Bonjour à tous !
De retour en France, je profite de cette (brève) période de calme pour vous offrir…le chapitre 20 !
Vous avez le droit de me frapper pour le titre x)
Bonne lecture !
Chapitre 20 : Remords, plans et re-mords ou Antoine contre attaque
Évidemment, arrêter de se lamenter et se concentrer sur la réussite de la mission était plus facile à dire qu'à faire, et si Antoine parvint à monter un plan acceptable qui mettrait un minimum de personnes en danger, ses réflexions furent plus d'une fois interrompues par des élans de culpabilité qui avaient tendance à revenir aux pires moments. Il avait beau se dire que le simple fait qu'il soit capable de la ressentir signifiait qu'il n'était pas si inhumain qu'il le croyait, cela ne changeait pas grand-chose et lui permettait à peine de se recentrer sur le plus important : comment vaincre les Plastiques sans que personne ne soit tué ?
Cela semblait tellement simple, dit comme ça, mais il avait appris la leçon cette fois : savoir ce qui allait se passer ne permettait pas toujours de l'éviter. À vrai dire, cela avait même des chances d'envenimer la situation.
Déterminé à penser à autre chose, il avait aussi réécrit le script de son épisode…pour la quatrième fois…et cela l'avait encore plus motivé à réussir. Hors de question qu'il ait à le faire une cinquième, d'autant plus qu'il ne pouvait conserver son travail nulle part en dehors de sa mémoire.
Le temps qu'il s'occupe de tout cela, il était déjà temps pour lui d'aller attaquer les Plastiques, sauver les munitions, découvrir "avec surprise" son pouvoir et proposer aux autres de "nouvelles" idées pour leur simplifier la vie et assurer leur sécurité.
Pour la seconde fois, il s'en était sorti avec brio et avait essentiellement concentré ses efforts sur le fait de garder le sourire autant que possible. S'il ne montrait aucun signe de mauvaise humeur, il n'inquiéterait pas Mathieu et…bon, d'accord, il pouvait aussi se lâcher et se retenir ensuite de l'embrasser comme un idiot. Toutefois, il n'aimait pas trop l'idée de laisser l'autre se faire du souci, surtout alors qu'il ne pouvait rien faire pour l'aider et ne devait en aucun cas savoir où était le problème.
Il avait accepté avec enthousiasme de revenir le lendemain pour s'entraîner sur son pouvoir lorsque le guide et le vétéran le lui avaient proposé, et en rentrant chez-lui ce soir-là, il se demanda s'il verrait le Panda et la Fille chez Mathieu. Si oui, la seconde serait-elle aussi collante que la fois précédente ? Et lui-même, serait-il aussi gêné ? Cette perspective le fit sourire quelques instants, avant que son esprit revienne sur des sujets plus sérieux, et surtout un en particulier : qu'allait-il faire de Talia ?
Une part de lui avait envie de la revoir, pour s'assurer qu'elle était vraiment en vie, tandis qu'une autre voulait l'éviter à tout prix. Néanmoins, Antoine s'efforça d'effacer toute trace d'affect dans sa décision. Quel que soit son choix, il devait servir l'intérêt de leur mission et non ses motivations personnelles.
D'un point de vue purement pratique donc, ne pas revoir Talia signifiait que les Plastiques ne sauraient pas qui ils étaient, et ne pourraient donc jamais s'en prendre à eux en dehors de leurs opérations. Ainsi, ils pourraient attaquer la base du Louvre en paix et se débarrasser d'eux sans crainte. Cependant, le fait que leur tentative pour voler les munitions ait échoué pouvait signifier qu'ils se doutaient que leur attaque était imminente, et rien ne les empêchait de précipiter leur déménagement ou de leur tendre une embuscade, voire les deux.
Une autre possibilité aurait été de convaincre les autres d'attendre et de viser directement les catacombes. Toutefois, il ne savait pas comment il pourrait le faire sans qu'ils se posent des questions, et il doutait que la Brigade vienne à son aide, cette fois. Ils ne comprendraient probablement pas la raison de cette décision et ne la soutiendraient donc pas.
Si au contraire il décidait d'aller s'entraîner dans ce parc et qu'il revoyait Talia, comment pourrait-il l'utiliser pour mener sa mission à bien ? La réponse était plutôt évidente : la dernière fois qu'ils avaient attaqué les catacombes, ils auraient parfaitement pu réussir si les Plastiques ne s'en étaient pas eux-mêmes pris à Alexis pendant qu'il était seul et vulnérable. Ils devaient vraisemblablement s'attendre à ce qu'ils visent le Louvre, et cela ne pouvait signifier qu'une chose, à savoir que tout le matériel important ne s'y trouvait déjà plus.
Quant à la fameuse bataille de Notre-Dame, décider de la déclencher alors même que les Plastiques s'en étaient pris à des civils pouvait sembler être une horrible décision, mais il s'était avéré les deux fois précédentes que personne n'avait été tué ou même gravement blessé. Les informations qui leur étaient parvenues après coup indiquaient que les victimes n'avaient été que temporairement paralysées, ce qui semblait correspondre à la morale des Plastiques. Après tout, leur but était de plastifier le monde et non de le détruire. Or, tuer des alliés potentiels ne pouvait pas aller dans le sens de cet idéal. Il devenait donc évident qu'il ne s'agissait que d'un moyen de les distraire et de les empêcher d'attaquer le Louvre le temps qu'ils finissent de déménager, et Antoine trouvait que faire semblant de croire à ce leurre était le meilleur moyen de leur faire baisser leur garde et de remporter la victoire finale sur eux.
Ainsi, il semblait que revoir la jeune femme soit la meilleure option, sous réserve bien sûr de trouver un moyen de mettre le guide ou celui qui resterait derrière pour superviser les opérations à l'abri, et surtout de convaincre les autres de suivre son plan sans leur révéler qu'il pouvait remonter le temps et avait déjà été contraint de le faire à plusieurs reprises. Plus il y songeait et plus cela lui semblait faisable, le problème étant que s'il choisissait cette solution, il devrait être certain de pouvoir remplir ces deux conditions après coup. Sinon…il était bon pour devoir tout refaire une nouvelle fois, et cela devenait franchement lassant à la longue. À force, il allait être tellement blasé qu'il allait presque en arriver à considérer que le voyage dans le temps n'était pas une option… Enfin…il se disait cela, mais il excluait bien sûr toutes ces scènes qu'il refusait d'avoir à revivre comme…
…le regard vide de Mathieu par-dessus ses lunettes de paro de travers …Alexis exsangue et en cours de plastification dans le salon …Mathieu à moitié mort dans la base du Panthéon …le sang de Talia sur ses mains…
Il en avait déjà beaucoup trop vu, il ne supporterait pas d'en subir davantage.
Antoine secoua la tête dans une vaine tentative pour se changer les idées. Quoi qu'il en soit, parvint-il à reprendre, sa décision était prise : il allait s'entraîner au parc comme les deux dernières fois, mais contrairement à celles-ci, il allait révéler la véritable nature de Talia aux autres. Il se doutait qu'ils ne le croiraient pas plus qu'ils n'avaient cru la Fille, mais au moins ils ne pourraient pas baser leur argumentation sur sa potentielle jalousie. Et puis, se disait-il, la bataille de Notre-Dame, utilisée à bon escient, pouvait achever de les convaincre qu'il avait raison. Il faudrait juste qu'il travaille bien son argumentaire, et même s'il ne parvenait pas à leur faire entendre raison, il pourrait toujours se servir de cela pour les persuader de préparer quelque chose pour défendre l'appartement, au moins lors de l'attaque finale, l'idéal étant bien sûr qu'ils déménagent quelque part pour ne prendre aucun risque.
C'est donc fort de cette résolution qu'Antoine revint le lendemain chez son…ami (à son grand regret), et se fit violemment sauter dessus par une furie d'un mètre soixante dans un corps de fille qu'il eut un mal fou à ne pas serrer dans ses bras. Feignant la surprise et la gêne, il ne douta toutefois pas une seconde que son comportement était beaucoup plus amical qu'avant. Il ressentit une bouffée de gratitude en se souvenant que c'était elle qui avait découvert la véritable nature de Talia la première. Dire que personne n'avait voulu la croire… Heureusement, la situation serait différente, cette fois.
Comme prévu, l'amie de Mathieu fut présente à l'appel et reçut le même accueil que lors de leurs deux rencontres précédentes. Voyant la réaction de la Fille (cette fois…), il hésita un instant à la prendre à part pour lui dire qu'il la croyait mais préféra ne pas le faire, craignant d'attirer les soupçons. Il se contenta donc de réagir à peu près de la même manière que les autres (et que lui-même par le passé, même s'il avait du mal à l'admettre), feignant l'admiration la plus totale. Toutefois, dès qu'elle fut partie et que la personnalité féminine de Mathieu leur avait fait part de ses soupçons, il s'était vite rangé de son côté. À sa grande surprise, quoique ce fut à prévoir, elle se jeta dans ses bras pour lui montrer sa gratitude et sembla bien en profiter. Contrairement à sa précédente tentative, il ne se priva pas de lui rendre son étreinte tout en constatant avec étonnement que l'affection qu'il éprouvait pour elle n'avait rien à voir avec les sentiments qu'il avait pour son créateur. Pourtant, un double de Mathieu dans un corps de fille aurait pu être le mélange parfait… Mais lorsqu'il y pensait, il devait avouer qu'en dépit de leur ressemblance physique, ils n'avaient pas grand-chose en commun.
Malgré tout, et même s'il avait usé de tous les arguments en sa possession, il ne parvint pas à convaincre les deux autres qu'il avait raison. Il ne s'en formalisa pas outre mesure, ayant prévu que cela arriverait, et se contenta de feindre de clore le débat en disant :
« Très bien. Je ne peux pas vous blâmer de ne pas vouloir nous croire. Cependant, réfléchissez un peu : elle sait que nous ne sommes pas disponibles demain. Donc si jamais quelque chose devait nous empêcher d'attaquer la base comme prévu, vous ne vous demanderez pas d'où ça vient, parce que la réponse sera sous vos yeux. »
Un point qu'il n'avait pas prévu était que Mathieu défendrait son amie bec et ongle. Il aurait pu s'en douter en voyant sa réaction lorsque…lorsqu'il… Comment avait-il pu faire une chose pareille ? Quel genre de monstre était-il devenu ?
À l'évocation de ce souvenir qu'il tentait d'éviter depuis deux jours, il sentit de nouveau son cœur se serrer. Il commença à percevoir le monde comme s'il se trouvait derrière un voile, et il fut soudain pris de vertiges alors que les mêmes pensées recommençaient à tourner en boucle dans sa tête. Sans s'en apercevoir, il s'arrêta de marcher. Alexis et Mathieu, qui avançaient en tête, ne se rendirent compte de rien et ce fut la Fille qui le ramena à la réalité, le tirant du carcan de glace qui avait lentement mais sûrement commencé à l'envelopper, paralysant ses mouvements et rendant sa respiration plus difficile :
« Antoine, ça va ? T'es tout pâle, on dirait que t'as vu Mathieu embrasser quelqu'un d'autre.
– …quoi ?
– Ça va vraiment pas, toi. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
– Mathieu embrasse personne !
– Je confirme, t'es vraiment à la traîne… T'es devenu tout blanc d'un coup et tu t'es arrêté de marcher. Donc je réitère ma question : que s'est-il passé ?
– Rien de bien grave, t'en fais pas.
– Mais bien sûr…et moi je suis Pascal Obispo.
– Parle pas de malheur, répliqua Antoine en souriant.
– C'est déjà mieux ! Mais ça ne répond pas à ma question. »
Entre temps, les deux autres avaient remarqué leur retard et les invitaient à se dépêcher. Il reprit donc sa progression en concluant :
« T'en fais pas, ça vaut pas la peine d'en parler. »
Elle le suivit en râlant, mais semblait avoir compris qu'elle ne tirerait rien de lui puisqu'elle n'essaya plus de savoir ce qui lui avait traversé l'esprit, se contentant de lui jeter de temps à autre des regards inquiets. Antoine, quant à lui, tenta de reprendre le cours de ses pensées sans interruption néfaste.
Donc, pensa-t-il de nouveau, il aurait dû se douter que Mathieu défendrait son amie envers et contre tout.
S'il ne parvint à convaincre personne de ce qui se cachait derrière le charme nouvellement acquis de Talia, il réussit malgré tout à les pousser à acheter plus de matériel en prévision d'un problème quelconque. Mathieu avait bien sûr été contre, mais Alexis avait fini par se ranger du côté d'Antoine en déclarant que même s'ils devaient ne pas en avoir besoin, c'était la Brigade qui payait et qui se chargerait de faire disparaître tout le matériel en trop en même temps que ses membres effaceraient leurs souvenirs.
« De toute façon, tu peux toujours envoyer Maître Panda voir l'Hermite à ta place. Surtout maintenant que le Prof a installé l'écran d'anonymat, il peut se déplacer sans attirer l'attention » avait argué la Fille, assénant le coup final.
C'est donc avec l'esprit un peu plus serein qu'Antoine se lança dans la bataille de Notre-Dame. Cette fois, fort de son expérience, il parvint à enchaîner les combos dont il avait tant rêvé la première fois. Parant le coup d'un Plastique avec son gant, il ralentit le temps dès qu'il fut hors d'état de nuire pour se retourner et en warper un second. Voyant qu'Alexis était en difficulté, il tira un coup de pisto-warp en direction de son adversaire avant de se mettre en place pour éliminer le sien, rendant au temps son cours normal. S'il prenait régulièrement le temps de surveiller comment allaient ses amis, il fit toutefois attention à ne pas abuser de sa capacité, et sans vouloir se vanter il devait avouer qu'il s'en était très bien sorti. Il pouvait désormais activer et désactiver son pouvoir de façon beaucoup plus fluide et précise, il se fatiguait moins et la seule ombre au tableau était qu'il manquait toujours de précision lorsqu'il s'agissait de warper les Plastiques à distance. Néanmoins, il regretta presque d'avoir été aussi efficace lorsque le combat fut terminé et qu'une fois rentrés, Mathieu lui annonça avec un sourire :
« J'allais te proposer de venir t'entraîner après-demain, puisqu'on n'a rien d'autre à faire en attendant que le matériel soit prêt, mais finalement je pense que ça ne sera pas nécessaire. »
Après-demain…d'après ses souvenirs, cela correspondait au jour où il avait été enlevé par les Plastiques. C'était donc pour cette raison que cela n'était pas arrivé la première fois : comme il avait déjà un engagement, Mathieu avait probablement décliné l'offre de Talia ! Par conséquent, cela le rendait encore plus responsable de ce qui était arrivé par la suite…
Avec un soupir, il se força à ne pas revenir sur la fin tragique de son dernier voyage dans le temps et contra :
« Tu sais, je manque encore vraiment de précision avec le pisto-warp, et c'est quand même dommage parce que si je savais m'en servir correctement, je pourrais être encore plus efficace. Tu ne veux pas qu'on fasse ça ?
– Bien sûr, pourquoi pas ! » accepta-t-il avec joie, au grand soulagement d'Antoine.
Il profita donc de cette opportunité pour convaincre au jour convenu les deux autres de changer d'objectif en évoquant son rêve, se disant que vingt-quatre heures d'avance n'auraient pas une grande influence sur les événements, et il fut soulagé de constater qu'il avait eu raison : une fois de plus, Alexis confirma ses dires en utilisant la même excuse du stagiaire incompétent, et Antoine se demanda si la Brigade devait le faire pour la deuxième fois ou s'ils avaient simplement pris deux fois la même décision. Il en profita aussi pour remettre la question de Talia sur le tapis, chose qu'il avait complètement oubliée de faire l'avant-veille. Si Alexis se rangea à son avis, Mathieu ne voulut rien entendre. Cependant, il accepta la proposition d'Antoine qui consistait à installer un piège ou déménager quelque part pour s'assurer que personne ne viendrait les attaquer chez-lui pendant que les autres s'occupaient de la base.
Qu'il s'agisse de Talia ou non, et le vétéran refusait de croire que c'était le cas, l'attaque de Notre-Dame lui avait au moins appris que les Plastiques en savaient beaucoup plus sur eux qu'ils le croyaient et qu'il se pouvait donc que leur sécurité ne soit que toute relative. Finalement, il réagit tellement bien qu'il proposa même de déménager dès le lendemain, ce qu'Alexis accepta après avoir reçu confirmation qu'ils auraient de quoi payer une suite dans un hôtel où personne ne leur poserait de question s'ils arrivaient avec un ordinateur fixe complet et une machine encombrante d'usage inconnu. Le Prof proposa en outre d'installer une petite bombe warp qui s'activerait si un Plastique entrait dans l'appartement, et Antoine se dit avec soulagement que cela se passait mieux que prévu, priant pour que les choses continuent ainsi.
À contrecœur, Mathieu promit de ne rien dire à son amie, et ils partirent s'entraîner dehors avec un pistolet à billes qu'Antoine avait retrouvé chez-lui pendant qu'Alexis s'occupait de superviser le déménagement.
Profitant de pouvoir enfin souffler, le manipulateur du temps décida de ne pas penser plus que nécessaire à la suite des opérations. Le plus difficile ce jour-là fut de ne pas se jeter sur Mathieu, et cela s'avéra plus compliqué que prévu pour une raison à laquelle il n'avait pas pensé : il avait remarqué la façon dont ce dernier le regardait, et avait compris qu'il avait déjà pris conscience de ses sentiments. Il se sentit d'autant plus stupide d'avoir autant voulu presser les choses la dernière fois sachant qu'à quelques jours près, il serait parvenu à ses fins et la suite d'événements catastrophiques de son précédent voyage n'aurait jamais eu lieu. Ainsi, Antoine savait qu'il pourrait désormais l'embrasser sans problème. Il ne risquait pas de se faire repousser cette fois et pour couronner le tout, les occasions ne manquaient pas. Il aurait pu échanger avec lui un "premier baiser" passionné, ou doux, ou tout simplement naturel. Ce n'était pas qu'une question d'envie ou de possibilité. La raison pour laquelle il ne pouvait pas, c'était lui.
Pouvait-il vraiment toucher Mathieu avec ces mains teintées de sang métaphorique qu'il se prenait parfois à laver frénétiquement ? Pouvait-il l'embrasser alors qu'il avait tué son amie sous ses yeux et en avait même été fier, l'espace d'un instant ? Pouvait-il lui avouer ses sentiments en lui cachant qu'il était un assassin ? Non, il ne pouvait pas, et il aurait été égoïste de se dire le contraire. Mathieu méritait mieux qu'un meurtrier. Il méritait mieux que le monstre qu'il était devenu. Il ne pouvait pas se permettre de le souiller ainsi, même à son insu. Surtout à son insu.
Finalement, au lieu de se détendre et de passer une bonne journée comme il l'avait espéré, Antoine ne put s'empêcher de gâcher ce moment avec ses relents de culpabilité et son amertume face à ce qui aurait pu être, mais qui n'arriverait jamais par sa faute.
Remarquant son air sombre, Mathieu finit par lui dire sur le ton de la plaisanterie :
« Si j'avais su que tu ferais une tête pareille, j'aurais passé la journée avec Talia…
– Tu préfères une dangereuse Plastique à moi ?
– Antoine… J'ai déjà du mal à accepter que vous doutiez d'elle, alors n'en rajoute pas. »
Il n'insista pas, et après s'être forcé à sourire un moment, cela redevint naturel et l'après-midi se termina dans une relative bonne humeur
Pour achever cette journée en beauté, avant de rentrer chez-lui, Antoine se proposa de descendre les poubelles, insistant lorsque les deux autres déclarèrent qu'elles n'étaient pas si pleines que cela. S'il pouvait éviter à Alexis de se faire cette fameuse entorse, il serait beaucoup plus tranquille. Ils lanceraient cette attaque à quatre cette fois, il en faisait le serment !
C'est donc un chapitre…pas franchement passionnant il faut le dire, que vous propose cette semaine. Je m'excuserais bien, mais il est quand même super important pour la suite.
Bref, vous verrez ça par vous-même en temps voulu.
À la semaine prochaine mes Kamelle !
