Titre : Nous ne pouvions rien contre ça
Thème : 4 Toi et moi
Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas
musique: toi+moi grégoire
Te souviens-tu ?
Maman et Georges avaient décidé de nous convoquer pour une réunion familiale d'urgence. Je crois que toi et moi y étions allés un peu fort, nous nous étions, un peu battus ce soir là en rentrant du lycée, et nous avions cassé par inadvertance l'horrible coupe de fruit que grand mère avait offert à maman pour son mariage.
En entendant tout ce vacarme George était venu voir ce qui se passait, quand il nous avait aperçus sur le sol, nous bagarrant il était entré dans une colère noire, comme je ne l'avais jamais vu et nous avait consigné dans notre chambre.
Lizzie était venu de frapper à ma porte pour m'annoncer que la réunion allait bientôt commencer.
Lorsque j'arrivais dans le salon maman et George me demandèrent de m'asseoir sur le canapé. Tu n'étais pas encore là, je m'interrogeais sur la punition dont nous allions écoper toi et moi.
Lorsque tu fis enfin ton apparition, nos parents commencèrent à nous réprimander, pour la perte irréparable de la coupe. Ce à quoi tu avais répondu que ce n'était pas une grande perte.
Te souviens tu souviens tu ?
J'avais gloussé. Et le regard exaspéré dont le couple parental nous avait gratifiés.
C'est à ce moment là que la situation nous avait à tous échappé.
Lorsqu'ils eurent formé le souhait que nous fassions des choses ensemble : comme aller manger un morceau en tête en tête et aller au cinéma.
Te rappelles-tu ?
La façon avec laquelle ton père avait sorti les billets de vingt dollars, pour nous enjoindre d'y aller immédiatement. Nous nous étions jeté un regard d'incompréhension, nous n'étions pas privés de sortie. Ils nous forçaient à sortir. Il restait pourtant un point sur lequel nous mettre d'accord le choix du film, tu voulais voir ce film d'horreur et moi cette comédie romantique. George décréta que nous irions voir ce que tu voulais ce soir là, et ce que je souhaitais la semaine d'après, et ils nous mirent tout bonnement à la porte en nous interdisant de nous rendre au Smelly Nelly, trop de nos amis le fréquentait.
Nous nous étions rendus dans ce fast food à l'autre bout de la ville.
Te remémores-Tu ?
Comment le serveur nous avait pris pour un couple qui avait son premier rendez-vous. Je peux te l'avouer maintenant, je fus ravie qu'il nous prenne pour des amoureux toi et moi.
Contre toute attente la soirée se déroula bien, nous avions parlé de nos parents de notre enfance, de tout ce qu'on ne s'était jamais raconté et je te dis que tu étais une bonne personne, tu me répondis que moi aussi.
Cet horrible film je le retiendrai toute ma vie, ton bras lui s'en était souvenu plus d'une semaine. Je n'avais rien regardé, absolument rien. J'avais accroché ton bras et j'avais caché moi visage derrière, je t'avais serré tellement fort que tu en avais eu un hématome. Mais tu t'étais laisser faire, pas un instant tu n'avais laissé penser que je te faisais souffrir.
Le lundi qui suivit, notre classe avait eu cours de sport, les filles d'un côté, les garçons de l'autre. Quand tu apparus en tee-shirt avec ces bleus sur le bras, j'avais senti une bouffé de culpabilité m'envahir. Surtout que tes meilleurs amis Sam et Ralph s'étaient moqués ouvertement de toi. Je sentais tes yeux sur moi, tandis que je montais à la corde. Ce jour là je m'étais surpassée, surement pour te prouver je ne sais quoi. A la fin du cours, tu étais venu me proposer d'aller voir mon film, tu avais plaisanté en disant que cette fois je te broierai pas les os. J'y avais ri, un peu béatement surprise de ta proposition.
Le soir même nous sommes allés visionner cette comédie romantique. Je n'avais pas lu le résumé, je m'étais juste fié à l'actrice qui jouait. Mon dieu je n'avais jamais été aussi gênée j'avais insisté pour visionner un film qui décrivait une histoire d'amour hors du commun, deux jeunes gens se voyaient obliger de vivre ensemble après le mariage de leur parents, ils ne se supportaient pas au début puis finalement tombèrent éperdument amoureux.
Cette histoire ressemblait étrangement à la notre, sauf que nous n'étions pas attirés l'un par l'autre, du moins nous n'en avions pas encore conscience. A la sortie du cinéma nous n'avions pas discuté du film, j'avais réellement peur que tu penses que j'avais insisté pour voir cette comédie pour te donner un message. J'étais mortifiée.
Nous avions éludé le sujet à la maison, quand nos parents nous avaient questionnés sur notre soirée. Nous étions entrées dans une autre phase de notre relation l'ignorance totale, nous ne nous parlions plus, nos regard à l'égard l'un de l'autre étaient indifférent. Nos parent étaient vraiment malheureux, les repas de famille étaient moroses malgré tous leurs efforts. Finalement Lizzie vint me trouver pour me demander de faire la paix avec toi, nous menions la famille à la catastrophe selon elle.
Te souviens-tu ?
Je t'avais rejoint dans le garage où te réfugiais, je n'en menais pas large, j'étais gênée. Ce fut toi qui avais commencé à parler, tu disais que tu avais beaucoup réfléchi ces derniers temps et que tu en étais arrivé à la conclusion, que quoi que l'on fasse toi et moi nous détruirions notre famille. J'étais bouleversée, par tes paroles tu disais que tu voulais partir, que tu irais vivre chez ta mère, que tu devais t'éloigner de moi, ce fut lorsque mes larmes commencèrent à couler, que tu que stoppas ta tirade, et que tu me pris dans tes bras. Tu me murmuras à l'oreille que tu ne pourrais pas lutter. Je t'avais alors supplié de ne pas résister, que nous pouvions très bien gérer cela, en secret rien que toi et moi. Et je t'avais embrassé…Notre premier baiser au gout de larmes.
Depuis ce jour là il y eut bien d'autres baisers, d'autres premières fois. Je t'en prie fais en sorte qu'il n'y en ait pas de dernière, pas si vite, pas déjà…
Derek tu m'entends !
Je veux que tu réveilles, je veux qu'à nouveau toi et moi soyons heureux, je veux sentir la chaleur de ton corps contre le mien, je t'en prie.
Derek réveille toi !
Ne me laisse pas !
Te rends-tu compte ?
Que je te tiens la main, que je caresse tes cheveux, je que je baise tes lèvres. Je me fous de tout, je sais qu'ils ont tous compris le lien qui nous unissait. Je refuse de quitter ton chevet, maman s'inquiète désormais à mon sujet elle me force à manger les sandwiches qu'elle m'apporte.
Mais je n'ai pas faim.
Entends-tu ce que je dis Derek ?
Perçois-tu les mots d'amour que je te susurre à l'oreille ?
Bon sang mais réveille toi !
Que toi et moi puissions reprendre notre histoire ou nous l'avions laissé, avant que ce chauffard te fauche, avant que ce salaud t'enlève à moi. Voilà que je sanglote, ça fait une semaine que tu es sur ce lit, que je te serre la main, que te parle.
J'observe tes yeux depuis tellement longtemps, que je ne réalise pas vraiment qu'ils me regardent pleurer. Je ne réalise pas non plus que tes lèvres me sourient. Je n'appelle pas l'infirmière tout de suite, je souhaite profiter de ce moment juste toi et moi.
