Chapitre 21 :
Ryuichi se réveilla. Il avait la tête encore engourdie par le sommeil mais il se revenait rapidement à la réalité à cause de frissons qu'il ressentait sur sa peau. Il découvrit alors tout nu et se demanda comment il avait pu dormir dans un tel état et par un temps aussi glacial qu'en hiver. Il entendait de petits bruits sur le coté droit et vit Tohma endormi, apparemment torse nu. Ryuichi essaya de se rappeler de ce qu'il s'était passé la nuit dernière pour que Seguchi soit arrivé dans son lit. Le lycée, la pluie, les pleurs, la dispute et enfin le bonheur absolu. Sakuma comprit alors la belle nuit qu'ils avaient passé ensemble. Tohma se réveilla et cligna des yeux pour que sa vision devienne claire. Il vit Ryuichi devant lui, torse nu. Il sentit le vent frais sur sa peau et il se découvrit complètement dénudé. Ryuichi l'enroula dans la couverture pour qu'il n'attrape pas froid.
Ryuichi : tu devrais éviter de t'exposer à l'air frais. Tu es encore un peu fiévreux.
Tohma : merci, Ryuichi.
Ryuichi : tu avais chaud, même très chaud…que tu as transpiré toute la nuit. Et moi aussi d'ailleurs…
Tohma : est-ce que ça veut dire que nous… ?
Ryuichi : je ne souviens parfaitement que tu en redemandais… c'était si bon que tu en voulais encore plus…
Tohma : j'ai du mal à le croire… enfin tu as raison sur un point… c'était si bien que j'aimerais retenter l'expérience
Ryuichi : que dirais-tu de le refaire ?
Tohma : non !
Ryuichi : mais tout à l'heure tu…
Tohma : quand j'irais mieux… oui mais pas avant.
Ryuichi : alors je vais bien m'occuper de toi pour que tu guérisses le plus vite possible.
C'étaient les vacances. Tohma et Ryuichi allaient bientôt souffler leurs 20 bougies. En attendant, les deux garçons vivaient comme s'ils étaient un vrai couple. Tohma était totalement remis de sa torture psychologique concernant sa mère et Ryuichi ne pensait plus aux malheurs que sa sœur Savina pouvait avoir. Ils nageaient dans le bonheur et la vie semblait être légère. Pour fêter leur première semaine ensemble, ils décidèrent de sortir en boîte de nuit. Comme Seguchi n'avait pas de vêtements de rechange, il demanda à Sakuma quelques habits. La plupart du temps il était en pyjama, réservant les beaux habits pour les sorties. C'était Ryuichi qui chercha la nourriture pour la semaine mais c'était Tohma qui fournissait l'argent pour payer les frais. Mais pour aujourd'hui, il essaya de mettre une tenue un peu plus originale. Mais que pouvait-il mettre dans la garde de robe de Ryuichi ? Il prit au hasard un T-shirt et le regarda. Sakuma entra dans la chambre pour chercher son amant. IL était en train de boutonner une chemise. Ryuichi le prit alors dans ses bras et glissa sa main dans l'ouverture pour toucher la peau blanche de Tohma.
Ryuichi : tu sens bon aujourd'hui…
Tohma : c'est un jour de fête aujourd'hui…
Ryuichi : pas question que tu dragues une fille pendant la sortie.
Tohma : haha… et toi, fais attention si jamais je te trouve en compagnie de quelqu'un d'autre que moi sans mon autorisation.
Ryuichi : j'ai vu ce que tu étais capable quand tu étais en colère alors je ne préfère pas tenter le diable.
Tohma : Tu vas froisser ma chemise.
Ryuichi : comme ça, personne ne viendra t'embêter. Bon, si nous allons ?
Tohma : d'accord.
Devant la boite de nuit, Tohma se souvenait de son baptême dans un lieu pareil. Il ne savait pas si c'était à partir de ce moment là qu'il commençait à apprécier la gentillesse de Ryuichi. En tournant un peu la tête, il aperçut Keiya, l'homme qui s'occupait de lui en Angleterre et aux Etats-Unis. Il ne savait pas quoi penser de lui maintenant. Il demanda à Ryuichi de l'attendre dans la boite, le temps qu'il mette les choses au clair avec Keiya. Ryuichi ne voulant pas contrarier Tohma et lui faisan confiance le laissa régler ses affaires personnelles. Tohma lança un regard d'incompréhension à cet homme qu'il appelait Grand Frère quand il était plus jeune. Keiya garda le même visage impassible devant lui.
Tohma : qu'est-ce que tu viens faire ici ? Tu m'espionnes ?
Keiya : je te demande de reconsidérer ta décision. Il n'est pas trop tard pour reculer.
Tohma : je croyais être clair la dernière fois mais ça ne me dérange pas de te le redire : Je ne retournerai pas auprès de mon père.
Keiya : tu es donc décidé à rester ici.
Tohma : oui, même toi tu n'arriveras pas à me convaincre de partir. Mais…
Keiya : oui, Tohma ?
Tohma : pourquoi es-tu avec lui ? Pourquoi ne veux-t pas comprendre ce que je ressens en ce moment ?
Keiya : Tohma… je suis avant tout au service de ton père, Christian Seguchi parce que c'est le président de la société. Durant ton enfance, il a fait appel à moi pour m'occuper de toi. Je devais être ton compagnon de jeu, ton confident, entre d'autres mots, le grand frère que tu n'as pas eu… ne te souviens-tu pas de cette belle époque ? Ces moments, où je te consolais, jouais avec toi, tu m'appelais Grand frère ?
Tohma : je m'en souviens mais ce n'est pas par les sentiments que tu me piègeras. Cela fait parti du passé et ce n'est pas en faisant appel à mes meilleurs souvenirs avec toi que cela changera en quoique ce soit ma décision de rester au Japon.
Keiya : ah bon… je voulais te convaincre de revenir avec tes bons souvenirs avec moi mais je vois que ma voix ne fera que renforcer ta décision. Alors peut-être que cela te convaincra de venir avec moi.
Tohma : qu'est-ce que… ?
Pendant ce temps, Ryuichi attendait tranquillement à une table de la discothèque. Il trouva que Tohma était un peu long mais il fallait mettre les choses au clair. Il but un verre de son cocktail quand une jeune fille venait à sa rencontre. Elle était assez mignonne dans son genre mais Ryuichi ne sentait pas attiré par elle. Elle avait l'air un peu aguicheuse avec sa tenue qui mettait en autre ses atouts physiques.
Fille : hi hi…
Ryuichi : qu'est-ce que tu as à rire ?
Fille : tu sais que je suis une sorcière ?
Ryuichi : rien à foutre.
Fille : alors, regarde-moi ! Tu vas tomber amoureux de moi ! Tu vas m'aimer !
Ryuichi : arrête tes conneries, tu veux ! Hé !
La jeune fille se colla à lui et mit ses mains sur les bras musclés de Ryuichi. Elle le regardait tendrement comme pour l'ensorceler et lui voler un baiser mais Ryuichi n'était pas dupe et enleva ses mains de son corps ; il lança un regard de colère qui ne fit pas peur à la jeune fille mais plutôt sourire. Puis il sentait un vertige et il la regardait.
Fille : bien… si tu veux passer le reste de la soirée seul…
Ryuichi : fais ce tu veux…
Fille : Hi hi… viens danser avec moi…
Ryuichi : c'est que…
Fille : allez viens ! Tu ne vas pas me laisser danser seule.
Elle prit le bras de Ryuichi et l'entraîna sur la piste de danse. Manifestement, le garçon ne fit aucune résistance et se laissa entraîner par la musique. Elle mena la danse et insista presque Ryuichi à se coller près d'elle. Soudain, Ryuichi sentit un mal de tête. La fille le secouait un moment pour le faire revenir à lui. Sakuma retrouva rapidement ses esprits mais il se sentait un peu mal qu'il voulait s'asseoir mais sa partenaire de danse l'en empêcha en lui tirant sur son bras. Elle posa sa main sur le visage en sueur de Sakuma puis elle vint l'embrasser sur ses lèvres. Contrairement à ce qu'il voulait faire, Sakuma répondit à ce baiser prétentieux. Puis dans le rythme de la musique, ils dansèrent ensemble. Dehors, Tohma était encore sous le choc de se qu'il voyait. Keiya ne voulait pas l'intimider mais il le mettait en garde.
Keiya : tu connais parfaitement ma passion pour faire souffrir les gens ?
Tohma : bien sûr. Ne me dis pas que tu es en train de m'amuser avec moi !
Keiya : je ne vois pas l'intérêt de faire souffrir l'héritier Seguchi. Non, je te propose quelque chose de mieux.
Tohma : quelque chose de mieux ? Non, Laisse-le en dehors de tout ça ! Cette affaire ne concerne que père, toi et moi !
Keiya : pourtant, ta décision vient en partie de lui alors s'il disparaît, rien ne te retiendra ici.
Tohma : …
Keiya : mais rassure-toi. Jamais je ne ferai souffrir ceux que j'aime et que j'apprécie…mais ici, c'est une discothèque non ?
Tohma : oui et alors ?
Keiya : une discothèque est un endroit où les gens s'amusent, non ?
Tohma : où veux-tu en venir ?
Sakuma se sentait de plus en plus mal et il avait des vertiges de plus en plus répétés. Il mit sa main sur sa tête pour essayer de rester éveillé mais les lumières de la salle s'éteignaient et se rallumaient toutes les secondes. Il avait l'impression que tout se ralentissait et il ne trouva plus du regard sa jeune partenaire. Il marcha doucement pour éviter de bousculer les gens et pour quitter la piste de danse. Mais la musique reprit de plus belle et à ce moment, il ne pouvait plus tenir debout.
Keiya : les gens s'amusent dans une discothèque alors moi aussi j'ai droit de m'amuser.
Tohma : ne va pas impliquer d'autre gens dans notre histoire familiale !
Keiya : et pourquoi ? N'est-ce pas toi qui as impliqué Sakuma ?
Tohma : non, je… il n'a rien à voir dans tout ça… même s'il n'était pas apparu dans ma vie, je resterai au Japon parce que c'est mon pays natal.
Keiya : mais aussi le pays qui t'a rejeté… ne te souviens –tu pas Tohma, combien tu étais triste rien qu'à savoir que tu allais à l'école ?
Tohma : mais j'étais encore un petit enfant. Aujourd'hui, je suis un adulte responsable de mes actes !
Keiya : très bien mais…si jamais tu reviens sur ta décision, viens me voir dans ton ancien pavillon. Au revoir, Tohma.
Tohma ne comprit pas ce que Keiya voulait dire par leurs prochaines retrouvailles. Ce dernier tourna les talons et fit un signe d'au revoir au jeune Seguchi. Tohma se retourna à la discothèque pour rejoindre Ryuichi en espérant de ne pas l'avoir fait trop attendre. En descendant les escaliers, il n'entendait rien : ce qui était anormal pour une boite de nuit populaire. Il posa son regard vers le centre de la piste de danse pour voir son ami effondré. Il descendit alors de plus en plus rapidement les escaliers pour être à ses cotés. Son visage était en sueur et il avait du mal à respirer. Paniqué, Tohma le prit dans ses bras et criait dans toute la salle.
Tohma : un médecin ! Appelez un médecin !
Keiya regarda l'ambulance se dirigeant vers la discothèque où se trouvaient les deux jeunes garçons. Il sourit et mit ses mains dans ses poches. Il ricana doucement puis il montrait sa joie en riant très fort. Il pensait à sa future rencontre avec Tohma qui risquait d'être forte intéressante. Sakuma souffrait, allongé dans son lit d'hôpital. Il se débattait comme une bête que les médecins devaient l'attacher pour pouvoir le soigner ou du moins l'administrer un calmant. Tohma assistait impuissant à la douleur de Sakuma. Dès que le personnel médical finissait leur travail, Seguchi demanda le diagnostic.
Médecin : hé bien, je n'ai jamais vu un cas comme ça. Il a une forte fièvre, des hallucinations si réelles… difficile à dire mais si son état continue dans cette voie, il y a peu de chances qu'il s'en sorte… son rythme cardiaque ne cesse d'augmenter et on peut arriver à la crise…
Tohma : non… tu te fiches de moi, Ryuichi !
Médecin : monsieur Seguchi !
Tohma : J'ai tout abandonné pour toi, mon héritage, ma fiancée, mon identité… tu n'as pas le droit de me faire ça… qui était à mes cotés, quand j'en avais besoin ? Qui sera avec moi quand j'aurais des moments de bonheur ? Qui me comprendra quand tu ne seras pas là ?... Ryuichi… Ryuichi…
Seguchi serra dans ses mains le drap de Ryuichi et pleura. Jamais il avait pleuré pour quelqu'un autre qu'un membre de sa famille. Il se lassa tomber, envahi par les sentiments les plus sombres. Il cacha son visage dans ses mains et continua de pleurer.
Tohma : non… je ne te laisserai pas mourir… je trouverai un moyen pour te sauver…. Parce que si tu meurs, je ne te pardonnerai jamais… Ryuichi, je te promets de te sauver et que je reviendrais vers toi…
Le blond essuya ses larmes, posa ses mains sur celles de son ami attaché par des liens au lit et l'embrassa pour lui dire au revoir provisoirement. Puis il mit ses mains sur ses lèvres comme si elles avaient étaient piquées. Pendant ce temps, Keiya préparait du thé vert. Il aimait beaucoup les tisanes et les boissons infusées car elles avaient des senteurs cachées. Il entendait la sonnette de la porte d'entrée. Il ouvrit la porte et il n'était nullement surpris de voir Tohma devant la porte. Le jeune garçon entra sans dire un mot et regarda Keiya avec un air suppliant. Il était impuissant devant la situation et seul Keiya pouvait l'aider mais il était trop fier pour l'admettre. L'homme n'avait pas besoin de le regarder pour savoir le motif de sa visite. Il le pria de s'asseoir et de boire une tasse de thé.
Tohma : Keiya…
Keiya : oui, Tohma, que puis-je faire pour toi ?
Tohma : je t'en prie ! sauve Ryuichi !
Keiya : c'est impossible.
Tohma : et pourquoi ? Je sais que c'est toi qui l'as drogué et tu connais le moyen de le sauver. Pourquoi refuses-tu de m'aider ?
Keiya : j'ai des ordres de ton père : je dois te ramener auprès de lui, de gré ou de force. Je sais que tu tiens beaucoup à ce Sakuma alors…
Tohma : monstre ! Tu l'as utilisé pour arriver à tes fins ! Où est-il passé le Keiya qui était gentil avec moi ?
Keiya : mais il est devant toi ! Je suis et reste le Keiya que tu connais mais jamais je ne t'ai montré mon véritable travail. Rappelle-toi de notre première rencontre. Tu n'avais que quatre ans et tu venais juste d'arriver en Angleterre. Tu ne connaissais personne et il te fallait bien quelqu'un pour t'occuper de toi. Ton père m'a appelé et quand nous nous sommes vus la première fois, tu n'arrêtais pas de me poser des questions sur mon identité. Quand tu avais compris que j'étais là pour toi, tu me faisais ton plus sourire avant de sauter dans mes bras.
Tohma : je m'en souviens mais… non… pourquoi est-ce que tu me trahis ?
Keiya : Trahi ? Où vois-tu un traître ? Depuis le début, j'étais au service de ton père. Il n'y a que toi qui es persuadé du contraire.
Tohma : non… non…
Keiya : tu devrais boire du thé ! Ça te calmera… quoiqu'il en soit, ce n'est le sujet que tu voulais aborder avec moi, je me trompe ?
Tohmabaissa la tête et devait se rendre à l'évidence: il n'était pas à armes égales contre Keiya et devait obéir s'il voulait avoir une chance de sauver son amant de la mort. Il s'assoit sur le siège qui était en face de son précepteur et but une gorgée de son thé. Mitsuru tira un petit sourire et posa sa tasse sur sa table.
Keiya: tu n'as pas à t'inquiéter pour ton ami. Je le soignerai personnellement à condition que tu acceptes de retourner vers ton père.
Tohma: c'est hors de question!
Keiya: Tohma…
Tohma: depuis une semaine, je goûte à la vraie liberté et maintenant, tu veux que je retourne dans ma cage dorée? Je ne comprends pas pourquoi tu fais cela mais je te donnerai tout ce que j'ai mais je t'en supplie, sauve Ryuichi et ne me… quoi? Ma tête…
Tohma lâcha sa tasse qui se brisa sur le sol. Il avait la tte qui tournait et sa vue se brouillait. Il avait du mal à rester éveillé qu'il finissait par s'endormir. Il réalisa qu'il y avait de la drogue dans son thé mais il ne l'avait pas senti alors qu'il connaissait la passion de son précepteur pour ses substances nocives.
Tohma: mais… pour…quoi?... Kei… ya…
Le jeune homme aux cheveux noirs se leva et ramassa les débris de la tasse. Il souriait en voyant son élève dormir sur son fauteuil. Il caressa doucement le visage en faisant attention de ne pas le réveiller avant de se mettre en face de lui pour lui dire ses derniers mots.
Keiya : ce n'est pas contre toi que je fais ça mais je ne peux pas te laisser vivre avec lui. Quelqu'un d'autre a besoin de lui maintenant. Cependant, si tu ne peux pas vivre sans lui, prouve-le moi. Prouve-moi que tu es rien sans lui, Ryuichi ! Montre-moi combien tu prétends l'aimer !
Ryuichi : J'ai tout abandonné pour toi… c'est qui qui me parle ! Mon héritage, qu'est-ce que ça veut dire !...ma fiancée, Tu es qui à la fin ! Mon identité… mais qui est-tu ? Tu n'as pas le droit de me faire ça… et toi, tu te prends pour qui pour me donner des ordres comme ça? Qui était à mes cotés, quand j'en avais besoin ? Parce que tu n'es pas capable d'affronter seul tes problèmes, satanée voix. Sors de ma tête ! Qui sera avec moi quand j'aurais des moments de bonheur ? Mais je connais cette voix… Qui me comprendra quand tu ne seras pas là ?... cette voix colérique mais triste…Je te connais,… Ryuichi… cette façon de prononcé mon prénom…Ryuichi… Tohma ? Je te promets de te sauver… Non, reviens ! Reviens !
Ryuichi se réveilla brusquement comme s'il était sorti d'un cauchemar. Son visage était en sueur et respirait de manière très saccadée. Il regarda ses mains dont les poignets étaient rosis par les liens qu'ils portaient pour rester allongés au lit. Rien qu'à poser ses doigts sur ses marques rouges lui faisait mal. Il regarda autour de lui et tenta de comprendre comment il était arrivé ; d'ailleurs où était-il avant de se réveiller dans cette chambre blanche ? Il essaya de se souvenir mais rien : c'était le vide dans sa tête. Puis ses yeux se posèrent sur Kumagoro, la peluche rose que sa sœur lui avait offerte. Il la fixait jusqu'à ce qu'il se souvienne de son rêve. Il enleva le drap qui l'enveloppait et descendait du lit. Cependant, il ne sentait pas ses jambes le porter et dans sa chute, il appuya involontairement sur le bouton d'appel. Le garçon se retint de faire un commentaire et chercha un fauteuil roulant pour pouvoir se déplacer mais une infirmière était venue pour voir ce qu'il se passait. En la voyant, Ryuichi savait qu'elle allait l'empêcher de sortir de sa chambre. Il rampait pour sortir mais une équipe de nuit venait pour le retenir dans la pièce confinée. Malgré sa résistance, un médecin lui administra un sédatif pour le rendormir. Quand il sentit la fatigue l'emporter, il laissa un dernier sortir de ses lèvres: Tohma...
