine.
Trouve ma photo.
Et j'écris, hâtivement :
- « Pour la reine des abeilles, de la part de la plus nulle du Lycée, Bella »
Jessica regarde ce que j'ai écrit et ses yeux brillent de larmes.
Edward ouvre la bouche.
Je sais qu'il a lu ce que j'ai écrit.
Je lui coupe l'herbe sous le pied:
- « Tais-toi »
Je réussis à articuler sans pleurer.
Félix raccompagne Jessica à la porte.
J'entends vaguement qu'il explique à Jessica ce qu'elle risque si la scène de ce soir vient aux oreilles des médias.
Edward les rejoint.
Je sais, instinctivement, ce qu'il est en train de faire. Il achète le silence de Jess.
Je reste dans la cuisine avec mon père, qui a l'air de ramer sur un des canots de sauvetage du Titanic, tellement il a l'air perdu.
Je risque un mot :
- « Papa ? »
Pas de réponse. Son regard est perdu, il ne se fixe pas sur moi.
Alors je monte les escaliers, toute ma colère revenue.
Moins de 5 mns plus tard, Edward me rejoint dans ma chambre.
- « Bella, qu'est ce que tu fais ? »
- « Mes valises. Je m'en vais. Tu devrais faire les tiennes aussi ! »
- « Et on va où ? »
- « Je sais pas. Pour ce soir on peut se contenter de mon appart à Seattle, et puis on pourrait aller chez toi »
Ma voix se brise. Est-ce qu'Edward va encore avoir envie que je vienne chez lui ?
Il m'enlace.
Et je pleure enfin.
Il ne parle pas, il fredonne une musique à mon oreille.
Chanteur trop parfait à la noix…
Je sanglote.
Papa… J'ai perdu mon papa, ce soir…
Je me déteste. Je déteste cette séance photo. Je suis une idiote. J'aurais du emprunter de l'argent à Alice, ou Rosalie, ou même Edward. Je ne l'ai pas fait pour pouvoir me regarder dans un miroir le matin. Mais je ne pourrai plus, de toutes façons. Je ne pourrai plus, parce que j'ai fait du mal à mon père, j'y ai mêlé ma mère. J'ai craché ce que j'avais sur le cœur, mais ça ne me soulage pas, ça me culpabilise.
Edward me caresse les cheveux :
- « Ça va aller Bella, c'est rien, ça va passer…J'en suis sur. Chuuuut… »
Passer. Comment ça pourrait passer ?
Mais j'ai trop de peine pour pouvoir répondre. On frappe à la porte.
Edward dit d'entrer et je regarde, avec le fol espoir que ce soit mon père, venu pour m'embrasser.
Mais c'est Félix.
Un peu gêné :
- « Miss Bella, ne pleurez pas comme ça voyons ! Ça me fait de la peine ! Votre père est sorti pour décompresser, et il m'a donné un billet de 20 dollars pour vous empêcher de quitter cette maison avant son retour ! »
Je renifle :
- « Je vous en donne 50 pour pouvoir partir ! »
Félix et Edward rient ensemble.
Du coup je n'ai plus aucun scrupule pour me frotter le nez contre la chemise d'Edward.
Qui me presse contre lui et m'embrasse doucement.
Puis, tout aussi doucement il s'adresse à Félix :
- « Je te file 10 000 dollars pour que Miss Swan reste ici ! »
Félix soupire :
- « Je me demande si c'est pas plus facile de veiller sur Alice, finalement ! »
À nouveau, ils rient ensemble.
Ça m'énerve.
Et, pour la première fois de ma vie, j'ose dire :
- « Arrêtez de vous moquer de moi ! »
Edward me dévisage, surpris :
- « Mais Bella, on ne se moque absolument pas de toi ! »
Félix me sourit et me dit :
- « Votre père vous adore, Bella, autant que vous l'aimez, ça va aller ! »
Puis il quitte la chambre et Edward s'installe sur mon lit, et moi je m'installe sur les genoux d'Edward.
- « Maintenant que tu as crevé l'abcès vous allez vous sentir mieux tous les deux mon amour. J'en suis sur ! »
- « Comment tu peux être sur du comportement de mon père que tu connais depuis deux jours ! »
- « Intuition masculine ! »
- « N''importe quoi ! Ça n'existe pas ! »
- « Oh si ! Et dis moi, j'ai adoré comme tu as remballé Jessica, tu ne voudrais pas mettre au pli quelques unes de mes fans ? »
Je prends un air féroce :
- « OH SI ! »
- « Tu es jalouse ? »
- « Bah…Un peu ! »
Il rit encore.
- « Bella, si je te dis que moi, quand j'étais au Lycée, j'étais président du club d'échec, ça te dit quoi ? »
- « J'y crois pas »
- « Ouais, bon, c'est vrai, je ne l'étais pas, mais uniquement parce que la musique me prenait trop de temps ! J'aurais pu l'être ! »
- « Tu avais des lunettes ? »
- « Euh, non ! »
- « Alors ne t'aurais pas pu l'être! »
Ce coup-ci, nous rions ensemble.
À nouveau, on frappe à la porte.
C'est mon père qui entre, l'air piteux, les mains bizarrement enfouies dans son blouson.
Edward se lève :
- « Je vais vous laisser discuter seuls ! »
- « Merci Edward »
Répond mon père.
Je ne bouge pas.
Mon père s'avance et je craque :
- « Papa, je suis désolée, je... »
Il m'interrompt :
- « Non Bella, c'est moi qui suis désolé. Je ne suis pas fort pour parler, contrairement à Edward, mais j'espère qu'avec ça tu comprendras… »
Il sort alors de son blouson un petit chaton.
Je le regarde, trop surprise pour réagir.
Il me sourit :
- « Je savais que Mme Meyer avait des chatons à donner. Il ne restait plus que celui-là mais il est mignon, non ? »
Il me tend le chaton.
Je l'attrape, en larmes.
La petit chat est tigré gris, adorable.
Je fonds.
- « Merci papa ! »
Je me lève et mon père m'enlace.
- « Je ne savais pas que c'était si important pour toi d'avoir un chat ! »
Je serre le chaton contre moi.
Il miaule et ronronne quand je le caresse.
Je regarde entre ses pattes :
- « C'est un mâle ! »
Mon père lève les yeux au ciel et rit :
- « Comme s'il n'y avait pas assez de mâles autour de toi, moi je t'en rajoute un ! »
Je me tortille :
- « Papa… »
Il me pose une main sur la joue et ne me laisse pas finir :
- « Moi aussi Bella ! »
J'ai retrouvé mon père. Le soulagement m'envahit, terriblement fort.
On descend ensemble.
Dans l'escalier il me demande :
- « Comment tu vas l'appeler ? »
Je réfléchis un instant, puis je me mets à rire :
« Dracula ! »
POV Edward
Jamais je n'ai été aussi démuni. Parce que moi, mon enfance a été bercée, choyée... nous n'avons jamais manqué de rien. Famille, amis. Nous avions tout. Et nous continuons de tout avoir. Et là... je découvre ce qu'a été l'enfance de mon ange. Une enfance solitaire. Où elle se sentait différente des autres. Je sais bien que les enfants ne veulent qu'une chose... ressembler à leurs copains. Pour éviter qu'on ne se moque d'eux.
Et pourtant, c'est cette différence qui fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui, qui me la rend si précieuse aujourd'hui. Parce qu'elle est forte et indépendante et qu'elle sait ce qu'elle veut.
Ce qui me fait mal, c'est qu'elle va culpabiliser de s'être emporté. Et ça... j'en veux à Charlie de ne pas l'avoir comprit, je lui en veut de ne pas savoir trouver les mots pour la calmer, pour la rassurer... pour lui dire tout simplement... Je t'aime Bella, tu es ma fille et je suis fier de toi. Ce n'est pourtant pas si difficile. C'est la seule chose vraiment importante que nous autres, enfants, attendons que nos parents nous disent. Mais non! Lui reste muré dans un silence froid qui est pire que des hurlements, pire que s'il l'avait giflé.
Je comprends d'un autre côté qu'il soit estomaqué par ce les vérités qu'elle vient de lui asséner. Mais bon dieu, il est flic! Il devrait savoir réagir au quart de tour!
Et bien, faut croire que non. Parce qu'il reste toujours immobile.
Félix raccompagne une Jessica éberluée. Et oui Cocotte, ma Bella a un sacré caractère hein!
- « Jessica... puis-je compter sur vous pour... ne pas ébruiter ces événements s'il vous plaît? »
- « Ho, qu'est-ce que je ne ferai pas pour vous Edward! »
- « Vous êtes adorable... comment vous remercier? »
- « Un autographe serait vraiment... si c'est pas trop... »
- « Pas de problème... "Une rencontre fracassante que je n'oublierai pas, amitiés, Edward"... voilà »
- « Oh Edward! Vous êtes tellement mieux en vrai! Tellement gentil! »
- « Merci... Vous me promettez que ça restera entre nous, hein, c'est notre secret? »
- « Oui, oui! »
Je n'ai pas l'habitude d'user de mon statut de star, mais là, je ne me gêne pas. Je lui rend un sourire éblouissant avant de retourner dans le salon, où les Swan père et fille continuent de s'ignorer royalement. La tension semble même être montée d'un cran.
Je lance un regard interrogateur à Charlie, avant de suivre Bella qui monte les escaliers avec fureur. Okay. La crise n'est pas terminée il semble. La seule chose que je puisse faire, c'est d'épauler ma Bella, et lui montrer que je suis avec elle. Quelque soit sa décision. Bien que je sente que si elle coupait les ponts avec son père, ça la blesserait éternellement.
- « Ces quelques mots parfois sont les plus difficiles à dire
Ces quelques mots parfois sont tellement faciles à dire
Et pourtant, les mots les plus importants restent noyés
Au fond de nos gorges, bateaux sombrant, coulés
Un mot de trop, un mot de pas assez, un mot absent
Blesse plus sûrement qu'un chapelet d'injures
Parce qu'à l'instant, ce mot non dit, ce mot référent
Seul capable de refermer la plaie béante, blessure
Nous savons au fond de nos cœurs que cela n'est pas l'indifférence
Nous savons au fond de nous que ce n'est pas la seule présence
De la rage, de la colère qui s'expriment par ce manque
Incompréhension, différence, déraison, armes lourdes, tanks
Artillerie de nos expressions, de nos souffrances, de nos folies
Guerre de nos sentiments mêlés, partagés, attendant
L'armistice, la joie, la liesse, la délivrance, calmant
Nos ardeurs combatives, meurtrières, cherchant enfin le répit
Ces mots si simples, si simples... qui sont les plus difficiles à dire
Ces quelques mots si simples, incapable de sortir de nous
Et qui seuls savent faire montre de nos sentiments
D'enfants à Parents, de Parents à enfant
Car dans tes yeux, Maman, Papa, je ne suis qu'enfant
Timide et chancelant, comme au premier jour de ma vie
Cherchant encore et toujours, ces simples mots, ces élans
Ces quelques mots qui disent, qui soignent les soucis
Les tourments que l'on s'invente parfois,
Ces tourments qui nous guettent souvent, sournois
Agression du quotidien, des autres, invasions de notre monde
Nous qui ne voulons, que nous fondre dans la ronde
Danser, chanter, rayonner, laisser le soleil nous guider
Écarter les orages pesant au-dessus de nos têtes
Que l'on sait inévitables, qui nous torturent certes
Mais sont nos alliés pour grandir, évoluer, pousser
Devenir adultes, affronter les autres, les moqueries
Les mots enfantins qui, sous les chamailleries, les railleries
Sont si cruels car innocents, naturels
Nous marquant parfois si fort, nous autres enfants
Et là, juste là, ces mots si doux, si simples, si réconfortants
Lorsqu'ils sont absents, nous enferment dans un carcan
Cruel... Marquant notre différence, durablement
Juste parce que ces mots, là si purs, si doux, si évidents
Ont été absents.
Ces quelques mots si faciles à dire
Ces quelques mots qui guident notre vie
Ces quelques mots qui nous font grandir
Qui aident à nous envoler, prendre notre essor
Phrases tellement simples, tellement simples, apaisantes
Qu'on n'ose plus les sortir, englués dans leur évidence
Comme si nous, enfants, pouvions deviner leur présence
Rassurantes, sereines, clarté, lumière rassurantes
Bouée de sauvetage de nos naufrages, de nos déboires
De nos peines d'enfants, marquant notre espoir
En l'avenir, lorsque ces mots sont dits, chuchotés
Nous garantissent ce que nous désirons, croire
Que nous serons toujours aimés
Aimés
Ces quelques mots si difficiles à dire
Ces quelques mots si facile à penser
Ne sont rien s'ils ne s'envolent de vos bouches
Pour parvenir jusqu'à nous, parce qu'ils marquent la confiance,
Cet amour indéfectible qui lie, tels des souches
Irrévocablement notre être, rosace de notre puissance
À affronter le monde, quelque soit sa dureté
Car nous serons toujours rassurés
Par ces trois petits mots, trois petits mots qui peuvent changer
Le court de notre destiné
Se savoir aimé, aimé, aimé, se savoir adoré,
Choyés, désirés, simplement aimés
Quoi qu'il se passe, soutenu, aimés
Ces mots si difficiles à dire, ces mots si faciles à dire
Ces mots sont ceux, qui font une vie à deux
Une vie où on peut être heureux, enfin, simplement heureux
Parce qu'on sait du fond de nos entrailles
Que quelque soit le chemin que l'on prenne, où qu'on aille
Nous serons soutenus dans nos choix, nos chemins tortueux
Mots si simples à dire, mots simples à écrire
Si difficiles à dire, parfois impossible à décrire
Qui nous guident... guident... guident..
Juste trois mots pour que le soleil se lève, nous enivrent
Je t'aime.
Toujours. Pour toujours.
Quelque soit tes choix. Quelques que soient tes nuits.
Quelques soient tes jours.
Quelques soient l'heure.
Tu es mon Amour.
Ma vie.
Mon enfant.
Tu es parfaite à mes yeux de parents
Tu es ma vie
Simplement.
Ma vie
Mon amour
Mon enfant»
Ces mots, je ne suis pas sûre que Bella... les ait entendu. Ou voulu les entendre. Je ne sais plus. Je rigole avec Félix. Je rigole avec Bella. Détente. Jusqu'à ce que son père débarque. Je me sens de trop. Cette histoire ne me concerne pas. Enfin... si, elle me concerne. Beaucoup même. Mais j'ai appris, grâce à Alice, Jasper, Emmett et Rosalie que... comment dire? Les disputes dans les couples n'ont pas besoin de tiers pour mettre de l'huile sur le feu. Bien sûr, Bella et Charlie ne sont pas un couple. Mais... enfin, une relation de père à fille... c'est encore pire. Que des relations entre Esmé et Alice. Alors... courageux je fuis. Voilà. Non. Attention, ne pensez pas que je fuis, genre, je fuis. Je quitte la pièce pour les laisser discuter. Et ne pas me prendre de balles. Entre autres. Okay, je fuis. Non sans regarder Charlie qui me dit « Merci Edward ». Okay. C'est plutôt bon non?
Très bon. Sauf que je vois ma Bella sautiller des marches -pourvu qu'elle ne se casse pas la figure- et qu'elle me colle un truc sous le nez. Un... ho, merde.
- « T'as vu Edward? Regarde comme il est mignon! »
- « Heu... c'est un chat! »
- « T'es trop fort mon amour! T'as vu ça au premier coup d'œil! Trop fort! Regarde Edward comme il est mignon! Petites oreilles, petit nez, petites oreilles! Tout gris tigré comme Tigrou! Il s'appelle Dracula! Il est beau, hein, hein, hein? »
- « Trèèèèèèèès beau chérie, trèèèèèèès beau! »
Comment je vais lui dire moi, que je suis allergique aux chats? Bientôt, ça sera une ménagerie! Un poisson rouge, adorable et un chat? Vont-ils faire bon ménage? Et... atcha... merde... ça se contrôle pas ça hein? J'aurai aimé... elle est heureuse. Son père est heureux. Félix fait son fier, et il est heureux. Tout le monde est heureux.
Sauf moi. Qui continue d'éternuer comme un crétin.
- « Edward... ça ne va pas? »
- « Si. atcha... tout ba très bien! Guénial! Atcha... »
- « Edward... »
- « Non, non... tout ba très bien! Atcha! Grop mignon ton baht! Trob migdnon! Atcha! »
- « Edwarrrrdddd... tu... »
- « J'adore les baths... les chats... atcha... j'adore... atcha... il ira barfaitement avec Bubulle! »
- « Edwarrrd! »
- « Arhhh, Atcha! Viii? »
- « Edward! Quand un homme devient tout rouge avec les yeux rouges, soit il se transforme en vampire, soit il est allergique à quelque chose dans la pièce! »
- « Atcha! Bai non! Je bais très bien! Atcha! Très bien! Atcha! »
- « T'es allergique aux chats? »
- « Don, Don! »
- « EDWARD Cullen! »
- « Viii? Atcha! »
- « Tu m'as pas dit que tu étais allergique aux chats! »
- « Gui? Boi? Atcha! »
- « Aucun problème... c'est Dracula, je vais le garder pour vous! »
- « Papa! C'est mon chat! Je le garde! »
- « Fais comme tu veux ma chérie. J'ai pas envie de me re-disputer avec toi ce soir! Enfin, quand tu verras que tu ne peux plus avoir de relations sexuelles avec ton petit-ami parce qu'il est éternue toutes les trois- pardon, deux secondes, tu fais comme tu veux... je dis ça je dis rien... j'aime autant pas savoir »
- « Heu... »
- « Atcha... bais non Bella, c'est rien bu tout! Ba passer! Atcha! »
Putain, comme c'est dur! Mon nez s'est transformé en patate. Bon dieu, je veux être un vampire. Un vrai. Parce qu'eux ne sont pas allergiques à quelque chose d'aussi banale que des chats! Ben heureusement que je n'ai pas été obligé de jouer de mes charmes devant Jessica maintenant, parce que là... je ressemble à rien.
Et j'ai surtout mal à la tronche. Et merde! C'est cool hein! Se retrouver chez son beau-père et éternuer comme un dératé, c'est vraiment la meilleure façon de poursuivre un week-end je trouve! Atcha! Cooooolll!
- « Allez, ça suffit, Bella, donne-moi ce chat, je vais lui donner à manger... occupes-toi plutôt d'Edward là... il va finir par tourner de l'œil. Je pense qu'on doit avoir un antihistaminique dans la pharmacie... regarde la date de péremption quand même. Au pire, on peut envoyer Félix chez la vieille Malfoy, elle a des tonnes de médicaments chez elle, pire qu'à l'officine »
- « Berci Charlie bais ça ba mieux atchhhaaa. »
- « Oh Edward!... tiens Charlie, prend Dracula.. Edward... ça va? »
- « Buper! Pardon... chuper! »
Merde et merde... ça fait virile ça hein? Le nez tout rouge, les yeux écarlates? Face à sa petite copine et son beau-père qui ricane en emportant le... l'objet du délit? Et Félix qui se retient de ne pas rire? On va dire que c'est.. La tension qui s'évacue...
- « Heu... Bella... Je vais m'allonger, hein... mal au crâne... heu... atcha... mais ça va mieux.. j'arrive à articuler... à beu, à peu près normalement! Tu b'excuses, tu m'excuses auprès de ton père? Je vais b'... pardon, m'allonger... »
« J'arrive mon chéri... »
Saloperie de crétinerie d'allergie! Je grimpe les escaliers, en ayant l'impression de vaincre le mont Everest. Ouais. Mais avec les jambes plus lourdes et la tête prête à exploser. Me déshabille et m'effondre. Tête pleine. Oulàlà, pièce qui tourne et.. Pire qu'un jour où j'aurai été bourré. Étrange, hein, jamais été en overdose d'alcool, mais là.. la pièce tangue... Le lit aussi...
Fermer les yeux. Et dormir. Voilà. Y'a rien de mieux! Dormir. M'effondrer dans un sommeil réparateur.
« Temps, espace
Mourir sur place
Dormir, dormir, s'effondrer
Dormir encore, regarder
Les espaces kaléidoscopiques
Du temps qui passe, magique
Lumières folles créées par l'esprit
En cet instant là, maudits
En cet instant là, interdits
Lueurs dansantes, folles
Crépitantes, qui me rendent
Attitudes molles, molles
Attitudes dégénérées, reprendre
Pouvoir? Non, dormir, non
Cendre
Je suis suis cendre
Incapable de me reprendre
Temps, espace
Mourir sur place
Dormir, dormir, s'effondrer
Dormir encore, regarder
Les espaces kaléidoscopiques
Du temps qui passe magique
Prisonnier de mon propre corps
Prisonnier de mon état, hors
Du temps, hors de mon être
Alors que je ne veux que renaître
Laisses-moi, ô
Substance illicite
Interdite, maudite
Renaître, tel le Phénix
Vivre, renaître, devenir le X
De ma vie, maître
Conscient, renaître, vivre
Oui, vivre, je suis le bateau ivre
Je suis le Maître
Temps, espace
Mourir sur place
Dormir, dormir, s'effondrer
Dormir encore regarder
Les espaces kaléidoscopiques
De mon impuissance
À maîtriser mon allergie, nuisance
De ma vie, nuisance de mes jours
De ma vie, nuisance de mes nuits
Qui me fait ressembler
À un bébé, nu et désarmé
Alors que je ne voudrais qu'être
Ton homme
Alors que je ne voudrais qu'être
Ton mari
Fier, solide, sur lequel repose en somme
Tes aspirations
Simples et naturelles, être ton égérie
Temps, espace
Mourir sur place
Dormir, dormir, s'effondrer
Dormir encore regarder
Les espaces kaléidoscopiques
De nos tourments épiques
Alors que je suis là, toujours là
Éternuant mon mal-être
Ma faiblesse, la bassesse de mon corps
Alors que je ne veux qu'être fort
Pour toi, mon amour, mon amour
Être là pour toi, toujours, toujours
En dehors de mes faiblesses
En dehors de mes bassesses
Alors que je ne suis là
Qu'éternuant
Corps lâchant, corps renonçant
Non, non, non, cela ne sera pas
Je veux être là
Quelque que soit le temps, l'espace
Pour dormir, ne pas nous effondrer
Dormir, oui, pour regarder
Les espaces kaléidoscopiques
De notre amour épidermique
Pour être là, toujours là
Quelque soit tes désirs
Car mon amour, cette mire
Que je vie pour toi, objectif de ma vie
Est mon guide, ma survie
Je ne peux lutter contre les mirages
De cette vie d'orages
Mais le prix à payer pour être à tes côtés
Est si faible que je veux continuer
Á éternuer... encore et encore
Quelque soit le temps
Quelque soit l'espace
Quelque soit le sommeil
Quelque soit le spectacle
Mon habitacle
C'est, toi, réceptacle
De mes amours, de mes défauts
Réceptacle
Des mes tourments, haro
Barrière contre
Le temps, l'espace
Contre le mourir sur place
Contre le sommeil
Tu es mon réveil
Mon réveil, tu es mon soleil, ma lumière
Vibrant, vivant, tu es mon ange
Mon amour, mon remède,mon archange
Tu es ma Bella,mon remède, ma lumière
Ma lumière
Ma lumière
Ma lumière »
Bon dieu, ça aurait pu faire un super chanson ça sur un mec qui aurait été addictif à une drogue et une fille qui l'aurait aidé à s'en sortir... ouais. Punaise.. Dommage que ma tête soit aussi lourde qu'un casque à plomb. Que je n'ai pas mon matériel à côté de moi. Quoi que je tâtonne... mais ne reconnais rien. Où est-ce que je suis? Je bouge... couic... c'est quoi ce couic? Quelle heure est-il? Je me retourne. Et ho... ok, je suis chez Bella, dans sa chambre de jeune fille et j'ai fais une méga crise d'allergie à son chat, Dracula.
Je soupire. C'est pour ça que j'ai rêvé d'écrire une chanson pour les addictifs? Couic. Oui. Il semblerait. Parce que dans un hôtel, le lit ne fait pas couic. Et chez moi non plus. Bon. Oserais-je un toucher sur le corps que je sens à côté de moi?
Non, parce qu'il ne faudrait pas que Charlie se soit décidé à me coller un Félix ou pire... lui-même entre mes pattes. Des fois que je me sois transformé en... lion en rut... heu... je tâte... ah, plutôt féminin les courbes! Plutôt même super bien! Genre que je suis en forme!
Je respire. Ok, ouais, chouette, j'éternue plus... Je me retourne. Couic. Et vais poser discrètement ma main sur un sein. Que je reconnais être celui de Bella. Me demandez pas comment je sais, je sais c'est tout. Mmmm... Oh Bella... tant de tension dans cette journée...
Je me rapproche d'elle. Couic... et crotte, où est-ce que je peux trouver une bonbonne d'huile à cette heure-ci? Couic... dès que je fais un mouvement.. bon sang, Charlie n'a pas collé un anti-Edward-et-Bella-feront-pas-de-galipettes-dans-ce-lit-autrement-toute-la-maison-sera-au-courant? Quand même? Hein? Encore un essai?
Je glisse ma jambe par-dessus celle de Bella. Couic... merde... et je fais quoi avec mon érection matinale bien que je ne sache pas quelle heure il est et si c'est bien le matin? Hein?
Bella PDV
J'ai eu mon lot d'émotions fortes.
Une dispute avec mon père. La première.. Des réconciliations, toujours avec mon père. Et un adorable chaton.
A-DO-RA-BLE ! Je l'aimeeeeee !
Edward est bêtement allergiques aux poils de chat, mais on a trouvé une solution : Dracula va vivre chez la voisine jusqu'à notre départ en Californie, parce qu'à LA Edward a une maison avec jardin, donc Drac pourra vivre dehors et le souci sera réglé !
Edward est visiblement remit de sa crise d'allergie.
Il se montre même…Entreprenant…Sa main englobe mon sein. Sa jambe m'emprisonne délicieusement tout contre lui…
Le lit gémit lui aussi. Mais il aime moins que moi ce que je subis !
Il est très tôt encore. Mais on est quand même le matin…
Alors, comme les mains d'Edward se font pressantes je me tourne vivement à plat ventre.
Couiiic…
Je m'immobilise tandis qu'Edward se positionne derrière moi, dans un grand couinement.
Rah !
Ca ne marchera pas..
On se rapatrie sur le sol en riant.
« Tiens mon amour, prend les coussins ! »
Edward est tellement prévenant…
J'installe les coussins et oreillers sur le sol et nous entreprenons une levrette matinale et délicieuse.
Et silencieuse.
Plus de couic ! OUF !
Je sens le membre d'Edward m'investir totalement, à présent, et ses mains pétrissent mes seins avec douceur.
Il parsème mon dos de baisers.
Il bute tendrement en moi.
Avec force mais douceur.
Tout ce qu'il aime.
Tout ce que j'aime.
Et il me murmure à quel point il aime ça…
« Bella…Mon amour. Comment aies-je pu vivre si longtemps sans toi ? Je t'aime tellement…J'aime tellement être en toi…Mon ange… »
Je suis incapable de répondre.
Parce que mon orgasme grandit en moi, réchauffant mon ventre.
L'air est étouffant dans la pièce. On est en août et les fenêtres sont fermées par sécurité (paparazzi….) et mes cheveux collent à mes joues mon dos, mon front.
Mes joues sont en feu.
Je me mords la main tandis que je bascule dans le plaisir charnel, les mains d'Edward serrant mes seins plus fort, son membre m'investissant plus profondément encore, ses mots se transformant en gémissements.
Lui aussi va basculer.
Et puis non.
Parce que la porte s'ouvre.
Et que la voix de mon père résonne :
« Bella, je me souviens plus si il faut appuyer une ou deux fois sur le »
Il s'interrompt.
Heureusement, nous sommes entre le lit et le mur, et que donc le lit nous cache en partie de la vue de mon père.
Mais il nous voit quand même.
Edward s'est effondré sur moi, et se sert d'un oreiller pour cacher mes seins.
J'attrape le drap en toute hâte et le tire sur nous.
Edward enfouit son visage dans mes cheveux.
Mon père est visiblement sous le choc.
« Je…Vous…Ca va mieux Edward je suis rassuré »
Il quitte la pièce.
En claquant la porte.
Edward est le premier à réagir :
« Mon amour ? Cette fois c'est officiel : tu es rayée du testament de ton père ! »
« Mon amour ? Cette fois c'est officiel : mon père va te mettre deux balles dans la tête ! »
Il faut du temps, beaucoup de temps avant que nous ne soyons capable de descendre.
Edward dit qu'il n'aura plus d'érection de tout le séjour.
Je n'oserai plus jamais croiser le regard de mon père…
.
.
.
C'est long.
J'aime mon père, j'aime revenir à Forks.
Déjà, la dernière fois, juste avant de connaitre Edward, j'avais trouvé le temps drôlement long.
Et encore, j'avais eu la lessive et la cuisine pour m'occuper.
Là, depuis notre dispute, mon père refuse totalement que je fasse quoi que ce soit. Il est traumatisé, aussi, c'est visible, par notre « rencontre » impromptue au petit matin…Il va apprendre à frapper aux portes, c'est certain…
Il s'est mit d'accord avec Edward, c'est pas possible autrement…Lequel Edward fait absolument tout ce que mon père veut, dit ou pense. Tellement heureux que Charlie ne l'ai pas chassé de la maison…
Mais je sais que le plus traumatisé c'est Edward…
« en levrette en plus…A tout prendre j'aurais préféré qu'il nous surprenne en missionnaire, ou pendant que je te léchais, ça fait moins, enfin plus…Plus digne, quoi… »
« Ça aurait pu être pire, Edward ! »
« Ah bon ? Et comment ça ? »
« Il aurait pu nous surprendre pendant que je te faisais une pipe ! »
Edward, ou comment devenir plus pale qu'un vampire…
Bref. Je m'ennuie.
Le linge sale disparaît purement et simplement. Même celui d'Edward et de Félix.
J'ai mit deux jours à découvrir que mon père a passé un marché avec la voisine, qui vient chercher le linge et le ramène le lendemain, sec, plié et repassé.
Visiblement, pour Edward c'est complètement normal.
Il a du toujours connaitre ça.
Mais pour moi, c'est à chaque fois un petit miracle!
Et pour les repas, il est CERTAIN, à présent, que mon père et Edward ont un accord.
Parce que mon père n'a pas les moyens de payer un repas du traiteur chinois tous les jours, deux fois par jour, pour 4 personnes.
Donc, c'est Edward qui paye, forcément.
Alors, bon, j'adore manger chinois.
Mais je suis une bonne petite américaine, et le canard à l'orange commence à me lasser un tantinet.
Et j'aime les nems à la folie, mais au bout de 6 jours non stop, je craque un peu…
Alors, aujourd'hui, traîtreusement, au petit déjeuner (heureusement mon père sait faire marcher la cafetière et le grille pain, sinon …Non, en fait je préfère ne PAS savoir ce que le chinois nous livrerait pour le petit déjeuner. Selon Félix se serait du chien farcit, d'après Edward, du chat aux amandes…) je suggère un plat de lasagnes pour midi.
Félix me regarde, visiblement prêt à demander ma canonisation. Ca me change agréablement des menaces à peine voilées de Jasper par mails et textos… A ce sujet, Edward a un fond sadique que je ne lui connaissais pas: il dit qu'il sait comment faire chanter Alice (au sens non littéral du terme), si elle nous embête on suggérera à Jasper de revendre les chèvres à un traiteur chinois. Héhé^^ (ndla : voir bonus de louise sur notre profil !)
Bref.
Edward lève le nez de sa cafetière et me regarde, plein d'espoir.
Mon père grommelle.
- « Bella, tu es en vacances! Pas de cuisine pour toi! »
« Mais papa, j'aime cuisiner, juste ce midi, ça ne me fatiguera pas! Et puis tu adores mes lasagnes! »
Il bave presque. Et se tourner vers Edward :
« Tu as déjà goûté à ses lasagnes? »
- « Non, pas encore! »
- « Ah… Elles sont… Pfff… Sublimes… »
Un gémissement retentit.
C'est Félix.
Qui rougit.
Mon père se reprend:
« De toutes façons on n'a pas ce qu'il faut et je n'ai pas le temps d'aller faire des courses. Et ni toi ni Edward ne pouvez sortir. Alors… »
En effet. Ni Edward ni moi n'oserons mettre le nez dehors.
Jessica a raconté partout que oui, c'est bien moi sur la pub Biodélice, et que d'ailleurs, Edward et moi sommes en vacances chez mon père.
Des gens sont venus de partout, même de Seattle, pour nous voir.
Heureusement on avait Félix et surtout mon père, ses adjoints et leurs pistolets.
Ca a calmé pas mal de monde, surtout les paparazzis, qui campent quand même toute les journée dans les arbres environnants. Ils vont finir par s'endormir, tellement il ne se passe rien, vu que les fenêtres sont calfeutrées et qu'on ne met même pas une oreille dehors, et alors là, paf paf paf, ils vont tous tomber des arbres comme des mouches, j'ai hâte de voir ça!
Enfin, au moins ils remplissent les hôtels du coin…
Félix intervient alors:
- « Je veux bien y aller moi! Faire les courses! Bella n'a qu'à me faire une liste! »
Edward esquisse un pale sourire.
Mais n'ose pas influencer mon père. Toujours dans son objectif « se la jouer gendre idéal, et tacher de faire oublier à Charlie qu'il s'est fait prendre en train de me prendre en levrette, justement »
Lequel cède.
- « Bon…Une petite fois, hein! »
- «Oui papa! »
Je me lève et sautille sur place.
Mon père, Edward et Félix s'exclament alors:
- « Bella assied toi avant de te faire mal! »
Je me rassois en boudant.
Mon père débarrasse la table et Edward se précipite pour faire la vaisselle.
Félix va chercher Dracula chez la voisine.
Edward va au salon pour que je câline mon chat dans la cuisine.
Quand mon père part travailler, Félix repart déposer le chat et faire les courses.
Je lui ai fait une liste.
Claire, compréhensible.
- « Viande hachée
Pâtes à lasagnes
Huile d'olive
Oignons
Pulpe de tomate »
Malgré ça, il m'appelle 4 fois pour des « éclaircissements »…
Franchement: vivement la Californie!
