Jusdelime : Viiii! Vive Ginny ^^! j'espère que ce chapitre te plaira ^^! (gniak gniak gniak *.*!)
DramioneInLove : Bon je sais qu'on est pas vendredi... mais au moins c'est posté! Pour ce qui est du trophée en fait c'est *BIIIIIIIIIIIIIIIIIIP* voilà ^^! tu le sauras dans les prochains chapitre petite curieuse XD! Passe un bon chapiiiiiiitre (*.*!)!
scpotter : et ben ma chérie je crois que tu seras pas déçue!... enfin après à toi de voir XD!
Lisa : Et bien je suis heureuse de savoir que tu me suis depuis le début X)! Je prends ton avis en compte, mais il était prévu que de l'action arrive donc ne désespère pas! Passe un bon chapitre!
Never-sometimes-forever : J'ai bien rigolé avec ta review XD! J'espère que ce chapitre te plairaaaaaaa (gniak *v*!)
Mlle Stilinski : Même les petite review me convienne X)! J'espère que ce chapitre sera aussi à ton goût ^^!
Demeter07 : Bon je crois que je t'ai répondu ;)! Bon chapitre!
/!\ ATTENTION! CHANGEMENT DE RATING POUR CE CHAPITRE, JE PASSE AU M! C'EST PAS BONJOUR LES BISOUNOURS (ça ne l'a jamais vraiment été vous me direz - -'') ! /!\
Bonjour les gens! Non ne me tapez pas dessus pour ce petit retard! J'ai fait pire alors vous plaigniez pas! De toute façon... j'espère que ce chapitre vous plaira X)!
Bonne lecture mais chers lecteurs que j'aime!
Profitez bien de vos vacances ^^!
Chapitre 20 : La terrible histoire d'Anna et...
« Faux...encore... » soupira Hermione.
« Quoi! » explosa Ginny. « C'est encore une rumeur inventée par Zabini?! »
« Eh oui... Presque tout ce que tu as pu entendre sur Drago et moi est faux. »
« Presque? » demanda-t-elle avec les yeux pleins d'étoiles.
Le regard que lui lança Hermione signifiait clairement que c'était ce qui concernait le soit disant couple.
« Alors tu n'as vraiment pas eu d'aventure avec Malefoy durant Poudlard? »
« Non! » répondit Hermione, les pommettes légèrement rose.
Elle était toujours aussi gênée lorsqu'on parlait d'elle et de Drago comme un couple. Surtout qu'il n'y avait rien de cela entre eux! Mais personne ne semblait bien convaincu pour le plus grand malheur d'Hermione.
« Raaah! Mais c'est pas vrai! » ragea Ginny. « Mais il n'y a même pas un fond de vérité? Malefoy est plutôt pas mal et tu as été préfète en chef avec lui pendant presque un an quand même! »
« Oui, mais je te rappel que je ne suis pas restée longtemps! »
Ginny se massa l'arrête du nez en poussant un soupir d'exaspération. Quand elle était entrée dans la chambre, elle s'attendait à ce qu'Hermione lui parle un peu d'elle et de Malefoy, ayant entendu quelques rumeurs à leurs sujets.
Au début elle n'y croyait pas, mais lorsqu'elle les vit tous les deux, elle n'eut plus vraiment de doute sur la véracité des propos qu'elle avait entendu. La complicité entre eux, les quelques regards, la petite Anna... ça ne faisait aucun doute! Elle l'aurait un peu taquinée pour avoir osé lui cacher le début de cette relation qui datait apparemment de la dernière année de Poudlard mais ensuite elle aurait sagement attendu l'histoire bien croustillante que la brune allait lui raconter! Et voilà qu'elle apprenait que ce stupide Zabini lui avait donné de faux espoirs en racontant n'importe quoi à tout le monde! Même si elle ne pouvait s'empêcher de penser que l'ex-serpentard n'avait pas tort sur certains points.
« Rappel moi de torturer Zabini quand on sortira de ta chambre... » murmura-t-elle avec un ton qui ne présageait rien de bon pour le métisse.
« Je n'oublierais pas, déjà que je me le répète assez souvent... c'est qu'il cours vite le bougre! »
« À deux on y arrivera mieux! »
Elles se mirent à glousser puis elles sursautèrent quand la porte claqua contre le mur alors qu'elle s'ouvrait brusquement sur une petite tornade brune.
« Maman'mi... »
Anna s'arrêta au milieu de la chambre, remarquant la présence de Ginny. Elle fut comme pétrifiée, comme prise dans de la glace, et ne bougea plus d'un pouce. Hermione se leva du lit pour la prendre dans ses bras mais Anna fut plus rapide et attrapa sa jambe droite et y cacha sa tête se qui fit bien rire Ginny.
« Maman hein? » ricana Ginny derrière elle.
« Oh Ginny! Tu vas pas recommencer quand même? » fit Hermione en se retournant.
« Mais quoi? Tu vas pas me faire croire que Malefoy et toi n'avez pas une mini attirance l'un pour l'autre! »
« C'est vrai qu'il est pas mal et... »
« Je trouve ton pas mal un peu faible non? » dit Ginny un sourire en coin, décidée à la pousser à bout.
« Canon, ça te vas ça? » rigola Hermione après une petite hésitation.
« Au moins tu admets, on progresse! Tu ne peux pas non plus me dire qu'il a changé qu'un peu! Tu ne pouvais même pas le voir en peinture et te voilà à venir me sauver avec lui et à vous chamailler comme des gamins! »
« Primo, au départ, on ne savait pas que tu étais là... »
« Toujours est-il que vous n'y êtes allez que tous les deux... » murmura-t-elle pour elle -même.
« Deuxio! » coupa Hermione. « C'est parce que... parce qu'il y a Anna! On a forcément dû se rapprocher un peu! Et c'est vrai que comme il est beaucoup plus agréable qu'avant, et bien, on est devenu plus familier! »
« Plus familier? »
« Oui. »
« Au point de se mettre quasiment nu l'un devant l'au... »
« GINNY! »
Hermione se précipita pour placer ses mains devant les oreilles d'Anna qui buvait les paroles de Ginny depuis le début, toujours cachée derrière Hermione.
« Je t'ai déjà expliqué pourquoi on s'est retrouvé dans cette... situation! » fit Hermione rouge comme une tomate. « Et maintenant fait attention à tes paroles, non seulement Anna est jeune mais en plus tu vas lui mettre des idées dans la tête! »
« Mais oui, mais oui. »
Ginny balaya ce qui venait de se passer d'un geste de la main et se pencha vers Anna avec un grand sourire chaleureux, ignorant Hermione qui essayait de rendre ses joues moins rouges. Effrayée de cette nouvelle attention à son égard, Anna se referma sur elle-même et s'accroupit en tenant fermement la jambe d'Hermione, comme une bouée de sauvetage.
« Tu n'as pas à avoir peur Anna. » dit Ginny en se rapprochant un peu. « Moi je m'appelle Ginny! Je suis une amie de maman'mione. »
La rousse insista bien sur le dernier mot tout en jetant un discret regard moqueur en direction d'Hermione qui n'arrivait pas à faire disparaître ses rougeurs. En réponse, celle-ci la foudroya du regard. Pourtant, ces simples mots réussir à capter l'attention d'Anna qui sortit la tête de sa cachette et fixa Ginny avec attention.
« Maman'mione elle m'a déjà parlé de toi... » fit-elle d'une petite voix.
Ginny eut un petit sursaut de surprise et jeta un coup d'œil à Hermione qui lui répondit d'un sourire. La rousse lui sourit à son tour et s'approcha un peu plus d'Anna qui elle, sortait timidement de derrière Hermione.
« Ah oui? » fit Ginny. « Et qu'est-ce qu'elle disait maman'mione sur tata Ginny? »
Hermione pouffa de rire au surnom que la jeune Weasley s'était donné. Voilà qu'elle se prenait pour la tante de la fillette! Hermione secoua la tête pour encourager Anna à répondre, son sourire amusé toujours collé à ses lèvres. La timide fillette qu'elle avait rencontrée à son arrivée avait fait beaucoup de progrès. Autant en profiter pour l'inciter à parler avec des gens.
« Pas beaucoup de choses... » murmura La fillette en baissant la tête. « Mais quand elle parlait de toi elle était triste... et même que pa'Drago, il dit que je dois pas parler de...de...de chose qu'il a dit. »
Cette phrase suffit à attiser la curiosité d'Hermione et de Ginny qui se penchèrent vers elle. Les deux jeune femmes s'échangèrent à nouveaux un discret regard mais cette fois-ci complice. Elles allaient la faire parler.
« Qu'est-ce que Drago t'as dit ma puce? » ronronna Hermione.
Elle était désolée de manipuler ainsi Anna, mais sa curiosité était trop forte. Elle était étonnée que Drago demande à la fillette de lui cacher quelque chose surtout qu'elle ne voyait pas de quoi il pouvait s'agir. Et puis, ça ne devait pas être bien méchant. Pour l'inciter à continuer, Hermione et Ginny l'encouragèrent à poursuivre avec diverses paroles douces et rassurantes . Quand la fillette fut suffisamment en confiance, elle eut un sourire et ouvrit la bouche, prête à continuer... c'était sans compter sur l'entrée de Robin.
Les trois filles poussèrent un petit cri se surprise en entendant l'arrivée pourtant normale de l'adolescent. En entendant les cris, il fit un magnifique bond en arrière et alla même se coller contre le mur du couloir d'en face. Ginny se mit presque à hurler contre le pauvre Robin d'avoir interrompu les précieux aveux d'Anna qui avaient mis tant de temps à être obtenus. Alors que la rousse en furie allait se jeter sur le pauvre garçon en lui promettant de lui arracher son œil pour le donner à son frère, Hermione réussie à la calmer et même à la raccompagner jusqu'à sa chambre qui se trouvait à quelques portes de la sienne. Après plusieurs promesses pour continuer cette discussion plus tard, Hermione coucha Ginny afin de prendre son repos bien mérité. Lorsqu'elle sortit, elle entendait encore les marmonnements de jurons et autres grossièretés.
Lorsque Hermione revint, elle s'excusa platement devant Robin pour le comportement un peu excessif de la rousse. Celui-ci se mit à rougir en lui disant que ce n'était pas grave et qu'il aurait de toute façon dû toquer à la porte avant d'entrer.
« Il faudrait que je pense à mettre un verrou ou même une pancarte avec Ne pas déranger inscrit dessus. » rigola Hermione.
« Oui, parce qu'on entre quand même dans les chambres comme dans un moulin! » suivit Robin en se grattant la nuque de gêne. « Je crois qu'il n'y a que les couples qui l'ont fait! »
Ils rigolèrent puis, semblant se rappeler de quelque chose, Robin frappa son poing dans sa paume et se redressa vers Hermione.
« Céline voudrait te parler! Elle m'a dit que c'était important mais je ne voulais pas qu'elle bouge de sa chambre... elle m'a envoyé te chercher toi et Drago! »
« D'accord, tu l'as prévenu? »
« Oui il a dit qu'il arrivait dans un instant... pendant ce temps je peux garder Anna si tu veux! »
« Elle veut nous parler d'elle non? » chuchota Hermione espérant que la fillette en question ne l'entende pas.
Robin hocha discrètement la tête de haut en bas et Hermione cligna des yeux. Elle lui proposa de rester dans sa chambre en attendant, lui disant que ça devait pas être long, et Robin accepta en rosissant légèrement.
Elle se permis alors de toquer à la porte du blond, pour le presser un peu. À peine son poing toucha le bois que la porte s'ouvrit sur Drago qui, ne l'ayant pas vu, lui rentra dedans. Avant qu'elle ne touche le sol, Drago passa son bras autour de ses hanches et la ramena vers lui, mais étant trop déséquilibré, il ne put rien faire et tomba à son tour.
Hermione se frotta le front en gémissant légèrement alors qu'elle se redressait. Elle sentit que la matière sur laquelle elle s'appuyait n'était en aucun cas le sol et s'aperçut rapidement que sa main était appuyé sur le torse du blond. Elle l'enleva précipitamment et essaya de se relever.
« Ça va Hermione? » murmura-t-il en papillonnant des yeux, un peu sonné par la chute.
« Oui, mais je vais finir par croire que tu le fais exprès! » rigola-t-elle nerveusement en cachant ses rougeurs comme elle put.
Elle posa les yeux sur lui avec un air à la fois de reproche mais aussi amusé. Drago lui répondit de la même manière et Hermione se leva enfin avant de l'aider. Les deux ou trois personnes qui avaient assisté à la scène se mirent à chuchoter entre eux avec des regards et des airs de "je le savais!" que Hermione préféra ignorer. Que pouvait-elle y faire? Blaise avait allumé la mèche et l'explosion avait eu lieu, provoquant les commérages de chacun.
Ils se mirent en route, à la recherche de la chambre de Céline. Ils la trouvèrent au bout de plusieurs minutes, n'ayant aucune idée de là où elle aurait pu être. Heureusement, ils avaient croisé une personne qui l'avait aperçut rentrer dans sa chambre, leur épargnant alors la recherche. Ils toquèrent et entrèrent, ils furent accueillis par une Céline rayonnante mais le visage un peu crispé. Sa chambre était presque comme celle d'Hermione, si on ne comptait pas les quelques touches personnelles. Soit un vieux cadre sans photo ou image à l'intérieur posé sur le bureau et un vieux livre abimé sur la table de chevet. Ce qui n'était pas grand chose en soit. Elle les invita à s'assoir sur le lit, et leur proposa quelques biscuits que Robin lui avait donné.
« C'est moi la grande sœur et c'est lui qui me chouchoute! »
« C'est toi la grande sœur? » s'étonna Hermione.
Son visage donnait plutôt l'impression que c'était elle la plus jeune.
« Eh oui! J'ai 17 ans. Sincèrement, il s'inquiète trop! »
« On ne s'inquiète jamais assez. » sourit Drago.
Elle approuva puis il y eut un petit silence gêné. Ils savaient pourquoi ils étaient là. Céline avait vu des choses, sur Anna, et elle se devait de leur raconter, la fillette en étant incapable. Le visage résolu, elle prit une inspiration puis leva la tête.
« Ce que je vais vous dire... c'est assez dur à entendre... et à raconter aussi. Je sais qu'il doit y avoir d'autres histoires comme ça mais... ce n'est jamais agréable. »
« On y est préparé. » assurèrent-ils d'une même voix.
Céline eut un petit sourire en coin et avala sa salive avant de répondre.
« Anna... Anna est une moldue. »
Drago et Hermione se lancèrent un coup d'œil. Leurs soupçons étaient donc confirmés.
« Un jour, Erwon a été "contraint" d'inviter des collègues mangemorts. Pour faire bonne impression et surtout, pour montrer qu'il était de leur côté. Or dans ce genre de soirées, généralement il y a toujours un détour par les cachots où ils s'amusent un bon moment avec les esclaves. Mais comme vous devez sans doute le savoir, Erwon était très... possessif, en ce qui nous concernait. »
Elle eut un frisson de dégoût que les deux invités aperçurent nettement. Elle attrapa le bas de son tee-shirt qu'elle se mit à faire tourner nerveusement entre ses doigts.
« Il ne voulait pas qu'on nous touche. Il voulait être le seul. On était sa propriété et voulait être le seul à jouir du plaisir d'être bien entouré... donc pour l'occasion... il a envoyé chercher des moldus. Pas beaucoup, juste ce qu'il fallait. Autant de laids et de beaux, que d'hommes, de femmes et d'enfants... tout ce qui pourrait convenir aux convives tant qu'ils n'en viennent pas à réclamer l'une d'entre nous. Donc, lorsque sa "commande", comme il disait, est arrivée, ils les as mis dans les cachots. Sauf qu'il ne savait pas où nous mettre nous, si ce n'était pas dans les cachots. Il avait peur que si il nous installait dans une autre pièce, l'un des invités nous trouve ou alors qu'on puisse tenter de s'échapper. Ginny et moi on était dans la même cellule à ce moment là, avec deux autre filles qu'on a jamais revu après... enfin, je m'égare... » ria-t-elle nerveusement. « Donc, il nous as laissé dans nos cellules mais il a jeté un sort de désillusion et d'insonorisation. Comme Ginny et moi on était ses préférées, moi à son goût et Ginny pareil mais aussi héroïne de guerre et petite amie de Harry Potter... on était assez proche de l'entrée... on était accessible à la moindre occasion.
Il a fait entrer les moldus dans les cellules en face de nous et à côté aussi. Dans celle d'en face, il y avait Anna et ses parents. Ils étaient terrifiés. Pourtant, ses parents essayaient de ne pas le montrer et ils rassuraient leur fille autant qu'ils pouvaient. Ils étaient couvert de blessures et de bleus. Je n'ose même pas imaginer par quel moyen ils ont été amené ici. Erwon n'avait pas encore jeté les sorts sur nos cellules alors je les voyaient et inversement. Quand j'ai croisé leur regards... je crois qu'ils ont compris qu'ils...qu'ils n'allaient pas sortir vivant de cet endroit... et encore moins sans douleur. Mais ils n'ont rien fait. ils n'ont pas changé leur attitude envers Anna et ont tout fait pour la rassurer. Dès qu'ils voyaient Erwon, ils le suppliaient de la laisser partir. Mais il disait rien. Il ne les regardaient même pas ce salopard. »
Céline avait ses yeux qui s'assombrissaient au fur et à mesure que son récit avançait et ses poings s'étaient fermés sur le bas de son tee-shirt, ses jointures devenant blanches. Drago aussi serrait les poings et il tremblait de rage, Hermione perdait de ses couleurs et avait instinctivement attrapé le poignet de Drago qu'elle serrait légèrement. Aucun des deux ne s'en rendait compte.
« Comme c'était avant que Ginny ai sa muselière magique, elle et moi avons essayé de leur parler, malgré l'interdiction de Erwon, de les rassurer mais... mais qu'est-ce qu'on pouvait leur dire? Ils allaient mourir dans d'atroces souffrances, on ne trouvait rien à dire. Pourtant on leur a parlé. Mais je ne sais même plus ce qu'on leur à dit... Puis Erwon est arrivé et a lancé les sortilèges. Nous avions disparut pour eux et nous ne pouvions plus les rassurer...
Quand les invités sont arrivés, les parents d'Anna l'ont câlinée un long moment avant de la placer au fond de la pièce. Ils lui ont ordonné de ne bouger sous aucun prétexte et de ne surtout pas crier. Ils espéraient qu'ainsi, elle passerait inaperçu. Les mangemorts sont descendus quelques heures après leur arrivée. Ils avaient dû boire beaucoup. Ce que j'espérais le plus, c'était soit qu'ils tombent tous ivre mort sur le sol soit que la mort des moldus soit très rapide. Seulement... aucune de mes prières semblaient être sur le point de se réaliser. Ils n'étaient pas assez saouls pour s'écrouler mais en plus semblaient bien partit pour faire durer le plaisir. Il ne me restait donc plus qu'à espérer qu'ils étaient assez ivre pour ne pas se rendre compte de la présence d'Anna. C'est là que le cauchemar a commencé... » hoqueta-t-elle, les larmes aux yeux.
Elle s'essuya les yeux de sa manche et commença à renifler. Hermione avait la gorge serrée et Drago ne semblait pas apte à se calmer.
« Ils... ils se sont mis à lancer des doloris sur les parents... et sur tous les autres d'ailleurs. On entendait les cris, les pleurs des enfants, les hurlements et les rires de ses ordures de mangemorts... c'était horrible. Ginny et moi on s'est mise à hurler pour qu'ils s'arrêtent... je crois qu'on avait oublié que c'était inutile à ce moment là. On ne devait pas être les seules. Je crois me souvenir que les deux autres filles avaient fini par faire comme nous. Plus le temps passait, moins c'était supportable. Ils n'avaient toujours pas remarqué Anna qui n'avait pas bougé de sa place au fond de la pièce. Je voyais clairement ses larmes et ses yeux grand ouvert d'effroi... je me demande encore comment elle a fait pour ne pas s'évanouir. Vous devez vous douter de la suite... ils se sont mis à battre le père, la mère ils l'ont... » elle ferma avec force les yeux, sans doute revoyait-elle encore la scène. « Ils les ont obligés à faire des choses... d'horribles choses. Je ne veux même pas m'en souvenir... dire que je me suis imaginé un instant qu'ils allaient s'arrêter là... Ses parents étaient au bord le l'agonie, ils n'en avaient plus pour longtemps. Ils étaient couvert de sang et hurlaient à la mort... mais il y en a un, dans un moment de lucidité sans doute, qui l'a vue. Il l'a montrer aux autres et ils ont laisser les parents se noyer dans leur propre sang. Ils ont ensuite fini de se défouler sur elle... »
Elle s'arrêta un instant, pour reprendre son souffle et essayer de calmer le flot de souvenir qui lui revenait. Hermione elle, se retenait autant qu'elle pouvait d'éclater en sanglots.
« Céline, est-ce qu'ils l'ont touchée? » demanda Drago, la voix tremblante de rage.
Céline leva les yeux et eut un petit sourire en secouant la tête de gauche à droite.
« Il devait être tard pour eux... et ils devaient en avoir eu assez avec les parents. Je crois que c'était simplement elle qui finissait la soirée... mais ce n'est pas le plus horrible. »
Drago qui avait pousser un soupir de soulagement en entendant la réponse de Céline s'était raidit d'un seul coup et la prise qu'avait Hermione sur son poignet s'était raffermit. Céline les regarda avec une expression désolée et inspira profondément, comme pour se donner du courage, pour raconter la partie de l'histoire la plus horrible.
« Ils... ils étaient fatigués mais ils voulaient rire encore une fois avant de partir... ils... ils ont lancé le sort d'imperium à Anna. »
Hermione poussa un léger couinement en imaginant la suite.
« Ils lui ont donné un couteau et... ils lui ont ordonné de faire souffrir une dernière fois ses parents avant de les achever... elle était peut-être sous contrôle mais ses larmes n'arrêtaient pas de couler. Je voyais parfaitement, et je ne devais pas être la seule, qu'elle faisait tout pour ne pas leur obéir. Mais elle était trop jeune et trop fatiguée sans doute pour se défaire de l'emprise... ça a duré quelques longues minutes avant qu'ils se décident à lui ordonner de les tuer. »
Céline s'arrêta, laissant Hermione et Drago digérer ce qu'elle venait de dire. Au bout de quelques secondes, elle acheva son récit :
« Quand ils sont partis, Erwon est quand même descendu pour enlever les sortilèges. Je crois qu'il marmonnait un truc dans le genre "Je m'en rappellerais pas demain et j'aurais peur...". Il a commencé par nous. Quand il allait faire pareil pour les autres, Ginny et moi avons eu la même idée mais j'ai réagi plus vite. Je lui ai attrapé ce qui lui restait de chemise... tâchée de sang et déchirée de toutes parts... et je l'ai supplié de me laisser aller dans la cellule de Anna. Il a accepté à la condition que je me laisse faire la prochaine fois que... vous voyez ce que je veux dire. »
Hermione hocha la tête mais Drago ne bougea pas.
« Quand je suis entrée elle était évanouie. Je l'ai prise dans mes bras et je l'ai soignée comme j'ai pu. Ses blessures n'était pas trop grave, ils ne lui ont pas fait grand chose...enfin moins que les autres. Je doutais par contre qu'elle ne devienne pas folle à son réveil. Quand elle c'est réveillée, elle s'est mise à pleurer dans mes bras. J'ai réussi à négocier avec Erwon pour qu'il la garde et qu'elle soit dans notre cellule. Ginny et moi on s'est occupées comme on pouvait d'elle. Elle n'est pas restée longtemps, deux ou trois jours, si je me souviens bien. Un matin, elle avait disparut. »
Elle se tût et baissa la tête. Elle ne voulait pas voir tout de suite leurs expressions triste, horrifiée ou encore accablée. Elle sentit seulement que Drago se levait et, sans un au revoir ou même un signe, sortit. Elle leva alors enfin la tête alors qu'Hermione se levait à son tour. Elle s'approcha de Céline et lui posa une main sur son épaule avec un sourire de remerciement.
« Merci d'avoir prit le temps de nous raconter ça Céline. »
« Oh non tu sais... »
« Ne me dis pas que c'est rien... c'est toujours quelque chose de raconter ça. Vraiment. Merci. »
Céline hocha la tête et se la prit entre ses mains.
« Tu diras que je suis désolée à Drago d'accord? »
« Tu n'as pas à t'excuser. Si il est partit c'est parce que c'est une lourde histoire... et il aura beau le nier, il considère Anna comme sa fille... donc tu comprends... il va lui falloir un peu de temps pour digérer ça. »
« Oui mais... »
« Mais! Je suis sûr qu'il t'est reconnaissant d'avoir raconté cette histoire. »
Céline ne put rien répondre et elle fondit en sanglots. Hermione fut d'abord surprise et ne sut pas vraiment quoi faire. Elle finit par la prendre dans ses bras et la berça pendant plusieurs minutes. Lorsqu'elle fut calmée, Hermione l'aida à se coucher et à peine la tête de Céline eut-elle toucher le tissu de l'oreiller qu'elle s'endormit. Elle la couvrit de sa couverture et lui caressa les cheveux. Que pouvait-elle faire d'autre? Céline avait eut le courage de rechercher dans ses souvenirs, dans son passé, pour leur raconter ce qui était arrivé à Anna.
Elle lui embrassa le front, comme elle l'aurait fait avec Ginny ou un enfant et sortit sans faire de bruit. La nuit était tombée il y avait un long moment déjà et il était assez tard pour que personne ne soit dans les couloirs. Tout le monde devait être en train de se remettre des émotions de la journée. Elle repensa à Drago et se demanda où il pouvait être. Le connaissant, il ne devait pas être rentré dans sa chambre, sinon il n'aurait pas pu s'empêcher d'aller voir Anna et Merlin sait la réaction qu'il pourrait avoir. Elle décida de partir à sa recherche. Elle passa par les jardins, la grande salle, l'infirmerie, tous les couloirs mais il n'y avait personne. Alors qu'elle pensait qu'il devait finalement être rentré dans sa chambre, elle se rappela qu'elle n'était pas aller voir la salle d'entrainement. Avec un soupçon d'espoir, elle partit dans la direction de la salle. Elle n'était plus qu'à deux couloirs de l'endroit lorsqu'elle rentra dans quelqu'un.
« Tu pourrais pas faire atten-... Hermione? »
Hermione, un peu sonnée, leva les yeux vers la personne qui lui était rentrée dedans et écarquilla les yeux d'horreur. C'était Mathieu. Elle reprit contenance et prit un air impassible, avant de le contourner comme si rien ne s'était passé. Mathieu ne semblait pas du même avis, il lui attrapa le bras et la ramena en arrière, ce qui lui attira un regard noir de la part de la brune.
« Lâche moi. » dit-elle froidement.
« Non. Je dois te parler ma belle. »
« Désolée, je n'ai pas vraiment envie de parler à quelqu'un qui se permet d'insulter et de frapper mes amis »
Elle essaya de se dégager mais Mathieu serra un peu plus son poing sur son bras. Hermione essayait de ne rien montrer mais elle avait mal, sa poigne était si forte qu'elle avait l'impression qu'il lui coupait la circulation sanguine.
« Lâche moi. » répéta-t-elle un peu plus fort.
« Non, pas temps que tu ne m'auras pas écouté. »
« Mais qu'est-ce qui te dis que j'ai envie de t'écouter? » cracha-t-elle. « Tu as frappé Théo et tu te permet d'insulter Blaise et Drago! »
« Je ne les insulte pas. Ce sont des mangemorts. J'ai vu leur tatouage. »
« Ils ne le sont plus. Il ne reste que le tatouage. »
« Qu'est-ce qu'il te prouve qu'ils ne le sont plus? Je n'ai pas de preuve et toi non plus! »
« Si! Regarde autour de toi et tu l'auras ta preuve! »
« Ça peut être un piège pour mieux nous attraper. »
« En deux ans tu crois pas qu'ils nous auraient déjà vendus? »
« Ils en veulent sans doute plus. »
« Je ne crois pas non. Maintenant lâche moi. »
Cette fois-ci Hermione se débattit avec plus de rage et n'hésita pas à le griffer mais cela ne semblait pas l'affecter plus que ça. Il se contenta de la pousser contre un mur et de la maintenir en place. Elle s'apprêta à crier mais il posa sa main contre sa bouche. Elle se débattait tellement qu'il finit par se coller contre elle et lâcha son bras pour prendre sa baguette qu'il mit sous son cou. Sentant l'arme, Hermione ne bougea plus mais continuait à le foudroyer du regard.
« Je vais te lâcher. » dit-il doucement. « Mais ose t'enfuir et tu le regrettera. »
Hermione hocha la tête mais se raidit lorsqu'elle sentit la grande main du jeune homme remonter le long de sa cuisse. Arrivée vers le haut, il passa sa main sur ses fesses, et sortit la baguette d'Hermione qui était rangée dans sa poche arrière. Il s'écarta, faisant tourner le bout de bois entre ses doigt, devant le visage haineux de la brune. Il rangea sa baguette ainsi que la sienne dans ses deux poches et eu un sourire vainqueur. Il savait qu'elle ne partirait pas sans sa baguette et il savait qu'il était plus fort qu'elle. Il aurait sans aucun doute l'avantage. Ce n'était pourtant pas du tout ce que se disait Hermione. Elle était certaine d'être plus rapide et habile que lui, ils devaient être donc à peu près au même niveau. Mais elle voulait savoir ce qu'il voulait.
« On dirait que tu deviens raisonnable. » sourit-il.
N'ayant pas de réponse, il se mit à rire.
« Arrête de me jeter ce regard, si je voulais te faire des choses, je l'aurais fait il y a longtemps. »
« Je ne suis pas faible. »
« Je sais. » souri-t-il, puis il se mit à la détailler de haut en bas. « Hermione Granger. Un nom qui fait rêver certain. »
« Si tu veux me parler de mon nom, je peux m'en aller. Va droit au but. » dit-elle entre ses dents.
Il leva les mains en signe de défense et montra son sourire amusé.
« Calme toi, calme toi... »
Un silence s'installa ou Hermione commençait à s'impatienter. Quel était cette comédie? À quoi jouait-il? Elle eut bientôt ses réponses lorsque Mathieu baissa les bras et que son sourire fondit pour laisser place à une expression torturée.
« J'ai besoin de ton aide Hermione... »
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Deux couloirs plus loin, dans la salle d'entrainement. Drago s'entrainait. Seul. Il n'y avait que lui. Les autres devait être en train de profiter d'avoir retrouver leur proches ou pleurer de les avoir perdus. Il s'entrainait donc avec des mannequins magiques qui se jetaient sur lui à une allure folle. Il les évitait, les contournait, les frappait, les tuait. Il était là depuis deux bonnes heures environ et ne s'était pas arrêté depuis. Il ressentait le besoin de se dépenser, de vider la rage qui bouillonnait en lui depuis l'histoire de Céline. Chaque mannequin qu'il abattait était pour lui un mangemort qui avait fait souffrir sa protégée.
Un mannequin l'attrapa, lui arrachant un morceau de son tee-shirt. Il répondit alors en le propulsant contre le verre de la salle et l'acheva par un sort impardonnable. Il eut à peine le temps de se débarrasser du tissu à présent gênant qu'un autre se jeta sur lui. Qu'importe d'être torse nu maintenant. Il faisait assez sombre pour que ses cicatrices soit invisibles et comme il était seul, personne ne pourrait voir son horrible marque. En lui jetant un coup d'œil, sa colère devint encore plus forte.
C'est vrai. Il avait été l'un d'entre eux. Ces monstres. Cette marque le prouvait. Tout ce qu'il voulait maintenant c'était de s'acharner encore plus sur ce symbole, comme il l'avait fait pour que Voldemort ne puisse plus le retrouver, mais cette fois-ci, ce serait pour la faire disparaître totalement de la surface de son corps.
Dans un grognement de rage, il envoya un nouveau mannequin valser au loin et s'apprêta à se retourner pour tuer le prochain qui s'approchait mais eut la surprise de se retrouver face à Hermione. Celle-ci évita facilement son sortilège et essaya de lui donner un coup de poing qu'il para facilement. Son regard était dur, mais il y avait aussi de la tristesse et de l'incompréhension.
« J'ai une envie de me défouler. » dit-elle simplement. « Tu ne vois pas d'inconvénient à ce que je participe? »
« Ces mannequins ne t'arrive pas à la cheville. Je crois que ça irait mieux si tu participait en effet. »
« Alors c'est partit. »
Les coups commencèrent à s'enchainer. Chacun arrivait à éviter et renvoyer les coups et sortilèges de l'autre avec précision et rapidité. Le combat était beaucoup plus intense que la première fois. Cette fois-ci, quelque chose brûlait en eux.
Hermione lui envoya un doloris que Drago se prit en pleine poitrine. Elle leva le sort mais il se releva la seconde suivante pour se jeter sur elle. Il glissa sa jambe derrière la sienne, lui faisant un croche patte et elle s'étala sur le sol. Il allait lui assener un coup de poing mais elle le repoussa avec son pied. Elle enchaina tout de suite avec plusieurs coups qu'il évita aisément mais finit par lui attraper la jambe gauche alors qu'elle allait lui donner un coup dans le ventre et la fit tourner, l'envoyant au sol. Avant qu'elle puisse se redresser, il se jeta sur elle lui attrapa les poignets qu'il immobilisa au-dessus de sa tête, puis lui empêcha de bouger ses jambes avec un habile jeu de jambes et en se collant contre elle. Il lui fit lâcher sa baguette et l'attrapa en lui plaçant sous la gorge.
« Morte » dit-il essoufflé.
Elle était aussi épuisée que lui et détendit ses muscles. Elle sentait le souffle du blond s'écraser sur son visage et leurs yeux ne pouvaient se détacher l'un de l'autre. Elle était étonnée de n'avoir jamais remarqué que les yeux de Drago pouvaient changer de couleur. Elle les avaient toujours connu gris acier mais maintenant, il était bleu. Bleu clair, mais proche du gris habituel. C'était assez étrange, mais ils avaient le don de la rassurer. Tout comme son odeur...
Du côté de Drago, il ne pouvait détaché son regard de ces yeux chocolat. Il sentait sous ses doigts, les fins poignets d'Hermione et des cheveux attrapés avec. Étrangement ils étaient doux et soyeux. Il avait toujours cru qu'ils étaient secs et peu agréables au toucher. Sans s'en rendre compte, il enleva ses mains des ses poignets et suivit la mèche de cheveux attrapée jusqu'à la source. Il se mit à les caresser avec délicatesse, profitant de douces sensations qu'ils lui procuraient et inspira les doux parfums qu'ils dégageaient.
Tout se passa alors très vite pour les deux jeunes gens. Drago, comme hypnotisé, se pencha vers Hermione qui vint jusqu'à lui. Leur lèvres se celèrent pour un doux baiser, procurant à chacun d'eux des frissons dans tout le corps. Comme Hermione avait à présent les mains libres, elle prit le visage de Drago en coupe pour finalement les diriger sur ses épaules carrés et musclées et pour finir par fourrager ses cheveux or alors que le baiser s'intensifiait. Drago lui les avaient redescendues sur ses bras, sa taille, ses hanches puis les avaient glissées dans son dos pour la redresser. À bout de souffle, ils se séparèrent. Leur regard se croisèrent à nouveaux puis, en fermant les yeux, collèrent leur front l'un contre l'autre pour finir par se serrer dans leurs bras.
