Bonsoir, une petite suite pour faire passer la nuit. Bonne lecture.
- Regardez qui est vêtu dans la plus grande des magnificences ! jamais tu ne m'avais fait un tel honneur mon cher, fit une voix rieuse dans le dos de Jefferson, les yeux rivés sur son reflet en ajustant une dernière fois son nœud de cravate.
- Il fallait être ma femme, mais tu as refusé la demande
- Je le regrette chaque jour
- Menteuse
La blonde dans son dos rit. Elle vint se coller contre son ami, posant sa tête sur son cou et enroulant ses bras autour de la taille du brun.
- Tu es magnifique, si elle n'était pas déjà sous ton charme, elle succomberait immédiatement face à cette vision.
- Toi aussi tu trouves ? essayant de rire le jeune homme, mais Emma pouvait voir sur les traits tirés de son visage qu'il était anxieux.
- Que se passe-t-il Jefferson ?
- Penses-tu qu'elle regrette ce mariage ?
Emma sourit, serrant contre elle le corps du brun, sachant qu'à cet instant précis toutes les fibres du jeune homme respirait l'inquiétude. Elle se devait de le rassurer.
- Elle va épouser l'homme le plus beau du pays, elle sait à chance qu'elle a et elle est folle amoureuse de toi. Elle sait que tu feras passer son bonheur devant n'importe qui y compris toi et y compris moi. Non elle ne regrette pas ce mariage, je pense surtout qu'elle a hâte d'y être, de te voir te tenir droit et fière comme un paon. A te voir lui enfiler la bague au doigt et la corde au cou, hâte que tu sois à elle entièrement sans que je ne sois dans vos pâtes.
Jefferson rit, se détendant légèrement, apaisé par les paroles de la jeune femme et par les caresses tendres qu'elle lui prodiguait. Il se sentait bien et entouré, prêt à vivre l'un des plus beaux jours de sa vie.
- Tu sais bien qu'elle ne te voit pas comme une rivale. Tu m'as promis de rester avec moi Emma, pour le meilleur et pour le pire, dans le célibat comme dans le mariage. Respect ta promesse. Reste.
- Je ne pars pas Jefferson mais je demeure consciente que les choses vont changer, je vais devoir m'y habituer, mais le temps fera son œuvre, puis j'ai Régina pour palier à ton absence.
- Je ne vais pas partir, juste me marier.
- Un jour tu en auras marre de moi jeune homme, et tu auras eu raison de te marier. Maintenant en marche et viens donc te marier, qu'on rit un peu, j'ai hâte de profiter du buffet.
Les deux amis quittèrent la salle en riant, dans l'inquiétude qui leur appartenait en ce jour si fabuleux, ils souriaient tel deux enfants heureux de leur sort. Et comment Jefferson ne pouvait-il pas l'âtre à cette instant précis ?
Il se tenait debout, fière, observant sa compagne marcher lentement vers lui. Leur sourire liés. Il jeta un regard à son amie qui hocha la tête en signe d'encouragement. Les célèbres vœux furent prononcés. Emma en profita pour fuir la scène, le cœur serrer. Alors qu'elle se tenait debout devant l'étant du lac dans lequel se déroulerai la réception, elle sentie des mains entourer sa taille fine.
- Je savais que je te trouverai là.
Régina.
- Pardonne-moi, je devais m'éloigné un peu.
- Je comprends, Jefferson et toi aviez toujours était ensemble, et aujourd'hui cela marque l'instant précis où tu es sûr que vous passerez moins de temps ensemble, tu n'as pas l'habitude alors ça te fait du mal, mais cela va passer, puis tu sais bien qu'il restera à tes côtés si jamais tu as besoin de lui mon ange.
- Tu as raison, il fallait juste que je fasse le vide avant de laisser l'oiseau quitter son nid. Il me manque déjà
- Il est toujours là Emma, juste de manière différente. Puis il est beaucoup pour toi, il est normal que tu sois triste car tu te sens reléguer à la seconde place, mais ce n'est pas le cas, ai confiance en lui
- C'est le cas. Merci d'être là
- Toujours.
- Tu es un ange.
- Le tien seulement
- Il y a intérêt je ne partage pas, rit doucement Emma.
- Je t'aime mon idiote d'Emma Swan.
- Je t'aime aussi ma tendre Régina Mills.
Emma serra un peu plus son corps contre celui de la brune. Elle se sentait bien dans ses bras, en sécurité, comme si plus rien n'allait lui arriver. Comme si ni cauchemars ni peurs pourrait l'atteindre. Elles observaient les plis de l'eau, apaisant. Apaisées.
- Nous avons tout vécu ensemble, premier émois, mariage, décès, abandon, peur, cauchemars. Et maintenant naissance. Je n'aurais jamais cru que notre relation prenne une telle proportion et que je reste à ses côtés, qu'elle veuille de moi assez longtemps, pour la voir être mère un jour.
- Pourtant tu es là Jefferson.
Il hocha la tête, en souriant. Larme à l'œil. De l'autre côté de la vitre Emma lui lança un regard d'aide. Cherchant dans cette situation le soutien de son plus fidèle ami. Il lui sourit. Il était là, devant elle, avec elle. Il voyait les efforts ne fournit pas Régina, et le regard inquiet qu'arborait sa compagne. Il était passé par là lui aussi, et Emma l'avait soutenu. Maintenant à son tour. Rien de plus paradoxale que la naissance. Le travail le plus beau et le plus épuisant. Des mois et des heures de travail éprouvant. Et c'est bien plus tard que le brun vit sa jeune amie se pencher sur ta compagne tendrement puis se dirigeait vers eux. Un immense sourire sur ses lèvres.
- Notre petit bonhomme est là.
- Heureuse ?
- La plus heureuse des femmes oui, fit Emma en jeta un œil à Régina et l'enfant qu'elle tenait contre elle. Le regard tendre.
- Allons marcher tu en as besoin fit Jefferson avant de poser un rapide baiser sur les lèvres de Belle et attirer son amie avec lui.
Emma le suivit sans un mot, profitant du calme avant la tempête. Toute tempête confondue.
- Tu vas devoir déménager.
- Je pense oui, mais nous avons le temps d'y réfléchir.
- J'avais pris l'habitude de vivre avec toi
- Jefferson ! s'exclama Emma en s'arrêtant. Le brun se tourna vers elle.
- Nous avons le temps de voir venir les choses, laissons Régina vivre avec son enfant tranquillement, je ne sais pas comment vont se passer les choses maintenant… Mais je reste avec toi encore un peu, sourit tendrement la blonde.
- Tu as raison
- Tu es étrange ces temps-ci…
- Je repensais à notre vie, au jour de mon mariage. Ou tu étais là. Au jour où j'ai eu ma fille. La encore tu étais là. Et aujourd'hui je te vois devenir mère.
- Je ne suis pas réellement mère…
- C'est tout comme, pour Régina tu l'es.
- Tu es sur ? qu'en sait-tu ? peut-être que je n'ai aucun privilège sur cet enfant, après tout ce n'est pas le mien, qu'est-ce qui me dit qu'elle ne va pas changer d'avis, qu'elle va pas en avoir marre de moi ? Et si j'étais de trop ? Si c'étais fini ? les premier mois c'est toujours bien mais maintenant ?
Arrête Emma ça n'arrivera pas, si moi j'en ai pas eu marre de moi, puis toi aussi qui me parle plus ces temps-ci, mais qu'est-ce qui va pas ?
- Emma… soupira le brun
- Quoi ?
- Tu panique.
Il y eu un silence. Emma regardait Jefferson. Aucun des deux ne piper mot. Elle paniquer. Bien sur qu'elle paniquait. Epuisée de sa journée. Perdue dans sa peur d'être évincer de la vie de ceux qu'elle aime.
- Je panique
Hochement de tête du brun.
- Je t'accuse de chose qui sont fausse
- Pas tout à fait, comme je suis avec Belle il est vrai que nous avons moins le temps de discuter toi et moi
- Je ne m'en suis pas rendu compte, restant avec Régina à longueur de temps.
Sourire.
- Effectivement. Ne panique pas tout va bien se passer, discute avec Régina sur ce qui va ce passer ensuite. Mais tout d'abord profite de l'arriver de ce petit prodige.
Emma sourit et plaqua son corps contre celui de son ami, pleurant légèrement.
- Si elle accepte que je fasse entièrement partie de sa vie, cela voudra dire que je vais être…
- Maman oui
Silence. Emma pleure. De joie.
- Je suis maman
Jefferson la sert.
- Moi Emma Swan je suis maman.
Jefferson rit.
- Et moi je suis… son oncle pourrons nous dire.
- Pauvre enfant… il n'est pas gâté dans la vie entre toi et moi.
- Non mais il connaîtra le bonheur, je te le promets.
Ils se sourirent. Heureux. Mais Emma n'avait plus qu'une hâte. Retrouver Régina. Lui montrer sa joie et sa fierté. L'aimer. Tout simplement.
( TBC…)
