Je profite de quelques averses pour continuer de vous faire partager mon histoire.

Mes vacances arrivent, donc les publications également, sur ce, bonne lecture !

Heliz

Chapitre 20 « Si la liberté grise, la famille rassure » Robert Choquette

Pas de réveil aujourd'hui. On est samedi. Une journée entière sans voir ces amis et devant ne pas quitter Thomas de la journée. Sinon… son poignet s'en souvenait encore !

Elle resta là couchée bien au chaud sous la couette. Rester là à rien faire c'était une idée ça ! Elle devrait se lever pour faire les différents devoirs qu'on lui avait donnés mais bon, ça pouvait attendre !

Elle pensa à la sortie à Pré-au-lard qui était organisée aujourd'hui. Remus avait-il signé l'autorisation de sortie ? Elle pourrait lui écrire, ça lui fera peut être plaisir…

Elle se demanda ce que pouvaient bien faire Lodie, Nicopôle, Ange, Arsène, Holly et William. Lodie et Nicopôle devaient encore dormir.

Ange et Arsène étaient surement dans la bibliothèque avec un bol de chocolat chaud et lisant en même temps le même livre. Elle les imaginait encore allongé l'un à coté de l'autre devant un album ou un roman. Partageant les mêmes surprises que leur réservait l'histoire qui se déroulait devant eux. Ces deux là étaient inséparables depuis l'accident. Ils se comprenaient sans échanger un seul mot.
Holly devait se réveiller doucement. Descendant l'escalier les cheveux dans tous les sens et baillant, elle se dirigeait directement dans la cuisine, lançant la machine à café et le grill-pain. Une fois chaud, elle préparait des tartines et une tasse de café. Elle frappait à la porte de la bibliothèque, entrait et déposa deux tartines par terre en embrassant les deux lecteurs. Elle ouvrait la porte du bureau d'Elisabeth et déposa une tasse de café sur le bureau, ou du moins un endroit libre de tous ces parchemins. L'apparition de la tasse ramenait Elisabeth dans le monde réelle un instant. Elle remerciait Holly et repartait dans ses affaires. Elle repartait ensuite dans la cuisine, en allumant la radio.

William arrivait toujours attiré par la musique. Elle se souvint de samedi matin où elle entrait dans la cuisine avec une Holly et un William danser sur un air de Wizzard Bizzard. William essayait toujours d'imiter la voix de la chanteuse, une véritable catastrophe. Quand il l'avait surprise sur le pas de la porte, il s'était rué vers elle et l'avait fait danser.

Une fois, ce réveil en fanfare passé, ils s'installaient sur la table de la cuisine et déjeunaient en planifiant leur journée. Vers onze heures, les deux marmottes arrivaient dans la cuisine. On leur faisait une place et un chocolat chaud. Et on continuait à refaire le monde.

Cela faisait plus de deux mois qu'elle n'avait pas de nouvelle. Elle ne pouvait pas leur envoyer une lettre, ignorant complètement où ils se trouvaient. Si ça continue elle va commencer cette journée avec le Cafard.

Bon, ça suffisait. Elle se leva et alla directement à la douche. Ce n'est qu'une fois les cheveux démêlés, relevés et sous la douche qu'elle se demanda si elle avait vu Thomas aujourd'hui. Lorsqu'elle sortit de la salle de bain, elle le vit endormi dans son lit. Sa couette était repoussée et laisser apparaitre son torse. Elle le fixa un moment. Il était beau. Personne ne peut le nier. Elle s'avança vers lui doucement.

Ses cheveux reposaient mollement sur son oreiller. Sa tête était un peu tournée vers elle, la bouche entrouverte. Pourquoi la température montait ? Pourquoi n'arrivait–elle pas à détourner son regard de lui ?

Un bruit la fit sursauter. Elle recula précipitamment. Il se retourna mais resta endormi, ouf. Elle se retourna vers la fenêtre. Elle vit une hirondelle l'attendre au bord de la fenêtre. Envol ! Elle se précipita vers la fenêtre et l'ouvrit pour accueillir l'oiseau de sa mère. Il entra dans la chambre et fit deux tours de la pièce avant de se poser sur son épaule. Il ramenait une lettre de sa tante.

Tiens tiens, mon petit doigt m'a dit que ma nièce préférée était à Poudlard…

Quand je pense à l'époque où j'étais à Poudlard, tu dois avoir des tas de choses à me raconter n'est ce pas ? Tu as dû rencontrer Le fameux Harry Potter. Il parait qu'il est très sympa, d'après ce que j'ai entendu dans la QG des aurores. Tonk l'adore !

Alors qu'as-tu put bien faire depuis ton entrée à Poudlard comme bêtises ? Rusard t'as déjà collé ? Rogue te tape déjà sur les nerfs ?

Bonne nouvelle je ne suis pas loin aujourd'hui ! Je m'occupe des gardes à Pré-aux-lard lors des sorties des étudiants. Remus m'a dit que tu avais l'autorisation de sortir. Donc je t'attends à 17 heures au trois balais ! Aucune excuse possible !

A cet après midi Chérie.

Tata W

Juline analysa rapidement la situation. Elle avait le droit de sortir. Sa tante l'attendait à 17h. Cool. Elle est punie et doit avoir 24 heures sur 24 Thomas avec elle. Est-ce que Thomas avait la permission de sortir ? Moins cool… Si elle n'était pas au rendez-vous, elle pouvait compter sur sa tante pour la retrouver et la ramener par la peau des fesses.

Bon commençons par le commencement. Elle sortie un parchemin pour écrire à Remus. Elle s'installa sur la grande table et lorsqu'elle vit un bol apparaitre plein de chocolat chaud, elle se dit que la journée pouvait bien se dérouler au fond.

Une fois sa lettre finie, elle entendit des bruits. Thomas s'étirait dans son lit, dévoilant par la même occasion sa magnifique musculature… shhh, tais toi petite voix et arrête de baver !

Il passa une main dans ses cheveux et regarda tout autour de lui comme pour savoir où il était. Quand il la vit, il sourit et la salua d'un grand « Bonjour ! ». Après il marmonna quelque chose avec un rapport avec la douche et s'éclipsa dans la salle de bain.

Une fois qu'il eu disparut, Juline se tourna vers Envol.

-Dis Envol, tu ne saurais pas où sont Holly, William et les autres ?

L'hirondelle secoua la tête de droit à gauche comme si elle avait comprit la question.

-Et j'imagine qu'il n'est pas utile de répondre à ma tante…

Elle accrocha à la patte d'Envol un parchemin miniaturiser en ajoutant un « Bon Remus tu sais où il est lui ». Elle regarda partir l'oiseau de sa défunte mère. Elle se mit alors à penser à elle. Appuyé sur le rebord de la fenêtre, elle se mit à espérer qu'il existe quelque chose après la vie et que sa mère y soit bien. Qu'elle ait retrouvé Lily et James et qu'ils prennent soin d'elle.

Le bruit de la porte de la salle de bain se refermant la fit sursauter. En se retournant rapidement, elle vit Thomas se sécher les cheveux. Il la vit complètement bouleversée par ses pensées.

-Hé ça va ? demanda-t-il inquiet.

-Oui oui c'est rien, répondit-elle en essuyant une larme solitaire sur sa joue, rien de rien.

-Vu ta tête ça doit pas être rien.

-C'est juste… je pensais à ma mère.

Il lui offrit un sourire et alla prendre son petit déjeuner.

-On a quoi prévu aujourd'hui ?

-Rien on est samedi.

-Raison de plus, qu'est ce que tu veux faire ?

-J'ai reçu un message de ma tante. Elle m'attend au trois balais cet après midi.

-Elle n'est pas au courant que tu es punie.

-Non mais elle s'en doute déjà. Tu as la permission de sortir de tes parents ?

-Je suis mes propres parents ! Je suis émancipé, je fais ce que je veux !

-Sans rire ? Comment ça se fait ?

-On m'a émancipé dès que j'avais l'âge. J'ai quasiment pas connue mes parents alors c'est logique.

-Pas de parrain ou de marraine ?

-Non juste une tutrice.

-Ok alors ça t'embête pas trop de rencontrer ma tante ?

-Il faut aller voir Dumbledor pour voir si on a le droit de sortir de cette prison dorée.

-Finis donc de te sécher les cheveux avant !

Ils entrèrent dans la grande salle. Dumbledor déjeunait en discutant avec McGonagall. La grande salle avait un peu changé. Pas grand-chose Juste des citrouilles flottants à la place des habituelles chandelles.

Juline expliqua à Dumbledore pourquoi elle devait se rendre à pré-aux-lard. Connaissant bien la réputation de la tante de Juline et sachant pertinemment qu'un escadron d'aurore entrerait à Poudlard, persuader que Juline était en danger, s'il ne l'autorisait pas à aller la retrouver. Oui Willelmina Cooper était un sacré bout de femme.

-Attend ta tante c'est Willelmina Cooper ! La grande chef des aurores indépendants ? interrompit Thomas dans la grande conversation entre Juline et Dumbledor.

-Oui…

-Tu veux me faire croire que Le seul élève de Fol'œil est aussi ta tante.

-Oui c'est tata'Lelmi.

Il en resta sans voix. Elle continua donc sa conversation avec Dumbledor.

-Et sinon c'est quoi toute cette déco ?

-Le bal d'halloween se déroulera mercredi prochain. Je demanderai à Shalimar si vous êtes convié à l'évènement.

-Merci professeur, Bonne journée.

En sortant de la grande salle, Juline imaginait déjà la journée et la joie de retrouver sa tante… Puis elle s'arrêta net. Mon dieu, elle allait la tuer. Thomas la percuta de dos et la vit virer au vert.

-Bah quoi encore ?

-Je crois que je préfère qu'elle vienne me chercher dans tout Poudlard plutôt que d'aller la voir.

-Pourquoi ?

-Je ne sais pas ce qui est le plus grave. Que je me sois battu dans les couloirs ou que j'ai perdu mon duel.

-Mais non elle ne peut pas être comme ça…

-C'est toi-même qui m'a dit que c'était l'élève de Fol'œil et donc une semi psychopathe.

-Qui ? Ta tata'Lelmi ?

-Celle là même qui a remporté le tournoi de duel, 50 duels remportés et pas une égratignure même pas un ongle cassé.

- Bon, elle n'est pas au courant que tu es punie. Il faut juste trouver une excuse pour que je te colle partout.

-Mais comment veux-tu qu'un garçon me colle partout ? Et ne puisse pas être un instant à moins d'un mètre de moi.

-Tu aurais put trouver le grand Amour à Poudlard.

-Et comment tu le trouve mon Grand Amour d'ici cet après midi ?

-Devant toi chérie…