Alors, en premier lieu, toutes mes excuses pour cette update si tardive. La raison est simple : J'ai perdu le double chapitre que je publie ce jour, la semaine passée après avoir fini de l'écrire ! Vous n'imaginez pas l'horreur que ce fut pour moi. J'avais à peine terminé, qu'une erreur de manip sur mon PC fut à l'origine de sa suppression définitive et sans sauvegarde U_U Bilan. J'étais tellement dégoûtée et incapable de récrire ce que je venais de terminer, qu'il m'aura fallut la semaine tout entière pour passer au-dessus de mon désespoir et recommencer quasi du début… Tout en sachant que cela ne donnerait jamais exactement la même chose snif u_u Aussi pardon pour cette longue attente, mais les deux dernières semaines qui viennent de passer furent un vrai cauchemar éveillé pour moi u_u

En espérant que cette seconde version sera appréciée malgré tout. D'autant que par manque de temps, je ne l'aurais pas autant relu que j'aime à le faire (sans quoi, je ne publiais encore rien avant le prochain week-end ^_^'')

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BROKEN ARROW


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22H25 – Route menant au County General Hospital de Los Angeles

Même si l'agent Beal n'était pas connu pour ses hauts talents de conducteur, le jeune homme aurait sincèrement souhaité avoir trouvé les bons arguments pour convaincre sa collègue de lui abandonner le volant. Malheureusement pour lui, on ne pouvait gagner sur tous les fronts. Aussi, s'il avait réussi à s'imposer dans la voiture de son amie, ne serait-ce que pour apporter du crédit à ses propos quand elle rejoindrait Sam et Callen. Il n'avait eu aucune chance quant à sa requête de conduire la SRX grise de Kensi. Un refus radical que le concerné regrettait douloureusement, en raison de leur vitesse actuelle et tous ces virages à la corde qu'elle leur imposait.

- Kensi. Je ne suis pas sûr que provoquer un accident va nous aider à arriver plus vite.

- Tu préférerais que nous prenions tout notre temps ?

Bien que son instinct de survie de Geek le priait de se taire, Éric prit le danger de s'exprimer de nouveau. Kensi ne pouvait pas entrer ainsi - telle une furie - au sein du centre hospitalier ou la sécurité l'en ferait ressortir avant même qu'elle n'ait une chance d'y rejoindre son partenaire.

- Kensi…

- Quoi encore ? aboya-t-elle tout en passant un feu bien mur…

- Désolé d'insister. Mais qu'est-ce qui importe le plus à cet instant ? Que tu retrouves Deeks pour lui prouver par ta présence qu'au contraire de Sam, tu ne comptes pas l'abandonner, maintenant qu'il a plus que jamais besoin de soutien. Ou aller agresser un ami venant de faire une crise cardiaque, tout en sachant que cela ne changera rien à ce qui a déjà été fait ?

Éric ne sut jamais si ce fut ses paroles ou le désir soudain de la jeune femme de respecter le code de la route qui la fit piller. Mais une fois encore, l'homme remercia le créateur de la ceinture de sécurité. L'observant une fraction de seconde, Kensi reporta tout aussitôt son attention sur la route, pour redémarrer peut-être sensiblement moins vite.

NCIS - LA

Sur le chemin la menant à l'hôpital, Kensi ne pouvait s'empêcher de penser à tout ce qu'elles avaient partagé avec Deeks durant ces trois dernières années. Si au tout départ, elle pouvait admettre avoir sciemment désiré rabaisser ce flic de la ville qu'on leur imposait, ou plus exactement lui démontrer combien plus expérimentée et formée que lui, elle pouvait être sur bien des sujets. Les faits avaient plus sûrement démontré que l'homme n'avait rien eu à leur envier. Mais surtout, qu'au contraire de bien des militaires avec lesquels elle avait fait ses classes, le lieutenant de police Marty Deeks n'avait jamais montré aucun a priori à travailler avec une femme, de surcroît sa cadette. Au contraire, bien qu'ayant pourtant essentiellement travaillé seul au sein de la police, son nouveau partenaire s'était dés le premier jour investit pour ne pas lui faire faux bond… Et le temps venant, plus que tout autre, l'homme lui avait prouvé combien elle pouvait lui faire confiance au sein de leur travail, comme dans leur vie privée.

Si bien que Kensi ne comptait plus le nombre de fois où Deeks lui avait sauvé la vie sous le feu de l'ennemi, sortie de situations délicates inavouables dans la sphère privée ou plus globalement, soutenu dans ses abattements tout en la contraignant à s'ouvrir et s'extraire de sa vie de petite fille blessée par un père mort trop tôt et un fiancé partit trop lâchement…

En d'autres termes, Deeks avait dès le départ su prendre son rôle de partenaire avec sérieux, agissant toujours à la perfection, bien qu'elle ne lui ait pas toujours rendu la tâche facile avec son caractère parfois difficile. Aussi n'avait-elle jamais douté de ses capacités, de sa loyauté, ni même de son sens du sacrifice que ce soit pour elle ou tout autre membre de l'équipe ! Ne s'était-il d'ailleurs pas montré, depuis son arrivée à leur coté, aussi protecteur envers Éric & Nell, qu'attentif et avide de prouver sa valeur face à Callen & Sam ! Alors pourquoi ce dernier n'avait-il pu le voir autrement que comme l'homme expérimenté, si plein d'attention et de courage qu'il était ?

Finalement extraite de ses pensées par la remarque pleine de bon sens d'Éric, affichant d'ailleurs un teint étrangement pâle, Kensi concéda à ralentir quelque peu sa vitesse. À moins que ce ne soit plus exactement en raison de leur arrivée imminente.

Pénétrant dans le parking réservé aux visiteurs du County General Hospital, la jeune femme se gara à la première place trouvée, avant de sortir sans un mort pour l'informaticien qui la suivait comme son ombre. Toutefois consciente de ce qu'il lui avait dit, Kensi pouvait lui admettre qu'il y avait plus urgent à extérioriser sa colère. La priorité était de revoir enfin Deeks plutôt que d'affronter Sam. Aussi les deux jeunes gens se quittèrent devant le poste administratif en obtenant chacun le numéro de chambre des deux hommes hospitalisés. [1]

NCIS - LA

22H45 - County General Hospital de Los Angeles

Dire que l'agent Sam Hanna rongeait son frein aurait été une sous-estimation de son état d'esprit actuel. Depuis son réveil au sein d'une chambre d'hôpital, entouré d'une nuée de médecins et infirmières désireux de le brancher à toute une série de machines aussi intrusives que bruyantes, l'ex-navy seal n'avait retrouvé son calme qu'à l'arrivée de son partenaire à ses côtés, très vite rejoint, Dieu et son équipe tout entière en soit remercié, par son épouse.

Si la joie de revoir sa femme bien vivante, bien que souffrant de blessures somme toute bénignes, avait définitivement rassuré le militaire de la fin heureuse de cette opération d'envergure ayant pourtant eu la possibilité de lui faire tout perdre. La frustration de la voir repartir presque aussitôt - en raison d'un appel insistant de la CIA, désireux de lui parler en privé - l'avait de nouveau mis à cran.

À moins que ce ne soit l'écoute du rapport de Callen quant aux évènements qu'ils venaient tous de vivre qui le perturbait. Car à la suite de son propre rapport, dicté à son équipier, Sam découvrait par ce dernier, des pans entiers qui le dérangeaient particulièrement. De ses dires, en découlait par exemple que non seulement sans l'action de Deeks, il ne serait plus présent parmi eux, mais mort noyé. L'homme l'ayant clairement sauvé de son plongeon lesté dans une piscine, avant de le libérer de ses liens, lui permettant ainsi de finir le boulot et éliminer Sidorov. Mais Deeks aurait aussi eu l'improbable chance de pouvoir les aider à convaincre Sidorov à poursuivre l'échange en cours avec Vaziri par un invraisemblable échange de SMS ! Sauf que de cette découverte, Sam retenait surtout que l'insistance de Deeks à vouloir rester sur place, avait contraint Callen à mettre en péril sa carrière en ordonnant à Nell de rejoindre la police envoyée pour secourir le jeune flic. [2]

Ignorant l'entrée discrète d'Éric dans sa chambre, c'est quand Sam entendit combien il avait pu délaisser sa femme suite à l'accident de voiture lui ayant permis de rattraper Sidorov, que son incrédulité fit plus sûrement place au déni complet. Il n'y croyait pas un instant ! Jamais il n'aurait ainsi abandonné la mère de ses enfants, en sachant que son équipier pouvait tout autant rattraper leur cible !

Terminant son rapport sur la découverte du russe mort au pied de son partenaire, alors en proie à un malaise cardiaque, G. Callen constata sans mal la fureur grandir chez Sam à l'écoute de ses dernières paroles. En voulut pour preuve l'accélération de son rythme cardiaque. Aussi, tenta-t-il de minimiser la situation. Mais à peine s'y essayait-il que la porte de la chambre s'ouvrait avec éclat.

- TU L'AS ABANDONNÉ ! hurla avec force une Kensi à l'évidence furieuse

Surpris par cette entrée fracassante, Callen n'eut guère le temps de réagir que Sam répondait déjà à l'accusation, ayant a priori moins de difficulté à comprendre de quoi elle parlait.

Et effectivement, ce dernier se doutait bien du sujet évoqué. Pour lui, il n'y avait même aucun doute quant au fait que Kensi venait certainement à l'instant, de quitter la chambre de son partenaire qui avait dû longuement s'étendre sur sa vision des derniers évènements.

- Kensi… J'ignore ce qu'il t'a dit, mais il n'en est rien. C'est lui qui nous a abandonnés ! Lui qui nous a tous trahis.

- C'est une blague ? TU OSES inverser la situation et l'accuser de nous avoir trahis ? Non, mais de quel droit te permets-tu de déformer la réalité ?

- Tu n'étais pas là, Kens'. Il n'a jamais agi comme il l'aurait dû.

Réalisant avec effroi que Sam était on ne peut plus sérieux, calme et convaincu par ses paroles, Kensi n'en revenait pas. Il était pire qu'un serpent dénué de sentiment ! Hurlant littéralement de frustration, la jeune femme n'en reprit qu'avec plus de virulence ses accusations.

- COMMENT ? COMMENT peux-tu nier tes propres actes aussi sereinement ?

- Ok. Qu'est-ce qui te prend, Kensi ? demanda Callen, clairement perdu par cette agression gratuite de leur amie.

- Tu me poses vraiment la question ?

- Oui, je pose vraiment la question. Alors, maintenant réponds. Que se passe-t-il ici ? exigea-t-il finalement, désireux de comprendre une bonne foi pour toute l'origine de tant de discorde.

Le comportement de ces deux-là ne leur correspondait pas une seconde. Comme il n'arrivait pas à comprendre de quoi il était réellement question dans leur échange. Plus terre-à-terre, l'homme craignait aussi et surtout que toute cette agitation ne finisse par provoquer un nouveau malaise à Sam. Mais loin de calmer le jeu, sa question ne sembla qu'ajouter de l'huile sur le feu brûlant ardemment dans les tripes de Kensi.

- Ce qu'il se passe ? Il se passe que TON partenaire a ABANDONNÉ Deeks en terrain ennemi, alors qu'il était grièvement blessé, se vidant mortellement de son sang ! Et pour toute défense, il ose à présent l'accuser de nous avoir trahis, au lieu d'admettre qu'il est celui qui est en tort !

- Kensi… là contra de nouveau Sam. Tu ne peux pas dire ça… J'ai fait ce qui devait être fait pour tenter de rattraper le guêpier dans lequel il vous avait plongé toi et Michelle !

- TU TE FOU DE MOI ?!

Réalisant qu'ils n'iraient nulle part en s'aboyant dessus de la sorte, c'est avant tout inquiet pour la santé de son ami et partenaire, que Callen toujours choqué de l'avoir perdu un peu plus tôt, s'imposa de nouveau à la discussion… Si seulement cela pouvait être qualifié comme telle.

- KENSI ! l'interrompit-il donc brutalement. Maintenant tu baisses d'un ton ! Si tu ne le sais pas encore, Sam doit rester au calme. Alors, fais-moi plaisir. Si tu n'es pas apte à discuter plus posément et cesser ces accusations sans fondement, tu sors d'ici.

- Accusations sans fondement ?

Dirigeant un doigt accusateur, la jeune femme n'eut aucun scrupule à ajouter la personne ayant gardé silence jusqu'alors dans leur échange.

- Nous avons des vidéos qui prouvent mes dires, Callen ! Éric en a aussi été témoin !

- Je… Ce… ce qu'elle dit est vrai. bégaya maladroitement l'informaticien.

- Tu vois ? ponctua moins bruyamment une Kensi fière de sa subite retenue.

Soupirant longuement, Callen tenta de reprendre l'information de son début. Mais de nouveau, Sam ne lui en laissa pas l'opportunité, n'ayant à l'évidence besoin de personne pour prendre sa défense.

- Kensi… Si les images peuvent laisser à penser que je me suis désintéressé du sort de Deeks, là-bas. Il n'en était rien. Simplement, je me devais de privilégier la mission. Parce qu'à l'évidence, tu ne sais pas tout.

- Alors, dis-moi. Que devrais-je savoir d'autre, pouvant expliquer ton comportement ? Quel est donc ce guêpier improbable me concernant moi et Michelle, dont tu le juges tant responsable que cela méritait de l'abandonner à l'ennemi, comme un chien mourant au bord d'une autoroute ?

- Kens'…

Sam ne voulait vraiment pas en arriver là avec la jeune femme. Elle mettait son partenaire sur un tel piédestal jusqu'ici. Pourtant, elle devait savoir pour comprendre. Comme il était essentiel qu'elle réalise qui était réellement Marty Deeks, si d'aventure, elle se trouvait à son tour dans une situation similaire.

- Alors ?

- J'ignore ce que tu as cru voir ou les mots que Deeks a employés pour commenter les vidéos de surveillances des lieux de notre détention que vous semblez avoir trouvées. Mais contrairement aux apparences, je ne l'ai pas lâché quand nous étions là-bas.

- Tu…

- Bon Dieu, Kensi ! l'interrompit-il subitement. Tu n'y étais pas. Il s'est tout de suite mis à parler ! Et tes vidéos ne peuvent que le confirmer ! Dès le début, il leur a tout balancé ! Aussi, je me devais de tout faire, pour vous tirer du piège mortel dans lequel il vous avait mis en nous vendant tous !

Choquée par la teneur de l'information, loin de se calmer, Kensi n'en rua que plus dans ses brancards. Alors, retenue physiquement par un Callen qui la ceintura tout bonnement par la taille, elle reprit avec plus de fureur.

- Comment oses-tu ? JAMAIS ! Jamais, il n'agirait ainsi !

- Kensi, tu dois me croire. C'est la vérité.

- Non seulement je n'y crois pas. Mais quand bien même, si cela faisait suite aux tortures que j'ai vues, il n'y aurait rien eu d'indécent à ce qu'il parle !

- Kens' soupira Sam lourdement… Il s'est tout de suite mis à table. Bien avant que les tortures ne deviennent mortelles. Demande-le-lui ! À toi, il l'avouera peut-être plus facilement.

- Qu'est-ce… ?

C'était du grand délire. Sam accusait maintenant Deeks de mensonge ? Comme si son partenaire allait réellement nier une telle vérité, si d'aventure elle était vraie et mise devant lui ? Si Deeks avait comme tout à chacun son lot de défauts, il n'était pas un menteur. Cacher nombre d'informations, quand ça l'arrangeait ou que Granger le lui imposait : oui. Mais face à la vérité, jamais il n'avait nié des faits le concernant !

- Je te saurais gré de cesser ce type d'accusation. Car non seulement cela ne te sied pas d'asséner un tel coup bas à un ami, mais Deeks n'a pas même encore eu l'occasion de donner sa version des faits. Maintenant, tu peux bien dire et penser ce que tu veux, je ne te crois pas.

- Kensi...

- Oh non, Sam. Tu peux garder ton venin. Car je suis sûre qu'aucun des faits dont tu l'accuses n'est vrai. Et tu sais pourquoi ? Car contrairement à toi, je le connais et lui fais une confiance aveugle. Que ce soit pour me seconder ou assurer vos arrières à toi ou Callen !

Même si elle n'avait pu visionner les images, jamais Kensi n'aurait cru que Deeks puisse agir de la sorte. On pouvait lui reprocher bien des défauts, mais l'homme n'était pas un lâche ! Comme il ne leur avait jamais fait faux bons. Alors que Sam puisse avancer de tels faits, non avérés, avec tant d'aplomb la stupéfiait. D'autant plus quand les vidéos rapportées par Nell prouvaient combien son partenaire avait à l'inverse affiché courage et dévotion durant les terribles tortures subies.

La rupture ne pouvant qu'être consommée à cet instant, entre elle et Sam. C'est en réduisant sensiblement son ton, plus que jamais envahie d'une colère sourde, que Kensi exprima très clairement le fond de sa pensée.

- Maintenant, fais-moi la faveur de ne plus insulter les sacrifices que Deeks a pu faire à ton seul bénéfice, Sam. Et avoue plutôt que tu as préféré faire passer ta femme avant l'associé avec lequel tu avais clairement refusé de travailler ! Tu as sciemment choisi de privilégier la sauvegarde de Michelle avant celle de l'homme qui venait de te sauver de la noyade, puis te libérer au prix de sa propre vie. Un homme qui ne t'a jamais fait défaut. Un homme qui contrairement à ce que tu crois, n'a jamais soufflé mot sur l'opération, malgré les pires tortures subies ! Un homme que tu as sciemment abandonné, sans couverture, en terrain ennemi, alors que souffrant d'importantes hémorragies, uniquement dans le but de sauver ta femme dont MOI je gardais le dos ! Si bien que non seulement tu as failli envers MON partenaire. Mais tu as prouvé en agissant ainsi que tu n'avais pas plus confiance en moi !

- Kensi, tu te trompe complètement…

- Oh non, bien au contraire… Car contrairement à toi, j'en ai toutes les preuves.

Devant la détermination affichée par la jeune femme, la conviction de Sam s'affaiblit pour la première fois. À moins que ce ne fût plus sûrement le début des effets de la médication filtrant dans l'intraveineuse à laquelle il était branché. Aussi, réagissant enfin à son traitement, une graine de doute s'insinua pour de bon, à l'esprit de l'ex-navy seal. Comme une réalité indéniable ressortit des faits. Une vérité que Sam souffla inconsciemment à l'instant même ou l'évidence se projetait dans ses propres pensées.

- Je ne pouvais pas l'abandonner. C'était ma femme.

Tous deux surpris par ce début d'aveux, Kensi comme Sam s'observèrent un instant en silence, avant que la jeune femme n'en termine.

- Alors que faisons-nous de tes beaux discours sur l'esprit de corps des Navy Seal ? De la force du groupe ? La solidarité entre membres d'une même équipe ? L'entraide fraternelle quoiqu'il en coûte ? Deeks n'a jamais failli pour aucun d'entre nous. JE ne t'ai jamais fait défaut. Mais tu as toujours préféré choisir tes sentiments et priorités personnelles, là-bas. Et tu oses après tout cela te permettre de le juger, si seulement il a réellement parlé sous la pression d'une torture inhumaine ? Tu as trahi sa confiance ! Comme tu as trahi la mienne en agissant de la sorte !

Sur ces mots ponctués avec force, Kensi quitta aussi vivement les lieux qu'elle les avait rejoints.

NCIS - LA

Si Hetty assista jusqu'alors à toute la scène à distance et en silence. C'est qu'elle savait que pour chacun des protagonistes ici présents, il fallait pour leur propre bien, que les mots et sentiments sortent, qu'ils soient exprimés. Si la colère et les échanges vigoureux ne réglaient jamais aucun conflit. Rien de bon ne ressortait non plus de l'intériorisation. Une leçon malheureusement apprise d'expérience.

Toutefois, quand Hetty vit repartir l'agent Blye, loin de s'être calmée par cet échange virulent. Si la petite femme exprima enfin le souhait de lui parler, elle n'en eut guère l'occasion. À peine avait-elle fait un pas en sa direction que déjà l'agent Callen se précipitait à la suite de Kensi, à l'évidence tout aussi conscient du besoin de la calmer.

Réalisant le cœur gonflé de fierté que son fils spirituel était bel et bien apte à gérer la situation, Hetty se contenta de récupérer ce pour quoi elle était venue jusqu'ici, à savoir les deux enregistreurs qu'elle retrouva sans surprise au chevet de l'agent Hanna. Concernant les vidéos évoquées par Kensi et Éric, elle aurait aussi vite fait de se tenir informé via Nell durant son retour à l'OPS. Car le temps pressant pour apporter un retour conséquent à l'état-major en vive attente de leur rapport officiel sur l'opération, c'est bien poussée par la nécessité, qu'elle abandonna à son tour Sam aux seuls soins de l'agent Beal.

À suivre

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[1] La suite directe de ce paragraphe se trouve dans le prologue de cette histoire. Qui pour rappel expose Kensi courant dans les couloirs de l'hôpital pour découvrir la chambre de son partenaire… vide de tout occupant.

[2] Vous vous doutez bien que Callen n'irait pas annoncer dans son rapport officiel que c'est Nell qui a pris la décision d'agir contre les ordres de Granger. Aussi en bon chef d'équipe qu'il est, Callen indique volontairement en être à l'origine, pour protéger la jeune femme de son acte délibéré. ^_-

La suite tout aussitôt !

mimi yuy