Auteur : kaiface
Traduction : lovePEOPLEandCOWBOY
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Chapitre 21 : Nouveau Commencement
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« Ça va faire trois semaines, » annonce Lydia alors qu'elle s'approche de la table avec son plateau. Scott se glisse sur la fin du banc pour prendre place quand Allison donne un petit coup de coude d'encouragement à son épaule, puis Lydia prend la place vide entre eux, en faisant voler ses cheveux par-dessus son épaule. « La réunion dans le bureau semble être une probation académique, mais si il ne revient pas bientôt, ils vont tout simplement l'expulser. »
Un silence meurtri tombe sur la table alors que Lydia prend la pomme sur son plateau pour l'examiner avant de la mordre délicatement. Allison regarde son repas d'un air contemplatif avant de le repousser vers Stiles, qui se jette immédiatement sur les frites, pour en fourrer plusieurs dans sa bouche en une fois.
Les sourcils de Scott se rejoignent tandis qu'il observe la nourriture abandonnée sur son propre plateau. « Il y a bien quelque chose que nous pouvons faire, » dit-il, en cessant finalement de dévisager sa pizza. « Je veux dire, il doit y avoir quelque chose. »
« Peut-être que nous devrions essayer de lui reparler, » suggère Allison, en observant Scott avec un léger haussement d'épaule.
« Pas la peine, » marmonne Erica à l'autre bout de la table, la joue appuyée contre sa main tandis qu'elle repousse ses légumes ramollis – étrangement étiquetés avec le lable « bio » par l'équipe de la cafétéria – autour de son assiette. « J'ai finalement réussi à le faire sortir de sa chambre la nuit dernière, mais c'était seulement pour quelques minutes. » Boyd casse le cookies en deux et il lui en offre un morceau, qu'elle prend et qu'elle mange, avec la même expression maussade.
« C'est une bonne chose, non ? » Demande Danny quand il finit de boire son eau. Il referme le bouchon de la bouteille, en haussant un peu les épaules. Alors que la table reste silencieuse, il demande à nouveau, « non ? »
« C'était sous la contrainte, » développe Boyd, en donnant à Erica l'autre moitié de son cookies car elle le regarde dans l'expectative. « Erica la tirer jusqu'en bas et elle lui a dit qu'il ne pouvait pas remonter bouder tant qu'il n'aurait pas mangé quelque chose. »
« Alors, il a mangé quelque chose ? » Demande Scott, en se penchant, une expression douloureuse d'inquiétude sur son visage. Erica renifle, en secouant la tête, ses boucles blondes rebondissent contre son dos et par-dessus ses épaules.
« Ouais, il a mangé la moitié d'une mini carotte, ensuite il m'a jeté l'autre moitié avant d'aller s'enfermer dans sa chambre, » se plaint-elle, en tapant ses ongles sur le dessus de la table. Boyd enlace ses doigts avec les siens, leurs doigts s'emmêlent ensembles, et sa main reste sans bouger à peine un moment avant qu'elle ne la serre. Stiles grogne, en rinçant sa bouche pleine de nourriture avec une grande gorgée de lait et il relève sa main dans un geste inarticulé.
« Alors il se laisse mourir de faim et il va se faire expulser de l'école ? Fantastique. On dirait que ça lui monte à la tête, » rétorque-t-il, le sarcasme et le mépris dégoulinant de chaque mot. Lydia le frappe fortement à l'arrière de la tête et il crie car le pied de Danny entre en contact avec son tibia sous la table. « Aie ! C'est quoi le problème ? »
« Stiles, il a besoin de notre aide, » lui fait comprendre Scott, déterminé. Stiles tousse et il se redresse, pour commencer à rouler les yeux, mais il s'arrête quand Scott ajoute, « Et si ça avait été Derek ? »
Le visage de Stiles devient instantanément rouge cramoisi et il croise les bras, en maugréant.
« D'accord, tout d'abord, ferme là bordel. Deuxièmement, ta remarque n'aide pas, Scott. Derek n'a pas essayé de tuer des innocents, comme, oh, je ne sais pas – nous, par exemple ? » Il décroise ses bras pour enfoncer les mains dans les poches de son sweat, et baisser la tête jusqu'à ce que sa bouche disparaisse derrière le col de son t-shirt.
« A côté de ça, » continue-t-il, légèrement étouffé, et Scott peut dire qu'il mâchouille sa lèvre. « Il n'y avait pas de corps. Nous ne savons même pas si il est vraiment mort, alors est-ce que ce n'est pas un peu disproportionné ? »
« Attends, tu veux dire quoi quand tu dis 'pas de corps' ? » Danny semble intrigué à présent, et il repousse son plateau qui rejoint les autres, tous bloqués maladroitement en face de Stiles. L'adolescent aux grains de beautés lance au groupe un sale regard et il commence à empiler les plateaux ensembles, n'acceptant plus leur pot-de-vin en nourriture.
« Derek y est retourné pour, heu, nettoyer après- »Scott fait un geste maladroit et inarticulé de la main qui n'a finalement aucun sens, mais Danny hoche quand même la tête. « En fait, il dit que quand il est retourné à l'intérieur… »
« Le corps de Peter n'était plus là, » termine platement Erica, et l'un des sourcils de Danny se relève, pour osciller entre Scott et elle.
« Mais comment c'est possible ? »
Scott hausse les épaules s'avouant vaincu et il détourne son attention vers le bas, pour tapoter un endroit de la table où le contreplaqué à commencé à s'écailler. Stiles se lève, pour marcher de trois pas vers la poubelle et jeter les cannettes avant de verser le reste des plateaux et d'y ajouter les feuilles en papier sur le dessus de ceux-ci. Allison se penche, pour regarder vers Lydia et Scott, avec un pli entre ses sourcils qui apparaît seulement quand elle a une idée.
« Les autres étaient toujours là, non ? » demande-t-elle, et Scott hoche la tête. « Et personne ne peut avoir déplacé le corps entre le moment où vous avez quitté le centre commercial et le retour de Derek, juste ?"
« C'était seulement quelques minutes, » Scott secoue la tête, ayant l'air aussi démoralisé qu'il en a l'air. « Deucalion est parti en même temps que nous, de plus il n'aurait aucune raison de prendre le corps de Peter. Ça n'a aucun sens. »
« En parlant du grand méchant loup, » intervient Lydia entre l'échange des deux autres, en refermant son miroir de poche pour le mettre dans son sac avant de regarder Scott. « Tu ne penses pas que tu nous dois une explication ? Je veux dire, nous n'avons jamais eu l'histoire complète du pourquoi tu es parti avec ce type qui a essayé de nous tuer. » Scott à la décence d'avoir l'air embarrassé, en chipotant au bord de sa manche par-dessus ses poings avant de le relâcher et d'inspirer profondément pour lui-même.
« Ouais, de toute façon, nous sommes tous d'accord sur le fait que ça ne se reproduira plus jamais ? Je suis sérieux, Scott, jamais, » Stiles tente de le gronder plus comme quelqu'un qui essaierait de raisonner un chien, d'ailleurs il ne devrait pas mâchouiller ses lèvres pour ce faire, mais Scott acquiesce, en souriant à la longueur de la table vers son ami.
« Je suis d'accord. Je suis vraiment désolé, les gars, » s'excuse-t-il, et tout le monde semble reconnaissant à leur propre manière. Erica le frappe sous la table en lui faisant un petit sourire, tout en se retournant. « Deucalion est venu chercher mon aide…il a entendu les rumeurs qui disent que je suis un vrai alpha, et il semble que ce soit vrai. »
« La meute d'alpha était ici initialement à la recherche des Argent, en soif de vengeance – quelques veilles querelles intestines, j'imagine – mais celui qu'ils recherchaient n'était plus là. »
« Gérard, » le coupe Allison, et Scott acquiesce. Boyd grogne et Erica tousse.
« On aurait dû savoir, » marmonne Stiles.
« Attends, tu parles de ton grand-père ? » l'interrompt Danny, en observant Allison à l'autre bout de la table, qui hoche la tête honteusement. « Celui qui était le principal l'année dernière ? »
« Il s'est fait beaucoup d'ennemis, » est la seule explication qu'Allison est capable de lui offrir, c'est pourquoi Scott vient à son secours.
« Deucalion et le reste de la meute d'alpha était sur la liste ? Quand ils ont découvert que Gérard était hors course, Deucalion voulait repartir, mais le reste des alphas voulaient trancher la gorge de tous les Argents, » Allison tend sa main vers Scott pour prendre celle de Scott dans la sienne, et la serrer tendrement. Lydia observe le bras tendu en face d'elle et elle lorgne sa meilleure amie, mais sans rien dire.
« Alors il est venu chercher ton aide pour les arrêter, » Danny semble pensif car il réfléchit, avant de se retourner vers Allison. « Mais deux d'entre eux s'en sont pris à toi et ton père de toute façon. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
Elle sourit d'un air grave, en retirant sa main de celle de Scott pour rogner le vernis sur son ongle, l'air impassible.
« Ils n'étaient pas vraiment bons au combat, » elle hausse une épaule, en essayant d'avoir un air nonchalant à propos de ça et c'est presque un succès. « Ils ont déguerpi après que mon père leurs a tiré dessus, mais nous ne pensons pas que leurs blessures étaient fatal. Il y a une chance qu'ils puissent revenir, mais vu que deux de leur meute sont morts et que le troisième est parti sans eux, nous ne les reverrons probablement plus. »
« Tu veux dire que tu n'as pas tiré toutes tes flèches sur eux ? Maintenant, je me sens spéciale, » ricane Erica. Allison la regarde mais elle ne se laisse pas avoir, à la place elle se lève et elle ramasse son sac par terre à côté d'elle.
« Je dois aller en histoire, tenez moi au courant, d'accord ? » La dernière partie est adressée à Scott, qui hoche la tête et sourit quand elle se penche pour lui faire un rapide petit baiser avant de rapidement s'excuser. Il y a un moment calme où Scott la regarde s'éloigner avec adoration, moment brisé par les bruits que fait Stiles en finissant d'enfoncer ses livres dans son sac pour commencer à se lever et quitter la table à son tour.
« Ouais, j'ai une période libre après et j'ai dit à Derek que je le verrai pour faire quelques trucs, » l'explication est vague au mieux, ce qui pique la curiosité de Scott, qui rapporte son attention à la conversation.
« Quels genres de trucs ? » Demande Scott, alors Stiles se renfrogne, en enfonçant les mains dans les poches de son sweat.
« Derek a passé toute la nuit à rechercher Peter, tu savais ? A la recherche de n'importe quel indice pouvant indiquer où il est, ce qu'il est devenu… »
« Qu'est-ce qui te fait penser qu'il est devenu quelque chose ? » Le nez de Erica se plisse alors qu'elle observe l'humain, surprise et à moitié offensée, même si elle ne sait pas pourquoi.
« Oh, heu, je ne sais pas, seulement le fait qu'il a déjà essayé de tous nous tuer une fois, » rétorque Stiles, le sarcasme drapant chacun de ses mots. Il lève les yeux au ciel et il insiste avant qu'elle ne puisse l'interrompre avec une remarque acerbe. L'air aigrit, il continue, « j'aide Derek. Même si ce type est un psychopathe, c'est toujours l'oncle de Derek, et il pourrait être salement blessé si il n'est pas déjà mort. »
« Tiens nous au courant. Et fais nous savoir si il y a quelque chose que l'on peut faire pour aider, » Scott pique un dernier morceau de pizza, en faisant à Stiles un sourire chaleureux d'encouragement, laissant savoir à son ami qu'en dépit de ses maladresses, il fait toujours la bonne chose.
« Si tu envisages une soirée de recherche, ne compte pas sur moi, » Lydia a ce doux sourire maladif qui n'atteint pas ses yeux, la tête penchée légèrement car elle passe la sangle de son sac sur son épaule. « je pense que j'ai déjà donné assez de moi en aidant ce loup zombie psychopathe, surtout en considérant qu'il ne m'a pas vraiment laissé le choix. »
Elle se lève, et elle disparaît avant que quiconque puisse ajouter un mot. Stiles l'observe partir avec une expression las qui aurait plutôt convenu à Derek, avant de faire un signe d'aurevoir à Scott, Erica, Boyd et Danny.
« En fait, et bien, je suis déjà en retard pour l'entraînement, » s'excuse Danny après un moment de silence, en faisant un signe par-dessus son épaule alors qu'il quitte la table d'un pas rapide. Erica le regarde partir désintéressée avant de se pencher plus lourdement contre Boyd, et donner un sourire fatiguer à Scott au bout de la table.
« Alors, c'est quoi le plan, Ô très vénéré Véritable Alpha ? » elle le taquine, en jouant avec une mèche de ses cheveux entre ses doigts. Scott hausse les épaules, ayant presque l'air perdu.
« Je…ne sais pas. J'imagine que tout ce que nous pouvons vraiment faire dés à présent, c'est attendre de voir si Derek et Stiles reviennent avec quelque chose, » Il n'a pas l'air satisfait de sa réponse, mais il n'y a clairement rien de plus à faire. Avec un soupir, il met son sac sur une épaule et il se lève, en faisant à Boyd et Erica un sourire confiant. « Pour l'instant, cependant, vous devriez retourner en cours. »
Erica renifle, en arquant un sourcil et en ne faisant aucun geste pour quitter la table, en dépit du fait que la plupart des étudiants qui était en pause pour manger, ont disparu pour retourner en classe.
« Et tu vas où ? » Demande Boyd, curieux, mais pas suspicieux.
« Jeter un œil sur Isaac, » admet Scott, ayant l'air à moitié coupable mais essayant pourtant de maintenir un petit sourire tendu. « Je n'ai pas vraiment parlé avec lui depuis…et bien… »
Il décale son poids maladroitement, mais Boyd fait un signe de tête car il a compris, et Erica fait un signe de sa main bien manucurée dans sa direction.
« Va-y, alors. Nous verrons si tu arrives à faire quelque chose avec lui, » elle essaie d'avoir l'air impassible, mais Scott lui fait un petit sourire convaincant avant qu'elle l'abandonne en lui faisant un autre signe de sa main.
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Dés que Derek quitte le loft pour la journée, Isaac sort péniblement du lit pour aller à la douche, il y va le temps de laver ses cheveux avant qu'une apathie totalement recommence à l'écraser. Il se débrouille pour retourner dans sa chambre et finir de s'habiller avant de mettre un disque et de s'effondrer sur le lit.
C'est une amélioration – il suppose que la partie logique de son cerveau n'est pas complètement submerger par la dépression – considérant que hier il a seulement fait la moitié du chemin vers la douche avant d'abandonner et de faire demi tour.
Le visage enfoncé dans son oreiller, étendu de tout son long sans cérémonie dans le désordre des couvertures et de draps, il reste là pendant une bonne minute avant de réaliser quel disque il a mis. Le disque que Peter écoutait le jour de leur premier baiser – en fait, le jour où ils se sont lâché dans les reste de la maison des Hale, désespérés, fiévreux et…
Isaac ressent un frémissement traverser son corps malgré lui, le souvenir le frappe désagréablement avec une douleur dans la poitrine, mais il ne peut pas changer le disque. C'était l'un des préférés de Peter, il lui avait dit une fois quand ils discutaient de musique, une chose dont Isaac se serait bien moqué si ça n'avait pas été Peter. De toutes les choses que l'homme lui a apporté, Isaac suppose qu'il a développé un intérêt certain pour la musique et ce n'est pas le pire cadeau d'adieu.
Le souvenir amer le pique et il sent des larmes au bord de ses yeux, mais il les retient avec un reniflement.
Trois semaines.
Et c'est seulement le début, car il est mort, non ? Sauf que Derek n'a pas retrouvé de corps, il n'y a pas de corps, ce qui veut dire…
Ce qui veut dire quelque chose, mais quoi ? Il sait qu'il est paumé la dessus, il ferait n'importe quoi pour savoir, l'incertitude le garde éveillé la nuit, une pensée persistante lui rappelle qu'il doit être quelque part, qu'il doit avoir besoin de leur aide. Mais il n'arrive pas à rejoindre Derek lors de ses sorties nocturnes dans les bois, pour rechercher un indice afin de savoir si Peter est toujours là, quelque part. Il ne peut pas faire face à la possibilité que l'homme – son amant – peut être en vie, ou pire, qu'il pourrait ne pas l'être.
Des petits coups sur sa porte le sortent de ses pensées pour le ramener dans la réalité, et Isaac est à moitié honteux de ne pas avoir remarqué que quelqu'un est entré dans le loft, et qu'il s'est rapproché si près de lui sans qu'il ne le réalise. Il se retourne rapidement, et il voit Scott, il s'installe sur son dos, et posant un bras par-dessus ses yeux avec un soupir.
« Qu'est ce que tu veux ? » Isaac essaie d'avoir l'air ennuyé, mais sa voix est rauque dû à la combinaison du stress et de la désuétude, et à la place il semble juste fatigué. Il entend le mouvement des pas et maintenant qu'il fait attention, il peut sentir que Scott se dirige avec précaution à l'intérieur de sa chambre.
« Je voulais savoir comment tu allais, » dit Scott, et c'est comme admettre sa culpabilité, ce qui fait que Isaac aboie un court rire sans amusement. « J'ai entendu que tu ne mangeais plus vraiment, alors j'ai pensé…que nous pourrions commander des pizzas, regarder un film, peut-être jouer à la Xbox si tu t'en sens la force- »
« Arrête, » le coupe Isaac, en relevant la main qui n'est pas attaché au bras qui recouvre ses yeux, et Scott bredouille sans discuter à la halte. « Retourne à l'école, Scott. »
« Et toi, Isaac ? Quand reviendras tu à l'école ? » Demande Scott, le ton calme, essayant d'éviter une confrontation mais en devinant que ça va probablement le devenir. Isaac sent les mots se former dans sa gorge mais il se mord la langue, littéralement, pour les arrêter. Il inspire profondément, en sentant l'entièreté de son corps trembler de fatigue, de la dépression, et de l'effort que ça lui prend de ne pas envoyer son poing dans la gueule de McCall dés à présent, bordel.
« Je ne sais pas, » il dit après avoir inspiré profondément plusieurs fois et quelques minutes d'un long silence. Scott est toujours là pourtant, patient, se montrant à la hauteur du titre de vrai alpha à chaque minute qui passe. Isaac sent sa poitrine se serrer, et sa gorge se constrire et il étrangle un sanglot contenu, le premier de la journée et certainement pas le dernier. Il prend un inspiration tremblante, en essayant de se reprendre. Tremblant, et presque comme un murmure, « il me manque. »
Isaac est tout à coup très content d'avoir choisi de couvrir la moitié de son visage avec son bras, car il sent que les larmes commencent à s'accroître, mouillant ses yeux, son bras, pour descendre sur ses joues. Il entend Scott se déplacer maladroitement, mais il reste, toujours soucieux d'aider. Il prend une inspiration pour dire à Scott qu'il va bien, qu'il finira par aller bien, que tout le monde s'inquiète de trop, mais tout ce qui sort est un autre sanglot, celui qui secoue tout son corps. Il se roule sur le côté en remontant ses genoux contre sa poitrine, en posant sa tête sur un bras et en glissant l'autre autour de sa tête, pour enfoncer son visage dans le creux de son coude et s'étouffer avec un autre gros sanglot.
Il ne fait pas vraiment attention au poids de Scott qui s'assoit sur le lit, mais la chaleur du poids de la main de l'alpha sur son épaule est plus forte qu'il ne l'aurait cru, et Isaac étrangle un autre sanglot, dans l'intention de garder ses émotions sous contrôle.
« Je suis désolé, » il a l'air pitoyable, et des rides profondes creusent le front de Scott car il fronce les sourcils sur son ami.
« Ne t'excuse pas, Isaac. Tu n'as rien fait de mal, » le rassure Scott, mais Isaac secoue la tête, le visage toujours enfoncé dans son bras. Scott soupire et il appuie son dos contre la tête du lit d'Isaac, en laissant sa main sur l'épaule du beta.
Ils restent ainsi dans le silence, excepté les reniflements occasionnels ou les hoquets de sanglot, jusqu'à ce que ça passe. Puis Isaac se redresse lentement de l'autre côté du lit, et il appuie son dos contre la tête du lit à côté de Scott, en passant une main sur son visage pour essuyer le reste d'humidité. Quand il finit, il laisse retomber sa main sur le côté et il soupire, le genre de soupir qu'aucun d'entre eux ne devraient connaître, mais qui est devenu normal en fin de compte.
« Je l'aime, » admet Isaac, s'autorisant finalement à le dire, à le ressentir, et ça lui arrache presque un autre sanglot car il n'aurait jamais pensé le dire à voix haute. Maintenant que c'est fait, il voudrait le dire à Peter, la seule personne à qui il a l'impression qu'il ne pourra pas le dire.
C'est au tour de Scott de soupirer, et il le fait – petit, et presque résigné – avant d'hocher une seule fois la tête.
« Je sais, » dit doucement Scott, pas certain de ce qu'il est vraiment supposé dire. Il le savait, il le pense, depuis plus longtemps que lui, ou n'importe qui d'autre pour vraiment l'admettre. La façon qu'avait Isaac de regarder Peter… Scott connaissait ce regard, il savait que c'était de la même manière qu'il regardait Allison.
« Je ne suis pas désolé, » rétorque Isaac après un moment, sur la défensive, suspicieux de la compréhension si facile de son ami.
« Tu n'as pas à l'être, » Scott semble surpris, ce qui fait rapidement baisser les défenses d'Isaac. Après un moment de silence, il ajoute, « On ne peut pas s'empêcher de tomber amoureux. Je le sais, tu n'as pas choisi de tomber amoureux de lui, c'est juste…arrivé comme ça. »
Il s'arrête, mais Isaac reste silencieux, à écouter, alors il continue, « je sais aussi que…parceque tu es tombé amoureux de lui, qu'il doit toujours y avoir quelque chose de bien en lui. Je suis navré qu'aucun d'entre nous n'ait vu cette part de lui comme toi tu l'as fait, je sais que tu voulais que nous la voyons. »
Isaac hoche la tête cette fois, en saccadé car il bredouille sur une inspiration, les larmes obscurcissant à nouveau sa vue. Il n'arrive pas à dire quoi que ce soit, il n'arrive à penser à rien, comme si ça vie dépendait simplement du fait de continuer à haleter de l'air en essayant de ne pas se noyer. Scott attend patiemment que la respiration d'Isaac ralentisse, et ça arrive en fin de compte.
« Derek pense qu'il y a de bonne chance qu'il soit… » Isaac n'arrive pas à dire 'vivant' car dans son esprit, Peter n'est – ne peut pas – être mort.
« Exactement, » Scott reprend le fil de la conversation en essayant de la tirer dans la bonne direction. « Tu sais combien Peter est résistant, alors jusqu'à ce qu'on en sache plus…je t'en prie, Isaac. Laisse nous t'aider. »
Isaac fixe la pièce pendant un long moment, considérant l'offre de Scott, même si il n'est pas certain que quelqu'un puisse l'aider maintenant. La seule chose qu'il veut, c'est Peter.
Le silence s'installe entre eux pendant plusieurs minutes, Isaac chipote a un fil de sa manche, Scott fixe le sol entre ses pieds, perdu dans ses pensées.
« Quel film ? » Demande Isaac à contrecoeur, ayant perdu toute motivation de chasser Scott. L'alpha relève immédiatement les yeux, et Isaac pense avec un léger amusement que Scott est vraiment aussi adorable qu'un petit chiot.
« J'en ai pris quelque un qui m'ont toujours remonté le moral quand j'étais malade, » Isaac peut entendre le sourire penaud et il se sent sourire malgré lui. « Ils sont dans mon sac en bas, tu veux venir voir ? »
Isaac se retourne à moitié et il utilise sa main pour pousser doucement Scott dans le dos jusqu'à ce que l'autre adolescent comprenne et se lève, et laisser l'autre adolescent s'extirper du lit et se mettre sur ses pieds. Scott est clairement en train de contenir sa joie à la vue de son ami hors du lit, même quand Isaac roule les yeux et pousse Scott vers la porte avec un soupir, en s'arrêtant pour stopper le disque qui tourne et suivre Scott.
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Stiles remonte vers la clinique où Derek lui a donné rendez-vous, il remarque l'absence complète de véhicules dans le parking – même celle de Deaton – mais il parque sa jeep dans le parking malgré tout. Il envoie rapidement à Derek « je suis là » avant de remettre son téléphone dans sa poche pour sauter hors du véhicule, et s'approcher de la porte arrière du bâtiment avec une clef à la main. D'accord, et ouais peut-être qu'il a fait un double des clefs de la clinique vétérinaire, mais ils y vont tellement souvent que ça lui semble justifié, et il est presque sûr que Deaton le sait de toute façon.
Il essaie d'ouvrir la porte avant d'insérer la clef et il la trouve fermée, alors il tourne pour ouvrir et passer sa tête à l'intérieur. Les lumières sont allumées dans la salle d'examen et Derek est penché contre la table d'opération avec ses deux mains, pour observer plusieurs morceaux de papiers qui sont éparpillés dessus. Il relève les yeux quand Stiles entre, en marmonnant un doux, « hé, » en souriant.
« Hé toi, » l'adolescent aux grains de beauté ferme la porte derrière lui, et il s'avance vers Derek de l'autre côté de la table. « Tu as trouvé quelque chose ? »
« Rien de probant, » Derek secoue la tête, en relâchant sa prise sur les côtés de la table pour étirer ses bras par-dessus sa tête. Stiles prétend ne pas remarquer la façon qu'à son t-shirt de remonter légèrement par-dessus le haut de son jeans, et à la place il saisit plusieurs des papiers, pour les retourner et pouvoir les lire.
Derek baisse les bras et il s'avance de quelques pas, se retourne, et recommence à faire des allées et venues. « Je suis retourné vérifier à la maison, mais il n'y avait aucun signe de lui. Cependant, j'ai relevé une forte trace de l'odeur de Lydia dans les bois et près de la maison. »
Stiles relève les yeux sur lui, les sourcils relevés. « Lydia ? Elle vit juste derrière la propriété. »
« Je sais, mais c'était différent, » Derek semble frustré, comme si il avait du mal à rassembler tous les morceaux. Stiles ne peut pas l'en blâmer, la situation dans son ensemble est confuse, mais il est quasiment certain que Lydia n'a rien à voir là dedans.
« Peut-être qu'elle a encore eu une crise de somnambulisme. Je lui demanderai la prochaine fois que je la vois, » Stiles fait un signe de la main, et Derek semble se contenter de sa réponse pour d'étranges raison. Il choisit de ne pas savoir lesquelles, mais à la place il veut en savoir plus, « rien d'autre ? »
« Rien. Aucun signe de lui à son appartement, et le domaine est trop vaste pour que je puisse le rechercher seul. Il a toujours été doué pour couvrir son odeur, alors il pourrait être n'importe où sans que je le sache, » Derek enfonce ses mains dans ses poches et il observe Stiles étudier la carte du domaine, tous les petits 'X' rouges qu'il a marqué au feutre indiquent tous les endroits où le loup a cherché pour revenir bredouille. L'adolescent lance un regard vers un autre morceau de papier, légèrement concentré sur les marges, une petite liste d'herbe et une variété d'autres choses dont Stiles n'a jamais entendu parlé sont empilés l'une sur l'autre.
« C'est quoi tout ça ? » Il demande, en parcourant les feuilles remplies de mots étranges et il se penche pour admirer l'élégante calligraphie.
« Des sorts qui, selon Deaton, pourraient nous aider à le traquer, » explique brièvement Derek, semblant peu habitué à cette idée. « Mais nous avons besoin d'un émissaire, ou quelqu'un avec des pouvoirs latent pour les réaliser. »
« Des pouvoirs latents, comme, quoi ? Une sorcière ? » Demande Stiles, septique, mais Derek hoche la tête. L'adolescent relève la main dans un signe voulant dire 'stop', en secouant la tête. « Des sorcières ? Vraiment ? Tu es en train de me dire qu'il y a aussi des sorcières ? Comme si des loups-garous et des lézards étranges ne suffisaient pas ? »
Derek hausse les épaules. Stiles jette les mains en l'air.
« D'accord, toutes cette discussion sur les sorcières reviendra sur la table un autre jour, » il repousse les papiers sur le côté avec irrévocabilité, et les coins de la bouche de Derek se plisse en un sourire, mais un sourire fatigué. Tout à coup, Stiles peut lire tout l'épuisement sur son visage, sa posture, le fléchissement de son corps alors qu'il appuie ses hanches contre le comptoir de la pièce. Stiles laisse ses mains sur la table, pour observer l'homme en face de lui, une expression tirée. « Tu dois dormir d'avantage, Derek. »
« Je vais bien, » affirme le loup, en secouant la tête, mais la lumière de la salle d'examination souligne les cernes noirs sous ses yeux, sa barbe négligée d'une semaine sur sa mâchoire, la pâleur cireuse de son visage. « Je dois retrouver mon oncle, ou au moins savoir ce qu'il lui est arrivé. »
« Je le comprends, » soupire Stiles, en enfonçant les mains dans les poches de son sweat, où ses doigts trouvent un fil. Il fixe les feuilles éparpillées sur la table en mâchouillant sa lèvre, pour réfléchir. « Ecoute, je…m'inquiète simplement pour toi, d'accord ? Et tu ne vas rien faire de bon si tu ne prends pas soin de toi. Prends une nuit de repos, rentre et repose toi. »
Derek semble coupable, il détourne son regard de l'adolescent et il observe la variété d'herbe déposée sur le comptoir. « Je ne peux pas rentrer, pas avec Isaac…je ne peux tout simplement pas. »
Stiles hoche la tête, il comprend d'une certaine manière, et il hausse les épaules. Aussi décontracte que possible, il suggère, « tu pourrais venir chez moi. »
Derek le regarde avec de grands yeux, l'air surpris, et Stiles recule, en relevant une main d'un air dédaigneux.
« Mon père fait la nuit ce soir, nous pouvons commander et regarder un film, tu peux dormir dans le canapé, » il bafouille, les joues roses, et il espère que la lumière fluorescente de la pièce sera suffisante pour le cacher. « Ça sera drôle, allez. Nous pouvons inviter Scott, et- »
« Non, » Derek secoue la tête, ensuite à l'expression blessée de l'adolescent, il continue, « n'invite pas Scott. »
Le rougissement de Stiles s'approfondit et il doit ravaler la boule soudaine dans sa gorge avant de pouvoir reparler, « ouais, d'accord. Pas Scott. Juste nous. »
Derek sourit, mais il baisse rapidement la tête pour commencer à rassembler ses papiers, dans une tentative de le cacher. Ça ne fonctionne pas, et Stiles ressent toujours des papillons dans son estomac quand ils sortent du bâtiment ensemble. Il referme par courtoisie pour Deaton, et il suit Derek à la jeep.
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Lydia sèche un cours et elle se dirige vers le bureau après avoir quitté la table du repas. Sa tête lui a fait mal, toute la journée, et tout ce qu'elle veut c'est rentrer, prendre un bain chaud et peut-être faire une sieste. Elle a à peine dormi la nuit précédente, le peu qu'elle a dormi a été tourmenté par des rêves – non des cauchemars, étant donné leurs contenus – de Peter. Logiquement, elle sait que la nature de ses dons paranormal sont instables, et qu'ils n'en comprendront jamais vraiment le sens.
Elle avait compris que sa connection mental avec le loup morts-vivants serait toujours légère, tout du moins. Ce qu'elle n'avait pas imaginé, c'est qu'il allait apparaitre dans ses rêves chaque nuit depuis ces trois dernières semaines, pour lui demander de l'aide en échange d'informations. Il lui avait tout expliqué de ce qu'il savait sur les banshee, et en échange elle allait recueillir les choses dont il avait besoin – des herbes, des fournitures médicales, des vêtements – qu'elle laissait dans l'ancienne maison des Hale.
Elle sait que cet accord est malsain, qu'il est malsain et qu'elle l'est peut-être aussi, mais pour d'étranges raisons, elle fait ce qu'il demande. Elle essaie de se raisonner sur le fait qu'elle ne veut pas vraiment l'aider, qu'elle ne le fera pas, mais une partie d'elle-même est effrayée de tester cette théorie. Peut-être que c'est un indice sur l'influence qu'a Peter sur son esprit, mais elle préfère croire qu'elle fait ça de son propre chef plutôt que penser qu'elle a été manipulée une fois de plus. Le dire aux autres est la dernière de ses idées, ils ont beaucoup trop de choses sur lesquelles s'inquiéter, avec Isaac, et…en fait, il lui a donné des instructions claires : ne le dis à personne. La nuit dernière, il ne lui a rien demandé, il lui a seulement expliqué son stade de guérison et ensuite il lui a donné une leçon sur le pouvoir des banshee et leurs traditions. C'était utile, évidement, mais en rien reposant quand elle s'est réveillé ce matin. La migraine s'est installée dés le premier cours et a refusé de s'estomper, alors elle décide que prendre un jour est sa meilleure option.
Le trajet vers sa maison est court et sans incident, et Lydia en est heureuse. A l'intérieur, elle parvient à peine à retirer ses talons pour s'écrouler dans son lit, sans prendre la peine de retirer sa robe ou même de se glisser sous les couvertures. Elle passe un bras autour de son oreiller et elle enfonce sa tête dedans, la surface fraîche contre son visage la soulage de son mal de tête, et elle commence presque à s'assoupir immédiatement.
C'est difficile de dire quand son rêve commence, mais après un long moment, elle se tient dans la veille maison des Hale, et elle porte ce qu'elle avait en s'endormant. Ce n'est pas un paysage onirique inhabituel. Habituellement, elle rêve qu'il est dans sa maison, assis à son bureau ou appuyé contre le rebord de la fenêtre. Ses rêves sont chaleureux, malgré sa présence. Il fait froid ici, et elle sait immédiatement que ce n'est pas son rêve. Elle se demande, alors qu'elle sert son chandail plus fort autour d'elle, si les rêves de Peter sont toujours comme ça – vide, sans vie, et morne. Elle ressent une pointe de tristesse pour l'homme, mais elle le rejette rapidement tout en s'avançant avec précaution près d'un trou dans le sol, en ayant à l'esprit qu'elle est pied nu, et elle s'avance plus profondément dans la maison à la recherche du loup. Elle se rappelle qu'Isaac avait dit que Derek avait essayé de rénover la maison avant d'abandonner pour déménager dans le loft, mais dans le rêve de Peter la maison est comme après l'incendie.
Il est dans le salon quand elle le trouve, en train de fixer une grille vide qui était probablement une grande cheminée autrefois. Peter ne relève pas les yeux quand elle entre dans la pièce, il continue simplement à dévisager les cendres, les coins de sa bouche légèrement baissés.
« Qu'est-ce que tu fais ici ? » Sa voix est douce quand il parle enfin, et elle resserre son chandail autour d'elle, se retrouvant à espérer qu'il y ait un feu dans la cheminée.
« Je pensais que tu pourrais me le dire, puisque c'est ton rêve, » elle relève son sourcils parfaitement dessiné, mais il retombe quand Peter lève finalement la tête pour la regarder, et elle voit que les blessures dûe aux griffes de l'alpha sont presque entièrement cicatrisées, qu'il ne reste que des cicatrices rosées à la place. Ses yeux s'illuminent de rouge dans la colère, ensuite ils redeviennent normaux, et sa respiration vacille. « Oh. »
« Ils semblent cicatrisés de l'extérieur, mais à l'intérieur ils sont toujours à vif, » lui dit-il sans se presser. Elle oscille son poids légèrement d'un pied sur l'autre, les bras croisés en face d'elle dans la tentative de se garder au chaud. Elle ne dit rien pendant un long moment, en considérant tout ce qu'elle a appris.
« Combien de temps faudra-t-il encore pour que ça cicatrise ? » demande-t-elle, non sans une légère inquiétude, et il semble le remarquer.
« Des semaines, des mois, qui sait, » il hausse les épaules, « je suis presque mort, encore. C'est difficile de se rétablir pour la deuxième fois, même en tant qu'alpha. »
Lydia résiste à son envie de rouler les yeux, à la place elle s'avance d'un pas et elle se baisse lentement pour s'asseoir par terre, et remontrer ses genoux contre sa poitrine et les envelopper de ses bras. Elle lance un autre coup d'œil hâtif dans la pièce, et elle peut sentir que Peter observe ce qu'elle fait.
« Tu manques à Isaac, » son ton est nonchalant, et elle le fixe toujours du coin de ses yeux, pour voir sa réaction. Son expression est hésitante, puis tendue, ensuite elle se radoucit pour redevenir indifférente. Elle laisse tomber son regard sur la cheminée pour revenir sur le tissus au dessus de ses genoux. « Je n'aime pas ça. Vous deux, je veux dire. »
« Tu as été parfaitement clair, » son ton est incisif, mais elle peut entendre une pointe de lassitude.
« Aussi, ce ne sont pas mes affaires, » elle s'empresse d'ajouter, en examinant avec soin les motifs de sa robe. « Je ne peux peut-être pas comprendre, et peut-être que Stiles a raison, et que tu vas utiliser toutes sortes de moyen pour en finir avec nous et pouvoir nous tuer, mais… »
Lydia soupire, relève les yeux sur le visage de Peter, qui est resté parfaitement neutre. « Peut-être que nous avons tous tort, et peut-être que tu es bon. Tu dois juste savoir que si tu lui fais du mal, la moitié de cette meute, ou peu importe ce que l'on est, on t'égorgera. »
Pendant un moment, il semble légèrement surpris en entendant sa menace avant de sourire, cependant ça ne dure pas longtemps. Sa main couvre la cicatrise sur son visage et il grimace, et Lydia commence à se sentir désolée pour lui, elle essaie de se rappeler qu'il l'a mérité et tellement plus encore. Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit d'autre, elle entend son téléphone sonner, et elle sait, que d'une manière ou d'une autre, le bruit signifie qu'elle va se réveiller.
« Parle à Isaac, » dit-elle, en se levant et en frottant les cendres et le bois carbonisés de sa robe. Il ne répond pas, alors elle se retourne pour s'éloigner—
- et elle se réveille dans son lit, le bras enlacé à l'oreiller sous sa tête, un mal de tête subsiste mais la sensation d'être un peu plus reposée qu'avant.
OOO
Scott ne quitte pas le loft avant presque minuit, bien après que Isaac soit parti au lit. Ils ont commandé des pizza comme il l'avait promis, et ils ont regardé une grande partie de la première saison de Battlestar Galactica, sous l'insistance d'Isaac. Scott n'avait jamais vu la série avant, mais il s'est retrouvé à l'apprécier énormément, en dépit de son expérience avec la science fiction. Après quelques morceaux de pizza et un peu de crème glacée, Isaac a commencé à parler de futilités ou à donner des informations sur la série, pour aider Scott à comprendre ce qu'il n'a pas saisit.
Quand Isaac a commencé à s'assoupir, Scott l'a doucement réveillé et il l'a envoyé au lit, ensuite il est resté pour ranger un peu l'appartement. Il est clair que Derek n'a pas passé beaucoup de temps ici durant les trois dernières semaines, mais il sait que l'autre alpha est en train de faire ce qu'il peut pour retrouver Peter. Une fois la vaisselle faite, le lave linge remplit et le sèche linge enclenché, le salon remit en ordre, il se dit qu'il en a assez fait pour la soirée.
Dans l'ascenseur, il écrit un message sur son téléphone, en se rappelant qu'il doit aller au magasin demain pour rapporter des repas à Isaac. Il se sent coupable de ne pas pouvoir faire plus pour son ami, surtout quand le beta est en souffrance. Il sait qu'il ne doit pas s'identifier aux sentiments d'Isaac, mais il veut toujours l'aider, même si c'est seulement pour s'assurer que son ami mange. Quand l'ascenseur le laisse sortir à l'étage du garage, il se dirige vers sa moto mais il s'arrête avant de tourner la clef car il capte une odeur. Elle est partie un moment plus tard, et elle n'est pas assez forte pour qu'il puisse l'identifier, alors il laisse tomber, démarre sa moto, et il se dirige chez lui.
Isaac parvient à dormir complètement pendant une heure, à moitié conscient que Scott range en bas, mais il est tellement fatigué qu'il n'arrive pas à sortir du lit pour dire à l'alpha de rentrer chez lui. Ce n'est pas qu'il n'apprécie pas – il apprécie, vraiment, plus qu'il ne peut le dire – mais il sait que l'autre loup à des choses plus importantes à gérer. Pourtant, il s'endort rapidement avant que Scott parte finalement, et il se réveille seulement quand son téléphone commence à sonner dans son la poche de son jeans, l'alertant qu'il a reçu un message de l'autre loup.
J'ai mis des vêtements dans le sèche-linge pour toi, ne les laisses pas là ou ils vont puer ! A plus tard, à l'école.
Il répond un message simple, Merci, ensuite il met son téléphone en silencieux et il le dépose sur le sol près de son lit. Il enfonce son visage dans son oreiller et il soupire fortement, il se sent légèrement plus léger après avoir passé du temps avec son ami, mais cette légèreté lui donne des crampes de culpabilité dans le ventre, et il roule sur son dos. Le plafond est simple, et il se dit bêtement qu'il aurait pu y mettre quelques étoiles fluorescentes, des posters, où quelque chose d'autres dessus, et il ferme les yeux pour essayer de se forcer à se rendormir. Il lutte pour taire ses pensées, une anxiété presque tenace et la culpabilité, et il commence finalement à sombrer, quand il entend le plancher craquer dans le couloir.
Les yeux d'Isaac s'ouvrent et il s'assoit rapidement, pour fixer la porte ouverte de sa chambre. Le couloir est sombre, et même dans le noir il ne peut pas voir si il y a quelqu'un. Il se redresse légèrement, ses pieds nus touchent le sol, et il appelle doucement vers le couloir, « Derek ? »
Il n'y a pas de réponse, cependant il ne peut pas dire pourquoi il en attendait une. Il sait que l'alpha ne devait pas rentrer ce soir, mais il peut jurer avoir entendu quelqu'un dans le couloir. En fronçant les sourcils, tout deux se rejoignent, il inspire et il se lève, en faisant un pas vers la porte. Il entend le plancher craquer à nouveau, il peut dire qu'il y a quelqu'un dans le haut des escaliers, et il incline sa tête pour écouter. C'est silencieux, presque comme si quelqu'un se cachait, mais il peut entendre un rythme cardiaque, fort et légèrement élevé. Le plancher craque une troisième fois, proche de sa chambre, et il capture l'odeur du bois brûlé, du café et de la fumée juste au moment où Peter arrive dans son champ de vision.
Isaac se fige dans le centre de sa chambre, l'estomac et le cœur tous les deux serrés par l'anxiété et le choc. Il oublie de respirer pendant un long moment, pour simplement dévisager son amant, observer la cicatrise sur son visage et son cou. Peter penche la tête légèrement, en levant mes yeux sur l'adolescent avec un air incroyablement coupable.
« Hé, gamin, » il sourit calmement après un long moment durant lequel ils se sont simplement dévisagés l'un l'autre. Isaac réalise qu'il est en train de pleurer et il essuie rageusement son visage, dans la tentative de sécher les larmes qui se débrouillent déjà pour s'échapper. Il hoquette un sanglot, et tout à coup Peter est là, en train d'enlacer ses bras autour de lui alors qu'Isaac pleure dans son épaule.
Peter passe une main à l'arrière du cou d'Isaac, l'autre venant se poser au milieu du dos du jeune loup, son pouce dessine des petits cercles apaisants tandis que l'autre tient tendrement sa tête contre l'épaule de Peter. Les doigts d'Isaac s'agrippent fermement au t-shirt de Peter, refusant de le laisser partir, en espérant à travers tous ses sanglots que ce n'est pas un rêve, ou une blague.
Ils restent là pendant plusieurs minutes, jusqu'à ce que les pleures d'Isaac diminue pour se transformer en petites inspirations, ses épaules se secouant à chaque souffle, jusqu'à ce que finalement sa poigne finisse par se desserrer. Peter sent que l'adolescent retire les doigt de son t-shirt et il relâche le cou du jeune homme, faisant glisser sa main sur son épaule. Isaac retire sa tête de l'épaule de Peter et il recule d'un petit pas, les doigts qui se tenaient sur le t-shirt quelques minutes auparavant se referment en un poing serrés qui entre en contact avec la mâchoire de Peter. L'aîné se débrouille pour ne pas perdre l'équilibre sous le coup, sa main vient se poser sur la rougeur où Isaac l'a frappé – vraiment frappé –alors qu'il regarde le jeune homme, stupéfait. Isaac semble principalement coupable, mais il n'y a aucune trace de ça, et le désespoir précédent qu'il a montré a disparu pour laisser place à sa douleur et une colère à peine contenue, ses poings sont toujours fermés sur ses côtés alors qu'il dévisage son amant.
« Désolé, » marmonne Isaac, cependant il ne le pense pas vraiment, et l'excuse fait sortir un rire de Peter.
« Non, je t'en prie, je suis le premier à dire que je le méritais, » il frotte sa joue avant de laisser retomber sa main sur son côté, il ne reste que des traces du coup et une douleur qui s'estompe. Isaac hoche la tête brusquement, en prenant une petite inspiration qu'il interrompt quand il sent qu'un autre hoquet de sanglot remonte dans sa poitrine. Il retient son souffle pendant un moment avant de lentement le relâcher. Peter était manquant et présumé mort depuis presque trois semaines, et il est là, entier et apparemment en vie, et tout à coup Isaac ne peut plus se rappeler de toutes les choses qu'il voulait lui dire. Peter semble le comprendre, mais il ne le pousse pas et il ne dit rien, il attend patiemment et calmement qu'Isaac rassemble ses pensées. Ils se regardent l'un l'autre pendant quelques minutes avant qu'Isaac sente les mots remonter dans sa gorge et il doit les laisser sortir.
« Qu'est ce qu'il s'est passé ? Je, nous t'avons vu mourir, » sa voix craque sur le dernier mot mais il éclaircit sa gorge, frustré et embarrassé, et il essaie à nouveau, « Pourquoi tu n'es pas revenu ? »
D'abord, Peter ne répond pas, mais Isaac voit la culpabilité transparaître sur son visage alors qu'il se déplace, pour se promener sans but dans la petite chambre, pour garder un peu de distance entre eux comme il le veut. Le vieux loup fait traîner ses doigts sur le bord du bureau d'Isaac qui est recouvert de devoirs oublier depuis longtemps, de livres, et d'une variété d'autres choses. Il prend un livre sur le haut de la pile éparpillée, un épais volume sur la mythologie grecque, et il commence paresseusement à faire tourner les pages.
« Je pensais que j'allais mourir, en fait, » répond finalement Peter, la voix douce, et Isaac reconnaît le ton de l'honnêteté dans sa voix. Il reste focalisé sur le livre, en tournant bêtement les pages alors qu'il parle. « En réalité, j'ai seulement perdu connaissance pendant quelques minutes. Quand je me suis réveillé, j'étais faible, mais j'ai réalisé ce qu'il s'était passé. J'ai été à peine capable de me traîner hors du bâtiment pour m'isoler et pouvoir cicatriser. »
« Que veux-tu dire par 'ce qu'il s'était passé' ? Pourquoi tu ne nous as pas attendu, on aurait pu t'aider ? » Isaac s'assied sur le bord de son lit, ses yeux ne quitte jamais Peter, ne croyant pas qu'il sera toujours là si il devait détourner les yeux. « Derek est retourné te chercher, nous aurions pu t'aider. »
« Derek est revenu pour récupérer mon corps, » Peter claque le livre pour le fermer, son ton se transformant en quelque chose d'amer et méchant. Il dépose le livre sur le bureau, pour tourner son visage vers Isaac, en s'appuyant contre la surface et en croisant les bras sur sa poitrine. « Si il m'avait trouvé dans cet état, il aurait préféré me tuer pour abréger mes souffrances. Même moi, je ne pensais pas que j'avais une chance de m'en remettre. »
Isaac fronce les sourcils, ne croyant pas entièrement que Derek aurait tué volontiers son oncle si il l'avait trouvé en mauvais état, à peine raccroché à la vie, mais il ne dit rien. Il sait combien la vision de Peter sur sa relation familiale est faussée, et il sait aussi que Peter croit vraiment en ce qu'il dit.
« Tu n'as pas répondu à ma première question, » gronde Isaac, ensuite il répète, « que veux-tu dire par 'ce qu'il s'était passé' ? Et comment tu as guéri ? »
Il a du mal à donner du sens à la situation. Tout lui apparaît comme dans un rêve en ce moment, mais il est déterminé à comprendre pourquoi Peter l'a simplement abandonné – abandonné la meute – sans un mot ni même une explication. Derek et Peter ont toujours dit que les loups étaient plus fort en meute, guérissaient mieux dans leur meute, alors pourquoi être parti ? Isaac regarde Peter qui laisse retomber ses mains sur le côté, pour les laisser sur le bord du bureau et se redresser un petit peu.
« Par chance, ces questions ont la même réponse, » répond le vieux loup après un moment de silence, et Isaac aurait roulé les yeux si il n'était pas si impliqué. Il attend pour que Peter continue, il observe alors que l'homme baisse légèrement la tête et ferme les yeux, et Isaac se demande pendant une brève seconde si il est sur le point de s'évanouir ou un truc du genre. Ses pensées – toutes ses pensées- l'abandonnent quand le menton de Peter se relève et que ses yeux s'ouvrent, révélant un rouge profond à la place du bleu acier. La couleur suscite un petit bruit de la part d'Isaac, ça ébranle quelque chose en lui, et il réalise que ses yeux s'illuminent d'or en réponse alors qu'il se relève automatiquement.
Les yeux de Peter reviennent à leur gris-bleu familier, et Isaac suit la conduite de son alpha. Ils se dévisagent l'un l'autre pendant un long moment, Peter ayant l'air à moitié fier de lui, avant qu'Isaac trouve les mots pour accompagner son étonnement.
« Tu es un alpha, » dit bêtement Isaac, son cerveau commençant seulement à comprendre la situation. « Tu as tué un alpha, et comme tu n'es pas mort- »
« Je suis devenu un alpha, encore, » l'aîné des loups semble de manière inquiétante assez content de ce concours de circonstance, et Isaac ne peut s'empêcher de se soucier de ses motivations en ce moment. « Si Derek m'avait trouvé faible et proche de la mort, tu penses vraiment qu'il m'aurait aidé ? Qu'il m'aurait aidé à guérir et à développer ma force usurpée ? »
Le doute s'installe dans l'estomac d'Isaac, froid et lourd, mais il essaie de l'ignorer. Il essaie de réfléchir avec ce qu'il a : Peter a tué Ennis et il a récupéré sa force d'alpha, ce qui est probablement la seule chose qui l'a maintenu en vie durant tout ce temps. Il a dû se débrouiller pour rester cacher pendant trois semaines, en guérissant lentement, en se rétablissant. »
Maintenant il est là, en train de parler à Isaac.
« Alors tu t'es caché pour guérir, » Isaac redirige la conversation, essayant d'éviter le 'Derek' comme fil conducteur en ce moment. « Et maintenant tu es ici. »
Peter relève un sourcil. « Oui, gamin. »
« Et maintenant quoi ? » Il ne sait pas quoi dire d'autre. Peter ne lui a même pas dit pourquoi il était là. L'autre loup – l'alpha- hausse ses épaules, en roulant sa tête sur un côté alors qu'il inspire profondément, il redresse la tête pour expirer.
« En fait, je ne suis pas entièrement guéri. Je n'ai pas de meute, alors ma puissance est sous développée, et elle le restera pendant un temps sans meute, » le ton de Peter est celui d'un homme d'affaire, et alors que Isaac ne manque pas ce changement, il ne dit rien. A la place, il enfonce ses mains dans les poches de son jeans et il attend d'entendre tout ce que l'alpha a à dire. L'homme prend une pause pour observer Isaac avant de continuer avec précaution, « tu as dit une fois que tu voulais être mon bêta. »
Isaac sent son cœur faire des dérater et il se maudit silencieusement pour ça.
« Ouais, » il concède, en éclaircissant sa gorge quand sa voix craque maladroitement au milieu du mot. Il hausse une épaule, essayant d'avoir l'air indifférent. « J'ai dit ça. »
Il attend pour qu'Isaac en dise plus, mais il ne le fait pas. L'adolescent veut que ce soit Peter qui parle ici, il veut entendre ce qu'il a à dire, il veut éviter de rendre les armes. L'aîné résiste à l'envie de se décaler car il est mal à l'aise, mais Isaac peut dire qu'il est perturbé, et il ressent une sorte de satisfaction pour ça. Quand l'alpha retrouve finalement la parole, son expression est prudente.
« C'est toujours ce que tu veux, Isaac ? » La voix de Peter est basse, et Isaac n'est pas certain de savoir si ce qu'il entend est de l'espoir ou de la vulnérabilité. Il réfléchit à la question, en la considérant avec soin. Peter est plus vieux et plus expérimenté que Derek ou Scott, cependant il a aussi plus d'ennemis, l'un d'entre eux pouvant être éventuellement Derek. Alors qu'Isaac regarde l'homme debout en face de lui, il réalise que l'aube commence lentement à se lever et qu'il est dans des pensées profondes, mais il n'est pas certain de vouloir s'arrêter.
Il inspire profondément, il retient sa respiration en comptant jusque 5, puis il la relâche lentement. A la fin de l'expiration, il répond doucement, « oui. »
Peter essaie de ne pas sourire, et l'action lui donne seulement un air plus fier de lui, plus qu'Isaac ne le croyait possible. Il tend une main – paume relevée – vers l'adolescent, qui la regarde pendant une brève seconde, en ravalant une boule dans sa gorge, et il place sa main dans celle de l'alpha. Isaac laisse Peter l'attirer tendrement vers lui et le bureau, il laisse l'aîné des loups enfoncer son visage dans le creux de son cou dés que la distance entre eux le permet. Il se love lui-même contre Peter cette fois, les bras enlacés autour de ses épaules, une main caressant les cheveux courts de l'homme.
« Tu m'as aussi manqué, » Dit Isaac à bout de souffle, son rythme cardiaque piquant un sprint quand le nez de l'alpha remonte sa gorge, pour mordiller gentiment le bord de sa mâchoire. Isaac tourne sa tête et il attrape les lèvres de Peter avec les siennes, pour l'embrasser désespérément, mais il laisse rapidement Peter prendre le contrôle du baiser, le jeune homme se soumettant de bon cœur à lui sans hésitation. Il érafle ses dents sur la lèvre supérieur de Peter, et l'alpha grogne doucement, les vibrations du grognement traverse la poitrine d'Isaac où ils sont collés ensemble et lui envoie un frisson dans l'échine. Le baiser ne s'éternise pas, cependant Isaac essaie de chercher plus de chaleur de la bouche de son amant quand l'homme plus petit le repousse.
« Nous devons partir, » lui dit Peter, en appuyant son front contre celui du jeune homme, ses doigts caressant bêtement les côtes d'Isaac. « Je ne peux pas rester ici, et j'aimerai que tu viennes avec moi. »
L'adolescent recule et ferme les yeux, il prend une inspiration mal assurée qu'il rejette un moment plus tard. Il cherche les yeux de Peter pour avoir une indication de ses intentions – que se passera-t-il quand ils partiront et que la meute les recherchera ? Que se passera-t-il si la meute ne vient pas les chercher ? Il n'a jamais quitté Beacon Hills de sa vie, et maintenant Peter veut qu'il parte avec lui ? Qu'il quitte ses amis, son école, la piètre vie qu'il a commencé à construire ?
Une vie que j'ai commencé à bâtir avec l'aide de Peter, se rappelle-t-il.
« Où irons nous ? » Isaac s'entend demander, ses doigts s'enroulant et de se déroulant de la nuque de l'aînée des loups. « Je n'ai même pas terminé l'école. »
« Tu décides. Nous irons où tu veux, » son ton est sérieux et authentique, ou du moins ce qu'Isaac perçoit comme de l'authenticité venant de Peter. « Je serai ton tuteur, tu pourras obtenir ton diplôme. Nous pouvons recommencer à zéro, Isaac. Une meute et une maison, pour nous. »
Ils restent silencieux pendant un long moment alors qu'Isaac réfléchit, pesant les options et les possibilités dans son esprit. Il apprécie que Peter ne le pousse pas, il sait que l'aîné veut qu'il en ai envie, et non pas se sentir obliger de le faire. Laisser derrière ses amis, la meute, l'école, tout et recommencer à nouveau…c'est ce qu'il voulait avant que Derek le transforme, tout abandonner et ne jamais revenir. Cependant, la transformation lui a apporté une famille, une chose qu'il ne pensait plus jamais avoir à cause de son père, mais Peter lui a aussi donné quelque chose qu'il ne pensait jamais avoir.
« D'accord, » il concède après un long moment, en hochant la tête une fois. Il essaie de ne pas sourire quand les yeux de Peter s'illuminent. « Tu penses quoi de Seattle ? »
« Va pour Seattle, » accorde Peter, en s'étendant pour placer un chaste baiser sur le front de l'adolescent avant de le relâcher. Le loup traverse la chambre pour aller vers la porte, en s'arrêtant avec une main sur le chambranle pour se retourner, « fais un sac, nous partons dés que tu seras prêt. »
Isaac le regarde quitter la chambre, il écoute ses bruits de pas alors qu'il descend les escaliers du loft. Il jette un coup d'œil dans sa chambre, pour la scruter, en se demandant ce qu'il devrait emporter et ce qu'il doit laisser. Avec l'argent de Peter, il sait qu'ils seront capable de recommencer à zéro sans trop de difficulté, alors il décide de faire un petit sac, en prenant seulement l'essentiel et quelques objets sentimentaux. Il attrape son sac par terre pour le mettre sur le bureau et il range ce qui est sur le sol de sa chambre, il replace les livres et les feuilles volantes. Il prend quelques vêtements, quelque un de ses comics, la montre que son père lui a offert pour ses dix ans, et la médaille militaire de Camden.
Après plusieurs scanne de sa chambre, il prend un disque dans la boîte d'albums que Peter lui a acheté et il le place avec précaution dans le sac avec ses autres affaires, il le ferme, et il met ses chaussures. Avec une dernière pensée, il attrape son vieux devoir sur son bureau et il le retourne du côté vierge, ensuite il attrape un stylo et il commence à écrire.
Derek,
Je suis désolé de partir sans dire aurevoir. C'est quelque chose que je devais faire, alors je t'en prie, essaie de comprendre. Tu as été tellement occupé dernièrement, et j'ai été un tel boulet pour toi et le reste de la meute. Je ne veux pas que l'un d'entre vous s'inquiète pour moi.
Tu avais raison pour Peter, il est en vie. Je pars avec lui, loin de Beacon Hills. S'il te plait, n'essayez pas de nous retrouver. Je promets de faire attention. Peut-être qu'on pourra revenir après un moment, et revoir tout le monde.
Dis à Scott et aux autres que je suis désolé.
- Isaac
Il laisse le papier sur le centre de son lit et il place son téléphone au-dessus. Avec une dernière grande inspiration, il met son sac sur une épaule et il traverse sa chambre pour descendre les escaliers. Peter l'attend à la porte quand il arrive en bas.
« Prêts ? » Lui demande son alpha, et Isaac ressent une pointe d'excitation dans ses os. Il jette un dernier regard dans le loft, vers le canapé où il s'asseyait avec Derek, Stiles, et Scott, vers la cuisine où ils mangeaient tous ensemble comme une meute, et il fait un signe de tête.
« Prêts, » il répond. Avec un sourire, Peter le dirige hors du loft, vers sa voiture dans le parking. Isaac lance son sac sur le siège arrière et il s'installe sur le siège passager alors que Peter démarre le moteur, et il regarde dans le rétroviseur avec un calme satisfaisant car le loft – et finalement Beacon Hills – deviennent de plus en plus petit, jusqu'à ce que le reflet de la ville disparaissent lentement dans la ligne de l'horizon.
A suivre…
Purée, j'ai eu un mal fou à finir ce chapitre. Certainement car c'est l'avant dernier.
Kaiface a commencé la suite, mais il n'y a toujours que deux chapitres. Quand j'imagine qu'il aura fallu deux ans pour qu'il clôture cette fic…autant ne pas penser à la suite LOL Je vous en pries, allez commenter et encourager cet auteur de génie ! Il ne faut pas qu'il lâche l'affaire !
Sinon, allez voir cette vidéo de daniel et ian, respectivement, Isaac et Peter (retirer les espaces) : www. you tube watch?v= aZ8jzJG0qcU
