Maude: merci. Oui avec papa 'Hunt' dans les parages ça va se corser c'est certain. Oui il va y avoir l'après libération de Castle. L'histoire n'est pas encore finit.
Voici le nouveau chpitre, bonne lecture à tous.
A tous ceux et celles qui passent ou vont passer des examens, bon courage.
Chapitre 21
Lorsqu'il avait vu Tyson furibond, fondre sur lui, Castle s'était mis en boule pour parer les coups. Il serrait les dents pour ne pas crier, mais le triple tueur était déchaîné et ce n'était pas vraiment efficace. Puis, ce fut comme si tout son corps avait été subitement anesthésié, il ne ressentait plus rien. L'écrivain sourit et commença à rire de plus en plus fort, ce qui stoppa net les coups. Il toussait et crachait le sang qu'il avait dans la bouche tout en continuant à rire, alors que Tyson le fixait, sidéré. Castle se mit sur le dos et l'observa à son tour, toujours souriant.
- Vu ta gueule, je dirais que tu as fait la connaissance de mon père.
Il savait qu'il prenait un risque énorme en le narguant de la sorte, mais là, à cet instant précis, il n'en avait plus rien à faire. Voir le visage de Tyson dans cet état le comblait au plus au point et surtout il savait que son père ne l'avait pas abandonné. C'était important pour lui, même s'il se doutait que les chances qu'il le revoie un jour tout comme ses proches étaient plus que compromises. Rick eut un mouvement instinctif de protection lorsqu'il s'approcha plus près de lui. Mais Tyson se contenta de l'attraper et de le mettre debout, il le poussa contre le mur et le bloqua en mettant son avant-bras contre son cou.
- Espèce de salopard, tu savais ce qu'il allait se passer si l'on se rencontrait, n'est-ce pas. Dit-il d'un ton glacial.
- Je l'espérais en tout cas. Maintenant qu'il t'a vu, tu es un homme mort Tyson. Aussi sûrement que je vais bientôt l'être. Mon seul regret est que je ne saurais jamais quand et comment ça arrivera.
- Tu as au moins raison sur un point l'écrivain. Tu vas crever, demain soir on ira faire une petite balade tous les deux. Et j'en reviendrai seul. Et pour ton père ça m'étonnerait qu'il me retrouve, lui assura-t-il.
- Tu crois ça?
Il se remit à rire ce qui énerva Tyson qui augmenta la pression de son bras contre sa gorge. Il n'en revenait pas, ce n'était pas de l'espoir qu'il voyait dans le regard de Castle, ni même de la joie. Sa mort ne l'effrayait pas, les coups ne lui faisaient plus rien et il s'amusait de ce que son père allait faire, c'était le regard d'un dément. L'écrivain avait perdu la raison, le jeu était terminé, il ne lui servait plus à rien. Plus rien ne le ferait réagir maintenant, cependant il avait envie d'en savoir un peu plus sur ce mystérieux père.
- Tu vas me dire qui est ton père exactement et pourquoi tu es si sûr qu'il va me faire la peau.
- Pourquoi? Tu ne vas pas me croire de toute façon.
- Essaie toujours et ne me dis pas que c'est juste un escroc.
- Tu sais j'ai souvent imaginé le métier que pouvez exercer mon père, mais j'ai été le premier surpris en apprenant ce qu'il faisait vraiment.
- Il sait se battre pour un homme de son âge et il est plutôt en forme. C'est un ancien des forces spéciales?
- Bien mieux que ça… c'est un espion. Un type qui torture et tue de sang froid pour arriver à ses fins. Tu es foutu Tyson, il te traquera sans relâche.
Tyson saisit Castle par sa chemise et le projeta violemment sur le sol. Il quitta rapidement la cave, le rire démentiel de l'écrivain résonnant à ses oreilles.
Hunt était assis torse nu sur son lit, une trousse d'urgence posée près de lui. Il avait désinfecté la plaie et l'avait recousue, une chance pour lui la lame très courte n'avait pas causé de gros dégâts. Par contre l'opération s'était avérée quelque peu délicate avec ses deux doigts cassés à la main droite. Il les avait immobilisé sur une atèle avec du sparadrap avant de faire un bandage. Il devait voir un médecin mais cela attendrait, il devait d'abord sauver son fils et puis il en avait vu d'autre. Il venait de terminer son pansement lorsqu'il entendit deux des téléphones clonés émettre les signaux de SMS reçus.
Il se leva et se rendit dans le salon, il vérifia desquels ils s'agissaient. C'étaient ceux de Lanie et de Kate.
«J'ai terminé, je t'attends»
« J'arrive, je suis là dans quinze minutes»
Hunt sourit, il savait exactement ce que cela signifiait puisqu'il avait «entendu» la conversation du capitaine Gates avec les gars et Lanie. Tout compte fait il les verrait tous au 12th. Ce n'était pas plus mal après tout. Par contre il devait se changer avant d'y aller, il retourna donc dans sa chambre. Cette fois, il avait pris sa voiture et s'était garé près du commissariat, il était descendu et avait fait un petit tour pour s'assurer que Jesperson n'était pas dans les parages. Il y avait un petit square pas très loin, attaché case en main, il s'y rendit et prit place sur un banc. Il sortit un iPad de la mallette et lança l'application qui lui permettait de suivre les téléphones grâce à leur GPS. Lanie et Kate étaient dans un restaurant pas très loin, quant à Ryan et Esposito ils se trouvaient tout près de lui, dans ce même square.
Lorsqu'ils se retrouvèrent tous «par hasard» devant le commissariat, Hunt brancha des écouteurs sur sa tablette et changea d'application. Cette fois il allait écouter en direct ce qui allait se dire dans la salle de réunion, il voulait connaître les dernières avancées de leur enquête, avant d'intervenir.
Ils étaient tous les quatre dans la pièce, Lanie étant retournée à la morgue. Gates se tenait debout devant le tableau qu'ils avaient déplacé dans la salle.
- Très bien nous allons commencer. Ryan, Esposito, avec les casiers ça a donné quoi?
- Rien du tout, aucun de ces gars n'avait de raisons d'en vouloir à Castle et aucun ne l'a menacé. Répondit l'irlandais.
- Par contre j'ai pensé à un truc, fit remarquer l'hispanique. C'est peut-être bien un ancien détenu qui en veut à Castle, mais peut-être pas à cause de l'une de nos enquêtes.
- Développez lieutenant.
- Eh bien tu te rappelles Kate, cette affaire de vols de bijoux, Castle avait demandé des conseils auprès d'un ancien voleur, qui avait été arrêté à cause de lui.
- Oui, il l'avait remercié à la fin de son livre en donnant son véritable nom.
- Pourquoi cela ne me surprend pas, nota Gates avec un petit sourire. Ça vaut le coup de vérifier, nous allons demander à Tory de lancer une recherche pour voir si le nom de Castle apparaît dans l'une d'elle. Mais ça risque d'être long et tous les dossiers ne sont pas informatisés.
- Et le temps joue contre nous, constata Ryan.
- Beckett, avez-vous relevé un détail qui nous permettrait de savoir qui est ce Jess?
- Non, malheureusement, il a vraiment tout planifié. Par contre, il faudrait peut-être se renseigner sur cette femme qui a contacté les secours en trouvant la Mercedes accidentée. Il se pourrait qu'elle ne fût pas là par hasard. Devant leurs regards surpris, elle précisa. Ce type a pris le risque de rester pour tout photographier, mais il ne pouvait pas rester là des heures non plus, surtout avec Rick dans sa voiture. Il fallait que la police, les secours interviennent rapidement, j'ai lu le rapport de la scientifique sur les recherches effectuées à l'endroit où il était. Apparemment il s'est servi d'un trépied pour positionner son appareil photo, ça prend du temps, enfin un peu. Donc il fallait qu'il soit sûr qu'il serait positionné à temps.
- Tu veux dire qu'il aurait convaincu une femme de jouer cette comédie du témoin choqué?
- Elle a raison, ça théorie se tient Ryan! L'adjoint de Brady n'a vu les traces des pneus qu'une fois la femme partie, sa voiture était juste dessus.
- Esposito, appelez le shérif Brady, qu'il se renseigne sur cette femme. Contente de vous retrouver dit-elle en s'adressant à Kate.
- Merci. Vous avez trouvé comment a été faite l'inversion des fichiers dentaires?
- Oui, la manipulation s'est faite deux jours avant l'accident. Au service dentaire de l'hôpital Bellevue, par contre seul un employé pouvait y accéder. Tory a établi une liste de toutes les personnes ayant démissionnées ces trois dernières semaines.
- Vous avez la liste capitaine?
Elle vit Ryan fouillait dans les piles de dossiers, il tendit une feuille à Kate.
- La voilà, il y a une quinzaine de nom.
- Merci.
Kate lut la liste une première fois sans rien y voir d'anormal, mais à la seconde lecture un nom attira son attention. Gates et Ryan la virent blêmir d'un seul coup alors que chancelante elle se laissait tomber sur une chaise.
- Kate ça va?
- Beckett, que ce passe-t-il?
Ils avaient posé leur question en même temps tout en s'approchant de Kate. Ils s'inquiétèrent devant son silence et encore plus en voyant des larmes perlaient au coin de ses yeux et son regard apeuré. Gates s'accroupit devant elle et prit ses mains dans les siennes.
- Beckett?... Kate? Kate que vous arrive-t-il? Vous avez reconnu un nom?
- Jess… c'est… Tyson. Et cette femme-là, elle montra un nom sur la liste, ça ne peut être que Kelly Nieman, sa petite amie.
- Vera Lynn? Vous êtes sûre? Mais comment…
- C'est le nom de l'interprète de la chanson «We'll meet again», celle de la clé USB.
Les propos de Kate n'avaient aucun sens, n'y pour Gates, ni pour Ryan, de quel clé parlait-elle. Esposito arriva à ce moment-là.
- J'ai eu le chef Brady il s'en occupe…. Que se passe-t-il? Demanda-t-il s'apercevant enfin de leur état.
- Beckett pense que Tyson est derrière tout ça, expliqua Gates.
- Je ne le pense pas capitaine, j'en suis sûre.
- Elle a raison! S'exclama Ryan. Ça ne peut être que lui! Vous vous rappelez du nom qu'il avait pris pour venir voir Castle en cellule?
- J. Rook, répondit Esposito.
- Oui, et le nom dont on s'est servi pour passer la commande sur internet et louer la boîte postale?
- Jameson Strike…. Jameson Rook et Clara Strike! On l'avait sous les yeux depuis un moment, comment on a pu passer à côté!
- Parce que nous étions persuadé qu'il avait pris le large après avoir effacé toutes les preuves que nous avions contre lui. Nous n'y pensions plus tout simplement et la piste Porter était solide. Fit remarquer le capitaine. Mais Kate, c'est quoi cette histoire de clé USB?
- Lorsque nous avons fait le lien entre Tyson et Nieman, nous avons été à son cabinet, il était vide. Mais dans son bureau il y avait un stylo publicitaire et un mot «meilleur chance la prochaine fois». Au loft Rick tenait le stylo et il s'est séparé, laissant apparaître une clé USB. Il l'a branchée et dessus il y avait cette chanson.
- Pourquoi ne pas en avoir parlé?
- Pour quoi faire Capitaine? Ce n'était qu'une chanson, rien de plus.
- Donc Jess serait Tyson, conclut Ryan.
- Je ne sais pas si c'est ce Tyson dont vous parlez mais son nom est Jesperson. Dit une voix grave depuis le pas de la porte.
Tous tournèrent la tête vers celle-ci, Hunt se tenait là, flanqué d'un officier.
- Cette personne voudrait vous parler, à vous tous, elle dit avoir des renseignements sur l'affaire. Expliqua ce dernier avant de les laisser.
Tenant son attaché case avec sa main blessée Hunt s'avança d'un pas assuré, main gauche tendue et les salua les uns après les autres.
- Lieutenant Esposito, Capitaine Gates et Lieutenant Ryan, ravi de vous rencontrer.
Il s'approcha de Kate en souriant, celle-ci s'était levée en le reconnaissant. Après quelques secondes d'hésitation, elle s'avança et laissa son «beau-père» l'enlacer.
- Bonjour Anderson, je suis heureuse de vous voir.
- Moi aussi Kate, même si j'aurai préféré d'autres circonstances.
C'était comme si les trois autres personnes présentes dans la pièce n'existaient pas. Il faut dire qu'elles étaient tellement surprises par la scène à laquelle elles assistaient que personne ne parlait. Enfin Kate se sépara de Hunt ce dernier se tourna vers le capitaine et les gars.
- Excusez-moi, j'ai omis de me présenter. Je suis Steve Parker, le père de Rick, dit-il avec un sourire charmeur.
