DE JOLIS PETITS SECRETS

Titre: Pretty Little Secrets

Auteur: sparkley-tangerine

Correctrice: sailorslayer

Disclamer : Je ne possède ni les personnages ni l'histoire. Je ne suis que l'humble traductrice.

Note : Ceci est un slash (relation entre personnes de même sexe) alors si ça ne vous plaît pas vous n'êtes pas obligés de continuer à lire.

L'histoire se passe après le livre 5 et ne tient pas compte des livres 6 et 7. Donc, c'est un univers alternatif (au)

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Chapitre Vingt et Un

Réparer la Cassure

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Sirius se sentit comme si Remus venait de le frapper à l'estomac. Pourquoi n'avait-il pas mentionné le lien ? Remus était-il si bouché ? Sirius n'avait rien fait pour mériter le loup-garou, rien du tout. En fait, si ce n'était pas de lui, Remus serait avec quelqu'un qui le rendrait heureux, quelqu'un qui ne laisserait pas de stupide rivalité scolaire dirigé sa vie.

« Remus… tant de temps a passé. Les choses sont différentes maintenant, les sentiments changent et nous ne sommes plus les personnes que nous étions. » Je ne te mérite plus maintenant. « Le moment ne semblait jamais le bon. »

Le visage de Moony devint dépourvu d'émotion alors qu'il regardait l'aminagus, mais il ne put cacher la lueur de douleur qui envahit ces yeux ambrés.

« Je vois. »

C'était sortit tout seul, Remus pensait que ça lui était égal.

« Je me suis mal exprimé, je - »

Remus se leva et lui fit un petit sourire.

« Non, j'ai compris le message. Si tes sentiments ont changé, je comprends complètement. Nous étions jeunes quand nous nous sommes liés de toute façon. »

Paniqué, Sirius lui attrapa le bras, retournant le professeur pour qu'ils soient face à face.

« Ce n'est pas ce que je veux dire et tu le sais ! »

Il espérait que Remus, pour une fois, laisserait sortir ses émotions et qu'il ressente même une fraction de ce qu'il ressentait à chaque fois qu'il voyait son âme sœur.

« Je n'ai jamais voulu renoncer à toi. Même à Azkaban, je te voulais. Le doute n'est pas dans mes sentiments, mais dans les tiens ! Tes sentiments ont-ils changé maintenant que nous avons grandi ? »

Remus avait l'air aussi calme que d'habitude. Sirius aurait aimé détester cette apparence. Ça l'allumait et le frustrait en même temps.

« Tu sais, je suis un loup-garou, mes sentiments pour toi n'ont jamais diminué - »

C'était encore cette connerie. Tout ce que Remus ne pouvait pas contrôler dans sa vie était la faute du loup.

« Je n'ai pas demandé les sentiments de Moony ! J'ai demandé ceux de Remus, l'homme ! Si tu n'étais pas un loup-garou, aurais-tu encore ses sentiments ? »

Cela rappela beaucoup à Sirius les problèmes de Harry et Draco comme âme sœur, mais il laissa ses pensées de côté. Peu importe combien il aimait son filleul, Harry n'appartenait pas à cette partie de sa vie. C'était avant lui.

« Il n'y a aucune façon de savoir ce que nous aurions ressentit si je n'avais pas été infecté par cette malédiction. Tu sais cela. »

Sirius se sentit comme s'il plongeait dans le lac, froid et glacial. Remus l'aimait seulement parce que son instinct de loup-garou le lui disait ? Est-ce ainsi que c'était senti Draco quand Harry lui avait dit ce qu'il était ? Non, il devait réfléchir !

« Alors, tu l'as seulement fait pour satisfaire un désir ? » dit Sirius, surpris que sa voix fût si forte. À l'intérieur, il se sentait comme s'il tombait en morceaux.

La lycanthropie de Remus était un sujet douloureux pour lui, et l'avait toujours été. Sirius n'avait jamais prit en compte sa condition jusqu'à maintenant.

« Ne dégrade pas ce que nous avons eu en simple désir animal Sirius Black. C'était réel, mais les choses changent comme tu l'as dit. Les liens demandent du travail et il faut un certain genre de sorcier pour qu'ils fonctionnent ! »

Harry avait tort. Remus ne pensait pas qu'il méritait d'être son âme sœur. Sirius avait toujours eu un certain orgueil, c'était ce qui avait fait de lui un Don Juan pendant ses années scolaires. C'était plus facile de briser des cœurs que d'avoir le sien brisé, plus facile de partir que d'être abandonner. Son douloureux orgueil le fit attaquer.

« Je suis désolé si je ne suis plus assez bien pour le grand Remus Lupin. Je ne suis plus l'enfant que j'étais ! »

Remus avait l'air complètement perplexe, perdant sa façade calme qu'il avait toujours pour une totale confusion.

« Ça n'a rien à voir avec toi n'étant pas assez méritant. Si je mourrais en héros demain, je ne comprendrais toujours pas ce que j'ai fait pour te mériter, à quel Dieu j'ai pu assez plaire pour qu'il m'envoie ce jour-là toi et James dans mon compartiment il y a toutes ses années. Mon silence n'était pas à cause de mes doutes ou ma confusion sur ton mérite, mais sur le mien. Je ne comprends toujours pas pourquoi toi, tu es resté silencieux. »

La pièce était silencieuse, les deux hommes se tenant à l'opposer l'un de l'autre, complètement choqué. Ils avaient perdu douze ans à cause des circonstances et trois ans de plus à cause de leur propre stupidité. Remus avait dit ce qu'il avait à dire, c'était à Sirius de l'accepter.

« Moony, pas une fois depuis toutes ces années que je te connais tu as fait quelque chose de pas convenable, de mauvais ou de diabolique ! Tu mérite cette douleur autant que Harry la mérite. Pas du tout. Tu as pensé, pendant douze ans, que j'étais un traitre, un meurtrier. Par mon idiotie, je t'ai laissé seul pour faire face à tes transformations, au ridicule et à toi-même. Pour ne pas t'avoir pris dans mes bras et ne jamais te laisser partir au moment où je t'ai revu, je ne peux être pardonné. Je n'ai jamais renoncé à toi volontairement et si, par une chance incroyable, tu décidais de me pardonner tout de même, de me reprendre, je ne te laisserai plus jamais. Je ne te mérite peut-être pas, mais je vais essayer le reste de ma putain de vie de savourer le cadeau qu'elle me fait. »

Le visage de Remus était dans l'ombre, le soleil s'étant couché sans qu'il le remarque pendant qu'ils se disputaient. Sirius ne pouvait pas du tout voir ce qu'il ressentait, mais, à l'horreur de Sirius, le loup-garou tremblait.

« Remus ? Qu'est-ce qui ne va pas ? Es-tu malade ? »

Remus secoua rapidement la tête et s'assit sur le bureau. Sirius s'agenouilla rapidement devant lui. Le loup-garou avait la tête entre les mains, mais Sirius put l'entendre quand il parla, les yeux rivés sur le sol.

« Je deviens quelque chose de mauvais chaque mois. Sirius, si tu te sens vraiment comme cela, alors je t'ai perdu comme compagnon. »

Sirius soupira et posa le front sur l'épaule du loup-garou.

« Remus, je ne veux pas te perdre. Le lien est mourant. Tu es mourant. Je t'en pris, laisse-moi réparer cela. »

Remus leva les yeux, ses yeux dorés troublés.

« Mais est-ce ce que tu le veux ? » chuchota-t-il, l'air perdu.

Sirius sourit et posa une main contre la joue de Remus. Lentement, il approcha son visage, ses lèvres jusqu'à ce qu'ils soient à un souffle de distance.

« Plus que tout » murmura-t-il avant d'embrasser son amour pour la première fois depuis longtemps.

Une décharge électrique courut le long de leur colonne alors que le lien s'embrasait autour d'eux, les couleurs s'illuminant et palpitant de vie.

Les deux hommes s'éloignèrent en gémissant, mais maintenant que Sirius l'avait dans les bras, il n'allait pas le laisser partir. Remus lui sourit et Sirius sentit un sourire diabolique s'étendre sur son visage. Il se leva rapidement, attira Remus à lui et l'embrassa de nouveau.

Remus y répondit frénétiquement et les deux tombèrent sur le bureau.

« Nous allons probablement rester collé ici. » murmura Remus contre la bouche de Sirius. Il le voulait… et bien, maintenant c'était évident que les deux le voulaient.

« Le plancher ? » suggéra Sirius alors qu'ils renversèrent quelques chaises de plus dans leur danse frénétique, continuant de s'embrasser.

Remus poussa Sirius et lui envoya un regard noir.

« Nous n'avons plus dix-sept ans Siri. Et n'importe qui peut entrer dans la salle de classe ! »

Sirius se frotta la nuque l'air penaud mais excité. Il regarda autour de lui pendant un moment avant que ses yeux n'accrochent la porte se rendant au bureau de Remus. Cet endroit contenait quelques chaises, un bureau… mieux encore une porte !

Le sourire revenant sur son visage, Sirius entraîna rapidement un Remus rougissant vers son bureau et ouvrit la porte. Passant l'embrassure de la porte, il pencha la tête et l'embrassa doucement, comme s'il voulait mémoriser ses lèvres. C'était un baiser amoureux et alors que Remus pensait que c'était adorable, il devient impatient.

Le loup prit le contrôle, Remus poussant habilement Sirius sur son bureau.

« Ah, attention » Sirius rit comme il poussait une plume brisée de sous ses fesses.

Remus jeta un coup d'œil par-dessus son épaule. « C'était ma préférée. »

Sirius fit la moue. « Je croyais que j'étais ton préféré. »

« Ça ne dépend que de toi… »

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Harry dormit paisiblement dans les bras de Draco pendant les deux heures suivantes. Voulant maintenir quelque peu son image, Draco se plaignit du désagrément à ses amis en murmurant, jusqu'à ce que Theo, qui en avait assez, lui dise que si c'était vraiment si inconfortable il pouvait simplement pousser Harry, ce qui l'avait fait taire. Ils laissèrent leur ami seul peu de temps après cela, le Serpentard blond prétextant son besoin de sommeil.

Le soleil était couché depuis une demi-heure quand Harry se réveilla soudainement. Frottant ses yeux, le Vélane Élémentaire regarda autour de lui avec un air fatigué, cherchant des repères. Quand il vit Draco sous lui, il eut l'air de s'excuser en rougissant.

« Bien dormi ? » demanda son compagnon blond, mais il n'avait pas son ton froid habituel.

Harry sourit à Draco, mais resta pensif, pourquoi s'était-il réveillé si soudainement ?

« J'ai bien dormi. Sirius et Remus sont-ils revenus ? »

Draco fronça des sourcils et regarda son âme sœur avec suspicion.

« Non, ils ne sont pas revenus » commença-t-il doucement, le regardant de près. « Le devraient-ils ? »

Harry soupira et sortit sa baguette, lançant rapidement un sort Tempus pour savoir l'heure.

« Je croyais qu'ils auraient réglé les choses à cette heure-ci. »

Draco grogna, le bruit provoquant un petit quelque chose à une partie inférieure de Harry, et prit un air exaspéré.

« Qu'as-tu fait encore Harry ? »

Le Vélane Élémentaire envoya un regard indigné à Draco.

« Pourquoi tout le monde croit que je fais toujours quelque chose de mal ? Tout ce que j'ai toujours fait fut de sauver quelqu'un d'une façon ou d'une autre. »

Draco renifla. « Je me rappelle de quelqu'un qui se laissa mourir noblement car il pensait faire quelque chose de bien pour quelqu'un d'autre. Maintenant, qu'est-ce que tu as fait ? »

Harry soupira. Il ne pouvait pas mentir à son âme sœur.

« Leur lien était mourant et ça me rendait dingue ! Je suis un Vélane élémentaire, un marieur et ils étaient complètement bouchés. Alors je les ai en quelque sorte…...… 'àcequ'ilsparlentdeleursdifférent. »

Étant un Serpentard, Draco avait tendance à séparer les choses. La compréhension s'alluma dans les yeux argentés et il commença à glousser.

« Tu sais, je ne t'ai jamais imaginé comme un genre de cupidon. »

Harry envoya un regard noir à Draco alors que le blond riait de lui et de ses tendances de Vélane jusqu'à ce qu'il les ressente. Les pulsations de la renaissance d'un nouveau lien.

Cela envoya des frissons de délice courir dans la colonne de Harry et il ne put s'empêcher de sourire de façon imbécile. Une pensée traversa son esprit, le faisant écarquiller les yeux et perdre son sourire pour un regard d'horreur.

« Ils ne le font pas ! Ils ne peuvent pas ! » Chuchota Harry pour lui-même. Remus était son professeur ! Les professeurs de Harry ne baisaient pas dans le petit monde parfait de Harry.

J'ai besoin d'une distraction, pensa frénétiquement Harry regardant autour de lui la pièce trop propre.

Draco s'essuya les yeux. Ne faisant pas attention à son environnement, il manqua la lueur qui brillait dans les yeux émeraude de Harry, mais il sentit le Vélane fondre sur lui.

Il n'y eut plus aucun rire pendant un moment après cela.

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Au mois prochain tout le monde… et l'a je suis vraiment sérieuse.

Chapitre 22 : Pourquoi ne peuvent-ils pas savoir