Le soleil était levé depuis bien longtemps. Il était presque treize heures et une certaine informatrice brune dormait toujours, contrairement à un garde du corps blond qui s'était réveillé il y a peu. Shizuo, adossé contre un mur, buvait son café tout en fixant Izaya, avec qui il avait dormis. Par chance, celle-ci ne s'était toujours pas réveillée mais comment réagira telle lorsqu'elle émergera ? Il imaginer les pires scénarios possibles... Mais surtout…Qu'allait-il lui dire ? Il n'allait surement pas tarder à le savoir car le corps dénudé sous le drap, commença à bouger. Croyant qu'elle allait finir par ouvrir les yeux, Shizuo fut déçus de voir que la jeune femme avait juste changé de position pour se mettre sur le dos. A ce même moment, ses longues boucles brunes se mirent à prendre au bout du lit. L'homme le plus fort d'Ikebukuro s'approcha de cet être qui semblait si fragile et inoffensif. Il vint s'assoir près d'elle et se mis à la fixer. Il tendit doucement la main vers la chevelure noire qui lui rappelait un cyclone. Il ramena une mèche vers ses lèvres pour l'embrasser. Il crut reconnaitre une odeur de rose. Cela lui allait bien car elle était exactement comme cette fleur. Elle avait beau être magnifique, elle avait tout de même des épines. L'ex-barman n'en revenait toujours pas qu'il avait fait l'amour avec elle. En plus, il avait aimait ça ! Enfin… C'est surtout les expressions de la brune qui l'avait dissuadé de lui faire du mal. De plus, il lui avait ôté sa virginité… C'était le pompon ! Alors que le blond se lamentait, il sentit quelque chose bouger contre lui. Il détourna le regard vers la jeune femme qui ôter tout doucement la couverture au fur et à mesure qu'elle se tortillait. Enfin, elle ouvrit les yeux. Visiblement, elle n'était pas du matin. Elle fit cligner plusieurs fois ses paupières avant de fixer le blond qui n'avait pas bougé d'un pouce. En revanche, il fixait avec insistance les seins dévoilés de la brune.

Izaya : Shi…Zu…Chan ?

Shizuo : Ah bah quand même.

La brune écarquilla les yeux et comprit enfin que ce n'était ni un rêve, ni un cauchemar. On entendit un cri des plus aigue dans l'appartement du blond qui faillit perdre un tympan. Izaya quitta le lit en vitesse en embarquant le drap pour tenter de cacher son corps qu'elle avait retrouvé nu. Elle regardait partout, aucune trace de ses affaires et donc aucun couteau pour se défendre face au garde du corps qui s'approchait de sa proie tel à fauve en pleine chasse.

Izaya : Ne t'approche pas espèce de monstre !

Shizuo : T'es bruyante dès le matin…

Izaya : Pourquoi je suis chez toi ?! Pourquoi es-tu à moitié nu et pourquoi moi je le suis complètement ?!

Shizuo : Tu veux vraiment que je te le dise ?

Izaya : Non ! Tais-toi ! Je…Je suis sure que tu y es pour quelque chose !

Shizuo : Tu étais aussi ivre que Shinra et j'ai du t'embarquer où sinon tu aurais finis dans le lit des trois rapaces qui te tournait autour hier soir !

Izaya était plus rouge que jamais. Elle resserra son étreinte sur le drap qui ne couvrait que le devant de son corps.

Izaya : On…On a rien fait, hein Shizu-chan ?

Shizuo ne répondit pas. La réponse n'était-elle évidente ? Le blond se contenta de soupirer avant de quitter le lit pour allez se chercher un second café, il prit une seconde tasse qu'il remplit avant de la tendre vers la brune.

Shizuo : Tu en veux ?

Izaya : Je m'en fiche ! La seule chose que je veux, c'est savoir si j'ai couché avec un monstre ?!

Shizuo : Et si c'était le cas ? Si tu avais couché avec un monstre, tu en serais un aussi n'est-ce pas ?

Izaya : Espèce de…

D'un coup, Izaya lâcha le drap et sauta sur le blond qu'elle fit basculer vers l'arrière. Il tomba et renversa les deux tasses au passage. Aucune émotion ne ressortait de son visage contrairement à celui de la brune qui était remplie de haine. Elle avait également les larmes aux yeux et les dents serrés. Ses mains tenaient fermement le cou de Shizuo qui semblait ne rien ressentir.

Izaya : Je te hais…Je te hais…Je te hais…JE TE DETESTE SHIZU-CHAN !

Sans prévenir, la brune donna un sérieux coup d'ongle près de l'œil de Shizuo qui cette fois, sentis la douleur. Lorsque l'informatrice voulu s'enfuir, il la rattrapa par le bras et la fit tomber sur lui.

Izaya : Lâche-moi espèce de pervers !

Shizuo : Ce n'est pas la moi la perverse qui a écarté les cuisses hier soir pour que son pire ennemie la baisse toute la nuit.

La brune sursauta. Ils l'avaient donc bien fait…Alors qu'elle était sur le point d'éclater en sanglot, elle sentit la mâchoire de Shizuo se refermer sur la peau de son cou. Elle hurla de douleur. En même temps qu'il la mordait, le blond rapprocha ses mains de la poitrine d'Izaya qu'il prit empoigna avec force. La brune se retint de gémir. Elle aurait voulut partir mais l'ex-barman la bloquer avec ses jambes et sur le plan physique, elle n'avait aucune chance de le battre. Elle allait donc devoir prendre son mal en patience.

Shizuo : Cette fois, je serais beaucoup moins doux.

A suivre…