Bonjour !
Voici l'ultime chapitre de cette fiction. Il n'y aura pas d'épilogue.
Merci à toutes pour vos reviews tout au long de cette fiction, et aux autres de m'avoir suivi, tout simplement.
Merci à liloupovitch, Grazie, Alvina26, Miss Sadique, Choukinette76 et czarnyciemno (Je crois que tu ne vas pas aimer cette fin... Désolée)pour leur reviews au précédent chapitre.
Je ne vois rien d'autre à ajouter, si ce n'est que les personnages ne m'appartiennent pas. Bonne lecture !
-Tu crois qu'elle va nous en vouloir beaucoup ? Demanda Alice.
-Tu sais comme moi que l'important, c'est de lui faire penser à autre chose. Dès qu'elle sera trop en manque, on rapplique ici, et on s'enferme. Les garçons ne veulent pas la voir, et on doit faire attention : Edward pense que le père de Bella est au courant qu'elle est ici.
-Comment l'a-t-il su ?
-Ils ont fait une descente avec Emmett chez Mike. Il parait que le pauvre a fait dans son froc. Mais il a avoué que Maria avait envoyé des photos d'Edward et Bella. Si c'est vrai, Charlie Swan ne va pas tarder à rappliquer.
Alice ne répondit pas, ne sachant que trop ce que cela voulait dire : ils étaient tous en danger. Principalement Edward.
Bella apparut à ce moment, laissant place à un grand silence.
-Eh bien, quelle tête ! Vous enterrez quelqu'un ?
-Non, la rassura Alice. Nous parlions de la pauvre fin de Maria.
-Je crois qu'elle ne l'a pas volé.
-N'empêche, qui aurait pu croire que tu te serais battue comme une tigresse ! Edward a vachement eu peur pour toi !
Bella haussa les épaules.
-J'espère qu'il ne m'en veut pas.
Alice faillit s'étrangler avec son verre de whisky.
-Tu plaisantes j'espère ! Il ne te remerciera jamais assez ! Tu viens de le libérer d'un esclavage sexuel !
Alice regarda Bella, comme pour la sonder. Que pensait vraiment la jeune fille ? Savait-elle vraiment à quel point Edward l'aimait ?
-Bon, tu es prête Bella ? S'enquit Rose.
Mais Bella baissa la tête, et Alice se rapprocha d'elle, lentement.
-Qu'y a-t-il ?
-J'ai… J'ai peur de sortir. Je sais maintenant qu'il y a un homme à Tyler pour me protéger, mais je ne serais pas tranquille tant qu'Edward ne sera pas là. Vous comprenez ?
-Bien sûr. Que veux-tu faire ?
-Je peux lui téléphoner ?
-Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, intervint Rosalie. Ils sont…
-Dans un endroit où ça ne passe pas, coupa Alice. Mais ils reviendront vite, ne t'en fais pas. Tiens, j'ai une idée, jouons au Monopoly.
Elles s'attablèrent toutes les trois, commençant le jeu, mais Alice voyait bien que Bella n'y était pas vraiment. Elle regardait souvent par la fenêtre, et soupirait régulièrement. "Ah ! L'amour !" se disait Alice. Quel bonheur, et quel malheur !
Cela faisait deux jours que Bella restait cloîtrée dans l'appartement, refusant d'en sortir tant qu'Edward n'était pas revenu. Alice et Rosalie refusaient de lui dire où étaient les garçons, mais il était clair qu'elles aussi avaient peur.
Régulièrement, Bella essayait en vain d'appeler sur le portable d'Edward, mais il n'y avait aucune tonalité : seulement la messagerie.
Au bout de trois jours, elle fut vraiment en manque, et toutes les douches froides, les thés chauds et les petites doses de dopes ne calmaient pas Bella. Alice fut contrainte de lui faire une piqûre avec sa propre drogue pour la forcer à dormir. Fatiguée, elle se coucha, les joues baignées de larmes, réclamant Edward.
-Il va revenir, disait Rosalie. Ils vont tous revenir. Ils sont en train de chercher celui qui a aidé Maria à te faire du mal, mais ils sont prudents, comme toujours.
-Alors pourquoi vous avez peur ?
En effet, même si Bella n'avait rien dit sur le comportement de ses amies, elle n'en pensait pas moins : toutes les trois étaient horriblement stressées et apeurées.
-C'est normal d'avoir peur pour les gens qu'on aime, avait dit Alice comme un proverbe, mais j'ai confiance en eux.
Rose et Alice prirent chacune une des mains de Bella, et elle s'endormit, sous la pression de la drogue, une mauvaise impression au fond du cœur.
Bella fut réveillée par une caresse, qu'elle reconnut de suite. Aussitôt elle crocheta ses bras autour du cou d'Edward, malgré une petite douleur due à sa blessure causée par Maria, pour ne plus le lâcher, et en pleurant, l'embrassait partout où elle le pouvait. Son coeur battait fort, comme si lui aussi était heureux de sentir l'être aimé contre lui. Edward la serrait contre lui, fortement, comme s'il avait également eu peur de ne plus la revoir.
-Je suis là ma Bella, la rassurait-il. Nous avons fini, il ne t'arrivera plus rien !
Alors, elle ouvrit les yeux, et vit le plus beau sourire qu'Edward pouvait lui donner. Elle sourit à son tour, résistant à son envie de crier au monde entier son amour et sa joie.
-Tu es là, c'est certain ? Tu ne vas pas repartir ?
-Non, jamais ! Je veux rester avec toi jusqu'à la fin de mes jours !
-Oh Edward !
Lentement, ils se serrèrent encore plus, leurs lèvres se rencontrèrent, et ils passèrent de longues heures à s'aimer.
Bella regardait son amant dormir d'un sommeil calme. Le regarder l'apaisait, même si elle bouillait en attendant sa dose. Elle passait son doigt sur sa colonne vertébrale, suivant les contours de son dos musclé à souhait.
Un sourire naquit sur les lèvres d'Edward et il ouvrit les yeux.
-Bonjour mon amour, chuchota-t-il. Bien dormi ?
-Maintenant que tu es là, tout va mieux. Les autres sont encore là ?
-Jasper et Alice dorment au salon, et Emmett et Rose ont pris ta chambre. Ils doivent être en train de dormir, eux aussi.
Edward embrassa Bella sur la bouche, puis il descendit ses baisers sur sa joue, son nez, son oreille, et enfin son cou, ce qui fit frissonner la jeune fille.
-Je ne veux plus jamais bouger, décida-t-elle. Je suis trop heureuse.
On entendait quelques oiseaux chanter, fait rare à New York, et les sirènes étaient trop lointaines pour être vraiment entendues. Pas un bruit de dispute, pas de cris, pas de voiture… Tout était bien.
-Edward… dit-elle finalement, gênée.
Il la regarda, l'air inquiet, avant de se lever, de préparer une seringue, dont il injecta le produit à Bella. Aussitôt elle sentit son corps se relâcher, et elle devint encore plus heureuse. Elle se colla contre Edward qui la serra fort.
-Je t'aime, dit-elle en l'embrassant sur le front puis sur les lèvres. Je veux finir ma vie avec toi.
-Moi aussi Bella. Dès que je serais sûr que nous sommes libres, nous nous marierons.
Bella se redressa, l'air ravi.
-Pour de vrai ?
-Oui ma Bella ! Je veux que le monde entier sache que tu es à moi ! Je veux prouver au monde entier que je t'aime, et que je n'aimerai que toi pour l'éternité !
-Oh Edward !
Ils restèrent ainsi, collés l'un à l'autre, durant de longues minutes. Bella se rendormit légèrement, et Edward resta là à la regarder dormir, tel un ange.
Vers midi, ils se levèrent. Alice, shootée, était en train de préparer un petit-déjeuner pantagruélique, tandis que Jasper et Emmett faisaient un bras de fer.
Bella remarqua un détail : Edward, Jasper et Emmett avaient une arme, voire deux pour Jasper.
-Pourquoi portent-ils des armes ? Demanda Bella à Alice en l'aidant à beurrer des toasts.
-Ils se sentent plus en sécurité avec, répondit la jeune fille en haussant les épaules, comme si c'était courant.
Bella ne dit rien, mais ne put s'empêcher de frissonner. Rose arriva, fraîche et maquillée.
-Alors, quoi de prévu pour aujourd'hui ?
-Un bon petit-déjeuner, et une sortie à Central Park.
Elles finirent de tout préparer et installèrent tout ce qu'il faut sur la petite table basse du salon, autour de laquelle chacun prit place.
La discussion allait bon train, mais à aucun moment les garçons n'évoquèrent les trois jours d'absence, et aucune fille ne songea à leur faire la remarque.
Ils riaient tous d'une blague d'Emmett lorsque le téléphone sonna. Il y eu un silence, puis Edward se leva et alla répondre. Bella eut un pincement au cœur, sans savoir pourquoi. Lorsqu'Edward raccrocha, il annonça qu'il n'y avait personne au bout du fil.
-Sûrement un faux numéro, hasarda Emmett. Ça me fait penser à une fois où une vieille m'a lancé des cochonneries, pensant que j'étais son mari !
Les rires fusèrent. C'est à ce moment que Bella crut voir le reste défiler au ralenti, comme dans un film, ou si elle était en manque.
La porte fut enfoncée avec fracas, et six hommes entrèrent, braquant sur les jeunes gens des revolvers et des fusils. Les filles se mirent à crier, tandis que les premiers coups de feu retentirent, chacun essayant de protéger l'autre. Les garçons avaient sortis leurs pistolets, mais déjà les intrus tiraient sur tout ce qui bougeait. Bella était couchée sous Edward qui la protégeait. Les coups de feu la rendaient folle, mais elle le devint encore plus lorsqu'elle sentit un liquide chaud couler sur elle : Edward était blessé ! D'un bond, elle se dégagea et chercha à se mettre entre les balles et lui, mais un des inconnus s'approcha et l'écarta, la retenant par le buste tandis qu'elle hurlait comme une démente.
-Laissez-nous ! Arrêtez ! Vous n'avez pas le droit ! Edward ! Va-t-en ! Sauve-toi !
Mais elle avait beau s'agiter, l'homme était plus fort qu'elle. Il la tira encore plus en arrière, dans le couloir, tandis que les coups de feu diminuaient, et lui enfonça une aiguille dans le cou. Le produit qu'on lui injecta la rendit molle, malgré toutes ses tentatives pour réagir, mais elle resta consciente, regardant ses amis mourir sous les balles des intrus.
Des larmes coulaient le long de ses joues, tandis qu'un horrible spectacle s'offrait à elle. Alice râlait, les yeux fermés, couverte de sang. Rosalie gisait, repliée sur elle-même, le visage grimaçant. Jasper était près d'Alice et lui tenait la main, respirant à grand-peine. Il caressait le visage de sa fiancée doucement, comme si elle dormait. Emmett était mort, les yeux ouverts, son revolver à quelques centimètres de ses doigts. Le pire était Edward : il se trainait vers Bella, ne la quittant pas du regard. Elle savait qu'il avait compris qu'elle ne pouvait rien faire, qu'elle ne pouvait réagir. Elle non plus ne le quittait plus des yeux, espérant qu'il l'atteindrait, juste pour un dernier baiser. Elle le savait, c'était la fin.
-S'il vous plaît, murmura-t-elle, la bouche pâteuse à son ravisseur, qu'elle reconnaissait à présent comme celui qui l'avait frappée chez Jasper, laissez-moi avec lui !
L'homme sembla hésiter, puis l'un des autres parla.
-Laisse-lui lui dire au revoir, ricana-t-il. Son père appréciera.
Celui qui tenait Bella la lâcha, et elle s'effondra. Rampant, elle se rendit péniblement jusqu'au corps d'Edward, qui semblait avoir renoncé. Elle pleurait, lui aussi.
-Oh Bella ! Chuchota-t-il en lui essuyant les larmes, ne pleure pas ma belle ! Je t'aime !
-Moi aussi Edward, je t'aime plus que tout !
Soudain, il enfonça une de ses mains dans sa poche et en sortit un gros sachet rempli de poudre blanche.
-Prends-en de petites doses Bella, continua-t-il péniblement, et Bella fut obligée de se rapprocher tant la voix de son amant devenait faible. Ça te permettra de tenir quelques semaines.
-Edward, je t'en supplie ! Ne me quitte pas ! Ne m'abandonne pas !
Mais déjà le regard d'Edward s'éteignait, et la pression sur la main de Bella se faisait moins forte. Sa tête retomba mollement sur le sol, les yeux clos. La jeune fille se dépêcha de ranger le sachet de drogue sous son pull, prit délicatement la tête d'Edward entre ses mains et elle embrassa ses lèvres en sanglotant.
-Je te promets que nous nous reverrons mon amour, murmura-t-elle doucement malgré sa gorge serrée. Nous serons heureux, avec Alice, Jasper, Rose et Emmett. Je te le promets.
Soudain l'un des hommes l'attrapa par le bras et la fit relever de force.
-Allez, assez rêvassé ! On rentre, la récompense nous attend !
Bella tenta une nouvelle fois de se dégager mais n'y parvint pas. Elle fut emmenée dans une luxueuse voiture, et elle se rendit compte que le soir tombait.
-Nous nous arrêterons au prochain motel, déclara l'un des types, le chef sûrement.
Bella ne vit pas passer le temps, seulement le soleil qui descendait encore dans le ciel. Devant ses yeux revenaient les images horribles de la fusillade, le sang qui s'écoulait de ses amis, leurs airs de souffrance, leur immobilité à jamais.
Il faisait nuit lorsqu'ils arrivèrent dans un motel vide. On fit descendre Bella qui ne réagit même pas, absente. Un des hommes la poussa dans une chambre et, tandis que les autres allèrent se payer un verre, il s'assura que Bella dormirait, en l'assommant.
Lorsque la police défonça la porte de la chambre n°16 du motel « Good Night », ils trouvèrent un cadavre : une jeune fille, les yeux grands ouverts, un mince sourire aux lèvres.
Dans une de ses mains, un sachet de drogue, vide. Dans l'autre, les derniers mois de sa vie, la dénonciation de son père et de ses trafics, et sa demande d'être enterrée avec un jeune homme, dont elle avait marquée l'adresse. Edward Cullen. Elle demandait également que les autres défunts, qui se trouveraient avec Ewdard, soient enterrés par couple. Elle avait donné leur description, pour être certaine que ses amis soient unis dans la tombe et dans l'au-delà.
Telle est l'histoire de Bella Swan, jeune fille appelée à devenir une belle jeune femme, que le monde n'a pas épargné, mais que l'amour a délivré.
Je me doute que j'en ai déçu plus d'une. Mais je n'envisageais que cette fin-là.
Je serais ravie de recevoir vos avis, positifs comme négatifs.
Je vous dis merci pour votre fidélité à cette fiction, et j'espère vous voir sur une de mes autres fictions !
A bientôt
Bisous
