Euh, je vais faire court avant que quelqu'un ne me tombe dessus pour outrage.
J'ai fini le chapitre en une journée donc ne désespérez pas, je reviens très vite avec la suite.
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Bonne lecture !
Chapitre 21 : Frustration
J'en fais tomber ma tasse. Ce n'est pas possible, je suis trop stressé. Je me précipite vers l'entrée. J'entends un pop caractéristique et je retiens mon souffle.
- Maître…
- Qui est-ce ? le coupai-je.
- Monsieur Zabini et Monsieur Nott.
Je soupire de soulagement.
Blaise et Nott entrent dans mon champs de vision.
- Merlin, ta tête, Drago ! s'exclama Blaise.
- Quoi ? m'énervai-je.
- Tu as dormi cette nuit ?
- Pas vraiment beaucoup, avouai-je.
- On va s'occuper de toi dans ce cas, me dit-il en m'enlaçant par les épaules. On va te faire penser à autre chose en attendant qu'Harry revienne. Et tu n'as pas ton mot à dire.
Je lui adresse un regard reconnaissant et expire profondément. Blaise a vraiment dû sentir ma peur et mon angoisse la veille.
Il commence par me mener jusqu'à ma chambre où il m'assoit sur le lit avant de se diriger accompagné de Théo dans mon dressing.
- Que faites-vous ? leur demandai-je.
- On va te faire sortir, prendre l'air, t'aérer la tête.
- Je n'en ai pas très envie, grommelai-je.
- On s'en doute, me répond Blaise, et c'est bien pour ça qu'on ne te laisse pas le choix.
- On va t'emmener faire du shopping afin de plaire encore plus à Harry. Cela pourra peut-être te motiver ? propose Théo.
- Effectivement, vu comme ça, j'avoue que je me sens un peu plus motivé pour sortir.
- A la bonne heure. Change-toi donc, on va se sacrifier pour t'emmener faire la tournée de tous les magasins que tu aimes. On ira également manger dans ton restaurant préféré et on sortira ce soir en boîte pour que tu boives jusqu'à en oublier ton nom.
- Quel programme ! Mais ne trouves-tu pas dangereux de me faire boire autant… Je veux dire si vous êtes aussi bourrés que moi, qui me surveillera et m'empêchera de coucher avec le premier mec venu.
- Peut-être m'étais-je dit qu'amoureux comme tu l'es de ton Sauveur, cela aurait suffi à t'empêcher de faire des bêtises mais si tu ne crois pas que cela suffise, je pourrais rester sobre pour toi, Dray, me propose Blaise.
- Quelle délicate attention… Je pourrais accepter, fais attention.
- Mais j'y compte bien. Bon, on te transforme en bombe sexuelle ou pas ?
- N'en suis-je pas toujours une ?
- Mais bien sûr, Drago, sauf que là, on voit clairement que tu n'as pas bien dormi et je ne veux pas que tu me reproches ta tête quand tu te verras dans un miroir.
- Ok, ok. Fais de moi ce que tu veux.
Une heure plus tard, après une douche et des sortilèges visant à masquer mes "imperfections", je suis enfin prêt à partir. Mes deux compères me soutenant, je décide de prendre cette journée comme une parenthèse et de faire confiance à Harry.
Quelques heures après, une dizaine de magasins écumés et une fortune dépensée, force m'est de constater qu'effectivement, cette sortie m'a été favorable.
Le repas était délicieux même si je ne l'ai pas autant apprécié que j'aurai pu le faire si Harry avait été à mes côtés.
Nous sommes rentrés au Manoir le temps de nous laver et de nous préparer pour la soirée.
Alors que je sors de la salle de bains pour regagner ma chambre, je vois une ombre passer sur ma fenêtre. Alerté, je me dirige, baguette en main, vers l'ombre en question. Observant sans ouvrir la fenêtre, je vois passer une grande lumière bleue. Je me penche pour contempler la lumière de plus près. Un cerf… un patronus sous l'apparence d'un cerf.
Il ne peut que lui appartenir. Avec un grand sourire, je lui ouvre pour le laisser entrer. Les patronus ne parlent pas et peuvent traverser les fenêtres mais visiblement celui d'Harry est poli.
Rien qu'à le voir, un sourire point sur mon visage. Même s'il ne me délivre pas de message, je sais au moins qu'Harry va bien. C'est fou ce qu'il me manque. Il s'allonge devant moi, à mes pieds. Je passe quelques minutes à le regarder dans les yeux, comme s'il pouvait me transmettre les sentiments d'Harry par le regard.
Le patronus se lève finalement, s'incline et s'évapore. Mon cœur ne fait qu'un bond et je sors de nouveau ma baguette. Je ne sais pas trop si je dois lui renvoyer un patronus, j'ai peur qu'il ne se fasse repérer.
A la place, je crée un flocon de neige éternel. Plus discret mais tout aussi parlant, en tout cas pour moi.
Je voudrais faire plus, lui envoyer un cœur battant, empli de tout l'amour que je ressens pour lui mais ce serait trop voyant, comme un feu d'artifice à la moldue. Pas l'idéal pour une mission ultra secrète.
Ce flocon, semblant si fragile, reflète le début de notre relation. Il a beau être fragile, il sera éternel comme mon amour pour lui, pour l'homme de ma vie.
Ce petit interlude m'a remis du baume au cœur.
Je vais pouvoir m'investir un peu plus dans cette soirée. Après tout, je suis avec mes deux meilleurs amis !
Quand je redescends 10 minutes plus tard, un petit sourire s'épanouit sur mes lèvres.
- Dray, que t'est-il arrivé ? Ne serait-ce pas un sourire que je verrais ? Aurais-tu, par hasard, reçu des nouvelles de ton cher et tendre ?
- Possible.
- Bien. Dans ce cas, on va peut-être pouvoir un peu profiter.
Nous ne sommes rentrés qu'au petit jour. La soirée m'a permis de me vider l'esprit. J'ai dansé, bu, me suis vidé la tête et ai enfin pu me détendre un peu. Quand ma tête se pose sur l'oreiller, des images commencent à défiler m'offrant un magnifique diaporama d'Harry. Je m'endors avec de belles pensées, me permettant de faire de très beaux rêves.
Le dimanche midi, mon cœur vacille. Je me demande comment je vais pouvoir survivre à la journée. Heureusement pour moi, mes amis sont restés. Ils tentent de m'égayer au mieux.
Blaise me raconte ses derniers déboires amoureux tandis que Théo prend inlassablement des notes tout en souriant constamment.
C'est louche, très louche, il faudra vraiment que j'enquête là-dessus dès que j'en aurai le temps. Je suis sûr qu'il se trame quelque chose sous cette frénésie d'écriture. Il faudrait peut-être que je lise un ou deux de ses romans pour vérifier qu'il n'y met pas ma vie privée. Cela pourrait m'occuper en attendant qu'Harry revienne.
Ce dimanche passe, d'une lenteur incommensurable. Blaise a beau tenté de me distraire, aucune de nos discussions ne parvient à m'enlever l'image de mon Harry agonisant par terre. J'ai tellement peur pour lui que cela me tiraille les entrailles.
Je finis par les mettre gentiment à la porte avant le dîner. J'envoie Pixy m'acheter un livre de Théo chez Fleury et Bott.
Après avoir mangé sans appétit, je me mets au lit avec le fameux livre au titre évocateur : Prends-moi !
L'histoire était simple : un jeune homme beau, séduisant mais pauvre rencontre au détour d'une rue un homme mystérieux. Il en tombe immédiatement amoureux…
Bref, ce n'est pas l'histoire en tant que telle qui a attiré mon attention mais plutôt la description des personnages. Étonnant que personne n'ait jamais fait le rapprochement.
Le jeune homme pauvre arborait les traits de l'être que j'aimais. Il lui avait même fait une cicatrice à un autre endroit de son corps. Ses yeux verts n'étaient pas émeraudes mais vert clair et ses cheveux n'étaient pas en bataille. Pour tout le reste, les deux étaient semblables.
Quant au personnage riche, il arborait une crinière blonde (seulement moins clair que la mienne) et des yeux bleus plutôt que gris.
Théo a vraiment une imagination de merde. Il serait bon qu'il change un peu d'exemple pour ses rôles principaux.
Après tout, si c'est un si grand écrivain, il devrait pouvoir trouver l'inspiration autre part que chez son meilleur ami.
Il faudra que je me rappelle de lui demander des intérêts sur toutes les histoires dont je suis le sujet et je ferais de même pour Harry.
Il est bien assez riche pour le faire…
L'avantage de cette lecture nocturne, outre le fait qu'elle était particulièrement bien écrite et qu'elle m'avait donné des idées sur des jeux érotiques à tester avec Harry, m'a permis d'oublier pour un temps mes angoisses.
Quand je posai le livre peu après minuit, ce fut pour m'endormir quasi immédiatement.
En arrivant au travail le lundi matin, je m'empresse d'aller voir le chef afin de lui demander des nouvelles de la mission d'Harry.
Il m'informe qu'il n'a pas eu de nouvelle et que cela signifie donc qu'elle est toujours en cours. Il ne serait averti qu'en cas de problème.
J'en profite pour lui reproposer mon aide afin de ravitailler l'équipe en potions, ce qu'il accepte volontiers en me tendant une liste de potions.
En me rendant à mon bureau, je croise Ron qui me salue distraitement.
Il n'a pas été envoyé en mission avec lui. Je pense que c'est parce que le chef ne veut pas envoyer deux héros sauvés le monde en même temps. Cela pourrait être mauvais pour l'image du bureau !
- Ron ? Demandai-je en me retournant. As-tu eu des nouvelles d'Harry ?
- Non, Drago. Il est en mission top secrète, il ne donnera pas de nouvelle sauf urgence. Tu connais les conditions de ces missions.
- Oui, tu as raison. Je m'inquiète juste pour lui.
- Il est plus solide et plus intelligent que tout le monde croit. Ce n'était pas que de la chance le fait qu'il est vaincu Tu-sais-qui. Il s'est beaucoup entraîné pendant nos années de collège.
- Je n'en doute pas, Ron. Je n'ai jamais dit le contraire.
- En tout cas, je suis content de voir que tu te préoccupes de lui, vu ta réputation de tombeur et de dragueur invétéré que tu avais au collège.
- De quoi tu parles ?
- Harry m'a dit que vous vous voyiez en dehors du travail maintenant.
- Et…
- Et même si je ne suis pas d'accord avec ça, je dois bien reconnaître qu'il a l'air heureux ces derniers temps.
- Ravi de l'apprendre.
- Mais si tu t'avises de lui faire du mal ou de te moquer de lui…
- Tu me jetteras un impardonnable ?
- Exactement.
- Alors je tâcherai de ne pas le faire souffrir.
Je ne suis pas sûr que l'on puisse réellement dire que cette conversation m'aura rassuré mais elle aura au moins eu l'avantage d'être clair. Si tu touches au Survivant, attends-toi à mourir.
Chouette avertissement !
Ma journée est tout aussi lente que le dimanche. Je vais en mourir. Cette attente me tue littéralement. Il va vraiment falloir que j'en parle avec Harry quand il sera de retour.
A l'heure du déjeuner, je vais dans notre café. Je prends place à notre table habituelle après un détour par la librairie afin d'acheter un autre livre de mon cher ami Théo. Amélia m'apporte ma commande tandis que je commence la lecture de ce nouveau livre.
Le résumé est sensiblement le même que celui du précédent. L'époque a changé, les identités des personnages aussi mais à part ça, les sujets se ressemblent. Et une fois de plus, leurs caractères sont étrangement semblables aux nôtres…
Quel bonheur de lire ce qu'ils pourraient nous arriver… si nous étions des hommes normaux avec une vie normale sans magie, sans Voldemort, sans tout ce qu'ils aient arrivés plus jeunes. Mais c'est peut-être aussi grâce à tout cela que notre relation est aussi merveilleuse.
Je ne sais pas ce que nous prépare l'avenir, je sais juste que s'il est là, à mes côtés, je me sentirai l'homme le plus comblé. Je serai prête à affronter la Terre entière.
Ma pause déjeuner se termine trop rapidement à mon goût et me revoilà devant mon chaudron, m'appliquant au mieux pour mon amoureux. Je lui concocte des potions afin de le prévenir de tout danger. C'est la meilleure et la seule chose que je sois autorisé à faire pour le moment.
Et dès que mon Harry sera rentré, je l'emmènerai en France, je dormirai à ses côtés, je le regarderai jusqu'à ce que mes yeux…
Pff, je ne supporte pas cet excès de mièvrerie !
Mais me donner des objectifs, des buts me font avancer. J'en ai besoin pour affronter ces longues heures qui me séparent de lui.
D'autant qu'en allant à son bureau tout à l'heure, j'ai vu ses lunettes trôner sur son bureau.
Ses lunettes ! J'ai installé un système de détection et de surveillance dessus. Je ne pensais pas qu'il les laisserait ici. Il n'avait dû prendre que ses lentilles de contact.
J'aurai dû l'installer sur son alliance plutôt que sur ses lunettes, même si je ne suis pas sûr qu'il la porte en mission.
Dans tous les cas, je voudrais qu'il ne la porte plus. Ce n'est pas que je veuille qu'il quitte Ginny mais… en fait si. Je veux qu'ils se séparent, qu'Harry emménage chez moi, que nous passions des journées entières au lit et que nous formions une famille unie. Et pourquoi pas, ajouter un ou deux bébés à cette grande famille. Trois garçons, c'est bien mais avec une ou deux petites filles en plus. Par exemple, une petite blonde aux yeux verts ou une petite brune aux yeux gris. Ce serait vraiment une vie parfaite. Quand Harry va-t-il rentrer ?
Je me languis tellement de lui, de son sourire, de ses lèvres, de sa chaleur…
Ça me tue. Je devrais me concocter une potion pour me calmer. Oui, c'est ça. En rentrant ce soir, je me préparerai une potion de calme.
Je continuerai à lire le livre de Théo en m'imaginant à la place de ce blond qui partage sa vie avec un brun aventureux mais chanceux, qui rentre tous les soirs.
Je pourrais faire de merveilleux rêves rempli d'un Harry nu, transpirant et…
- Drago,viens vite. Il y a un problème, m'appelle une voix que je ne reconnais pas sur le moment.
Je suis une personne en cape de sorcier qui courre rapidement jusqu'au hall où se trouvent les cheminettes.
- Hôpital Sainte Mangouste.
Je répète sans vraiment réfléchir.
- Hôpital Ste Mangouste.
Ce n'est qu'en arrivant à destination que je réfléchis. L'hôpital ? Pourquoi ? Harryyyyyy ! Ce ne peut être que lui.
Je retrouve suffisamment mes esprits pour reconnaître qui je suis désespérément : Hermione Granger.
Elle, elle est venue me chercher.
- Hermione ! Que se passe-t-il ?
- C'est Harry ! Quelque chose de grave est arrivé. J'ai besoin de ton aide !
Voilà, fini pour ce soir. La suite, la semaine prochaine, croisez les doigts !
