BON-SWAR ! On reprend enfin le Survivant de l'Enfer ! Déjà oui :D J'étais inspirée, du coup je me suis dit qu'écrire la suite tout de suite ça pourrait être cool. Je ne suis cependant pas très très satisfaite de ce chapitre, sauf de la dernière partie. Merci à Loaw, Shueino, Isil-gawien et Dabidouw pour les reviews, j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira :3 Bonne lecture !
Chapitre 20 : La source magique
Dans un camp au beau milieu des bois...
Grunlek reprit doucement connaissance, bandé sur tout le côté droit, allongé à côté du feu sur une vieille couchette abîmée qu'il reconnut immédiatement comme étant la sienne. Près de lui était assis un parfait inconnu, aux cheveux courts bruns et aux vêtements étranges, ceux de Théo ou Shin à en juger leur couleur, la main perdue dans la fourrure blanche soyeuse d'Eden. Le nain ne dit rien, mais ses sourcils se froncèrent. C'était qui celui-là ? Comment avait-il apprivoisé SA louve ? Eden releva les oreilles en voyant qu'il avait ouvert les yeux. Elle s'approcha timidement et poussa un peu sa main du bout du museau. Grunlek lui sourit et lui carressa la tête.
« Hey toi. Tu m'as manqué. »
L'inconnu sembla sortir de ses rêveries, pour poser ses yeux bleus azur sur lui. Il eut un mouvement de recul, prenant conscience qu'il était réveillé.
« Ah ! Euh... Bonjour. Content de voir que tu es réveillé. Je m'appelle Krayn, tout va bien. »
Grunlek se releva en position assise, en serrant les dents, cherchant les autres du regard. Il ne tarda pas à voir un second inconnu, un peu plus en retrait, assez grand et chauve, en pleine discussion avec un sosie de Balthazar aux cheveux courts.
« Qui êtes vous ? Demanda Grunlek. Où sont mes amis ? Un... Un paladin, un pyromage et un archer, je... je devais leur dire que...
- Shin est dans un arbre un peu plus loin, avec Seb. Théo, Balthazar et Fred sont partis à la recherche de Mahyar. Tu as dit qu'il avait été libéré, donc ils fouillent les bois pour le retrouver.
- Tu connais Mahyar ? Demanda le nain, surpris. »
Krayn hocha la tête. Fanta et Bob, alertés par l'agitation se rapprochèrent du feu. Grunlek fronça les sourcils devant le Pyro-Barbare, le détaillant de haut en bas, très perturbé. L'intéressé, nerveux, se mit à sautiller sur place.
« Hey, ça va mieux ? T'avais pas l'air bien tout à l'heure. Je m'appelle Bob, voici Fanta.
- Tu ressembles à...
- Balthazar, oui, je sais, dit-il en soupirant. Mais si ça peut aider, lui a les cheveux longs et crasseux, moi c'est court et touuuuuuut soyeux, haaanw. Pas vrai Fanta ? »
Son meilleur ami, pris de court, eut un mouvement de recul. Il finit par hocher timidement la tête, plus pour éviter de le vexer qu'autre chose. Pour tout dire, hormis lui qui était relativement épargné à ce niveau là, les cheveux de Bob et de tous les autres aventuriers grouillaient de morceaux de terre, de mousse. Seb avait même sorti une grosse araignée de sa tignasse quelques heures plus tôt, en criant comme une fillette et en hurlant à Shin de tirer dessus.
« Tu devrais pas te lever tout de suite, dit simplement Fanta en voyant Grunlek essayer. Théo a dit que ta blessure était profonde et que t'allais avoir besoin de repos.
- Théo n'est pas là, grogna le nain, en s'appuyant sur Eden pour se relever. Mahyar est poursuivi par des gardes, s'ils remettent la main dessus, on est très mal. Je compte pas rester ici à me la couler douce pendant qu'il risque sa peau. Vous faites ce que vous voulez, moi j'y retourne. »
Il fit deux pas et s'écroula lamentablement au sol. Fanta sourit, compatissant.
« Ouais, il a dit aussi que t'allais tenter de faire ça et qu'il t'avait régénéré assez pour que tu fasses deux pas.
- J'avais parié cinq, ajouta Bob. »
Krayn aida le nain à se recoucher près du feu. Il boudait. Shin et Seb ne tardèrent pas à revenir, avec six lapins. Le demi-élémentaire semblait ravi.
« On a trouvé un terrier de lapins, on va se faire un de ses festins ce soir ! Oh Grunlek ! T'es réveillé vieux ? Tu nous a fait sacrément peur. Content de te revoir parmi nous en tout cas. »
Il lui donna une petite tape amicale dans le dos avant de se diriger vers le feu, pour cuisiner ses lapins. Grunlek jeta un regard vers la forêt, poussa un soupir et se rallongea. Quitte à rester coincer ici, autant que ça passe le plus vite possible. Il ferma les yeux et se rendormit calmement.
Plus loin dans la forêt...
Balthazar, Théo et Fred suivaient une piste depuis maintenant quelques heures, sans vraiment savoir où est-ce que tout ça allait les mener. L'après-midi était déjà bien entamée, et toujours aucun signe de Mahyar. Ils étaient à cheval, tous trois, et avançaient à chacun à dix mètres les uns des autres pour être sûr de couvrir un maximum de terrain, mais aussi d'être à portée de voix en cas de problème. En vérité, seul Théo était doué en traque, et les deux autres se contentaient de le suivre à distance. Shin aurait été plus utile, mais il avait insisté pour rester près de Grunlek.
« Il y a beaucoup de passages dans les bois, grogna Théo. Il y a tout plein de traces de sabots de chevaux, de pas, …
- Il est peut-être poursuivi, dit calemement le pyromage. Il est potentiellement l'homme le plus puissant de cette région, j'ai un peu peur que tous les mages, les Eglises se mettent à lui courir derrière. Sans compter ceux qui l'ont kidnappé. Ce serait bien qu'on réussisse à le retrouver avant eux, sans en croiser aucun. »
Lumière stoppa soudainement sa marche, nerveuse. Théo posa immédiatement une main sur son épée. Son cheval n'agissait jamais de manière inconsidérée, s'il s'était stoppé c'est qu'il avait vu ou entendu quelque chose. Théo fit un signe de mains à Bob et Fred, qui se rapprochèrent.
« Il y a quelque chose qui ne va pas, lâcha rapidement le paladin. »
Les trois se turent, cherchant un quelconque son suspect. Ils finirent par entendre un léger froissement dans les buissons. Théo posa pied à terre, et écarta prudemment les feuilles d'un buisson. Rien. Un rire leur parvint finalement aux oreilles, clair. Ils firent volte-face. Balthazar poussa un soupir agacé et leva les yeux au ciel.
« Comme c'est étonnant, dit-il froidement.
- Tu pourrais être plus content de me voir fiston.
- Trois chose. Un. Non tu ne l'auras pas. Deux. Non je ne veux pas que tu viennes avec nous. Trois. Oui je vais bien. C'est bon, on peut y aller ? »
Enoch Lennon haussa un sourcil devant l'attitude provocatrice de son rejeton. Il se demandait bien comment il avait deviné qu'il venait pour la source magique puissante de ces bois. C'était même totalement par hasard qu'il les avaient vu, quelques heures plus tôt.
« Allons... Balthazar, tu me connais. Il y a quelque chose de très puissant dans ces bras, si tu es là, c'est que tu la veux aussi.
- Je sais ce qu'est cette source magique, et je ne veux pas que tu la découvres Papa, j'ai pas besoin de toi dans mes pattes. Tu n'es là que pour tes intérêts. »
Théo toussa doucement.
« Est-ce que vous avez un moyen de la localiser ?
- Théo ! Non ! Grogna Balthazar.
- Il a pas tort, dit rapidement Fred derrière. On a besoin de le localiser rapidement, tu l'as dit toi même. »
Enoch sautilla, ravi de voir qu'ils finissaient par l'accepter parmi eux. Balthazar croisa les bras sur son torse, mauvais et mis sa monture en marche. Enoch monta derrière Théo, qui se tendit légèrement en sachant l'abomination qui se trouvait juste derrière lui, mais il l'acceptait.
« C'est tout droit. Je suis trop content, je vais pouvoir mieux observer mon fiston chéri dans son milieu naturel et...
- Ta gueule, grogna Théo. Tu nous conduit à Mahyar, on le récupère et après je te laisse trois minutes pour déguerpir avant que je t'enfonce mon épée dans le cœur.
- Tout doux petit soldat, je suis peut être plutôt « cool » comme démon, mais si je le voulais, je pourrais vous réduire en cendre vous, votre cheval, cette forêt, la région et la moitié de la suivante. »
Théo serra les dents réfreinant ses pulsions meurtrières et mit Lumière au trop.
Mahyar était totalement perdu. Il avait trouvé refuge dans une petite grotte et avait fait poussé du lierre devant l'entrée pour se protéger. Il ne savait pas où il était, il avait froid, faim, soif, il était encore un peu faible suite aux récents événements. Pour tout dire, toute motivation l'avait quitté, et il espérait maintenant qu'on le retrouve. Grunlek avait du avoir plus de chance que lui et retrouver le groupe, ils devaient donc le chercher. Il l'espérait tout du moins. Il avait tenté de faire du feu sans succès, la seule source de nourriture ici étaient les vers de terre et il se jura de mourir avant de devoir avaler ces saloperies.
Un bruit non-loin de là le fit sursauter. Il se rapprocha du lierre, et l'écarta doucement, avant de reculer. Devant l'entrée se trouvait l'un des gardes qu'il avait combattu avec Grunlek. Il se colla contre la paroi et contrôla sa respiration. Il ne devait plus faire le moindre bruit.
« La source magique est dans le coin, dit l'homme. Il ne doit pas être loin, fouillez-moi ces bois ! Le maître rentre ce soir, je veux qu'il soit de nouveau dans sa cellule. C'est ça où vous serez tous executés ! Moi y compris ! On se dépêche. »
L'homme descendit de cheval. Mahyar sentit le battements de son cœur accélérer. Le lierre était-il assez épais pour le masquer entièrement ? L'idée d'en faire plus lui traversa l'esprit, mais la peu de se trahir était encore plus forte. Il recula doucement dans le fond de la grotte. Calme. Il devait rester calme. Pourquoi tout ça lui arrivait ? Il n'avait rien demandé, il voulait juste continuer à produire des jeux de rôle et streamer, là, tout ce qui se produisait le dépassait. Il sentit un frémissement dans ses mains. Ses pouvoirs voulaient exprimer leur avis eux aussi. Il pourrait détruire cette armée. Mais Bob lui avait dit qu'il risquait d'y rester.
Il serra les poings, attrapa un rocher et le lança à travers le lierre, le faisant ricocher contre la monture. Il prit de l'élan, ses yeux s'illuminèrent d'une lumière dorée et il traversa les végétaux. Le cheval, pris de court, se cabra, avant de partir au galop, son cavalier s'aggripant du mieux qu'il pouvait sur son dos. Mahyar se dirigea vers le centre de la carrière. Les chevaux se dirigeaient tous vers lui. Il souffla un coup, priant pour que ça fonctionne.
Ses mains se mirent à luire, des morceaux de bois commencèrent à se soulever du sol. Il ferma les yeux, attendit que les chevaux passent dessus, et il leva les bras. Le bois se leva d'un coup, coupant net montures et cavaliers en deux. Les plus prudents tentèrent de reculer, des racines les emprisonnèrent, serrant tellement fort que colonnes et os se brisaient sous sa force. Il finit par relâcher son pouvoir, et tomba à genoux, épuisé. Il créa une brèche dans le mur de bois créé et sorti, découvrant une vision cauchemardesque. Des dizaines de cavaliers, prisonniers, certains en train d'agoniser, d'autres broyés par les branches.
Il poussa un soupir. Ils avaient voulu le tuer. Il essayait de s'en convaincre pour ne pas s'en vouloir. Il récupéra une épée sur l'un des corps et reprit sa route à travers les bois. Il devait avancer, et vite.
C'est tout pour ce chapitre :3 J'espère que ça vous a plu, on se retrouve vite pour Apprentie Pyro-Barbare ! N'hésitez pas à laisser une petite review, je vous fait des bisouilles et à très vite !
