Bonjour/Bonsoir à tous !
Me revoilà, un petit peu plus tôt que prévu pour vous poster la suite. Je ne vais pas avoir le temps de le faire cette semaine donc je préfère vous la poster aujourd'hui.
Je suis ravie des retours que j'ai eu sur le précédent chapitre ! Je sais que ça peut paraître surprenant et légèrement injuste pour Emma qui en a vu de toutes les couleurs mais je ne voyais pas ma fic sans un retour d'August... Certains savaient déjà, depuis le début, qu'il allait revenir. Un grand grand grand merci à oOo-RED-oOo pour ta review qui m'a énormément touché et qui m'a juste fait hyper plaisir. Ça fait toujours du bien de voir de tels réactions et vraiment... Merci d'être au top et d'être une fidèle lectrice :). Merci également a moithea pour ta fidélité, tout comme Siguy... J'attends toujours avec impatience d'avoir vos avis ;p. Pour franchiulla, elles avaient déjà passé beaucoup d'étapes ensemble et je me sentais presque obligé de les séparer un peu... Pour virg05, je n'ai pas peur des représailles mais j'avais la trouille que ce chapitre ne vous plaise pas du tout. Djam... Bienvenue ! Je suis ravie de te lire et ton commentaire m'a énormément touché, ça fait vraiment un bien fou et j'espère ne pas te décevoir jusqu'à la fin. Quant au Guest n°1, oui, Emma n'a pas tenue sa promesse... Mais c'était pour mieux protéger Regina. Guest n°2 : le soleil... Il risque d'être caché un moment par de nombreux nuages ;).
Merci immense à not gonna die qui est d'une gentillesse et d'une aide incroyable. Merci aux lecteurs anonymes également, j'espère vous convaincre assez, un jour, pour vous donner l'envie de laisser un petit mot ;).
On y va ? C'est parti pour le nouveau chapitre ! :)
CHAPITRE 21 : DEUX MOIS
« Monsieur Graham Humbert ? »
« C'est moi. »
« J'ai un bouquet de fleur pour vous. »
« Un bouquet de… ? » le concerné s'était retourné, intrigué par l'annonce faite par la jeune femme qui venait d'entrer dans le poste de police. Qui diable pouvait lui faire livrer un bouquet de fleur à son travail ? Arquant un sourcil, il se rapprocha de la fleuriste qui tenait dans ses bras un large bouquet touffu, garni de fleurs diverses et variées.
« Il y a une enveloppe » fit-elle en désignant du regard le milieu du bouquet sur lequel trônait effectivement une petite enveloppe légèrement rosée, consciente que l'homme en face d'elle ne comprenait pas ce qui était en train de lui arriver.
Il la remercia alors avec un sourire charmeur avant de se saisir non sans mal du colis qui lui était tendu. Il le posa nonchalamment sur son bureau avant de se rasseoir confortablement dans son siège à roulette. Lorsqu'il se saisit de ladite enveloppe et qu'il l'ouvrit, il y découvrit une feuille pliée en quatre écrite au recto et au verso. Il commença alors sa lecture avec hâte, impatient de percer le mystère.
A mesure que les lignes défilaient sous ses yeux, son regard s'était agrandi tandis que ses sourcils s'étaient froncés. Il s'était finalement redressé sur son siège, droit comme un i, ayant même fait craquer le bas de sa colonne vertébrale tant une tension soudaine s'était emparée de lui. Lorsqu'il fut arrivé en bas de la première page et qu'il retourna la feuille, il constata que sa main tremblait légèrement. Ce qu'il était en train de lire était bien loin de tout ce qu'il avait pu imaginer.
Regina Mills avait les yeux grands ouverts, en plein milieu de la nuit. Elle regardait le plafond de sa chambre, une larme s'étant encore échappée de ses yeux. Elle était épuisée de cette même rengaine, de cette même peine qui venait la frapper chaque nuit.
Sur son ventre nu reposait une main d'homme qu'elle détestait sentir sur elle. Lorsqu'elle tourna la tête pour faire face à la personne qui se trouvait près d'elle, elle n'eut aucune surprise. C'était toujours lui, toujours la même personne, depuis plus d'un mois. Pourtant, elle se saisit de cette main pour ne plus la sentir et le réveilla d'un geste peu délicat.
« Tu devrais partir. »
« Mh, pourquoi ? » Il avait grogné sa réponse tel un homme des cavernes, encore plongé dans un sommeil qui semblait être réparateur.
« Parce que » fut la seule réponse que la mairesse trouva.
« Regina… Pourquoi est-ce que tu veux toujours que je parte de chez toi en plein milieu de la nuit ? » l'homme s'était finalement redressé, se frottant l'arrière du crâne avec force, comme si cela allait suffire pour se réveiller complètement. « C'est vrai… Je n'ai pas d'impératif et toi non plus… Pourquoi nous cacher ? »
« Ecoute Robin, je… je… » elle balbutia, incapable de mettre des mots sur ce qu'elle pensait réellement de cette situation. Elle ne voulait pas dire tout haut ce qu'elle ressentait à ce moment précis au risque de le blesser considérablement. « Tu peux rester si tu veux » finit-elle par répondre.
L'homme se rallongea aussitôt avant de souffler bruyamment, conscient que la personne qui partageait ses premières parties de nuits évitait de répondre à sa profonde question en lui laissant entendre ce qu'il avait envie. Il caressa alors l'avant bras de la brune dans un geste qui se voulait rassurant mais il ne sentit pas les frissons qui parcoururent l'échine de la concernée.
La mairesse n'eut à attendre que quelques minutes supplémentaires avant que Robin ne s'endorme à nouveau. Elle s'éclipsa alors de son lit avec délicatesse, s'habilla chaudement et se rendit à la cuisine de son manoir. Telle une automate, elle se prépara alors un chocolat chaud et y ajouta une pointe de cannelle, chose qu'elle n'avait jamais vraiment eu l'habitude de faire sauf depuis l'arrivée d'Emma dans sa vie. Elle soupira à cette pensée. Elle détestait savoir que tous ses gestes tournaient encore autour d'elle… Pourtant, les mouvements étaient toujours similaires : elle finissait par s'enrouler autour du plaid qui se trouvait sur son canapé avant de sortir dans son jardin et s'asseoir sur le banc qu'elles avaient partagé de si nombreuses fois. Il faisait particulièrement froid depuis que l'hiver s'était installé mais la mairesse n'en avait que faire. Avoir froid, c'était au moins ressentir quelque chose.
Les étoiles étaient cachées par des épais nuages qui rendaient le ciel particulièrement lourd. La lune parvenait parfois à se frayer un faible chemin, éclairant avec faiblesse le monde de la brune. Tout lui semblait si terne et sans saveur. Robin n'était pas quelqu'un de méchant, bien au contraire. Il était bienveillant, délicat et parfois même adorable. Il ne posait jamais de question embarrassante, sauf ce soir là, et acceptait toujours les moindres désirs de la jeune femme.
Elle était tombée sur lui un mois plus tôt, alors qu'elle s'était rendue dans un bar. Fatiguée de ne plus rien ressentir, elle avait bu bien plus que de raison cette nuit là, et il l'avait raccompagnée tel un gentleman jusqu'à sa chambre. Il l'avait fait s'allonger sur son lit et à peine sa tête eut-elle touché l'oreiller que la mairesse s'était endormie. Elle l'avait retrouvé le lendemain matin dans sa cuisine ou il avait préparé un copieux petit déjeuner accompagné d'une aspirine. Il lui avait confié avoir veillé sur elle toute la nuit, en tout bien tout honneur, afin de s'assurer qu'elle irait bien. La minute suivante, elle lui faisait l'amour sauvagement.
Elle n'avait rien ressenti, pas le moindre plaisir, pas le moindre désir. Elle lui avait juste sauté au cou dans un geste désespéré qu'il n'avait pas vraiment remarqué. A chaque baiser, à chaque caresse, Regina se haïssait encore un peu plus. Mais là encore, au moins, elle ressentait autre chose que du vide.
S'en était suivi, chaque soir ou presque, des rendez-vous clandestins où ils échangeaient peu, leur relation était finalement purement sexuelle et la jeune femme s'en accommodait tout à fait, bien consciente qu'elle était incapable de donner quoi que ce soit de plus important, de plus réel. Au milieu de la nuit, elle se réveillait toujours avec ce profond sentiment de dégoût qui s'emparait de tout son être. Elle se haïssait elle même du comportement qu'elle pouvait avoir avec cet homme qui n'avait rien demandé.
Cette nuit là, avec la remarque qu'il avait faite, elle s'était rendue compte que cela risquait de ne plus lui suffire et qu'il allait sûrement vouloir passer à une nouvelle étape. Après tout, c'était légitime et tout à fait compréhensible. Mais Regina n'en avait pas la moindre envie.
Elle resta ainsi, perdue dans ses pensées, jusqu'à ce que l'aube ne viennent chasser la nuit. Alors que les rayons du soleil peinaient à se faire une place dans cette grisaille, Robin la rejoignit sur son banc.
« Merci de m'avoir permis de rester cette nuit. C'était important pour moi… » finit-il par dire avec la voix la plus douce qu'elle lui connaissait. La mairesse quant à elle s'était contentée de lui sourire faussement en haussant les épaules. « Je sais que tu n'es pas prête à parler de nous… Si la première fois que je t'ai vue tu étais dans un tel état, c'est forcément que tu avais tes raisons… » il s'arrêta quelques secondes, laissant sa phrase en suspend, avant de reprendre simplement « j'aimerais juste que tu me promettes qu'un jour nous aurons cette conversation. »
Regina soupira à nouveau avant de baisser son regard sur ses genoux. Elle ne pouvait pas lui faire subir une telle vie, une telle relation alors qu'elle voyait bien dans ses yeux que des sentiments étaient en train de naître.
« Écoute Robin, je sais que tu en attends sûrement plus de ma part mais, je ne peux pas te l'offrir pour l'instant. Je comprendrai si ça ne te convient plus, si tu veux partir… »
« Je ne partirai pas Regina… Sauf si tu me le demandes expressément. »
« Merci » se contenta-t-elle de répondre. L'homme hocha la tête avant d'effectuer une légère pression de sa main sur l'avant bras de la brune.
« Je vais y aller. Appelle moi… »
Elle croisa son regard une nouvelle fois avant de lui faire un signe de la tête positif en guise de réponse. Il se pencha alors sur elle et lui déposa un léger baiser sur le coin des lèvres avant de partir sans un mot supplémentaire.
Regina resta de longues minutes supplémentaires sur ce banc qu'elle n'arrivait plus à quitter. Elle revivait, éternellement, les premiers mots qu'avaient prononcés Emma à cet endroit même, la première discussion, les premières confidences. Elle était épuisée de repenser sans cesse à cette femme qui l'avait profondément blessée et meurtrie. Chaque endroit qu'elle pouvait fréquenter lui rappelait avec force tous les instants qu'elles avaient partagés. Elle en voulait terriblement à la blonde qui était partie sans même se retourner, qui lui avait brisé le cœur sans un sourcillement. Emma lui avait dit des choses affreuses avant de tourner la page de leur relation définitivement. La mairesse s'en voulait de s'être trompée sur la personnalité de la blonde. Elle y avait terriblement cru. Pour rien. Elle ne voulait plus y penser, définitivement. Emma ne devait plus faire partie de sa vie.
Graham reposa la lettre sur son bureau dans un geste lent, hébété par ce qu'il venait d'apprendre en parcourant les mots écrits des mains d'Emma Swan. Il resta ainsi pendant de longues secondes, incapable de réfléchir convenablement, incapable de trouver par quoi il devait commencer. Il finit par se ressaisir et fit quelques recherches nécessaires sur son ordinateur : il devait impérativement retrouver le numéro de David Nolan qu'il avait contacté quelques mois plus tôt. Ses mains tremblaient toujours.
« Monsieur Nolan ? C'est le Shérif Humbert à l'appareil. Je… J'ai… » il ne put s'empêcher de se haïr pour le manque de professionnalisme dont il faisait preuve à ce moment précis.
« Il s'est passé quelque chose avec Emma ? » s'inquiéta immédiatement l'homme à l'autre bout du fil, conscient que les balbutiements de son interlocuteur ne présageaient rien de bon.
« Avez-vous eu de ses nouvelles ces deux derniers mois ? »
« Elle m'a appelé il y a deux mois pour me dire qu'elle partait avec Regina en vacances pour plusieurs semaines et qu'elles viendraient sûrement à New York à la fin de leur séjour… Que se passe-t-il bon sang ? Elles ont eu un accident ? »
« David… Elles ne sont jamais parties en vacances. Emma vous a menti » finit-il par dire de but en blanc, incapable de retenir davantage les informations qu'il détenait.
« Pardon ? Non, non… Elle m'a appelé, elle m'a dit que… » l'homme paniquait et semblait comprendre que quelque chose de grave s'était produit.
« Je sais. Écoutez David, je viens de recevoir une lettre d'Emma, datant d'il y a deux mois. Elle y explique qu'August l'a retrouvée à Storybrooke et qu'il menaçait de s'en prendre aux personnes à qui elle tenait si elle ne retournait pas auprès de lui. »
« Non, non… C'est impossible, elle, elle… » L'instant était particulièrement difficile à vivre, Graham sentait bien que le monde venait de se dérober sous les pieds de l'inspecteur Nolan.
« Elle a tout prévu, pour vous protéger et pour protéger Regina. »
« Lisez-moi cette lettre. »
Graham commença la lecture des lignes écrites par Emma huit semaines plus tôt. A l'autre bout du fil, il entendait son collègue renifler de temps à autre, incapable de cacher ses pleurs. Il revivait, pour la deuxième fois, la perte d'une personne qu'il aimait, l'absence de réponse, l'inconnu sur sa situation. Lorsqu'il eut terminé, un long silence se fit comme unique réponse.
« C'est de ma faute » finit par répondre David après la longue tirade de son interlocuteur. « Si j'avais été plus vigilent, si j'avais fermé ma putain de bouche dans ce café… Putain ! »
David avait crié sa dernière phrase dans une rage certaine. De colère, il frappa dans son casier métallique qui se trouvait non loin de lui, son poing s'écrasant avec force sur celui-ci, déformant légèrement sa forme.
« On va la retrouver David… »
« Je prends ma voiture, je suis là dans quelques heures » rajouta t-il avec une voix ferme et définitive. « On va tout reprendre depuis le début, depuis son départ de Storybrooke. Et quand on va retrouver ce fumier, je jure devant dieu qu'il va payer pour ce qu'il a fait à Emma. »
« Faites attention sur la route... » se contenta de répondre Graham, conscient que l'état de nervosité dans lequel était son collègue pouvait être dangereux. David était considérablement impliqué émotionnellement dans cette affaire mais il n'avait pas la force de le retenir et de lui interdire de venir. Et puis, il était le seul à connaître le passé d'Emma, son aide allait être plus qu'utile.
Le sheriff de Storybrooke poussa un long soupir avant de s'asseoir à nouveau sur sa chaise. Se prenant la tête dans les mains, il resta ainsi pendant de nombreuses secondes, sans bouger, essayant tant bien que mal de trouver des solutions au problème qui se posait. Non seulement Emma lui avait expliqué sa situation, mais elle lui avait également demandé d'être très discret auprès de Madame le Maire. D'un geste lent, il se saisit à nouveau de la lettre qu'il ne put s'empêcher de lire une fois supplémentaire, en quête d'un quelconque indice supplémentaire.
A Graham Humbert,
Je suis Emma Swan, l'inconnue qui a été retrouvée sur une plage par Madame le Maire. Il y a deux mois, j'ai quitté Storybrooke précipitamment. Personne ne vous a prévenu de ma disparition car personne ne pouvait savoir que j'avais disparu.
Si je vous envoie un bouquet de fleur, c'est parce que c'est la seule façon que j'ai trouvé pour que vous receviez cette lettre aujourd'hui. J'ai expressément demandé à la fleuriste de vous envoyer ce bouquet aujourd'hui. Je voulais me laisser deux mois pour m'échapper ou deux mois où vous n'essayez pas de me retrouver… Parce que je sais qu'il sera très vigilant au début.
August m'a retrouvée. A l'heure où j'écris cette lettre, je dois le retrouver dans quelques heures à peine. Il ne m'a pas laissé le choix. Il a fait de nombreuses recherches pour me retrouver et il a réussi à entendre David parler de Storybrooke alors qu'il se cachait dans un café. Il m'a observée pendant plusieurs jours avant de réapparaître dans ma vie. Il m'a dit que si je ne le suivais pas, il s'en prendrait aux personnes à qui je tiens et qu'il n'hésiterait pas à faire de Regina sa nouvelle proie. Il m'est strictement inconcevable de la laisser entre les mains de ce fou. Je n'avais pas le choix, je devais la protéger…
Il m'a laissé une poignée d'heures ²pour dire adieu à ceux qui m'entourent afin de ne pas éveiller les soupçons. J'ai dû faire une chose horrible à Regina pour ne pas qu'elle se doute des raisons de mon départ et je m'en veux terriblement. Je suis passée voir Granny également afin qu'elle ne s'inquiète pas de ne plus voir son employée. Et pour ma dernière heure de liberté, je vous écris cette lettre…
Je me laisse deux mois pour m'échapper à nouveau, et deux mois sans que personne ne cherche à me retrouver. August finira par baisser sa garde et sa vigilance. Si vous recevez cette lettre avant mon retour… C'est que je n'ai pas réussi à m'échapper ou c'est parce qu'il m'a tuée. Il n'y a qu'à vous que je peux vous demander ça : retrouvez-moi. Même si je suis morte, je ne veux pas qu'il gagne, je ne veux pas qu'il soit le seul à savoir où se trouve mon corps. Ces dernières heures, j'ai essayé tant bien que mal de me souvenir, de vous donner des indices supplémentaires pour que vos recherches soient plus simples, mais il n'y a rien à faire. Je m'en remets complètement à vous et à vos compétences.
Appelez David, demandez-lui de vous aider. Il est le seul à me connaître mieux que moi-même, peut-être que mon passé vous aidera à me retrouver. Surtout, dites-lui que je ne lui en veux pas et que ce n'est pas de sa faute.
Quant à Regina… Ne lui dites rien, je vous en supplie. Je préfère qu'elle me déteste et me haïsse pour ce que j'ai fait plutôt que de la savoir triste et inquiète pour moi. Je ne veux pas qu'elle s'en veuille. Si elle sait, elle voudra me retrouver et elle vivra dans l'attente. Je veux qu'elle tourne la page et surtout, je veux qu'elle soit heureuse. Prenez soin d'elle, veillez sur elle, ne l'abandonnez pas une nouvelle fois. C'est une femme exceptionnelle et je vous jure que lorsqu'elle sourit… Mon dieu, son sourire est la plus belle chose que j'ai pu voir sur cette terre. Alors faites la rire, soyez tous là pour elle, elle le mérite.
Je sais que ce sera délicat pour vous d'enquêter sans qu'elle ne soit en courant parce qu'elle est votre supérieure mais c'est important pour moi. Tant que vous ne m'avez pas retrouvée, soyez discret auprès d'elle. Si par miracle je suis encore vivante lorsque vous me retrouverez, alors je lui expliquerai peut-être ce qui s'est passé le jour de mon départ, sauf si elle est plus heureuse sans moi.
Si en revanche, il m'a tuée… Dites lui que je n'ai jamais voulu lui faire du mal, que tout ce que j'ai pu lui dire avant mon départ, j'en pensais tout l'inverse. Dites-lui qu'il ne faut pas qu'elle s'en veuille et que mon seul désir c'est qu'elle rencontre quelqu'un à nouveau, qu'elle s'autorise à aimer à nouveau et qu'elle soit heureuse. Dites-lui que pour moi ce n'était pas une erreur, dites-lui que j'ai aimé chaque instant, dites-lui que grâce à elle, grâce au fait qu'elle m'ait sauvée sur cette plage ce jour là, j'ai vécu des jours merveilleux à ses côtés et que je ne regrette rien. Dites-lui que c'était réel, puissant et vrai.
Et surtout, surtout… Dites-lui que je n'étais pas en train de tomber amoureuse d'elle, dites-lui que je l'étais déjà.
Retrouvez-moi Graham. Retrouvez-moi…
Emma.
Le shérif souffla à nouveau face à la situation. L'enquête qui l'attendait risquait d'être très compliquée. Comment allait-il faire pour ne pas éveiller les soupçons de Madame le Maire ? Comment allait-il faire pour canaliser David qui risquait de se donner corps et âme pour sauver son amie ? Comment allait-il faire pour retrouver Emma Swan et la sortir de l'enfer ? Était-elle encore vivante ?
Il secoua vivement la tête, se refusant cette pensée néfaste, bien conscient que la mort de la blonde n'était pas une option. S'il voulait respecter les demandes de la blonde, à savoir prendre soin de Regina Mills, il était hors de question de la retrouver morte. En attendant l'arrivée de David, il lui était inconcevable de rester sans rien faire, se saisissant de sa veste, il quitta son bureau avec précipitation pour commencer son enquête.
TBC...
