Bonjour à tous! Ça faisait longtemps ! Si ce chapitre vous plaît n'hésitez pas à me le faire savoir dans les commentaires, ça me ferait chaud au cœur! Je ne vous en dit pas plus: rendez-vous à la fin du chapitre, mais avant ça: bonne lecture!
Chapitre 21
- « Salut Mikasa, que me vaut l'honneur de cet appel exceptionnel ? »
J'avais décroché mon portable et m'étais adressé à la brune sur un ton ironique, son appel n'étant absolument pas inattendu; allez savoir pourquoi ! Quoi que, cela faisait au moins… deux jours ! Deux jours qu'elle ne m'avait pas harcelé pour avoir de mes nouvelles !
Sa réaction ne se fit pas attendre et d'une voix sèche elle me répondit :
« Je me soucis de comment tu vas, imbécile ! Je peux raccrocher sans ça ! » Elle avait prononcé ces mots sur un ton grave qu'elle n'employait que très rarement avec moi.
Je devinais sans peine que ses sourcils devaient être froncés à l'extrême.
Oh, aurai-je affaire à une Mikasa irritée ?
- « Oï, qu'est-ce qui t'arrive ? »
Mon interjection en début de phrase avait eu pour effet de faire se relever la tête de Levi. C'était clairement un clin-d'œil au fait que lui l'employait au quotidien. Je lui lançai alors un bref sourire complice avant de reprendre le fil de la conversation avec ma sœur.
- « Il m'arrive que ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu et que je m'inquiète de ton état ! Est-ce que tu peux comprendre que tu me manques et que j'ai envie de te voir ?! Je me fais beaucoup de soucis et tout ce que tu me réponds en retour c'est ça ?! »
L'expression sur mon visage changea du tout au tout, j'affichai à présent une mine désemparée.
Je ne saurai dire ce qui l'avait mis dans cet état. Peut être un ras-le-bol général dont ma réaction avait mit le feu aux poudres, libérant ainsi les étincelles brûlantes d'une Mikasa fatiguée de ma conduite.
D'une certaine façon je ne pouvais pas lui en vouloir de me couver autant, certes c'était extrême de sa part mais en même temps qui n'aurait pas ce genre de réaction après avoir vécu un traumatisme incluant la mort d'un être proche ? Mon manque de compassion avait dû la blesser à plusieurs reprises, voire même lui peser au point qu'elle n'arrivait plus à contenir sa rage.
Je me sentis soudainement misérable d'avoir réagis de la sorte.
J'éclaircis ma voix dans l'optique de lui répondre alors même que la sienne était encore tremblante et que son souffle erratique se heurtait au micro du portable, grésillant désagréablement dans mon oreille.
Levi resta silencieux face à notre échange, ayant très certainement entendu tout ce que Mikasa me reprochait mais préférant se taire et ne pas intervenir, ne serait-ce que pour m'adresser un regard méprisant ou autre. Et je l'en remerciai intérieurement. Son dévolu se porta plutôt sur une cigarette qu'il consuma avec un certain détachement.
- « Je… je suis désolé. Vraiment. Je ne pensais pas que ça t'affectait autant… Écoutes, j'en ai depuis longtemps envie sans jamais trop me lancer à l'eau mais… je pense passer à la maison d'ici quelques jours… t'en penses quoi ? On pourra passer un moment entre frère et sœur, hein ? Je… je suis sincèrement désolé Mikasa. »
Je ne saurai dire si mes sentiments transparaissaient à travers ma voix, pourtant chaque mots que je venais de prononcer avaient eu pour effet de me serrer un peu plus la poitrine au fur et à mesure. Je regrettais réellement mes actions passées, et je n'avais aucune excuse a cela. Et l'histoire avec Elrick n'en était pas une valable, avant même que ces embrouilles ne me tombent dessus j'avais déjà ce type de comportement abject avec ma sœur.
J'étais en vérité un sale égoïste égocentrique…
Un court silence s'était installé entre nous trois; laps de temps durant lequel je ressassais les derniers événements survenus qui impliquaient ma sœur, et je me rendais à chaque fois d'avantage compte d'à quel point j'avais été dur avec elle.
- « D'accord. » Ce mot prononcé par une voix claire et douce résonna à travers mon oreille.
Celui-ci m'extirpa de mes pensées. Je n'avais pas saisi le sens de sa réponse, ou plutôt je ne voulais pas en tirer des conclusions trop hâtives au risque de me prendre un mur de plein fouet.
- « Pardon ? » lui fis-je bêtement, jouant la carte de l'incompréhension afin de tirer d'autres informations de sa part.
Elle soupira brièvement, avala sa salive, puis poursuivit d'un ton assuré :
« C'est d'accord, tu es le bienvenu à la maison. Il faut encore que je pose mes congés avant mais ça peut se faire. Préviens-moi quelques jours à l'avance de préférence, sans ça tu risques de passer tes journées ''frères et sœurs'' en compagnie de Blackie… »
Blackie n'était autre que la chatte de Mikasa, une adorable boule de poils qui – contrairement à ce que son nom laissait supposer – n'avait pas le pelage noir ébène mais bien blanc comme neige avec de petites tâches noires sur chaque pattes, tel des chaussettes, ainsi que des yeux bleus azur. Elle n'était âgée que de quelques mois. Ma sœur l'avait récupéré un soir, dans un carton, au bord d'une route et depuis elles ne se quittaient plus : selon ses dires.
Je réalisai soudain le changement de tonalité qu'elle avait opéré à l'annonce de ma supposée prochaine venue.
C'est moi ou elle semblait étrangement lavée de toute sa haine envers ma personne ?
Ne me dites pas que…
- « Mikasaaa…. » l'interpellai-je en pleine phrase alors qu'elle planifiait déjà nos déplacements futurs avec enthousiasme.
L'intéressée déglutit à travers le combiné. Levi, quant à lui, inclina sa tête légèrement sur le côté, un sourcil levé et sa cigarette piégée entre ses lèvres; il était dans l'incompréhension. Je montrai alors les crocs, ayant perçu chez ma sœur qu'il y avait anguille sous roche et désirai clarifier une chose :
« Ne me dis pas que tu as fait exprès de me faire ta crise de nerf afin de me faire culpabiliser, dans l'espoir que je m'invite à passer à la maison… ? »
Un long silence. Puis un rire étouffé : celui de Levi. Suivit de près par celui cristallin de la brune aux yeux noisettes.
- « Ta sœur est loin d'être aussi conne que toi, gamin. » s'esclaffa le noirâtre, me toisant du regard.
Je les hais. L'un comme l'autre.
Après de plates excuses de la part de ma prétendue ''sœur'' – oui je lui en voulais toujours légèrement – qui durèrent d'ailleurs plus de dix minutes, je me résignai finalement à lui faire des reproches, même si ce genre de pratique venant de sa part me décevait un peu.
Je commence à me demander si son comportement envers moi est sincèrement ''normal''. Quoi que je connais quelqu'un qui – inutile de le nommer – serait capable de bien pire pour arriver à ses fins, usant notamment de ses charmes envers moi pour me soutirer n'importe quoi, ou presque.
Et bien que ma sœur m'ait garanti qu'elle ne m'en voulait pas pour ma négligence je persistais à croire qu'intérieurement elle n'en pensait pas moins.
Qu'importe, la discussion était close. Et notre trajet vers l'appartement du noirâtre l'était également. De notre conversation il n'en ressortait pas grand-chose, hormis le fait que je m'étais à présent ''engagé'' en quelque sorte auprès de ma sœur à venir la voir à la maison.
Et contrairement à ce que certaines personnes pourraient penser je n'avais pas inventé de toute pièce et sur un coup de tête cette histoire afin de la réconforter : que nenni !
Cela faisait effectivement plusieurs jours que j'y pensais. Le fait de me remémorer ces événements avec ma mère, ma sœur et mon père – bien que la plus part ne soient pas spécialement joyeux – m'a également fait recouvrir la mémoire sur des souvenirs agréables. L'envie de retourner dans mon village natal s'était fait grandement ressentir.
La conversation avec Mikasa n'avait été, au final, que le moment opportun que j'attendais pour lui en parler.
Quoi qu'il en soit j'avais dès lors le coeur bien plus léger et trépignais intérieurement d'impatience à l'idée de retourner chez moi.
Le temps passa relativement vite, le froid de l'hiver nous obligeait à nous déplacer un peu plus rapidement afin de se réchauffer au plus vite dans une pièce qui dépassait les quinze degrés au moins. Ainsi, je sentais mes pauvres doigts de pieds – quoi que non, je ne les sentais plus – qui gelaient littéralement sur place. Mes dents s'étaient transformées en véritables castagnettes et claquaient les unes contre les autres de concert, au point que ça en devenait carrément gênant et fatiguant. Sans parler des nombreux tremblements qui envahissaient mon corps tout entier. Je m'efforçai de me réchauffer à l'aide de mes bras que je frictionnais entre eux, avant de me rendre compte que cela était parfaitement inutile et d'autant plus fatiguant. Du coup je priais ma bonne étoile de me protéger afin que je réussisse ce qui semblait être un miracle à mes yeux tant je ne pensais pas y parvenir : arriver chez l'Ackerman.
Cependant, une seule pensée réussissait néanmoins à me maintenir au chaud, dans un petit coin de mon être…
Levi n'avait pas l'air aussi pressé que moi puisqu'il n'accéléra absolument pas sa démarche une fois les portes du hall traversées, contrairement à moi qui m'étais élancé en courant et n'avais qu'une hâte : rentrer !
Et après coup il était même plus logique que moi.
C'était avant qu'il fallait courir imbécile, quand t'étais dans le froid ! Pas une fois l'appartement à bout de bras !
Décidément, ma stupidité me perdra…
Avançant que le fait de monter les escaliers allait sans doute me réchauffer d'avantage, Levi s'engagea et passa devant moi avant de gravir une à une les marches. Je le suivis. Avec difficulté, certes, mais je le suivis, priant chaque instant pour que mes pieds ne se décollent pas du reste de mon corps.
Et en effet je me sentais bien plus à l'aise dès lors, ma température corporelle avait augmenté au point que mon solo de claquette catégorie incisive s'était stoppé, et il n'était pas question de faire un rappel !
Bien que l'expression du noir de jais ne laissait rien transparaître, ce dernier ne se fit pas prier pour sortir les clés de sa poche, les enfonçant avec vivacité – voire maladresse – dans la serrure, afin de déverrouiller la porte. Son manque de dextérité ne tarda pas à lui taper sur les nerfs, lâchant même une injure avant d'asséner un coup de pieds violent à la porte une fois celle-ci ouverte, en signe de triomphe.
Levi, ou l'homme qui se vantait d'avoir réussi à ouvrir une porte…
Celle-ci s'était ensuite refermée sur nous. Levi commença alors à retirer son manteau et le garda en main, tout en enlevant avec adresse ses chaussures et les laissa sur le pallier de la porte.
Il émit un faible rire arrogant mêlé à un sourire moqueur, le regard ailleurs, et s'exclama alors, une main passant à travers ses cheveux corbeaux :
« N'empêche, c'est hyper facile de te manipuler, gam– » Il n'eut pas l'occasion de finir sa phrase.
À peine arrivé, je plaquai soudainement son corps contre le mur et mes lèvres contre les siennes avec véracité. Le dos de mon amant avait rencontré le mur dans un bruit sourd, suivit de ceux plus délicieux de nos lèvres. Mes mains s'étaient entremêlée d'instinct avec celles de mon alter-ego au dessus de sa tête, et ma jambe s'était nichée avec désir entre celles de Levi.
Mon geste l'avait on ne peut plus surpris au point que je réussis à lui tirer un gémissement rauque entre deux baisers.
Je n'avais pas oublié – loin de là – les paroles de Levi plus tôt dans la journée, à l'hôpital, comme quoi nos ébats se poursuivraient plus tard dans un lieu plus ''adapté''. De ce fait, tout au long du trajet cette ''promesse'' avait hanté mon esprit.
Une fois arrivé dans le studio je n'arrivai plus à me retenir ne serait-ce qu'une minute de plus et m'étais donc jeté sur lui.
Je le désirai horriblement.
Je fus prit dans l'élan de fougue que me procuraient ses lèvres et commençai a devenir de plus en plus bestial, voire même dominant…
- « Sors ta langue » lui ordonnai-je avec envie, le visage déjà rougi.
Il fixa avec insistance mes prunelles vitreuses, tout aussi désireux que moi à l'idée d'aller plus loin et de se laisser aller au plaisir.
- « Depuis quand tu me donnes des ordres, gamin ? »
Sa question n'avait pas été dites sur un ton colérique, au contraire, une certaine forme de luxure transpirait dans sa voix devenue grave.
- « Parce que j'ai envie de coucher avec toi. »
Ma soudaine franchise eut bien plus d'effet que prévu : le noirâtre resta indécis pendant plusieurs secondes. Il afficha ensuite une mine sombre et aguicheuse dans le but de me provoquer avant de reprendre sur le même ton :
« Laisses moi te dire une chose gamin… »
En deux temps trois mouvement je me retrouvai, sans savoir de quelle façon, plaqué à mon tour contre le plan de travail de la cuisine. Levi me surplomba de sa petite taille imposante et poursuivit, son regard opalin planté dans le mien :
« … je te cède cet ordre pour cette fois, c'est la seule fois ou tu auras le droit de me dominer. En revanche… tu restes celui que je vais baiser, Eren. »
Mon coeur manqua un battement. Ses paroles avaient eu comme effet de faire grimper mon excitation et d'éveiller encore plus mon membre, devenu douloureux.
Puis il s'exécuta, sortant docilement sa langue, les yeux mi-clos et les mains posées contre mon torse.
Il ne me fallut pas plus que cette vision presque érotique pour que mon instinct ne prenne le dessus. Ma langue croisa alors sa jumelle dans la cavité du noirâtre qui n'avait pas menti sur ses intentions : il se laissait totalement faire, soumit au moindre de mes gestes.
Ce sentiment de dominance de ma part m'excita horriblement, je ne saurai décrire à quel point j'avais envie de lui. Envie de lui faire faire tout ce que je désire, de le dominer entièrement, de l'entendre crier mon nom, le faire se sentir aussi bien que ce que lui m'avait procuré comme plaisir l'autre soir; je souhaitais ne faire qu'un avec Levi.
Tandis que nos langues jouaient entre elles langoureusement – laissant derrière elles des bruits de sucions plus que séduisants – j'en profitai pour échanger nos positions, me retrouvant alors au dessus du noir de jais dont les mains s'étaient logées dans mes mèches brunes, m'incitant à poursuivre. Les quelques ustensiles disposés sur le meuble tombèrent en fracas contre le sol, mais Levi tout comme moi nous en moquions éperdument. Quoi que son côté maniaque devait s'être réveillé l'espace d'un instant.
Mes mains glissèrent alors sous son haut avec vivacité, dessinant du bout des doigts son torse merveilleusement sculpté.
Je me séparai de ses lèvres un court instant, le temps de retirer son haut devenu encombrant avant d'y retourner de plus bel.
« Arrg… ! »
Je venais de planter non seulement mes dents dans la commissure des lèvres du noirâtre mais également mes ongles dans sa peau blanche laiteuse, lui arrachant de nouveaux grognements à la fois plaintifs et désireux. Les sons qui sortaient de sa bouche ressemblaient à ceux d'un animal, visiblement je n'étais pas le seul à qui ces doux châtiments faisaient du bien.
Je voulais le faire se sentir d'avantage bien. Je quittai une nouvelle fois ses lèvres, tirant en m'écartant sur celle du bas qui s'était mise à saigner légèrement. Il passa alors sa langue contre cette dernière, récupérant le peu de liquide qui en perlait d'un geste inconsciemment séduisant.
Je redescendis le long de sa mâchoire avant de mordre avec force la base de son cou.
J'y laissai alors une marque rouge carmin particulièrement bien visible : Levi m'appartenait à moi et à personne d'autre, et j'étais bien prêt à lui faire comprendre.
Ma langue dévia légèrement vers son torse sur lequel je traçai de nombreux chemins humides alors que, plus haut, son propriétaire grognait d'extase et me le faisait bien comprendre en accompagnant mes gestes de ses mains, à travers mes mèches brunes. Mon nez frôlait de temps à autres sa peau douce comme de la porcelaine mais aussi brûlante qu'un brasier.
Je haletais, j'étais à bout de souffle.
Je mourrais de chaud. La chaleur intense qui me succombait devenait insoutenable, à un tel point que même l'absence de mon T-shirt n'avait pas été suffisante pour calmer mes ardeurs. Et pourtant j'en demandai d'avantage, commençant sans même le vouloir à frictionner nos bassins déjà bien désireux l'un comme l'autre.
Quand j'ouvris mes yeux j'aperçus ceux profond de Levi qui me fixaient avec envie et passion, et j'eus moi même du mal à détourner mon visage du sien, complètement absorbé par sa beauté.
- « Eren, si tu fais pas quoi que ce soit dans les minutes qui viennent je t'assure que c'est moi qui vais prendre les devants. »
Il avait prononcé ces quelques mots entre deux respirations puissantes et commençai déjà à perdre patience, ses mains accrochant à présent avec force mes hanches.
N'y tenant également plus, je stoppai net mes mouvements avant de retirer avec hâte le reste de nos habits, déboutonnant mon bas et arrachant sa ceinture avec vivacité.
Puis j'enroulai délibérément avec une vivacité contenue mes jambes autour des hanches du noirâtre, nos corps nus l'un contre l'autre, assis sur le plan de travail et nos membres en érection se frôlant.
Mes mains vinrent au final se nouer derrière la nuque du plus grand avant de le fixer amoureusement du regard.
- « Levi, s'il te plaît… » lui demandai-je, le coeur battant et le souffle court.
Le noirâtre prit alors mon visage en coupe avant de se faire rencontrer nos lèvres, une fois encore, mais de façon plus douce, plus charnel. Mon coeur tambourinait sans fin dans ma poitrine, je n'arrivai pas à le faire taire, d'autant plus que je pouvais percevoir contre ma peau les battements de celui de mon partenaire qui en faisait tout autant.
Je fus prit d'un bonheur extrême à l'idée d'être ainsi contre lui, et d'une immense fierté à être en ce moment l'unique objet de ses désirs. Je souris malgré moi contre ses lèvres, caressant amoureusement ses cheveux fins. Car oui, je me rendais compte à quel point mes sentiments envers lui étaient puissants; j'étais follement amoureux de cet homme.
Je ressentis alors le membre de Levi rentrer délicatement en moi. Contrairement à ce que laissaient présager nos premiers échanges, soit un acte bestial, Levi s'était laissé allé à la douceur que je lui transmettais. Ou alors, quelque part dans sa tête, craignait-il encore que ma cicatrice ne se rouvre.
Il débuta cependant ses coups de butoirs, d'abord lent mais puissants ils commencèrent à se faire plus rapides au fur et à mesure que nos instincts se libéraient.
Cette sensation au plus profond de mon être me faisait un bien incroyable, mon excitation devenait de plus en plus grande et chaque parcelle de mon corps tremblait de désir.
Je ne pouvais m'empêcher de gémir contre l'oreille du noirâtre qui en faisait de même, nullement gêné à l'idée d'être entendu par quiconque.
Le surplombant, je commençai à l'accompagner dans ses mouvements, désireux de le ressentir encore plus et toujours plus proche de moi. Fusionner avec lui n'aurait pas été suffisant tant mon désir était grand; j'avais soif de frictions.
- « Ahhn.. ahh… Levi… plus fo-.. fort… » suppliai-je, au bord de la délivrance.
Il accéléra le rythme sans pour autant manquer de précision. Je ressentis une immense frustration : j'avais à la fois tellement envie de continuer à éprouver ces sensations délicieuses qui me submergeaient et en même temps je voulais sentir la délivrance s'emparer de moi.
Je laissai échapper un hurlement langoureux et puissant : Levi venait de toucher ma prostate de plein fouet. Je me cambrais par réflexe en arrière, très vite plaqué à nouveau contre le torse du noir de jais.
Ses mouvements se firent soudainement plus lents, trop lents, m'arrachant un grognement de frustration.
« Je sais ce que tu veux mais il va falloir te montrer un peu plus convainquant si tu veux pouvoir venir, Eren… » me murmura-t-il contre mon lobe, qu'il mordit légèrement.
Le rouge me montait de plus en plus aux joues, ma respiration était des plus irrégulières et nos corps transpirant face à nos ébats se touchaient sans cesse, partageant ainsi une chaleur intense et délicieuse. Je hochai silencieusement la tête de haut en bas, n'y tenant plus. Je bouillonnais intérieurement et j'avais envie de l'insulter de tous les noms pour son sadisme, et pourtant… c'était loin de me déplaire…
J'ondulai alors sans aucune gêne et avec un érotisme que je ne me connaissais que très peu contre le sexe de mon aîné, accompagnant mes mouvements d'un regard langoureux que je lui lançai.
Je contenais difficilement mes pulsions et commençai déjà à murmurer son prénom dans des gémissements aigus. Il me fixa sans bouger pendant un bon moment, admirant mon visage de tordre de plaisir à chaque fois que j'enfonçai son membre un peu plus en moi. Savoir qu'il m'observait et ressentir son sexe grossir sous mes gémissements me faisait perdre la tête, la boule de nerf qui s'était formée au niveau de mon bas-ventre grandissait sans cesse.
Il débuta ensuite ses coups effrénés contre ce point si sensible de mon anatomie, envoyant à chaque fois des décharges des plus délectables qui me faisaient tendrement perdre pieds. Contrairement à tout à l'heure ses allés et venus étaient plus puissants et précis que rapides, ce que j'appréciai bien d'avantage, soupirant tant la sensation était… jouissive.
Je perdais toute notion de l'espace, seule la présence de Levi en moi comptait, et rien d'autre.
Soudain, je sentis que mon corps arrivait bientôt à ses limites, parcourut par des spasmes de plus en plus puissants. Ma respiration était effrénée, mon torse se soulevait sans cesse, ma bouche d'où s'échappait des gémissements et des soupires ne voulait plus se fermer et mes ongles s'enfonçaient avec une puissance incroyable dans la peau du noirâtre qui soupirait tout autant que moi.
- « E…ren… bordel, t'es vraiment…. Gémis encore plus, je veux entendre ta voix. » souffla-t-il alors que j'étais déjà à deux doigts de la jouissance.
- « Levi… Levi… Le-…nhh » Ma voix venait de se couper et fut poursuivit d'un soupire.
Mon bassin se figea, restant en apnée pendant l'espace de cinq secondes avant de retomber lourdement contre le torse blanchâtre de l'homme dont je venais de hurler le nom. Un liquide chaud coulait non seulement entre nos deux bas ventres et ne tarda également pas à se répandre entre mes jambes; je venais de me délivrer dans un râle puissant et mon corps se détendait petit à petit contre celui de l'Ackerman, qui m'avait suivit de près.
Je devais être dans le même état que Levi : la bouche ouverte, allaitante, des perles de sueur sur le front, les cheveux ébouriffés et les yeux encore embrumés par le plaisir.
Il excisa un sourire provocateur suivit d'un regard dangereusement séduisant.
Levi lui-même savait à quel point le voir dans cet état là suffisait à faire monter de nouveau mon excitation. Et c'est ce qu'il cherchait à faire…
- « Putain Levi, mais t'es complètement taré ! » fis-je à l'intéressé d'une voix éraillée par les nombreux gémissement qui s'étaient échappés de ma gorge.
Je réalisais cela lorsque j'éprouvai une faible douleur au niveau de mon postérieur alors que je m'étais assis dans la baignoire de la salle de bain, et la raison à cela était relativement logique.
L'eau chaude montait jusqu'au bas de mes épaules, envahies d'une mousse blanchâtre qui dégageait une douce odeur de camélia. J'étais enveloppé du liquide chaud et de deux bras qui me maintenaient contre le torse de leur propriétaire. Assis entre ses jambes, mon dos se blottissait et touchait la peau lisse du noirâtre.
- « Je vois pas en quoi... » me répondit-il, d'un ton nonchalant, nullement dérangé par cette position.
Moi en revanche je me sentais légèrement gêné. Plutôt étonnant comme réaction alors qu'il y a de cela une heure nous étions dans une situation qui mérite d'avantage d'être qualifiée de ''gênante''. Pourtant je ne percevais pas les choses de cette façon…
À la différence de maintenant le fait de coucher avec Levi relevait avant tout d'une pulsion sexuelle, plus pris dans l'excitation du moment je n'avais aucune seconde à consacrer à ma réflexion et suivais simplement mes envies. Or j'avais actuellement tout le temps pour réfléchir, notamment concernant notre relation à Levi et à moi. Celle-ci s'était avant tout basée sur une attirance physique avant d'évoluer de mon côté jusqu'à se transformer en sentiments assez flous. Du côté de Levi on pouvait apercevoir une certaine évolution… mais loin de lui l'idée de quelconques sentiments amoureux, voire à la limite une grande possessivité mais qui elle était plus dû à son caractère orgueilleux.
Le voir agir ainsi, me serrer contre lui, avait comme effet de me troubler d'avantage : faisait-il ça dans l'unique but de me garder près de lui au cas où ses pulsions prendraient le dessus ? Ou bien agissait-il de façon détaché sans aucune arrière pensée ? Avait-il envie de partager un instant uniquement charnel ? Ou alors ne voyait-il que le côté pratique – bien qu'il n'y en ai pas vraiment – à se ''doucher'' à deux, quoi qu'une cabine de douche serait plus appropriée pour ce genre de pratique…
C'est sur ces pensées en tête que je poursuivis finalement, réalisant que je n'avais pas prononcé le moindre mot depuis plusieurs minutes, m'adressant à lui tout en faisant mine de ne pas être perturbé par quoi que ce soit. Ses bras, desquels je m'étais échappée pendant un court instant, retombèrent sur la surface de l'eau.
- « Attends, t'es sérieux ?! Combien de fois est-ce qu'on l'a fait déjà ?! » bondis-je après m'être remémoré les dires du noirâtre.
- « Hum… quatre ou cinq fois… je crois. » Répondit-il après réflexion avant de poursuivre d'un ton sérieux. « Ça compte la fois ou tu m'as su- »
- « Hey! Arrêtes-toi là ! » l'interrompis-je, la situation étant déjà suffisamment perturbante comme ça.
- « Je vois pas pourquoi je devrais, t'avais plutôt l'air d'aimer ça... »
Oh pitié dites-moi que je rêve; je vais mourir c'est ça ? Ouais, définitivement ! Saint Pierre laisses la porte ouverte : j'arrive !
J'avais par réflexe posé mes mains sur mon visage et m'étais légèrement recroquevillé sur moi-même, émettant de léger clapotis dans l'eau.
La prise de Levi s'était faite plus forte et je ressentis son souffle contre mon oreille, puis il me fit une déclaration bien trop formelle pour venir du cœur mais au contraire parfaitement objective.
- « Et puis tu es plutôt doué. »
Ne sachant trop comment réagir je balbutiai un ''merci'' accompagné d'un rictus.
Des gouttes d'eaux tombèrent régulièrement dans un bruit d'écho du robinet mal fermé de la baignoire, dissolvant tout autour la mousse du shampoing. J'inspirai alors profondément avant de m'enfoncer légèrement dans l'eau parfumé, ne laissant dépasser que ma tête.
- « Pour être honnête... c'était... parfait... » murmurai-je avec peine, de crainte de lui avouer haut et fort mon ressentit et des réactions qui en découleraient.
Soudain, les mains de mon aîné glissèrent lentement au niveau de mon ventre. Le visage placide et les yeux clos, sa tête se reposa dans le creux de mon cou où il y déposa un chaste baiser.
Je ne sus comment réagir. Bien évidement ses petites attentions me réchauffaient le cœur et me faisaient me sentir agréablement bien mais… je ne savais jamais quoi en penser, comment interpréter ses gestes. Si seulement Levi se montrait plus expressif, parlait d'avantage de ses sentiments, s'ouvrait un peu plus à moi, comme le feraient deux amants. Cela m'éviterait tous ces questionnements.
Je réalisai quelque chose : autant lui en savait beaucoup sur moi à travers ce que j'avais pu lui avouer, que moi je ne le connaissais qu'à travers les dires des autres, ce que l'on m'avait raconté. Comme si lui ne ressentait pas l'envie de transmettre ce qu'il était, bloquant notre relation à de simples images, ce q'il était physiquement et rien d'autre. Alors que, pourtant, je ne désirai rien d'autre que de le connaître d'avantage…
Je fermai les yeux à mon tour, me laissant aller à la fatigue et me détendis, me reposant sur mon bel amant aux cheveux corbeau. Soupirant d'abattement je ronronnai ensuite et me frottai tel un chat à mon semblable, appréciant uniquement l'instant de tendresse qu'il me consacrait : visiblement je devais me contenter de ça pour le moment et devrais même m'estimer heureux de recevoir une preuve d'affection venant de lui.
Au final je suis peut être trop exigeant envers le placide Levi et est celui qui en demande plus que de raison…
Ahhh Levi; quand cesseras-tu d'être aussi mystérieux avec moi ?…
Bien que ma nuit fut paisible et mon temps de sommeil raisonnable, j'eus une certaine difficulté à sortir de mon petit nid douillé qu'était le lit de Levi, déjà parti depuis un certain temps. Il n'avait pas attendu que je me lève et s'était déjà rendu à son lieu de ''travail''.
Je n'allais pas m'en plaindre, après tout j'étais celui qui avais émis le désir de poursuivre mes études tout en l'accompagnant de temps à autre. Et cette fois-ci je devais me rendre en cours.
Je me levais donc, m'habillant rapidement tout en prenant soin de bien ranger mes affaires, préalablement pliées, dans mon sac afin d'éviter que monsieur le maniaque Levi ne voit rouge en rentrant chez lui dans la soirée. Je fis par ailleurs en vitesse le lit, m'appliquant comme jamais à ce que les draps soient bien étirés et également répartis avant de quitter la chambre pour me rendre à la cuisine.
Là-bas, j'y préparai un café, que je bus tranquillement à table, au salon. J'allumais mon portable et, une fois la clé wi-fi entrée, naviguait un peu sur chacune de mes applications et sur Internet. La fenêtre à peine entre ouverte, je percevais légèrement le chant des quelques oiseaux déjà réveillé et ce depuis bien plus longtemps que moi, et ce malgré le fait qu'il n'était que six heures et demi.
Au bout de plusieurs minutes que je guettai de temps à autres l'horloge, je me rendis compte qu'il était grand temps que je m'en aille si je ne voulais pas arriver en retard. Heureusement pour moi mon taux de cours obligatoires manqués était nul, aussi je ne risquais pas de me faire virer pour le moment… Je me demandai alors comment Levi était passé entre les mailles du filet. Soit celui-ci faisait exprès de se pointer en début d'heure et s'en allait dans la seconde discrètement, soit il était particulièrement apprécié des enseignants qui lui laissaient tout passer…
La première raison me paraissait plus probable : il en va de la carrière d'un prof' que de se montrer trop clément à l'égard d'un élève. D'autant plus que Levi n'a pas l'air de suivre un emploi du temps particulièrement rigoureux, son travail variant visiblement selon les demandes et les besoins.
Il faudra que je lui pose la question en rentrant !
Cette réflexion me fit soulever une autre interrogation qui resta en suspend : allait-on se revoir ne serait-ce que quelques minutes avant que je ne parte ce soir pour Rose ?
La réponse me parvint de moi même assez rapidement : très probablement pas. Enfin, ce n'était pas comme si ne pas passer deux jours sans lui allait me tuer ! Je réussissais, et fort heureusement, à survivre un bon moment seul.
Levi avait laissé, tout comme la dernière fois, une note qu'il avait accroché à la porte d'entrée sur laquelle il était inscrit que le double des clés de la porte d'entrée se trouvait déjà sur la serrure et que je pouvais les emmener avec moi au cas où le lendemain soir je rentrerai avant lui – sachant qu'il se trouverait dans ce cas chez Dietrich – à condition que j'en prenne soin et que je ne les égare pas.
Je décrochai le petit morceaux de papier avant de sortir un stylo de mon sac – dans lequel j'avais prit soin d'y rajouter quelques affaires pour ce soir – et de griffonner avec pour support le plan de travail un petit mot que je laissai sur place.
Je traversai ensuite l'encadrement, tout en prenant soin de bien fermer les fenêtres et la porte avant de descendre à pieds les deux étages du bâtiment.
Alors que je m'attendais à recevoir de plein fouet le froid hivernal de Trost je me rendis compte que le temps était étonnamment doux; pas de quoi se balader en manches courtes, bien sûr, mais suffisamment agréable pour ne pas penser qu'une couverture ne serait pas de trop.
C'est donc avec une certaine légèreté que je me dirigeai vers la FAC. Les rues étaient encore très peu fréquentés et les rares personnes à marcher étaient soit particulièrement jeunes, soit étonnamment âgées.
Deux ou trois chats crapahutaient de toits en toits de temps à autres ou se livraient déjà bataille dès le matin. J'eus une vive pensée pour Blackie qu'il me tardait de rencontrer.
De tout temps j'avais toujours eu une certaine passion pour les animaux et un taux d'amour à partager tout simplement incroyable. Alors que, petit, j'avais tendance à courir après afin de leur imposer mon étreinte – que je considérai comme étant quelque chose d'agréable – ma mère m'avait rapidement reprit à l'ordre en me conseillant non pas de venir à eux mais qu'eux viennent à moi pour quémander les caresses. Ce que je fis. Ma surprise fut totale le jour où notre petite Acajou s'était frottée à ma jambe avant de bondir d'elle même sur mes genoux et de ronronner comme une machine à café.
Soudain, un chien aboya furieusement lorsque je passai devant sa propriété; je le saluai avec le sourire ce qui l'obligea à refermer ses babines contre ses canines et calmer ses grognements.
Et contrairement à beaucoup je ne suis ni ''team chien'' ou encore ''team chat'' : j'aime les animaux, un point c'est tout. Pourquoi se contenter d'un seul type quand on peut apprécier les deux ?
Mes pieds raclaient contre le sol; le chemin commençait à se faire long. Heureusement le bâtiment de la FAC était déjà bien visible, plus que deux minutes environ afin que je n'arrive.
Je profitai donc une dernière fois de cette ''merveilleuse'' ville dont je ne verrais que la gare d'ici quelques instants.
La FAC était noire de monde, étrangement, à croire que tous s'étaient donné rendez-vous ici ou qu'un événement incroyable allait se produire dans les prochaines heures.
De nombreux regards se posaient sur moi et ce pour la simple et bonne raison que je devais être connu à présent pour avoir réussi l'exploit de faire assister ''l'élève fantôme'' à un cours. Bien que – non pas que je sois pessimiste – je devais surtout être perçu comme l'ami d'un soit-disant dealer et, de surcroît, devais en être un aussi aux yeux des gens.
Cela ne me dérangeait pas tant que ça, les autres peuvent penser ce qu'ils veulent ce n'est pas parce qu'un membre d'une famille est un tueur en série que le reste l'est également, sans quoi on serait tous de dangereux psychopathes.
Je laissai donc ces regards derrière moi; croyez ce que bon vous chante, en ce qui me concerne j'ai d'autres choses plus importantes à penser.
J'avais déjà regardé à l'avance les différents trains disponibles en direction de Rose, l'un étant à dix-sept heures douze, soit moins d'un quart-d'heure après la fin de mes cours. La gare n'était pas très loin du troisième arrondissement, elle se situait dans le deuxième, il me serait donc assez simple d'y arriver dans les temps. Je pourrai, à vrai dire, partir plus tôt et manquer une partie de mes cours. Or je ne souhaitais pas tellement attirer l'attention sur moi et préférai rester jusqu'à la fin; en cinq minutes j'avais largement le temps d'arriver à la gare…
Une fois assis sur ma chaise, le discours d'un homme d'une quarantaine d'année débuta; un cours de grammaire. Bien plus complet et complexe que de simples cours de sixième.
Je sortis alors mes fiches, entre mon pyjama et mes affaires de toilettes qui manquèrent de tomber à terre. Heureusement j'arrivai à les rattraper à temps.
Mon stylo roula contre le papier, suivant à un rythme effréné les paroles de mon prof' qui débitait son discours à une vitesse insoutenable pour une personne qui n'en aurait pas l'habitude. Ces dans ces moments là que je me demande comment Sasha fait-elle pour suivre en cours, sachant qu'elle est de nature tête en l'air. D'autant plus que hormis les maths, soit des chiffres, je ne vois pas ce qu'ils peuvent écrire d'autre : comment fait-elle pour ne pas se mélanger les pinceaux ?!
Sincèrement, j'ai un profond respect pour les scientifiques, en tant que littéraire il me paraît impossible de comprendre ce genre de choses, rien que pour ça : chapeau !
Au bout de plusieurs minutes à gratter dans la même position, je finis par me relever et fis craquer ma nuque et mon dos avant de délier mes doigts en claquant mes ongles contre la table. Ces derniers étaient plutôt longs pour un garçon, ce qui me fit rappeler que je devais songer à les couper.
Mon solo irrita rapidement quelques personnes qui se retournèrent pour me demander – poliment – d'arrêter; ce que je fis.
Je retournai donc à mes notes, me concentrant à l'extrême sur ce que les personnes qui défilaient en face de moi nous expliquaient. Les heures filèrent, il était presque déjà midi.
Le cours d'histoire passa, comme à l'accoutumé, particulièrement lentement. Je ne pus m'empêcher d'étouffer quelques bâillements indiscrets et fermais de temps à autres les yeux avant de me gifler intérieurement et de repartir de plus bel.
Ainsi s'acheva ma matinée; j'avais les mains endolories par le rythme d'écriture et ne désirais qu'une chose : manger.
Par chance je n'étais pas obligé de sortir de la FAC pour me restaurer. Il y avait, dans la cours, une cafétéria assez grande pour le nombre d'étudiants que l'on était, qui servait de quoi se nourrir.
Elle était plutôt bien située et possédait de grandes vitres qui illuminaient la pièce principale. Deux pots de fleurs se trouvaient de part et d'autre de la porte d'entrée et une trentaine de tables, dont la moitié étaient déjà occupées par des étudiants, se dressaient un peu partout.
Je m'approchai du comptoir en face de l'entrée, habitué à venir manger mes repas ici, et commendai auprès d'une femme assez âgée un sandwich jambon beurre tout ce qu'il y avait de plus classique.
Je payai mon repas et scrutai la salle avant de porter mon dévolu sur une table située contre une fenêtre, à l'abri des regards.
Je passai ainsi pour un véritable associable, comme d'habitude, mais ne m'en préoccupait guère; j'étais bien plus à l'aise seul.
Les conversations de personnes commencèrent à envahir la pièce, de plus en plus, à un tel point que je commençai à me sentir mal à l'aise et souhaitais à présent que mon repas soit écourté pour sortir de là.
Je jetai mes détritus dans les poubelles misent à disposition avant de quitter la cafétéria, fuyant les regards inquisiteurs de quelques étudiants trop curieux.
Sans trop accorder de l'importance à ma courte pause, durant laquelle je lisais des articles et me tenais informé de ce qui se passait sur Internet, je repris rapidement – peut être un peu trop vite – mes cours habituelles; tenant à ce rythme jusqu'à dix-sept heure.
À ce moment là j'étais l'un des premiers à être prêt à sortir de l'amphithéâtre, avec une excitation que je ne pus contenir et qui se traduisait par les mouvements de mes doigts qui pianotaient sur mon portable avec lequel j'envoyais depuis une heure des messages à la châtain.
Quand la sonnerie de la délivrance retentit je m'empressai d'aller en direction de la gare, je n'avais que douze minutes pour l'atteindre et le prochain train n'était qu'aux environs de vingt heures et je ne comptais pas arriver en retard chez mon amie Sasha.
Un véritable marathon se déroula dans les rues de Trost : moi en train de courir pour me rendre à la gare alors qu'il faisait déjà particulièrement froid et que je gelai sur place.
Une fine buée blanche se formait devant ma bouche au rythme de ma respiration haletante.
Une chance pour moi il ne pleuvait pas, aussi le voyage ne fut-il pas trop désagréable. Bien que le stresse d'arriver en retard était peu être de trop pour mon coeur qui battait à tout rompre et peinait à suivre la cadence de mes jambes.
La gare de Trost était de taille très moyenne, proportionnelle à la ville dirai-je : petite ville, petite gare.
Elle était de style gothique avec de grosses colonnes en pierre taillées et n'était composé que de deux voix : la A et la B.
Je m'approchai d'une borne d'où je devinai qu'il était dix-sept heure dix : juste à temps !
Je pris ensuite un billet que je payais avant de tenir au courant la jeune hôte de ma future venue, ce dont elle fut ravie.
Je relâchai alors la pression, posant mes mains sur mes genoux et respirant bruyamment, le dos courbé en avant, puis de me cambrer dans un soupir de soulagement.
Le train arriva sur le quai dans un bruit strident, annoncé par une voix pré-enregistrée connue de tous. Lorsque les portes s'ouvrirent de nombreuses personnes en sortirent, probablement de retour de leur boulot à la capitale régionale vers laquelle je me rendais à présent pour passer du bon temps.
Une fois posté à l'intérieur, le sac sous le bras, je m'agrippai à la barre située contre la paroi avant d'avaler avec difficulté ma salive, encore pris de fatigue par la course que je venais de disputer contre le temps.
Enfin, après de longues secondes, les portes se refermèrent, tournant la page sur Trost l'instant d'une soirée. C'est avec le coeur léger et confiant que je scrutai une dernière fois la gare et le centre de la ville avant de me poster près d'une fenêtre, assis à un siège et le coeur palpitant.
Bonjour ou Bonsoir à vous!
Un an! Un an tout juste que cette fanfiction existe! Je suis hyper heureuse d'avoir tenue aussi longtemps un rythme à peu près régulier, bien qu'à la fin les dates de parutions étaient assez irrégulières, haha.
Pour ce qui est de ce chapitre j'ai bien aimé l'écrire, j'avais horriblement envie d'écrire un lemon mais j'ai du me contenir pour ne pas décrire d'avantage la scène, il faut s'en garder pour la prochaine fois!
Prochain chapitre donc; chez Sasha! J'ai sincèrement hâte de m'y mettre puisque ça fait depuis le début de cette fiction que je le prévois et que je veux l'écrire! Je ne pensais pas que ça allait mettre autant de temps à arriver XD.
Un bref topo de mes vacances: géniales! J'étais pendant tout le mois d'août en Alsace et je me suis éclatée, je suis pas restée plus de trois jours seule l'aprem! Enfin; bientôt la rentrée! Je suis bien contente de reprendre les cours - sachant que c'est ma dernière année de lycée - j'adore apprendre!
Au bout d'un an d'écriture je me rends également compte d'une chose: j'ai pas mal de difficulté à décrire les personnages masculins en terme de ''beauté''. Je me base sur des descriptions que j'entend souvent mais j'avoue que j'ai du mal à me le figurer après... Plutôt handicapant pour une fiction yaoi, n'est-ce pas? J'aurai dû en écrire une sur un yuri... là j'aurai eu aucune difficulté... peut être parce que je suis lesbienne... quoi que; je compte bien me dé-frustrer dans le prochain chapitre, aha!
Enfin bon, je vous souhaite de bonnes fins de vacances et un grand merci pour tous vos retours depuis un an; sans vous on n'y serait jamais arrivé et ça me comble de bonheur de voir que ma fic est appréciée par beaucoup de personnes. J'attends vos retours pour ce chapitre avec impatience, gros bisous,
Kuroshine.
