Et voilà ! Echoes Of Destruction est de retour avec deux chapitres au lieu d'un, étant donné que ces chapitres sont liés !:)

Encore un immense merci à Kaeru, qui a bien souhaité faire la béta de ces deux chapitres afin de m'aider, et c'est grandement apprécié !

Je donne également le bonjour à tous les fans de Gintama qui étaient cosplayés à la Japan Expo 2015 ! C'était ma toute première, et je suis heureuse d'avoir vu autant de cosplays issus de cette série, ça me fait réellement chaud au cœur:)

J'ai d'ailleurs rencontré Fred et Seb du grenier, et vous n'allez pas y croire... Sebastien est aussi fan de GINTAMA! J'étais vraiment aux anges quand on a commencé à parler de la série en pleine séance de dédicaces XD

Je vous souhaite également à tous une bonne « rentrée », pour ceux qui ont encore cours comme moi, ou juste bonne fin de vacances d'été !

Sur ce, place au sérieux !


CHAPITRE 21 :

Sougo sentait une irrépressible envie de tuer Kemono. Elle venait de lui révéler quelque chose de capital qui menaçait toute la ville, et lui demandait de garder ça pour lui ?!

-Abrutie, pas moyen que je garde ça pour moi ! Tu te rends compte de ce que ça implique ?! Et tu dis que cette saloperie est cachée un peu partout dans la ville ?!

-Calmes toi...

-Pas moyen ! Mais attends est-ce que tu te rends compte de ce que tu racontes ?!

-Capitaine Okita, je vous demanderai humblement de la FERMER ! Hurla-t-elle. d'exaspération

L'effet fut instantané, Sougo se taisant immédiatement, malgré lui. Comme une sorte de réflexe désagréable auquel il ne pouvait pas résister. Et il détestait ça. Cette femme avait le don de le foutre hors de lui, et le pire, c'est qu'elle semblait toujours avoir une longueur d'avance. Et le fait qu'elle s'adresse à lui avec tant de « protocole », en l'appelant par son grade, c'était plus que suspect et inhabituel.

-Ceci ne doit pas être ébruité pour la simple et bonne raison que si cela venait à se savoir, l'information finirait par filtrer jusqu'aux commanditaires.

-Pas aussi facilement que ça... Douta-t-il.

-Des traîtres se terrent au sein du Shinsengumi. Trancha-t-elle. Je sais déjà de qui il s'agit. Enfin, pour la plupart... Mais le problème reste le même. Je ne peux pas les mettre hors d'état de nuire sans alarmer les commanditaires. Si ils venaient à le savoir, ils déclencheraient la libération du P2HNH dans toute la ville...

Sougo resta interdit un moment. Il avait du mal à le dire, mais tout ce que Kemono avait expliqué avait du sens. Tout avait beaucoup plus de sens à présent, même son comportement. Mais il ne pouvait absolument pas excuser le fait qu'il s'agissait d'une femme, qu'elle semblait jouer avec lui et ne pas le considérer comme un adversaire à sa mesure, et qu'elle était suffisamment enfoncée dans ses mensonges pour mettre en danger tout le Shinsengumi. Enfin, il se fichait du Shinsengumi, il pouvait toujours vivre sans. Un sadique pouvait après tout toujours se refaire une armée de larbins lui obéissant au doigt et à l'œil, sans quoi ce ne serait pas un vrai sadique... Mais il ne pourrait sûrement pas vivre avec le fait d'avoir laissé un traître abuser de lui, et accessoirement de tous les autres. Dès l'arrivée de la jeune femme, il avait été méfiant, et avait détesté la personne nommée Kemono avant même que les premiers soupçons ne commencent à peser sur elle.

-Alors, pour que la ville soit en sécurité, pour que tout le monde soit en sécurité... Reprit-elle. Je demande à ce que tu gardes ceci pour toi. Si tu mets quelqu'un d'autre au courant, même le gorille, ou Hijikata-san, il pourrait y avoir bien plus de morts.

Sougo nota la différence de « respect » employé entre l'appellation « gorille » pour Kondo-san, et … « hijikata-san » pour l'autre abruti... Sur ce point-là, elle n'avait pas tord. Le commandant était véritablement un gorille. Mais appeler l'obsédé de la mayo aussi respectueusement… ça lui donnait envie de vomir.

-Combien ? Demanda-t-il. Combien de ces saletés sont cachées ?

Il désigna du regard le tube de poison que Kemono tenait encore dans les mains. Elle avait beau être une menace venue d'on ne sait où, il y avait vraisemblablement plus urgent et dangereux. Ou du moins, c'est ce qu'elle tentait de lui faire avaler.

-Je dirai une vingtaine... Au minimum... Je n'en ai trouvé que plus ou moins la même quantité grâce à des contacts dans le Joui qui me donnaient des informations concernant les emplacements potentiels... Et j'ai eu de la chance aujourd'hui, si on peut appeler ça comme ça... Je suis tombée sur trois emplacements non gardés, ce qui me laisse présager des ennuis pour les prochains jours...

-Et tu fais ça depuis que tu es arrivée ici ? Demanda-t-il.

Elle hocha de la tête positivement. Puis montra à nouveau sa blessure sur le côté.

-ça, c'est le résultat de gardes renforcées sur certains emplacements. Ils ont bougé rapidement en apprenant que quelqu'un saccageait leurs plans. Et je m'en excuse, mais c'est pour cela que le quartier général du Shinsengumi a été attaqué.

Les événements de ce jour-là lui revinrent en mémoire. Le Capitaine du Shinsengumi se souvenait très bien de cette occasion de tuer Hijikata qu'il avait lamentablement ratée…

-Il était venu te tuer ? Ce type à l'ombrelle rouge... Demanda-t-il.

-Oui. Et je vous ai tous mis en danger à cause de ça. Mais la menace est suffisamment sérieuse...

-Et tu ne veux pas m'en dire plus ?

-Non. Je ne peux pas. Si je t'ai dit tout cela déjà, c'est uniquement par nécessité, pour que tu me laisses enfin agir.

Il grimaça à cette affirmation. Elle se croyait tout permis.

-Alors on est au point mort encore une fois. Dit-il.

-Si être au point mort signifie pour toi ne rien pouvoir savoir de plus, alors oui, c'est le cas.

-Tu as dit que ce poison était mortel pour les humains. Mais c'est pareil pour certains Amantos, c'est ça ?

-Oui, et si c'est ce que tu te demandes, je n'ai aucune idée de ce que cela peut provoquer chez les Yatos. Mais concernant les Amantos en général, certaines espèces y sont très sensibles, d'autres non.

Sougo sentit alors une embrouille... Comment quelqu'un avait-il pu être au courant de cette menace sur la ville, alors que cela semblait si secret... Et pourquoi une Yato se retrouvait mêlée à l'affaire ? Et il y avait un détail chez la jeune femme qui intriguait malgré lui le jeune homme. Certaines mimiques, dans la gestuelle de la vice-commandante/menteuse/danger ambulant, qui lui rappelaient quelqu'un. Mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus…

Kemono rangea le tube de poison avec précaution dans le petit sac à sa taille, et s'épousseta, avant de se remettre à marcher. Elle sentit alors une lame juste sur son cou, appuyée avec une faible pression sur sa nuque.

-Où est-ce que tu crois aller comme ça ? Demanda Sougo. J'en ai pas fini avec toi.

-Oh... tu sembles déjà avoir oublié ta position dans cette affaire. Dit-elle.

-Non. J'ai envie de te botter le cul sans aucun prétexte particulier. Tu m'énerves.

-Voilà qui est bien peu étonnant de la part d'un gamin dans ton genre...

-Gamin ? Interrogea-t-il de son regard inexpressif. Tu te trompes sur un paquet de choses. Avec la blessure que tu m'as montrée, je pourrai te mettre à genoux en moins de deux.

Kemono se tourna alors lentement, se positionnant afin que la lame du sabre de Sougo appuie directement sur sa gorge. Elle le dévisageait comme s'il s'agissait de la première fois qu'elle le voyait.

-Tout ce que tu as débité depuis tout à l'heure, ça peut être vrai, comme mensonger. Tu me demandes de te croire sur parole ? Alors que personne ne sait qui tu es, et que personne ne doit être au courant de cette affaire ?

-Tout ce que je t'ai dit jusqu'à présent est vrai, je peux te l'assurer...

-Alors file moi un de ces tubes de poison. SI je le fais analyser, et que c'est bien ce que tu prétends que c'est, je te croirai.

-Impossible, dit-elle.

-Alors tu ne veux vraiment pas coopérer ? Dommage, je vais devoir te blesser bien comme il faut pour te maîtriser ! Dit-il.

Il accentua la pression de sa lame, un mince filet de sang commençant à s'échapper de dessous les bandages entourant le cou de Kemono. Mais cette dernière n'esquissait aucun geste.

-Le brouillard. Dit-elle. Un fantôme ou le brouillard, c'est pareil.

-Arrête avec tes conneries, j'en ai marre de t'entendre, vice-commandante traître.

-A ton avis, que se passe-t-il lorsqu'on plonge sa lame dans le brouillard ?

Elle voulait jouer aux devinettes à présent, et dans un moment pareil ? Et à présent, la jeune femme avançait sa gorge sur la lame, petit à petit.

-Tu te fiches de crever à ce point ? Ça ne me dérange pas, je pourrai toujours rapporter ton cadavre à la base, dit-il.

-Un fantôme ne peut pas mourir. Un fantôme est techniquement déjà mort, non ?

Une sonnerie étrange interrompit alors ce double monologue, tirant les deux adversaires de leurs regards assassins réciproques.

Kemono venait de sortir quelque chose de sa poche en une seconde ou moins.

-Ah... Dit-elle.

Au même moment, des bruissements de feuilles se rapprochant alertèrent Sougo, qui détourna son attention de Kemono pour se préparer à accueillir la ou les personnes arrivant sur eux. Et à sa demi-surprise, il s'agissait de l'homme de tout à l'heure.

-Encore coincée ici ? Je croyais que tu allais te charger de ce problème... Dit-il.

-Je m'en suis déjà occupée, répondit-elle. Mais plus important...

-Tu as reçu le signal toi aussi ? Demanda-t-il.

Elle hocha de la tête.

-C'est le moment... Pars devant, j'arrive.

Kemono jeta à nouveau son regard sur Sougo, qui lui-même fixa l'homme mystère jusqu'à ce qu'il ait de nouveau disparu. Le sadique reporta alors son regard sur sa première cible.

-Qu'est-ce que tu manigances encore ? Demanda-t-il.

-Je ne peux pas te le dire. Mais...

Sa voix semblait à présent dénuée de toute menace, comme si elle était revenue à son « ancienne » elle-même, calme et posée.

-ça n'a plus d'importance, à présent... Les choses viennent de changer.

Elle s'affaira alors à détacher le sac qu'elle avait à la taille, et le tendit à Sougo. Elle voulait le lui donner à présent, alors que quelques minutes plus tôt, il avait essuyé un refus catégorique. Le sadique choisit de s'emparer du sac, tout en restant sur ses gardes.

-Souviens-toi de ce que je t'ai dit à propos de ça. Une fissure, un choc, et le poison se répand... Alors, fais extrêmement attention, prévint-elle.

-Pourquoi ce revirement soudain ? Demanda-t-il, suspicieux.

Kemono tenta alors, oui, tenta, de faire un sourire maladroit, laissant apparaître ses dents blanches entre deux bandes de tissu.

-Ah... Disons que pour l'instant, tu es la seule personne au courant à qui je puisse les confier... Les avoir avec moi me gênerait plus qu'autre chose...

Sougo voulait en savoir plus, et fixait avec méfiance le petit sac qu'il avait dans la main gauche, son autre main tenant son sabre. Son regard se durcit un peu plus, cherchant un détail dans l'attitude de la vice-commandante qui aurait pu lui indiquer quoi que ce soit sur la situation. Mais le regard de la jeune femme était toujours aussi inexpressif, et son sourire maladroit avait disparu.

-Sougo...

Elle l'avait à nouveau appelé par son prénom. Et sans qu'il comprenne comment, il s'était retrouvé avec la main de sa supérieure posée sur la tête.

-Même si tu ne me fais pas confiance, même si tu ne crois absolument pas ce que je t'ai raconté, garde toujours confiance en tes proches...

Le sadique se dégagea en un éclair de cette situation autant gênante que bizarre sur tous les points. Kemono avait encore sa main en l'air, là où se trouvait plus tôt le crâne du capitaine du Shinsengumi.

-J'ai pas besoin d'une tarée dans ton genre pour me donner ce genre de leçons ! S'énerva-t-il.

Il se prit alors un coup de poing sur la tête de la part de sa supérieure. Il allait répliquer en renvoyant un coup similaire à Kemono, mais cette dernière s'éloignait déjà sur le sentier, toujours vers le quartier Kabuki.

-OI ! Reviens ici, enfoirée ! Cria-t-il en allant à sa poursuite.

Elle leva alors une main en l'air sans se retourner pour le saluer, et dit en guise d'au-revoir :

-N'oublie pas, Capitaine Sadique. Prends bien soin de ces saletés pour moi, et des autres...

Sur ces mots, elle se mit à courir, de plus en plus vite, jusqu'à ce que Sougo ne puisse plus suivre sa cadence infernale, et qu'elle ne soit plus en vue du tout.

-Tsst ! Râla Sougo. Il a fallu qu'elle recommence à courir comme une dératée pour me semer...

Il fixa alors le petit sac qu'il avait encore dans la main, et se demanda si ce qu'il renfermait était aussi mortel qu'elle le prétendait. Et si c'était le cas, tout ce qu'elle avait dit était vrai, malgré les soupçons de Sougo. Et elle lui avait touché les cheveux, alors que seule sa sœur était autorisée à faire ça, quand elle était encore de ce monde. Il détestait ça, mais en même temps, il n'avait pas su quoi faire sur le moment. Il aurait très bien pu lui trancher le bras avec son sabre, ou l'attaquer avant même ça, profitant de l'état affaibli de la traîtresse. Il voulait en savoir encore plus sur l'affaire, d'autant plus que deux personnes bien plus fortes que lui s'étaient mises en travers de son chemin. Cela lui déplaisait énormément. Mais quoi qu'il en soit, il fallait qu'il parle au bouffeur de mayonnaise et à Kondo-san de ce qu'il avait découvert. Il continua alors de suivre le sentier, arrivant bientôt à une intersection qui lui permettrai de rejoindre le QG du Shinsengumi en peu de temps.

OooOoOoOo

Arrivé comme si de rien n'était, Sougo avait été accueilli par des hurlements bien familiers...

-Bordel Sougo ! Où est-ce que t'étais passé ?! Hurla Hijikata. Tu sais qu'on t'a cherché toute la journée ?!

-Sougooooooo ! Où étais-tu ! j'étais très inquiet ! Cria Kondo.

-Vous en faites un boucan, dit nonchalamment le sadique. Hijibaka a enfin démissionné ?

Certains membres de la police spéciale les regardaient, soit par curiosité, soit par énervement, d'être dérangés en début de soirée par un boucan pareil.

-Sougo ! J'te jure que tu vas être de corvée pendant plusieurs semaines ! Pesta Hijikata.

-Ah, Toshi, l'essentiel c'est qu'il aille bien, hein ? Hein ? Dit Kondo.

-Qu'il aille bien ?! Mon cul ! Je vous avais dit que c'était inutile d'envoyer des patrouilles à sa recherche ! Ce morveux n'en fait qu'à sa tête !

-Oi, Hijibaka, vous criez un peu fort... On risque d'avoir des plaintes du voisinage si ça continue, ajouta Sougo.

-Pardon ?! Hurla-t-il.

-Plus sérieusement, dit Sougo. J'ai besoin de vous parler...

-Hein ? Désolé, j'entends pas tes excuses enfoiré ! Répondit Hijikata.

-Hijikata-san, c'est sérieux cette fois, insista Sougo, ce qui calma le vice-commandant démoniaque du Shinsengumi.

-Et donc ? Qu'est-ce qui est si important que ça ? Demanda-t-il.

-Pas ici... Dit Sougo, son regard surveillant les autres membres du Shinsengumi qui se trouvaient aux alentours.

Il se dirigea donc vers la chambre du commandant, suivi par Hijikata et Kondo. Il laissa les deux hommes rentrer avant lui, puis s'assurant que personne ne traînait près de l'entrée, rentra à son tour, et plaça rapidement un futon contre la porte pour étouffer les quelconques bruits.

-Oi, à quoi rime ce cinéma, Sougo ? Demanda Hijikata, à présent assis au sol.

-Sougo ? Interrogea à son tour Kondo.

Sougo vint alors s'asseoir avec les deux autres hommes, formant un petit triangle.

-J'ai des informations capitales. Des infos qui ne doivent absolument pas sortir d'ici, dit-il.

Il commença à raconter comment il avait suivi Kemono toute la journée, suivant avec amusement les réactions énervées d'Hijikata lorsqu'il racontait les réactions de Kemono, comme lors de l'entraînement.

-Cette enfoirée... Elle a absolument pas bossé en réalité... Ragea-t-il.

-mah, Toshi, peu-être qu'elle était fatiguée aujourd'hui... Tenta Kondo.

-Ce n'est pas tout, continua Sougo. Elle est mêlée à divers incidents en ville. Elle s'amusait à démolir des sites de construction pendant que je la suivais, dans le but de trouver ça…

Il posa devant lui le petit sac, et en sorti un des tubes.

-Qu'est-ce que c'est, demanda Hijikata tout en tendant la main pour se saisir de l'objet.

-Bas les pattes Hijibaka ! Intervint Sougo. Si vous touchez à ça, je ne promets plus notre sécurité.

-Hein ? Fit Hijikata, irrité par ce refus direct.

-Selon Kemono, ce que contiens ces tubes, c'est du poison. Du poison mortel pour les humains.

-HEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEIN ?! Hurla Kondo.

-S-Sougo ! Pourquoi t'as amené ça ici ?! Hurla à son tour Hijikata.

-Fermez-là tous les deux, intima Sougo. SI je vous en parle à tous les deux dans une pièce calfeutrée, ce n'est pas pour rien...

Les deux hommes baissèrent d'un ton.

-Mais attends, comment tu as eu ça... Ne me dis pas que... Tenta le vice-commandant.

-Non, je n'ai pas battu Kemono. Et à vrai dire je refuse toujours de la croire jusqu'à preuve du contraire... Mais elle m'a finalement confié ça, en m'expliquant qu'il ne fallait absolument pas en parler, car il y a des traîtres jusque dans le Shinsengumi...

-Des traîtres jusqu'ici ? Demanda Hijikata. C'est un truc qu'on doit régler à nous trois, alors ?

-Mais est-ce que c'est bien quelque chose qu'on peut régler tous les trois ? Demanda Kondo. Si c'est trop sérieux, il se peut qu'on ne puisse rien faire à nous trois seulement...

-Kondo-san... Si c'est si délicat comme affaire, il faut pas en parler autour de nous. Donc au final, ça reviens au même... Dit Hijikata.

-Mais le patron des Yorozuyas est déjà dans la confidence, non ? Demanda Sougo.

-Il m'a livré des informations, c'est tout. Répondit le fumeur en manque. Il voulait prévenir en cas d'un possible coup d'état...

-C'est pas le genre du patron pourtant... S'étonna Sougo.

-Il faut le comprendre... L'explosion chez eux était une menace directe, qui plus est dirigée contre les deux gamins. Précisa Hijikata.

-Alors il a peut-être décidé de t'en parler pour qu'on bosse de notre côté, conclut Kondo. Mais dans ce cas, il doit déjà tenter quelque chose de son côté...

-Oi.. Il m'aurait confié ça pour détourner l'attention ? Réalisa Hijikata. Mais détourner quelle attention ? La nôtre, ou...

-Aucune idée... Mais déjà, l'important est d'identifier ce qui se trouve là-dedans, dit Sougo, en désignant les tubes de potentiel poison. Si c'est bien ce dont Kemono a parlé, alors on a un gros problème...

-Tu as dit justement qu'elle cherchait à récupérer ces trucs... Qu'est-ce qu'elle cherche à en faire... Et surtout, comment elle sait ce que c'est, pensa Hijikata à voix haute.

-Elle a tenté de me convaincre que ces saloperies étaient un peu partout en ville, et que depuis qu'elle était arrivée chez nous, elle avait démoli des types et leur marchandise pour les récupérer. Elle n'a pas précisé si elle travaillait pour quelqu'un ou non, mais elle n'a pas non plus dit si elle les détruisait... Et elle n'est pas seule... expliqua le sadique.

-Hein ? Elle aurait des complices ? Demanda Hijikata.

-Elle en a un, de sûr, qui a tenté de me tuer. Mais elle l'a arrêté. Donc c'est sûrement un subordonné, ce qui laisse à penser qu'elle dirige... Et elle a elle-même confirmé qu'elle était une Yato. Le même genre de monstre qu'Umibouzu ou l'autre goinfre des Yorozuyas.

-Donc en clair Sougo, tu penses qu'elle peut toujours jouer double jeu ? Demanda Kondo.

Pour une fois le sadique ne sut pas trop où il en était, la situation étant encore assez confuse dans sa tête.

-Honnêtement, je ne sais pas, dit-il.

-Mieux vaut faire face et se méfier que se retrouver avec un poignard dans le dos... hein ? Cita Hijikata.


Et tout de suite... Ben... La suite XD