Déclaration : Les personnages ne m'appartiennent pas, je ne fais que les emprunter. Merci à Russel T Davies et à la BBC de les avoir créés.
Bêta et encouragements : Réa S, merci
MADE BY TORCHWOOD
Chapitre 21 : Suzie
Comme on se réveille d'un cauchemar, je repris connaissance en même temps qu'une grande inspiration. J'étais seul, mes poumons me brûlaient, un sentiment familier de peur au creux de mon ventre … je fermais les yeux en laissant mes souvenirs affluer tandis que mon cœur reprenait son rythme apportant la vie à chaque cellule de mon corps. La magie elle avait déjà opéré son miracle et toutes mes plaies quel qu'elles soient avaient disparues. Je m'assis regardant autour de moi, j'étais dans le garage du Hub. Au vu du sang sur le sol, on m'avait tiré dans la tête … Suzie ! C'était Suzie et Ianto se trouvait seul avec elle … je me relevais, tout mon corps était douloureux mais la peur me donna l'énergie nécessaire. Je me mis à courir comme si j'avais le diable à mes trousses. Elle pensait m'avoir tué, qu'allait-elle dire et faire maintenant ?
Je ralentis, je ne voulais pas gâcher mon effet de surprise. Plaqué contre le mur je jetais un œil discrètement et prudemment dans la pièce principale du Hub. Suzie me tournait le dos, elle tenait d'une main tremblante son arme pointée sur Ianto … Je jurais intérieurement c'était le pire scénario. Il ne savait même pas manier une arme !
- Je ne peux pas te laisser partir, tu en sais trop ... expliqua-t-elle en pleurnichant.
- Je ne dirais rien, je t'en supplie, gémit-il.
Il se tenait devant elle, horrifié et pétrifié. Des larmes silencieuses coulaient le long de ses joues. Il tenait ses mains devant lui comme si elles pouvaient le protéger d'une balle.
- Désolée, mais il le faut ...
- Pitié ...
- Mais qu'est-ce que tu es Ianto ?
J'écoutais distraitement, elle ne l'avait pas encore tué mais cela n'allait pas tarder, je pris une grande inspiration qui fut encore un peu douloureuse pour chasser l'angoisse qui m'habitait. Je déboutonnais l'étui de mon arme sans la sortir et aussi calmement que possible, je sortis de ma cachette. Ils étaient très près, en quelques pas je serais derrière elle. Ianto me vit immédiatement et écarquilla les yeux.
- Tu crois que je suis assez bête pour ce subterfuge ? ironisa Suzie en voyant Ianto semblant fixer quelqu'un derrière elle. Je suis désolé Ianto …
- Pose cette arme Suzie, tonnais-je.
Elle se retourna brusquement et je lis sa surprise devant son Capitaine revenu d'outre-tombe. La première fois, les gens étaient toujours bluffés.
- C'est terminé, allez, viens avec moi ...
Suzie était intelligente, j'étais certain qu'elle serait raisonnable, qu'elle accepterait cette main que je lui tendais. Mais contre toute attente, elle jeta un dernier regard à Ianto et retourna l'arme contre elle. D'une balle sous son menton, elle mit fin à ses jours et mourut sur le coup. Je la regardais incrédule, je ne m'attendais pas à cela, vraiment pas.
- Est-ce que ça va ? demandais-je finalement à Ianto.
Lui la fixait toujours les sourcils froncés, l'air profondément triste. Il s'affaissa lentement contre le mur. Il posa les mains sur sa tête, ses coudes sur ses genoux, les yeux fixés au sol.
- Tu devais revenir avec elle … je lui ai demandé où tu étais …
Il leva ses yeux vers moi avant de continuer.
- Elle avait deviné que je savais pour le retcon … Elle a dit que tu étais mort, Jack !
- Et tu l'as crue ! contestais-je en souriant.
Tout mon corps était encore endolori par cette résurrection.
- Elle disait la vérité, m'assura-t-il en me fixant de ses yeux clairs.
- Bien sûr que non ! C'est une bonne menteuse, on en a la preuve.
- Elle le pensait vraiment … où étais-tu ?
Affecté mais apparemment il avait toujours l'usage de son cerveau ... il fallait vite trouver une explication convaincante.
- Elle m'a assommée, un bon coup sur la tête. Elle a cru m'avoir tuée, elle aurait pu …
Un peu à la pêche au réconfort … mais il était trop secoué pour cela.
- Elle m'a dit qu'elle travaillait sur le gant jour et nuit même chez elle, qu'elle avait tué ces gens … elle était complètement perdue, asservie au dessein du gant et du couteau … elle ne savait plus quoi faire ...
- Et fabriqué je ne sais quoi avec son copain ... ce Max je-ne-plus-quoi, il faut encore que j'aille m'occuper de celui-là, soupirais-je en reportant mon regard sur Suzie.
Ianto était toujours assis à même le sol, il s'était encore un peu plus recroquevillé sur lui-même, je vis qu'il pleurait à nouveau, silencieusement comme il l'avait fait devant sa petite amie devenue cybernétique.
- Clairement pas prêt à aller sur le terrain, dis-je un peu durement.
Il releva brusquement la tête et me jeta un regard que je trouvais mystérieux avant de s'enfuir vers les cellules. Je l'avais peut-être vexé ... mais c'était la vérité, il était bouleversé. Je le préférais en colère contre moi que s'apitoyant sur le sort de Suzie et le sien.
Je soulevais le corps sans vie de mon ex-agent en second pour l'amener à la baie médicale avant de partir vers le parking nettoyer les dégâts de ma mort qui n'avait pas eue lieu. Une chance qu'elle m'ait tiré dans la tête, je n'avais pas une goutte de sang sur mes vêtements. Suzie … elle était douée, oh oui vraiment douée. Elle devait garder une arme sur elle, je n'avais même pas pensé à la fouiller … j'étais déçu et triste que cela finisse ainsi.
Après avoir accompli ma sale besogne, je posais mes fesses sur le coffre du SUV encore ouvert. Je soufflais bruyamment pour évacuer ce sentiment latent de … culpabilité. Ses erreurs d'agent étaient les miennes en tant que patron, je ne pouvais pas rejeter entièrement la faute sur elle. J'étais un leader, mes hommes me suivaient, donnaient leur vie pour moi ... il en avait toujours été ainsi déjà à l'Agence du Temps que j'avais intégré tout juste adolescent. Je savais me battre et j'avais toutes sortes de qualités dans l'action. Mais, car il y avait un mais, dans la gestion du quotidien, j'étais un peu moins doué. Jamais je ne m'en serais rendu compte seul … l'emprise qu'avaient le gant et le couteau sur elle m'avait totalement échappé. Ianto …
Ianto pouvait m'aider, il m'aidait déjà beaucoup car il était tout l'inverse. Depuis que nous l'avions, Tosh avait cessé de râler –à raison- au sujet du bazar qui régnait dans le Hub. Le soir, quand tout le mode était parti, il replaçait les objets à leur place, les dossiers dans les bons tiroirs, les objets dangereux dans mon bureau pour les archives sécurisées. Il remettait en état nos archives papier vieilles de plus de cent ans, passait un peu de temps à l'office de tourisme … Tosh avait beaucoup moins de curieux sur le dos. Il s'occupait des commandes de nourriture pour l'équipe, pour les monstres en captivité qu'il nourrissait, pour nous deux … il avait même récupéré mes affaires chez le blanchisseur il y a quelques jours. Je ne lui avais rien demandé, je n'avais toujours pas compris comment il avait su … tout en lui expliquant qu'il n'avait pas à faire cela j'étais intérieurement bien content. Il m'avait regardé, patiemment écouté, répondu poliment, avec son monsieur qui me donnait envie de me jeter sur lui. Je le soupçonnais d'avoir compris l'effet que ce mot produisait sur moi dans certaines occasions … Au sourire qui s'était dessiné à la commissure de ses lèvres, je savais qu'il s'occuperait dorénavant de mes affaires. Il avait mis en place tous les protocoles avec l'Unit, il gérait leurs demandes, supervisait les rapports qui leur étaient transmis bien que je le suspectais de les rédiger lui-même à partir de ceux qui devaient rester ici … aussi discret qu'incontournable, il avait su se rendre indispensable sans même que je m'en rende compte. En partie par lâcheté, je trouvais ces tâches ingrates, nécessaires mais tellement ennuyantes … ennuyantes à mourir, pour un immortel comme moi, c'était un supplice.
Le quotidien, un quotidien dont il me libérait et qui me permettait de me concentrer sur l'essentiel. Sans parler des happy hours … là aussi il m'était indispensable … surtout que l'animal sauvage se laissait doucement dompter …
N'étais-ce pas dangereux ? Tellement de choses qui reposaient sur ses épaules ? Plus le temps passerait plus cela s'accentuerai … Bien sûr que ça l'était, mais j'aimais vivre dangereusement, prendre des risques … quels risques d'ailleurs ? J'avais confiance en Ianto, les autres lui avaient accordé la leur bien plus vite que moi. Mais moi seul l'avait dans mon lit le soir venu … cette dernière pensée me donna envie d'aller le voir en espérant qu'il se soit remis de ses émotions. Il le fallait s'il voulait rester avec nous … c'était loin d'être rose ici tous les jours, certains ne le supportaient jamais. J'en avais eu des exemples à la pelle depuis mon embauche quelque peu forcée à Torchwood. Je ne voulais pas agir différemment avec lui qu'avec mes autres collaborateurs, s'il ne supportait pas le boulot il valait mieux le savoir tout de suite. Et puis il ne fallait surtout pas qu'il se sente traité différemment parce qu'il couche avec le patron ni que les autres ne le pensent. Mais je devais avoir réussi dans ce domaine car il ne m'avait jamais fait de remarques. Seul Owen s'y était frotté et piqué, déca pendant deux jours, je n'aurais pas aimé être à sa place … En journée nous avions des relations employeur-employé des plus classiques … je m'étais quand même autorisé quelques fesses pincées et baisers volés, il fallait bien que je profite de mon statut qui avait beaucoup d'inconvénients et dont je n'avais pas voulu pendant des décennies !
Il n'était pas dans la pièce principale … il avait déjà nettoyé le sang de Suzie, peut-être était-il dans sa chambre. Mais là non plus. Bon, je n'allais pas parcourir tout le Hub à sa recherche, je consultais dans mon bureau les caméras de surveillance. Il avait effectivement nettoyé le sang, retourné dans sa chambre prendre un paquet de cigarettes. Inutile de regarder plus loin, je savais où il allait pour fumer. Je le trouvais en train de regarder la baie, juste devant l'entrée de l'office de tourisme.
- Tu ne devrais pas fumer, tu ne sais donc pas que c'est mauvais ?
- Trouve autre chose papa Jack, ironisa-t-il en me jetant un regard incendiaire.
Il reprit sa contemplation du soleil déclinant sur l'eau un peu agitée par la brise … Il me semblait encore nerveux malgré sa dose de nicotine … je le taquinais car il fumait très peu. Je n'en supportais pas l'odeur que je détectais à des kilomètres. Je savais donc très bien quand il avait fumé.
- Et pourquoi donc ?
- Parce que personne ne fait de vieux os à Torchwood pardi. Je connais l'histoire pas brillante de la branche de Londres, celle de Cardiff ne me paraît pas mieux. Alors pourquoi ?
Il avait commencé à ranger les archives mais apparemment il ne faisait pas que ranger, il lisait aussi.
- De vieux os … ça ne se passera pas comme cela avec moi, pas avec moi à la tête de Torchwood, Ianto.
J'essaie de le rassurer, il me regarda plus longuement cette fois amusé me semblait-il. Il venait d'assister à la mort violente de Suzie, je ne pouvais pas le blâmer. Toujours accoudé à la rambarde, il se tourna vers moi.
- Tu n'as pas répondu à ma question, relança-t-il avec un air de défi. Je sentis immédiatement le changement d'attitude, il était plus détendu, plus joueur.
- Parce que je n'aime pas cette odeur, je l'ai même en horreur.
Sa cigarette n'était pas finie, mais lentement, tout en me scrutant il l'écrasa et … je reconnais la luxure quand j'en voie et ce regard rivé au mien en était maintenant rempli. Je me rapprochais et m'accoudais de la même manière sur la rambarde, à quelques centimètres de lui.
- Je n'en fumerai plus … s'il n'y a que cela pour vous satisfaire …
Ianto Jones, l'effet que tu me fais, pensais-je. En quelques mots, j'avais tout mon corps en éveil et ce genre de feu ne s'éteignait pas facilement.
- Oh, maintenant que tu en parles, je pense à deux ou trois petites choses que tu pourrais faire pour moi.
- Vraiment monsieur ?
- Absolument, fis-je en m'approchant encore un peu.
Il était sensible à mon odeur, à cette distance il devait sentir mon souffle sur son visage. Les hostilités étaient ouvertes, il avait utilisé ce monsieur que je trouvais si sexy dans sa bouche et que je détestais tant chez tous les autres. Nos regards étaient vrillés et la tension sexuelle entre nous palpable. Je glissais ma main sous sa veste, puis sous sa chemise … il ne bougeait pas mais le contact de sa peau fit monter mon excitation d'un cran et il me semblait que lui aussi … la bosse qui apparaissait dans son pantalon était immanquable. J'abandonnais momentanément mon exploration pour lentement faire glisser ma main le long de son bras, j'attrapais sa main pour la placer sur mon sexe déjà bien tendu. Il leva un sourcil comme il le faisait si souvent, feignant l'étonnement tandis qu'un sourire coquin apparaissait sur ses lèvres que je convoitais. Je ne pus m'empêcher de presser sa main un peu contre moi et mon désir grandit encore.
- Monsieur ? réussit-t-il à dire innocemment, il respirait plus rapidement j'étais certain que le désir affluait dans son corps comme dans le mien. Jolie maîtrise …
- Il faudrait que tu te concentres sur cette partie, une très profonde concentration ...
Il ne put retenir un petit rire et je souris un peu plus moi aussi.
- Je crois que c'est dans mes compétences … à défaut d'être dans mes attributions … mais il me semble que vous abusez de votre position monsieur.
- Oh yeah et encore tu n'as rien vu …
Il attendit que je lâche sa main pour me suivre dans le Hub. En repassant dans la salle principale, Suzie traversa mon esprit, mais je la chassais vite. Je voulais tourner la page et avec Ianto je ne doutais pas d'y arriver. Sans hésiter j'allais dans mon antre mais Ianto s'éclipsa dans la petite salle de bain sans rien dire. Toujours économe en paroles … pas grave, j'allais prendre un peu d'avance, je me déshabillais en attendant qu'il daigne réapparaître. J'avais fermé la trappe, il se planta dans l'embrasure de la porte seulement éclairé par la faible lumière de la salle de bain. Il portait son costume mais sa cravate était un peu défaite, ses cheveux peignés avec du gel étaient un peu plus en bataille que d'habitude, ses beau yeux clairs un peu rougis par l'émotion qui l'avait submergé … je voyais ce qu'il avait vécu, il était si beau. Son regard … il avait un regard profond, c'étaient ses yeux que je préférais. Je m'étais allongé sur le lit mais je me levais pour aller le chercher, je collais mes lèvres aux siennes en enlevant sa veste, il avait le goût mentholé de mon dentifrice ... j'appréciais l'attention, je préférais cela à un Ianto à la nicotine. Quoique rien n'aurait pu me faire lâcher ses lèvres. On se dévorait mutuellement, laissant échapper tout notre désir, gémissants tous les deux. Tandis que je l'attirais vers le lit, je lui retirais ses vêtements, barrières insupportables entre son corps et le mien. Une fois nu, il m'obligea à m'assoir tandis qu'un râle s'échappait de mes lèvres.
- Je crois que mon devoir m'appelle, fit-il en se mettant à genoux devant moi avec un regard plein de désir.
Il me prit aussitôt en bouche si violemment que j'agrippais les draps de mes mains tout en gémissant. Il était doué … sa bouche, sa langue, ses mains … il semblait être partout à la fois, il commençait à bien me connaître … je l'arrêtais avant que ce ne soit trop tard, je ne voulais pas être le seul à avoir du plaisir. Il comprit et s'allongea sur moi, vrillant à nouveau son regard au mien, nos deux érections presque douloureuses qui se frottaient …
- Est-ce que je peux …
Jusqu'à présent c'était toujours moi qui l'avait fait mien, jamais l'inverse.
- Viens, j'en ai très envie …
Il fut très doux malgré son envie dévorante et très attentif … mais une fois en moi, il commença ses va- et-vient puissants et si jouissifs, lents mais si profonds … ses lèvres rougies par mes baisers m'attiraient à nouveau, je me relevais pour lui faire comprendre. Il se pencha et nous reprîmes notre baiser, un baiser que je voulais aussi profond que sa pénétration. Ses deux bras musclés plantés dans le lit autour de moi m'entouraient, je m'abandonnais totalement à sa virilité si parfaitement maîtrisée. J'ouvris les yeux de surprise quand enfin, d'une main, il saisit mon sexe dédaigné jusqu'à présent et … ce fut bon comme jamais. Je lui susurrais à l'oreille combien cela avait été magique, il m'embrassa en souriant.
- C'est la première fois que tu me le dis …
Je passais ma main dans ses cheveux sans le quitter des yeux.
- Ça l'a été à chaque fois mais aujourd'hui c'était grandiose.
Il baissa les yeux en souriant, ce sourire que j'affectionnais tout particulièrement. Celui quand il acceptait un compliment, ils étaient rares, je les distribuais avec parcimonie. Habile dans l'action, moins dans la parole, j'aimais sa manière de les recevoir. Toujours aussi réservé mais moins tourmenté qu'à son arrivée il y a trois mois ... j'avais le sentiment que cela faisait trois ans. Il était mieux, mieux ici avec moi, à Torchwood Cardiff. J'avais gardée ma main sur sa nuque, je l'attirais à moi et c'est ainsi que nous nous endormîmes le soir de la mort de Suzie.
C'est mieux que le précédent chapitre n'est-ce pas ? !
Vous me direz ce que vous en pensez, vous savez que j'aime drôlement ça ^^
Un court extrait du chapitre 22 :
"C'était la fin définitive des expérimentations, ces artefacs rejoignaient les nombreux autres classés « not for use ».
- J'exige que plus jamais aucun objet ne sorte d'ici, est-ce que c'est clair ?
Tout le monde acquiesça sans un mot.
- Maintenant, au boulot. Owen il y a une autopsie qui t'attend, nous partons ensuite cueillir le petit copain de Suzie. Tosh tu t'occupes de sa disparition, de ses comptes et de tout le reste. Ianto avec moi pour l'entraînement au maniement des armes, tonnais-je.
- Quoi ? Pourquoi vous riez ? l'entendis-je demander alors que je quittais la pièce ..."
A dans deux jours pour la suite !
