Chapitre 21 : Telle est ma quête suivre l'étoile…
J'étais encore mal à l'aise face aux évènements qui venaient de se produire. Anna ma chère sœur était morte… Je n'avais même pas pu la connaître. Je sentais monter en moi des larmes de colère ce qui était totalement idiot puisque c'était trop tard. Pourquoi Hans avait-il fait ça, certes il n'était pas le coupable, mais avec ce que la personne encapuchonnée m'avait dit, il semble évident qu'il savait que cela allait se produire ? Je l'aimais encore, je l'aimerais toujours mais il avait dépassé les limites. Certes je voulais devenir reine d'Arendelle, être reconnue par mes sœurs mais pas comme ça. Pas avec une famille dissipée aux quatre coins des éléments. Je ne désirais pas que ce qu'il venait de se produire recommence… Et pourtant. Kristoff était en danger. Je ne pouvais pas le laisser risquer de subir le même sort qu'Anna. Certes la personne m'avait dit qu'il fallait qu'il parte mais je sentais en moi qu'il fallait que je le prévienne, sinon cela risquait de ne pas être amical pour lui. C'était trop cruel. Il fallait que j'agisse. J'avais appris à m'attacher à cette personne. Certes nous n'avions pas non plus passé des heures ensemble mais il était le mari de ma sœur après tout et c'était un devoir que de lui rendre hommage. Oui il fallait que je l'aide pour la mémoire d'Anna mais aussi pour le bébé qui portait mon prénom.
Je savais qu'il était parti vers l'étable quand nous nous sommes séparés, j'espère que je pourrais le retrouver, mais je ne pouvais pas m'y rendre comme ça ; j'avais le désagréable sentiment que la personne encapuchonnée avait mis sa main dessus ! Si ça trouve Kristoff pensait que je lui avais tendu un piège. Mais dans tous les cas il fallait que j'aille le voir et s'il était attaché je pourrais le détacher avant de lui avouer la triste nouvelle. Car oui il n'était pas encore au courant qu'il était devenu veuf. Qu'il n'aurait plus jamais de femme. Et la petite Emma plus jamais de Maman contre qui se loger lorsqu'elle avait peur. Cette petite était orpheline…comme moi !
Oui il fallait que j'y aille. J'expliquerais à Hans la situation beaucoup plus tard. Je suis sûre qu'il me pardonnera… Après tout en amour on pardonne tout… c'est alors qu'une idée idiote me traversa brusquement l'esprit. Et si Hans m'avait manipulé ? Et s'il avait fait tout ça rien que dans le but d'avoir la couronne ? Non Emma il n'était pas méchant. Ce n'était pas lui l'être vil. C'était la personne encapuchonnée dont il fallait se méfier. Mais avant je devais aller libérer Kristoff et lui annoncer la mauvaise nouvelle.
Je fis enfin attention à la pièce où je me trouvais. J'étais dans une chambre d'enfant spacieuse au teint saumon qui comportait un lit d'enfant. Sans doute celui de ma nièce. Ça me faisait bizarre de penser que j'étais tante mais il allait falloir m'y habituer. J'inspectais les différents objets qui n'étaient pas très nombreux. Il y avait somme toute le mobilier nécessaire pour un nourrisson à savoir son lit, une commode pour ranger ses affaires, un coffre à jouets qui n'était pas encore rempli, une baignoire adapté à sa taille et une table à langer avec toutes les crèmes et langes dont il avait besoin. L'une des crèmes attira alors mon attention. Il s'agissait d'une coupe en or avec écrit EMMA en lettre gras dessus. Je soulevais la petite coupole et découvrit une crème blanche d'une odeur particulière. Je ne connaissais pas ce parfum mais ça sentait bon. Je refermais aussitôt le couvercle croyant que la crème allait perdre toute sa saveur sinon. Au-dessus de la coupole était gravée : MYRRHE.
Je savais enfin ce que j'allais ramener à la petite et son père. Si Emma était prisonnière son corps ne devait pas être désaltéré et une crème lui ferait le plus grand bien. Mais voilà que je ne pense qu'au pire, il est en même temps probable qu'ils aillent très bien pour le moment ! Et quoi qu'il arrive, cet objet a une grande valeur très certainement aux yeux de Kristoff ! Ce serait mon cadeau d'adieu pour leur dire que j'étais avec eux, que je ne les avais pas trompées.
Je réussis à sortir assez facilement du château empruntant des allées étrangement silencieuses. Comme si tout était en train de se mettre en place. C'était mort comme ma sœur me dis-je avec un énorme pincement au cœur. Non pas mort comme ma sœur ! Mort comme mon âme. En arrivant devant le palier de l'entrée je fus surprise de me rappeler que je ne savais pas comment me diriger jusqu'à l'étable. Malgré mon pouvoir du feu il faisait froid. Le paysage était enneigé et une violente bourrasque se propageait dans tout Arendelle. On se serait cru la veille de la Noël alors que nous étions toujours en été ! J'étais en train de perdre du temps à ne pas savoir quoi faire. Je devais malheureusement retourner dans la bibliothèque pour aller chercher le plan du château ou demander de l'aide à quelqu'un mais qui ?!
Je décidais que je trouverais la réponse auprès du premier venu et était sur le point de retourner dans le château quand soudain à travers les nuages gris et la nuit noire, je vis apparaître une étoile blanche semblable à un flocon. Elle était beaucoup plus lumineuse que les autres étoiles. Tel un pantin je fus immédiatement hypnotisé par cette boule de gaz lumineuse qui brûlait à des milliers de kilomètres. Songeant qu'elle avait le même pouvoir que moi je me mis dans l'idée de la suivre consciente qu'elle allait me guider jusqu'à l'étable. C'était idiot quand même comme idée. Une étoile sauveuse dans une nuit ressemblant à celle de Noël qui m'emmenait vers une étable. Mais oui bien sur ! L'étoile du berger ! Comme c'est cocasse ! Et en plus j'apporte de la Myrrhe dans un récipient en or !
Bref. Je suivis donc cette étoile prodige tenant dans mes mains la myrrhe et arrivais bientôt à l'étable qui était entre-ouverte. Une chaleur se faisait sentir de l'intérieure chose que j'appréciais. Une odeur aussi celle de l'encens je crois. A mon grand étonnement Kristoff et Emma n'étaient pas attachés. L'homme regardait avec admiration sa fille qu'il avait déposée dans la mangeoire de Sven pour qu'elle puisse se réchauffer. D'ailleurs le renne robuste réchauffait lui aussi le bébé en lui soufflant avec son museau dessus, un autre renne était à ses côtés sauf que ce dernier avait la particularité d'avoir le nez rouge. Ils admiraient le bébé également rendant la situation comique mais aussi très paisible et accueillante. Un autre homme beaucoup plus âgé qu'on pourrait qualifier de vieillard était aussi avec eux autour de l'enfant. C'était de son manteau rouge et de sa longue barbe blanche qu'émanait le parfum.
Entrant doucement pour ne pas leur faire peur, j'allais m'agenouiller aux pieds de Kristoff et y déposais la myrrhe. Le prince sortit alors de sa torpeur et sursauta surpris.
-Emma !
- Pardonnez-moi je ne voulais pas vous faire peur dis-je en me relevant, je vous apporte ce cadeau pour vous dire que je viens ici en amie. Enfin cadeau…pour le bébé plutôt…enfin vu que son nom est marquée sur le vase je ne sais pas si c'est véritablement un présent, mais je pensais que vous seriez content de l'avoir. Bref, je voulais surtout vous dire que je ne sais pas si certaines personnes vous ont racontés des choses mauvaises sur moi mais elles sont fausses. Dis-je aussi rapidement que je le pus, observant le jeune prince d'Arendelle qui ne devait pas avoir compris plus d'un mot sur deux vu ma vitesse de parole.
-Attendez… Si vous êtes là ça veut dire qu'Anna est guérie n'est-ce pas ? Demanda Kristoff avec une lueur d'espoir, nous allons pouvoir retourner la voir !? Des gardes m'ont interdit l'accès me disant qu'elle avait besoin d'un maximum de repos !
Je pâlis immédiatement en entendant ces propos et l'image de ma sœur implorante face à ce feu naissant me revint en mémoire. Je contrôlais rapidement mes mains car ce n'était pas le bon endroit à mettre en feu. Mon beau-frère avait l'air si heureux, si prêt à y croire. Hélas il allait être bien déçu. Prenant une profonde inspiration, puis me raclant la gorge je déblatérais d'un seul coup :
-Anna est morte tout à l'heure, je suis navrée. C'est ma faute !
Je fermais alors les yeux m'attendant à ce que Kristoff déverse sa colère sur moi mais à la place il resta en arrêt et se jeta dans mes bras. A cet instant je fus prise d'une profonde sympathie pour ce pauvre homme. Je sentis des larmes couler sur ma robe. De plus en plus attendrie je finis par tout lâcher aussi tout en lui murmurant de me pardonner pour avoir échoué. Il avait fondé tous ses espoirs dans ma capacité à la soigner…et j'avais précipité sa fin !
-Il faut que vous partiez chuchotais-je une fois qu'il se fût calmé.
-Partir ? Mais partir où ? Dans quel but ? Pour offrir une sale vie à ma fille ! Explosa-t-il.
- Pensez-vous pouvoir vivre ici, au même endroit que la personne qui n'aura pu sauver votre femme ? Son souvenir vous hantera Kristoff, Vous aurez davantage de chances ailleurs. Vous finirez par vous tuer ici ! Mourir de chagrin.
- -Au moins nous irons rejoindre celle qu'on aime.
-Ne dîtes pas de sottises Kristoff ce n'est pas le moment de penser ainsi. Pensez à Emma ! Donnez-lui une chance !
-Et où irions-nous ?!
-Partez, vous réfugiez hors d'Arendelle pour commencer… Sven est rapide il vous mènera dans un endroit sûr… Les frontières sont ouvertes. Et puis vous êtes comme moi ! Vous avez toujours vécu dans la montagne !
-C'est trop dangereux pour une petite fille.
-C'est encore plus dangereux ici… Dis-je sans le vouloir.
-Pardon ?
-Kristoff il faut que vous me fassiez confiance… Quand les choses se dissiperont je promets de vous rappeler à Arendelle mais là pour le moment votre sécurité passe avant votre amour. Je sais que c'est difficile à comprendre mais il le faut. Attelez Sven au traineau ! Maintenant ! Déclarais-je paniquée, ayant toujours au fond de moi cet affreux sentiment que la personne encapuchonnée ne souhaitait pas forcément que Kristoff puisse couler des jours heureux, même loin d'Arendelle.
- Que me racontez-vous là ?
-S'il vous plait Kristoff ! J'ai un mauvais pressentiment…je suis très sérieuse ! Ecoutez moi je vous en prie !
Bien qu'il ne soit pas d'accord, je tenais tête au colosse des montagnes qui finit par céder. Pendant que je surveillais Emma il prépara tous les harnais pour pouvoir attacher Sven au traineau. Au premier contact que j'eus avec ma nièce j'eus le sentiment maternelle et la prit sans hésiter dans les bras. Elle était légère et gelée. Je continuais de la réchauffer pendant que son père empilait les couvertures faisant des va-et-vient dehors.
-Vous me promettez de bien faire ce que vous avez dit ? Demanda-t-il quelques minutes plus tard une fois que tout fut prêt. Je pourrais toujours revenir ici, et vous me préviendrez aussi souvent que possible !
J'hochais la tête en signe d'affirmation. Il sembla encore quelque peu frustré mais comprit qu'il était temps. Il était donc sur le point de quitter l'étable chaude quand je passais ma main dans la poche de ma robe.
-Kristoff attendez ! L'appelais-je.
Il repassa la tête par l'embrasure de la porte. Je sortis alors le bonnet rose d'Anna que j'avais réussi à récupérer juste avant qu'elle brûle. Je le tendis à son mari. Il le prit avec tant de délicatesse que je crus que le couvre-chef allait se déchirer. Il le regarda rêveur, les yeux dans le vide, la petite larme au coin de l'œil. Il ne manquait plus que la musique dépressive et nous aurions atteint notre cota de suicidés.
-Vous savez Emma ce bonnet est la dernière chose qu'il me reste d'elle. On sent encore son odeur. Elle l'avait perdu après avoir sauté trop vite d'une falaise de 60 mètres. Oui 60 mètres et je suis sérieux. Elle n'avait pas attendu mon signal… Elle avait un caractère assez impulsif… Mais j'aimais son côté intrépide… Elle était toujours optimiste… Aimait aider les gens… Etait une bonne mère… Très douce avec sa fille, très douce avec moi, avec Elsa…Avec tout le monde en fait ! C'est trop dur d'imaginer qu'il n'y aura plus de joie de vivre dans ce château car c'était elle qui la mettait. Elle était plein d'entrain vous savez… Oh bien sûr elle avait ses qualités et ses défauts et c'est ce qui faisait d'elle une femme exceptionnelle. Je l'aimais vous savez, je l'aimais profondément mais j'avais toujours du mal à lui dire « je t'aime » ou à l'appeler par des petits noms doux. Elle devait sans doute penser que je ne l'aimais pas assez, mais j'étais fou d'elle, oui fou d'elle ! Chaque jour lorsque je faisais ma tournée c'était à elle que je pensais… Il ne se passait pas une minute sans que mon esprit nous imagine tout deux. J'ai vraiment su que je l'aimais quand je l'ai ramenée ici alors qu'elle avait le cœur gelée…quelle ironie ! Et j'ai su que c'était le grand amour réciproque quand nous nous sommes embrassés au port il n'y a pas si longtemps de cela. Quand j'ai senti ses lèvres contre les miennes c'était comme une évidence… C'était comme si je me réveillais enfin après un long sommeil. Oui Emma, Anna m'hypnotisait, m'obnubilait, j'étais dingue de sa peau si douce, de ses cheveux si soyeux, de ses yeux si magnifiques, de sa bouche si pulpeuse. J'étais fier et je le serais toujours de l'avoir pour femme. Nous avons vécus peu de beaux moments ensemble car nous n'avions pas eu trop le temps…un an à peine ! Et c'est bien regrettable car à présent je ne la reverrais jamais… Plus jamais… Elle avait raison… Elle me répétait sans cesse « l'amour est un cadeau et je veux le partager avec personne d'autre que toi. »
Les paroles de Kristoff furent comme un coup de poignard dans ma poitrine. Je l'avais écoutée religieusement, il n'y avait aucun bruit dans l'étable, les rennes, le vieil homme, tous avions les larmes aux yeux du récit du pauvre livreur de glaçons. Mais le poignard, s'enfonçait de plus en plus au fur et à mesure qu'il avançait dans ses souvenirs. Je n'étais plus aussi sûre de vouloir continuer à suivre Hans. Je n'étais plus aussi sûre de l'aimer. A écouter Kristoff je n'avais pas l'impression d'avoir la même définition de l'amour. Je ne pouvais plus aider le prince des îles du Sud. Oui il fallait que j'aide Elsa. Tant pis pour la couronne je n'en avais plus envie. Je désirais une famille pas du pouvoir. Je voulais une sœur… Ma jumelle…mon unique famille !
Alors que le livreur de glace était encore en train de faire l'éloge de sa femme je le coupais d'un coup sans trop me rendre compte de mon impolitesse, mais le temps nous était compté:
-Kristoff je vous promets que je vais vous aider où que vous soyez, je ne veux plus que vous me considériez comme une ennemie.
-Mais je ne vous ai jamais considéré comme tel ! Rétorqua Kristoff dont la réponse me fit chaud au cœur.
-Kristoff, Je suis votre amie, votre belle-sœur. Vraiment je vous jure que jamais je ne vous décevrais ! Me croyez-vous ?
-Oui je vous fais confiance et vous considère comme une amie. Vous me faîtes penser à elle…Vous êtes peut être la jumelle d'Elsa, mais vous ressemblez énormément à Anna !
-Merci dis-je en souriant quelque peu gênée.
Et il partit enfin avec ma nièce. Je fus satisfaite d'avoir fait mon travail, de l'avoir prévenu du danger ! Je retournais alors dans mes appartements au château car je n'avais plus rien à faire dans l'étable. Il me fallait réfléchir à ce que j'allais faire quand Hans allait arriver ! Une fois dans ma chambre je m'allongeais sur mon lit et ressassais le passé. Je repensais à mes faux parents, à la découverte d'une sœur jumelle, à la rencontre avec Hans, avec la personne encapuchonnée, avec la famille royale, le bonnet, Kristoff, Grand Pabby, Emma, Raiponce, Anna… Anna qui était morte et que je n'avais pas pu sauver. A cette idée mes yeux s'embuèrent. C'était idiot mais pour la première fois dans ma vie j'avais l'impression d'avoir une famille qui m'aime. D'avoir des gens pour qui j'ai de l'importance. Bien sûr j'étais toujours un peu mal à l'aise mais je pense qu'avec le temps ça s'arrêterait. Il me restait Elsa ma sœur jumelle… Hans… Non pas lui… Ou si peut être… Je ne savais pas encore.
A force de faire pleins de calculs dans ma tête je finis par m'assoupir. Combien de temps ? Je ne saurais le dire ! Ce furent des cris de colère qui me firent sursauter quelques secondes (ou qui sait peut-être plusieurs heures) plus tard. Sortant en vitesse de ma chambre je tombais nez à nez avec Kristoff, menotté, ayant sa fille dans les bras et entourée de quatre gardes.
Dès qu'il me vit le montagnard me fusilla du regard et me hurla dessus :
-Emma ! Tu n'es qu'une traîtresse ! Tu m'as tendu un piège !
-Mais je… Tentais-je de protester.
-« Kristoff ne t'en fais pas je suis ton amie, considère moi ainsi et blablabla et blablabla » Mon œil ! Considère moi ainsi pour que je te fasse quitter la ville et que tu te fasses arrêter par les hommes de main ! Tu savais qu'ils allaient attaquer ! Ne fais pas l'innocente !
-Bien sûr que non ! M'énervais-je laissant une odeur de brulé se répandre.
-Menteuse ! J'aurais dû me douter que tu préparais quelque chose ! Et moi qui aie été suffisamment naïf pour te croire! Oh ne t'inquiète pas tes complices ont bien ait leur travail regardes ! Ils ne sont pas arrivés longtemps après que nous soyons partis ! Tu as beau être comme Elsa physiquement tu ne seras jamais comme elle ! Tu n'auras jamais de prestance ! Tu ferais mieux de retourner chez toi ! Tu n'es pas digne de cette famille ! Tu n'es pas de cette famille !
-La ferme ! Cracha un des soldats en donnant une volée à Kristoff.
Un bleu apparut immédiatement sur sa joue mais le montagnard ne sembla pas s'en préoccuper. A la place il ordonna à l'homme qui venait de le battre :
-Je veux voir le corps de ma femme.
-Quel hasard ! Nous y allions justement… Allez !
Il lui envoya plusieurs coups de bâtons pour le faire avancer. Son regard était toujours noir envers moi. Moi qui n'y comprenais rien. Moi qui étais complètement déboussolée. Il fallait que j'aie une discussion avec cette personne encapuchonnée qui s'était jouée de moi ! Jamais Kristoff ne devait pouvoir partir libre et j'ai été suffisamment crédule pour y croire. Il fallait que je lui grille la cervelle pour lui faire comprendre une bonne fois pour toute qu'on ne faisait pas de mal à ma famille ! Désirant m'expliquer un peu plus avec Kristoff pour plaider mon innocence j'activais le pas pour le rejoindre dans la chambre de feu sa femme. La porte était refermée, mais alors que j'allais entrer j'entendis derrière un cri de joie de Kristoff « Anna ! On m'avait dit que tu nous avais quittés ! ». ANNA ETAIT EN VIE !
Non c'était impossible elle avait brûlé. Elle ne pouvait pas… Ce n'était pas elle… C'était son fantôme… Mais les fantômes n'existaient pas. Des sueurs froides passèrent le long de mon dos ne comprenant plus la situation. Et si finalement mon feu n'avait pas réussi à vaincre le sortilège de glace ?
La peur me figeait. Mais tout à coup une lueur m'apparut. Si elle était vivante ! Il fallait arrêter ce projet, les choses avaient changées ! Il y avait toujours un espoir de guérison ! Je me ruais alors dehors bien déterminée à retrouver la personne encapuchonnée. Je n'avais plus foi en Hans, je n'avais plus foi en cette horrible personne masquée…Je ne savais plus s'ils voulaient mon bonheur ou seulement le leur, il fallait que j'éclaircisse ce mystère ! Car à présent seule Elsa et Anna comptait pour moi...Le plus important était d'avoir une famille…terminé les plans pour le pouvoir…Hans comprendra, du moins je l'espérais. La personne encapuchonnée, j'en étais beaucoup moins sure mais il fallait que j'aie une discussion sérieuse avec…une discussion sans doute brulante !
