A/N : Ce chapitre est légèrement plus court mais c'en est un plutôt grand pour Blaine, donc restez avec moi, okay ( : Enjoy ! Disclaimer : Je ne possède pas Glee.
Chapitre 21 : S'il te plait dis-moi que je ne m'y habituerais jamais
Un mois s'était passé plutôt vite, réalisa Blaine une fois qu'il se réveilla le lundi matin deux semaines plus tard. Son renvoie temporaire était fini et il allait retourner à l'école aujourd'hui, mais Kurt ne sera pas là. Il se leva de son lit et s'habilla rapidement.
Une fois qu'il eut fini, il sauta le petit-déjeuner, il n'avait pas très faim de toute façon. Il prit la voiture et conduisit vers l'école, il était en fait nerveux. Il se demandait à quelle vitesse s'étaient rependues les rumeurs dans l'école et comment tout le monde réagirait une fois qu'il reviendrait. Il repoussa le sentiment et pensa à ce qu'un certain jeune homme lui avait un jour dit.
« Courage, Blaine. » s'entendit-il dire. Il prit quelques profondes respirations et ça le fit en fait se sentir plus calme. Il était déjà harcelé quotidiennement, quelle était la pire chose qui pouvait arriver ?
Blaine gara sa voiture et entra dans l'école et la façon dont il fut accueilli fut encore pire qu'un soda en plein visage ou un coup de poing dans le ventre. Les gens se turent une fois qu'ils le virent et ils regardaient juste, regardaient comme s'il était une sorte de monstre avec huit bras ou quelques chose comme ça. Ça le mit incroyablement mal à l'aise, il agrippa plus fort son sac et continua à marcher la tête haute. Il fit de son mieux pour ignorer les gens montrant du doigt et murmurant. Soudain quelqu'un l'appela.
« Est-ce que tu as couché avec le prof ?! » demanda la voix. Blaine secoua juste la tête d'incrédulité et continua à marcher jusqu'à ce qu'il rejoigne son casier.
« Je parie que oui, le pédé ne pouvait pas garder sa bite en dehors du cul de quelqu'un pendant plus de dix minutes donc il a dû prendre le prof ! » dit quelqu'un d'autre. Blaine prit juste rapidement ses livres dans son casier et alla rapidement vers son premier cours. Il fut heureux de trouver Tina au fond de la classe, assise seule, Mike devait être absent aujourd'hui. Il s'assit à côté d'elle et enfouit son visage dans ses bras, se cachant du reste du monde.
« Blainers, est-ce que ça va ? » demanda-t-elle, inquiète, en passant sa main sur son dos.
« Est-ce que ça a l'air d'aller ? » demanda-t-il, des larmes brulant ses yeux. « Tout le monde pense que j'ai couché avec le prof ! »
« Ça va aller, ça pourrait être une tendance pour le reste de la semaine mais la semaine prochaine ça sera un vieux truc. » dit-elle. Blaine essuya rapidement ses larmes et s'assit correctement.
« Je- je l'espère. » bégailla-t-il.
« Je le sais. » dit-elle en l'étreignant fortement. Blaine rendit son étreinte, il n'avait pas réalisé à quel point il avait besoin de ce câlin.
« Je t'aime, Tina. » dit-il.
« Je t'aime aussi, Blaine. » répondit-elle et il pût la sentir sourire.
Le cours continua de même que les murmures et les sifflets. Blaine fit de son mieux pour les ignorer, mais après avoir été appelé une salope et un pédé dégoutant encore et encore, ce fut trop pour lui. Il était en train de déjeuner et la cafétéria entière le regardait, le jugeant pour des choses dont ils ne savaient rien. Finalement, il quitta la table et courut vers les toilettes, complètement submergé et brisé. Il s'enferma dans une des cabines et laissa ces larmes brulantes couler le long de ses joues, il se permit de pleurer, quand personne d'autre ne pouvait voir.
« Blaine ? » entendit-il dire une voix familière, la voix familière appartenait à Mike.
« Ou- Ouais. » Blaine renifla et essuya ses larmes.
« Est-ce que tu pleures ? » demanda Mike en essayant d'ouvrir la porte.
« Non… » mentit Blaine en déverrouillant la porte, il sortit et se lava les mains dans le lavabo.
« Si tu l'as fait, tes yeux sont rouges, je peux le voir. » Mike soupira. Blaine ne répondit pas, il regarda juste son reflet dans le miroir ce qu'il vit n'était pas Blaine le joyeux garçon souriant. C'était quelqu'un d'autre. Le garçon qu'il regardait avait l'air fatigué, ses yeux étaient rouges avec des cercles sombres dessous. Il s'était beaucoup aminci puisqu'il n'avait pas mangé plus de peut-être une fois par jour durant le dernier mois. Bien sûr, le garçon était toujours bien habillé et ses cheveux avaient du gel, mais toutes les autres choses manquaient. Blaine secoua la tête et détourna le regard, il n'osait pas se voir.
« Je sais à quel point ça doit faire mal, Blaine… et tu as tous les droits de pleurer, tu ne dois pas être honteux. »
« C'est faux. » dit Blaine en reniflant. « Je suis juste fatigué. Je suis fatigué de me sentir comme ça, fatigué de ne jamais dormir assez, fatigué de pleurer tout le temps, fatigué d'être harcelé, fatigué de penser à lui tout le temps… »
« J'ai compris. Mais tu as besoin de laisser aller, Blainers. » dit Mike en lui tapotant l'épaule.
« Je ne peux pas, Mike ! » coupa Blaine en se retournant pour lui faire complètement face. « Je ne peux pas arrêter de me demander pourquoi il a fait ce qu'il a fait, s'il m'a un jour aimé, où il est maintenant, s'il a le cœur brisé, si tout ça était un jeu ! C'est la seule chose que j'ai en tête maintenant, tourbillonnant horriblement, me rendant étourdi. Chaque jour. J'ai vu une thérapeute pendant un mois, même pas ça aide ! »
« Alors peut-être que tu devrais aller chercher. » dit Mike après quelques minutes de silences dues à l'explosion de Blaine.
« Qu- Qu'est-ce que tu veux dire ? » demanda Blaine en soupirant.
« Peut-être que tu devrais aller le voir, lui parler, lui demander tout ça… Ecoutes, je ne sais pas ce qui se passait entre vous deux, mais d'après ce que m'a dit Tina, on dirait vraiment qu'il était réellement amoureux de toi. Je pense qu'il te donnerait des réponses Blaine, il ne pourrait pas juste encore te fermer la porte au nez. »
« Mais et s'il le fait ? Je ne peux pas prendre ça, je vais mourir. Je vais émotionnellement mourir. » dit Blaine en sentant son cœur se serrer à cette pensée.
« Ça vaut le coup d'essayer, mon pote. Si c'était pour moi et Tina et qu'elle me faisait ça, je demanderai des réponses, peu importe à quel point ce serait dur. » dit Mike avant de s'en aller. Blaine resta silencieux, pensant à ce que Mike venait de dire. Peut-être qu'il avait un point ? Peut-être qu'il avait besoin de réponses avant de pouvoir avancer. Soudain, la porte s'ouvrit encore, Blaine ne savait pas à qui il devait s'attendre mais de toutes les personnes de l'école, Jason entra dans la salle de bain vide. Blaine le regarda, ses yeux reflétant l'horreur. Jason sourit juste, ce sourire méchant et horrible montrant ses dents. Il ferma la porte derrière lui et avança vers Blaine.
« Bien, bien, bien… » commença-t-il. « Est-ce que ce n'est pas Blaine Anderson, on ne peut pas trouver un Kurt Hummel dans les stalles hein ? Je parie que vous ne pouviez pas rester cinq minutes sans baiser ensemble donc il devait se glisser ici et t'attendre entre les cours. » Blaine ne répondit pas, il fit juste de son mieux pour éviter de crier. Il sentit ses mains devenir des poings tandis qu'il essayait de contrôler sa respiration. Finalement il secoua la tête.
« Oh, bon. Peut-être qu'il est déjà parti. » Jason haussa les épaules.
« Jason, pour la dernière putain de fois, je n'ai pas couché avec lui ! » dit Blaine en serrant les dents.
« Bien sûr que non. » dit Jason. Il n'était pas sérieux, il se foutait de lui.
« Crois ce que tu veux, alors. » dit Blaine en se tournant pour partir, il ne pouvait pas rester plus longtemps ici. Une main se pressant contre sa poitrine l'arrêta, Jason plissa les yeux et en un mouvement il avait épinglé Blaine contre le mur devant lui. Ces yeux froids comme la glace regardaient ceux de Blaine, cet horrible sentiment de l'oxygène quittant ses poumons, la peur et son cœur battant furieusement contre sa cage thoracique. C'était dans des moments comme ça, des moments où il savait qu'il allait se faire taper dessus, qu'il pensait :
Blaine Anderson, tu as été un boxeur presque toute ta vie, fais quelque chose !
Tu peux le faire, tu sais que tu peux, ne sois pas un tel lâche !
Tu es plus fort que ça, plus fort que lui.
Ne le laisse pas te faire du mal, vire-le de devant toi !
Puis Blaine amena ses mains au niveau du bras de Jason qui était actuellement pressé contre son cou, l'étranglant. Blaine fit une bonne prise sur son bras et en un geste rapide, il tourna le bras de Jason et le tordit vers l'arrière, forçant Jason à relâcher la prise et de se tourner, donc son dos lui fasse face. Puis Blaine retourna Jason et le poussa contre le mur à la place et soudain ce fut son propre bras qui fut poussé contre son cou. Il était en contrôle.
« Qu-Qu'est-ce que tu fais putain ?! » bredouilla Jason, se débattant mais échouant. Blaine sourit, pendant une fraction de seconde il put comprendre pourquoi les brutes aimaient les moments comme ça. Voir la peur dans les yeux de la personne, sentir son cœur battre trop vite, voir la panique bouillir en eux pour changer. C'était un sentiment de pouvoir tellement écrasant. Mains puisque Blaine avait un cœur, ce sentiment ne dura pas très longtemps, mais il ne lâcha pas.
« Est-ce que tu as une idée d'à quel point j'en ai assez de tes moqueries, tes constantes insultes et le harcèlement ? Comment tu ruines constamment ma vie, t'assurant de me rappeler chaque jour à quel point je suis sans intérêt, pédé et dégoutant ! » Blaine haussait la voix, s'il se voyait maintenant il aurait probablement peur lui aussi, mais l'expression de Jason était sans prix. Il secouait juste la tête et sa respiration devint plus rapide, est-ce qu'il allait pleurer ? En tout cas, Blaine s'en fichait.
« J-Juste frappe-moi. » dit Jason. « Je sais que tu le veux depuis la 6ème, maintenant frappe-moi, tu as ta chance. »
« Je ne vais pas te frapper, Jason. » dit Blaine, sa voix légèrement plus douce. Il le regarda avec incrédulité, Blaine n'était pas une personne violente.
« Pourquoi non ? » demanda Jason. « Je t'ai traité comme de la merde pendant toute ta vie. J'ai répandu des rumeurs mauvaises, t'ai jeté dans des bennes à ordures, t'ai tabassé, t'ai arrangé un faux rendez-vous, ai convaincu l'école entière que tu es né avec un vagin. » Blaine secoua juste la tête.
« Je ne pourrais jamais faire ça à quelqu'un. Je ne pourrais jamais les faire se sentir comme ça ou les blesser de cette façon, même pas toi. » Blaine le regarda droit dans les yeux. « Tout ce que tu m'as fait, ça fait mal, encore aujourd'hui. Ça a ruiné entièrement mon expérience du lycée. »
« Je le sais, donc frappe-moi ! » supplia pratiquement Jason.
« Non. » dit Blaine en le lâchant. Jason tomba par terre juste sur les fesses. « Je ne suis pas une brute. » finit-il en sortant des toilettes.
Une fois qu'il eut de nouveau les regards sur lui, il ne put plus les prendre. Il courut à son casier pour prendre son sac et son manteau, puis il claqua la porte et se précipita vers sa voiture. Il put entendre Tine l'appeler mais il l'ignora et conduisit juste chez lui. Il en avait fini.
A suivre.
