Reviews : Un grand merci à toutes !
Alpheratz9 : Mais non, Rodney ferait jamais ça, ce n'est pas un violent :p
numb22z : Je sais pas pourquoi mais j'ai du mal à voir Rodney tutoyer John…
Choupinette : C'est vrai que cette loi est débile… :(
Zaika : Voilà une suite dans laquelle l'aventure se met en place ! ;)
Charlie : On ne saute pas à la gorge de Johnny pour l'étrangler, sinon y'a plus d'histoire ! lol
bayas : T'as pas envie qu'ils finissent ensembles ou quoi ? Oo
§§§
Chapitre XXI
§§§
John Sheppard et Rodney McKay se trouvaient devant l'entrée – ou ce qu'il en restait – d'un temple – totalement en ruines. Devant eux s'étalait un véritable capharnaüm !
D'abord, une sorte de muret à moitié démoli qui semblait faire le tour du temple. Ensuite, de la pierre et du bois cachaient le sol sur une bonne vingtaine de mètres. Et tout cela était visiblement en équilibre précaire. Enfin, il y avait le bâtiment principal. Dont la lourde porte en bois était à peine retenue par ses gonds en fer rouillés.
RM – Wahou !
JS – Ouais, ça avait pas l'air si terrible hier soir…
RM – Mais vous avez failli vous casser une jambe !
JS – Exact !
RM – On n'avait pas une vue d'ensemble, dans l'obscurité…
JS – Et dire que vous vouliez y foncer tête baissée !
RM – Et je vous remercie de m'en avoir empêché !
JS – Je vous en prie…
RM – Bon, il va quand même falloir y aller…
JS – Et bien, c'est parti !
John s'engagea précautionneusement sur les restes d'éboulis. Il avançait pas à pas, longeant le mur en ruines pour avoir de quoi se retenir au cas où. Rodney le suivait de près, marchant prudemment dans ses pas.
Il leur fallut près de dix minutes pour faire les vingt malheureux mètres les séparant de la porte. Arrivés à celle-ci, Rodney était en sueur et avait la respiration haletante. Il avait failli perdre l'équilibre une bonne quarantaine de fois, se rattrapant à chaque fois de justesse sur le muret avec l'aide de John.
Le militaire assura l'équilibre de ses jambes et poussa la porte. Elle était lourde, mais c'était son état délabré qui faisait qu'elle était vraiment difficile à bouger. Rodney dut l'aider, et à eux deux ils réussirent à faire céder l'un des gonds et à faire basculer suffisamment la porte en travers de l'ouverture pour pouvoir passer.
Derrière la porte se trouvait un escalier qui descendait dans l'obscurité. John passa l'ouverture et alluma la lampe de son P-90. Il n'arrivait pas à voir le bout de l'escalier. Rodney le suivit et alluma sa lampe-torche, qui éclairait plus loin mais pas encore suffisamment.
JS – Ça a l'air de descendre vraiment très bas.
RM – Le détecteur indique que c'est le chemin à suivre…
JS – Comment pouvez-vous savoir que cette source d'énergie ne se trouve pas en surface ?
RM – Parce que le signal est devenu plus fort dès que j'ai passé la porte !
Ils commencèrent donc à descendre, John armé de son P-90 et Rodney de son détecteur. Ils furent surpris de constater qu'il n'y avait en fait qu'une centaine de marches.
RM – On est à environ 200 mètres sous terre…
JS – Votre claustrophobie vous joue des tours ?
RM – Et bien, je dois dire qu'il fait… particulièrement sombre, ici…
En disant cela, il pointa sa lampe sur le mur.
RM – Tiens, tiens…
JS – Quoi ?
Rodney s'approcha du mur et posa la main dessus.
RM – On ne voyait pas le fond d'en haut parce que les murs… Ils semblent absorber la lumière… ou du moins une partie. C'est très étrange…
JS – Vous en pensez quoi ?
RM – Rien pour l'instant, mais ces murs ne sont pas en pierre… Ça ressemble un peu au métal de la Citée…
JS – Manufacture ancienne, donc.
RM – Ça m'en a tout l'air… Ce qui me laisse penser que la source d'énergie a de bonnes chances de l'être aussi !
JS – Dans ce cas, on continue !
Ils longèrent le couloir sur une centaine de mètres et arrivèrent dans une grande salle, qui s'illumina automatiquement à leur entrée. À l'autre bout, il y avait une sorte de grand autel. Sur les côtés trônaient deux consoles de commande, incontestablement anciennes. Rodney tenta d'initialiser et d'utiliser les consoles, sans succès. John monta alors sur l'autel. Quelque chose était écrit par terre en Ancien. Il appela Rodney, qui vint voir.
RM – Hmm…
JS – Et, qu'est-ce que ça veut dire ?
RM – Heu… « aqua ignis caelum metallum terra silva », c'est-à-dire : « eau feu ciel métal terre bois ».
JS – Six éléments ? Y'en a que quatre ou cinq suivant les croyances, normalement, non ?
RM – Je crois que…
Rodney ne finit pas sa phrase et retourna près de l'une des consoles.
JS - … Que quoi ?
RM – Oui, il y a ignis, metallum et silva sur cette console. Venez ici.
John vint le rejoindre. Rodney lui montra les trois touches où se trouvaient écrits les trois éléments, puis alla à l'autre console.
RM - Aqua, caelum et terra. Il y a bien les trois autres.
JS – Qu'est-ce qu'on fait ?
RM – On va appuyer alternativement sur les noms des éléments suivant l'ordre dans lequel ils sont inscrits sur l'autel.
JS – Vous êtes sûr que… ?
RM – Colonel !
JS – Bon, d'accord ! Alors, qui commence ?
RM – Moi, avec la terre, puis vous, avec le feu.
Rodney appuya sur le bouton « terra », et celui-ci s'alluma. John en fit de même avec « ignis » qui s'alluma également. Ils firent ensuite « caelum », « metallum » et « terra », mais John stoppa Rodney avant qu'il ne touche au bouton « silva ».
JS – Non ! Attendez…
RM – Quoi ? Ça marche, non ?
JS – Oui, justement…
John rejoignit Rodney et se plaça de façon à pouvoir le protéger. Il épaula son P-90 et fit un signe de tête à Rodney. Le scientifique enclencha la dernière touche.
Cela déclencha l'ouverture du mur derrière l'autel, qui se sépara en deux et s'ouvrit, faisant trembler dangereusement l'édifice. Les deux hommes se cachèrent à demi sous la console le temps que ça s'arrête.
Une fois le mur ouvert et les tremblements terminés, John sortit de sous la console. Un épais nuage de poussière empêchait de voir de l'autre côté du mur. John s'approcha de l'ouverture, suivi de près par Rodney. Ils montèrent sur l'autel et passèrent l'ouverture. Ce qu'ils virent les laissèrent muets de stupeur…
§§§
À Suivre…
