Coucou les filles ! Le délai est plus que respectable non ? Il respecte mon rythme d'avant ma traversée du désert, et on est lundi et pas mercredi !
Morvan : merci pour ton enthousiasme
Victoria : ravie de te revoir. J'espère que ça te va pour le délai, mais tu ne sauras pas aujourd'hui le fin mot de la cachotterie.
Iota : Comme tu dis, il fallait qu'il se passe quelque chose ^^ j'espère que son châtiment d'aujourd'hui te conviendra. Je ferais au mieux pour tenir le rythme hebdo.
Gridaille : ravie de voir que tu continues à me laisser des messages
Malou : contente que ça te plaise de plus en plus ! peut être que je m'améliore
ma lectrice silencieuse (plus si silencieuse que ça ) :) je suis contente que tu continues à me suivre dans les tribulations de mes personnages.
Merci à toutes pour vos messages et pour les nouvelles mises en alerte. Je suis plus qu'heureuse que mon histoire ait de plus en plus d'adepte. Même si ce n'était pas le but, c'est une belle récompense.
Pour la petite histoire, j'ai étudié orgueil et préjugés en terminale y a plus de 10 ans (ça me rajeunit pas lol) en anglais renforcé, donc lecture du livre, étude des personnages et visionnage de la série de 1995 tout ça « in english of course ». Et depuis cette époque, j'ai imaginé comment il pourrait vivre après le « the end ». J'espère que je ne me perds pas et que j'arrive à garder l'esprit et la contenance des personnages.
Je parle trop encore :)
Voilà la deuxième partie du diner !
Elizabeth eut au moins la satisfaction que Miss Bingley ne pouvait discuter avec le jeune Woodward durant le repas. La disposition faisait qu'elle était assise entre Mr Grant et son Charles. Georgiana étant à côté de Bingley et de John, Caroline avait deux personnes entre elle et sa proie. Car Elizabeth voyait la jeune femme comme un carnassier ayant jeté son dévolu sur une gazelle éloignée de ses congénères. Et elle ferait en sorte qu'elle n'arrive jamais à ses fins.
Miss Bingley quant à elle regardait les deux jeunes gens discuter ensemble avec envie. Mais elle rongeait également son frein : si elle laissait les choses se faire, il allait lui filer entre les doigts. Et elle ne le supporterait pas. Ayant déjà, selon elle, perdu Darcy, elle ne pouvait subir un nouvel échec.
Darcy, bien occupé avec ses voisins de table ne voyait rien de ce qu'il se tramait sous ses yeux. Il ne vit pas sa femme bouillonner de colère ni les rougeurs sur les joues de sa petite sœur encore moins l'impatience de Miss Bingley que les plats défilent au plus vite. Il profitait simplement de la soirée, entourés de gens de valeur et qu'il estimait.
Après la dégustation des assiettes de viandes, John Woodward vint demander une danse à Elizabeth. Elle accepta avec joie, ravie de l'opportunité qui se présentait de discuter avec le jeune homme de la situation. Alors qu'ils virevoltaient sur le parquet, Elizabeth lança une conversation d'allure anodine.
- Comment se déroulent vos études ? Etes vous satisfaits de vos résultats ?
- Je ne voudrais pas vous paraitre prétentieux, mais je suis parmi les premiers de ma classe.
- Il n'y a aucun mal à relater un fait ! Vous m'auriez paru prétentieux en me disant d'emblée que vous étiez le meilleur, plaisanta-t-elle.
- Ce n'est pas le cas ! Et je ne recherche pas la gloire ni la première place. Etre dans les premiers me suffit.
- Vous serez donc diplômé bientôt et pourrez rentrer chez vous.
- J'ai les points nécessaires et je serai bien heureux en juin de rentrer et de m'installer définitivement à Duran Hall.
- Et nous serons heureux de vous voir plus souvent ! A moins que vous ne passiez du temps à Londres pour voir du monde… Ou peut être voyagerez-vous ? La France et l'Italie sont parait il de très beaux pays.
- Georg… euh Miss Darcy m'a informé de votre retour en Derbyshire sous peu, et je serais enchanté de venir vous rendre visite, dit il plus timidement. Si ma présence vous convient bien sur.
- Avec joie. Je sais que Mr Darcy et Miss Darcy vous apprécie. Vous serez le bienvenu à Pemberley.
- Merci. Quand à de futurs voyages, ce serait bien plus intéressant à 2 que seul.
- Je comprends. Je vous ai vu discuter avec Miss Bingley, vous a-t-elle parlé de ses voyages ? demanda Elizabeth en prêchant le faux pour savoir le vrai.
- Oh… euh… Non, elle m'a surtout posé des questions.
Elizabeth se rendit compte que ses craintes étaient plus que fondées. Caroline avait posé des questions, certainement écouté les réponses attentivement pour montrer son intérêt, et avait certainement dû le flatter. Mais le jeune homme ne lui avouerait pas cela.
- Vous devriez plutôt passer votre soirée à profiter de la danse qu'à parler, plaisanta Elizabeth.
- Je vais suivre ce conseil.
La danse s'arrêta et Elizabeth remercia son cavalier. Il la salua, avant de partir pour inviter à nouveau Georgiana, mais il fut arrêté dans son élan par Caroline Bingley.
- Doutez vous encore des sentiments de mon fils pour Georgiana ?
Elizabeth se tourna vers son ami Augustina.
- Je n'en doutais pas… Mais on l'empêche de le montrer.
- Cette jeune femme est particulièrement tenace.
- Plus pour longtemps, dit Elizabeth. Je vais remédier à cette situation.
Elizabeth prépara son plus beau sourire et son arme favorite pour retrouver Caroline et lui faire comprendre les choses à sa façon.
- Miss Bngley ! s'exclama Elizabeth en venant vers les trois jeunes gens. Nous n'avons pas encore eu l'occasion de nous parler ce soir !
Miss Bingley ne put que répondre affablement devant Georgiana et John, mais l'interruption d'Elizabeth la dérangeait.
- Comment trouvez vous cet octuor ? Ne sont ils pas merveilleux ? Mr Woodward, ne deviez vous pas suivre mon conseil ?
Il lui sourit pour toute réponse avant d'inviter Georgiana à danser. Bien sûr elle accepta avec plaisir et ils partirent, Georgiana au bras du jeune homme. Miss Bingley fut passablement agacée : non seulement son ancienne rivale avait réussi à séduire Darcy, mais en plus elle l'empêchait de trouver un autre jeune homme bien né.
- Ne sont ils pas bien assorti ? dit Elizabeth pour bien insister. Un très beau couple non ?
- Il ne m'a pas dit être fiancé, dit sèchement Caroline.
- Vous devriez savoir qu'un gentleman ne se lance pas à la légère auprès d'une demoiselle. Surtout pas la sœur d'amis proches de ses parents.
- Nous discutions très bien, il ne doit pas être très intéressé, répliqua Miss Bingley.
- Pure courtoisie… Il a été élevé dans le respect, il ne pouvait décemment pas vous rejeter.
- Darcy l'a pourtant fait avec vous à Meryton.
Elizabeth prit cette réplique comme une insulte. Pour elle, et pour l'éducation de son époux. Elle se rappela sans peine le comportement de Darcy durant ce fameux bal, et il lui avait honnêtement relaté les paroles désobligeantes qu'il avait dites ensuite. Elle serra les poings un bref instant pour contenir sa colère avant de reprendre avec un sourire ironique.
- Mon charme a dû avoir plus d'effet que le vôtre sur Mr Darcy. Et apparemment, ce même charme n'agit toujours pas sur Mr Woodward.
- Vous semblez bien sur de vos atouts !
- Darcy est mon époux, cela vaut toutes les preuves du monde. Quand à Mr Woodward, il ne vous a pas invitée à danser, et il ne fait que dévorer des yeux Georgiana. Votre jalousie à notre égard vous aveugle si vous ne le voyez pas.
- Je ne suis pas jalouse, vous avez du abuser du vin.
Elizabeth éclata de rire devant cette répartie absurde.
- Ne me cherchez pas d'excuses, je sais très bien ce que j'annonce, et sans alcool. Et même si Georgiana est bien trop réservée et jeune pour oser s'imposer, je n'hésite en aucun cas à le faire à sa place.
- Que voulez vous ?
- Essayez vous de me faire croire que vous n'avez pas compris ? Je vous croyais plus intelligente que cela.
- Je ne fais rien qui vous concerne.
- Ca me concerne. Georgiana me concerne, et elle devrait aussi vous concerner puisque vous dites être son amie. Comment pouvez-vous lui écrire en tant que tel et tenter ensuite de lui ravir un homme qui lui inspire des sentiments profonds ?
- Vous dites n'importe quoi.
- Je ne crois pas. Mais puisque vous souhaitez le prendre ainsi je vais être claire. Arrêtez cela maintenant, laissez le tranquille, car je vous assure que dans le cas contraire vous le regretteriez.
- Vous me menacez maintenant ?
- Oui. Et entourée de tous mes invités qui ne se doutent de rien au vu du charmant sourire que je vous fais. Arrêtez.
Elizabeth la laissa et alla rejoindre comme si de rien était son époux. Miss Bingley une fois seule, se sentit bien moins assurée et était folle de rage. Elle ne pouvait plus rester là, et préféra prévenir son frère de son départ. Augustina Woodward n'avait rien raté de leur échange de loin, et fut enchantée d'avoir choisi une amie telle qu'Elizabeth. Son aplomb conjugué à son talent pour l'ironie faisait d'elle une personne remarquable, et Mrs Woodward souriait de ses capacités.
John dansa avec Georgiana encore plusieurs fois avant le dessert. Il la refit virevolter encore après, avant de lui proposer un rafraichissement. Tandis qu'il allait leur chercher des verres, elle fut accostée par Kitty.
- Petite cachotière !
- De quoi parles tu ? demanda Georgiana
- De toi et John Woodward. Il t'a invitée plusieurs fois et vous aviez l'air de bien discuter à table. Te plaît-il ?
- Kitty… rougit Georgiana.
- N'en dit pas plus j'ai compris. Il semble très prévenant et plus qu'amical avec toi. Ton frère est il au courant ?
- Oh non, s'exclama Georgiana.
Elle se reprit avant de préciser qu'elle appréhendait sa réaction.
- Il est bien plus compréhensif que je ne le croyais. Et il ne se souciera que de ton bonheur.
- Oh je sais qu'il n'est pas méchant. Mais peut être que mon choix n'est pas le bon.
Georgiana pensa d'emblée à sa mésaventure avec Wickham. Elle avait cru en lui, et il l'avait bernée. Peut être la situation se répétait elle.
- Je ne vois pas pourquoi. John est un gentleman et William connait ses parents. Mais si tu n'oses vraiment pas lui en parler toi-même, Lizzy le fera pour toi.
- Tu crois ? Après tout, elle n'a pas à subir la colère de mon frère.
- Si colère il y a, ce que je doute très fortement. Et Lizzy n'hésitera pas.
- Miss Catherine, dit John Woodward en revenant et en donnant un verre à Georgiana. Souhaitez vous un rafraichissement ? proposa-t-il en tendant son verre
- Non merci, vous êtes bien aimable. Je vais rejoindre Harold avant qu'il ne disparaisse dans le fumoir. Je vous verrais plus tard.
Ils se sourirent et Kitty fit un clin d'œil à Georgiana qui la fit rougir à nouveau.
- Avez-vous quelques visites demain ? demanda timidement John
- Non. Nous n'avons aucune sortie de prévu.
- Ma mère m'a informé de sa visite à votre sœur… Me permettez-vous de l'accompagner ?
- Oh ! Je… Oui… Bien sur… Pardonnez moi.
Elle rougit furieusement et baissa les yeux au sol, mal à l'aise de n'avoir pu trouver ses mots.
- Ne soyez pas gênée, dit il doucement. Je fais beaucoup d'effort pour vous parler correctement malgré l'enchantement que j'éprouve à vos côtés.
Elle releva son regard vers lui, surprise de ses paroles mais joyeuse de les entendre.
- John ? appela Mr Woodward.
- Oui père ?
Ils se tournèrent vers le père du jeune homme, qui souriait en les regardant.
- Darcy nous propose un brandy qui d'après lui devrait satisfaire les papilles les plus difficiles.
- Je vous suis, père.
Il jeta un dernier regard lourd de sentiments vers Georgiana avant de rejoindre son père. Georgiana semblait à mille lieues du sol, emportée par l'amour qu'elle ressentait pour John Woodward.
Après le départ des messieurs et de quelques invités, Elizabeth pu discuter plus simplement avec ses amies, membre de sa famille ou nouvelles connaissances. Jane fit ainsi la connaissance de Marianne Brandon et Eleonor Ferrars, et Elizabeth pu raconter à Augustina sa conversation avec Miss Bingley. Elles en riaient encore ensemble lorsque la duchesse Sheffield vint les rejoindre.
- Vous semblez avoir des sujets de conversation très distrayant, dit elle avec son sourire habituel qu'Elizabeth ne savait déchiffrer.
- En effet duchesse, dit Mrs Woodward. Mrs Darcy a un humour très caustique.
- Il parait qu'il n'y a pas que l'humour qui soit caustique, dit la duchesse.
Cela fit cesser aussitôt les sourires d'Elizabeth et son amie. Le sourire affiché de la duchesse n'avait-il été qu'un leurre ?
- Voyons Mrs Darcy, vous devez bien vous douter que j'ai entendu parler de vous et de votre tempérament ?
- Je n'en doutais pas duchesse. Beaucoup de choses ont été dites depuis mon mariage. A tort ou à raison, je l'ignore.
- Lady Catherine m'a parlé de vous.
- Oh… dit Elizabeth en se raidissant.
Elle repensa aussitôt à ce que William lui avait dit : « ce sont des connaissances de feu ma mère ». La logique voulait que si la duchesse avait côtoyé Lady Ann, elle devait côtoyer sa sœur Lady Catherine. Le sourire systématique de la duchesse n'était donc pas amical.
Mrs Woodward regardait l'échange, impuissante. Malgré son caractère affirmé, elle ne pouvait interférer et se mettre à dos la duchesse. Elle savait pertinemment qu'elle devait respecter les convenances. Mais elle ne pouvait non plus partir et laisser son amie et en y réfléchissant un peu, elle se dit que la duchesse ne lui avait pas demandé de les laisser non plus, et elle était venue durant leur conversation. Son comportement était donc calculé et elle agissait donc sciemment.
- Elle vous accuse de tous les maux de la terre ! rit la duchesse. Orgueil, cupidité, malveillance, manipulation et que sais je d'autre encore.
- Elle ne m'apprécie pas c'est un fait, dit Elizabeth.
Elle se forçait à répondre poliment, bien que sa seule envie était de crier à l'infamie dont était capable la tante de son époux.
- Pourtant vous avez su vous créer des sympathies parmi de nombreuses dames que j'apprécie. Vous ne pouvez être aussi mauvaise qu'elle le prétend.
Elizabeth était perdue. Elle ne comprenait pas ce que cherchait son interlocutrice, ni où elle voulait en venir.
- Et il semble aussi que vous choisissez de vous entourer de personnes de qualités sans vous soucier de ce que l'on raconte d'elles.
Elle montra d'un léger signe de tête Marianne Brandon et sa sœur.
- Vous n'avez pas invité Mrs Dashwood qui vous a reçu chez elle mais vous invitez ses sœurs.
- Je me suis trouvé plus d'affinités avec elle qu'avec Mrs Dashwood. J'ai préféré répondre à son invitation en lui rendant la pareille un après midi pour le thé, répondit Elizabeth.
- Je comprends aisément. Je n'ai moi-même accepté cette invitation chez Mrs Dashwood que pour vous approcher un peu plus.
Elizabeth et son amie furent tellement surprises qu'elles ouvrirent des yeux ronds devant les dernières paroles prononcées.
- Pardonnez moi duchesse mais…
- Je sais ce que vous voulez me dire. Vous ne savez quoi penser de mes paroles. Et c'est totalement délibéré de ma part de vous faire passer par ces différentes sensations. J'ai entendu tellement de choses que je devais me faire ma propre opinion.
- Et quel est le résultat ? demanda Elizabeth fébrile
- Lady Catherine a beaucoup exagéré vos défaut, et a dû en inventer certains.
La pression que ressentait Elizabeth descendit d'un cran.
- Cela ne m'étonne pas d'elle. Elle est ainsi. Mais parfois elle a eu été dans le vrai.
- Merci de m'avoir laissé le bénéfice du doute, duchesse.
- Je serai peut être l'une des seules à le faire. Mais je serais ravie de vous avoir parmi nos convives au bal que nous organisons à la fin de la Saison.
- Nous en serons ravis duchesse, répondit aussitôt Elizabeth.
La duchesse sourit et la remercia une dernière fois pour la soirée passa, et laissa les deux amies pour retourner vers d'autres dames.
- Grand dieu Lizzy ! Quel moment étrange !
- A qui le dites vous ! J'avoue ne pas avoir encore réussi à rassembler les miettes dans mon esprit. Elle m'a fait passer du chaud au froid tant de fois en si peu de temps !
- Et elle vous a invitée à un bal qui est aussi prisé que le bal de la Reine. Félicitations Mrs Darcy…
Elizabeth regarda son amie qui semblait fière et vraiment ravie pour elle. Et elle se dit que finalement, les choses à Londres ne se passaient pas si mal que cela.
Elizabeth finissait de se tresser les cheveux tandis que Darcy l'attendait, déjà couché dans leur lit. Georgiana avait fini par demander à Elizabeth de préparer la visite de John du lendemain devant l'insistance de Kitty. Mais la jeune épouse devait par la même avouer qu'elle savait depuis Noël mais qu'elle n'en avait rien dit. Elle appréhendait la réaction de son mari.
Elle alla le rejoindre et se blottit contre lui.
- Je dois te parler d'une chose importante, dit Elizabeth.
- Approche très directe, ça n'augure rien de bon, répondit il sombrement.
- C'est une bonne nouvelle, une très bonne même. Mais j'ai tenu un secret, une confidence, qui peut aujourd'hui te déplaire.
Il la regarda, lui faisant comprendre qu'elle pouvait continuer.
- Il n'y a pas eu que Kitty et Harold qui se soit rapprochés à Noël. Ta sœur et John Woodward se sont découvert beaucoup d'affinités.
Darcy ferma les yeux et prit une grande inspiration. Il les rouvrit et attendit la suite. Elizabeth comprit et continua.
- J'ai remarqué qu'elle était un peu mélancolique à notre arrivée à Londres, j'ai donc cherché ses confidences, et elle m'a avoué son inclination. J'avais bien sur vu qu'il avait lui aussi beaucoup d'intérêt pour elle, ce que m'a confirmé sa mère. Il n'était là que pour elle ce soir, et il viendra demain avec Augustina.
Elle fit une pause, essayant de déceler quelque chose au silence de William, mais il lui sembla hermétique. Rien ne paraissait.
- Georgiana craint beaucoup ta réaction. Elle a peur que tu penses qu'elle se trompe, comme avec Wickham. Elle craint encore elle-même de se faire berner. Mais il n'est pas comme ça, il a…
- Je sais, coupa William.
Elle l'observa, et elle réussit enfin à savoir ce qu'il pensait. Il lui parut un peu triste, un peu lasse, mais pas en colère.
- John est quelqu'un de très bien, ses parents sont très bien, et elle sera plus qu'heureuse si il me demande sa main. Parce que c'est ce que tu m'annonces n'est ce pas ?
- C'est une forte probabilité.
- Et elle est vraiment amoureuse ?
- A n'en pas douter. Tu aurais dû les voir aujourd'hui. Même les avances de Miss Bingley n'ont eu aucun effet.
Il la regarda sans comprendre et elle lui raconta ce qu'il s'était passé. Il sourit plus d'une fois, mais gardait un peu de tristesse au fond des yeux. Pas pour Georgiana : c'est un évènement qui devait arriver. Une belle jeune fille, bien née, avec un gentleman, rien de plus normal. Ce qui le chagrinait, c'est qu'Elizabeth craignait de lui avoir caché quelque chose, et que de son côté il faisait pareil. Il aurait pu profiter de l'occasion pour lui avouer aussi son secret, mais il n'en fit rien. Pour la protéger et l'épargner. Il continua de souhaiter qu'elle ne lui en voudrait pas trop.
Et voilà le diner est fini ! alors Caroline a-t-elle été assez remise à sa place ? que pensez vous de la duchesse ? et Georgiana et John ? Rdv la semaine prochaine si tout va bien
C'est à vous !
