Cela faisait des jours que Ginny était dans ce cachot, aucun indice ne lui permet de savoir le temps qu'elle avait passé en ces lieux. Elle avait remarqué que beaucoup de gens étaient amenés, interrogés, torturés puis ils disparaissaient. Mais Luna et elle restaient des journées entières dans cette petite pièce, tournant en rond, sans pouvoir faire quelque chose.
Un soir, Lord Voldemort vint ouvrir leur cellule. Elles se reculèrent instinctivement, mais le seigneur des ténèbres attrapa le poignet de la jeune Weasley.
- Lâchez-moi !
- Allons…Ne m'oblige pas à te faire du mal petite fille.
- Ne me touchez pas !
Alors qu'elle essayait de se dégager, il saisit plus fortement et la traîna jusqu'à la porte qui menait aux escaliers afin de remonter à la surface.
- Qu'est ce que vous me voulez ? cria-t-elle.
- Tais-toi un peu, veux-tu ?
- Jamais !
Se retournant, il sortit sa baguette et murmura « silencio ». Réduite ainsi au silence, Ginny se laissa emmener tout en traînant les pieds. Arrivée dans le grand hall, elle s'étonna lorsqu'il la mena dans les étages.
- Sache que tu ne peux t'échapper et que cela me vexerait énormément. De plus, je tiens à ce que tu tiennes ta langue, autrement dit que tu sois polie et courtoise…et peut-être également reconnaissante.
Hochant la tête, elle marcha à côté de lui, essayant de garder une certaine allure mais les jours de cachots ne lui réussissaient pas et elle se sentait de plus en plus faible. Ils arrivèrent enfin devant une large porte en bois.
- Elisabeth ? Te voilà, j'ai la fille que tu voulais…. En es-tu sure ?
Ginny regardait Lord Voldemort, puis le fauteuil vide en face de la cheminée. Il n'y avait personne, mais elle était à ce moment persuadée qu'il voyait quelqu'un. Merlin ! Lord Voldemort avait atteint un nouveau degré de folie ! pensa la jeune fille.
- Je ne sais pas. Elle ne te ressemble pas mais… Bien.
Quelques minutes passèrent et le seigneur des ténèbres de cesser de hocher la tête vers le fauteuil.
- Tu as raison, je comprends tout à fait…Oui…Je vais lui dire ne t'inquiète pas pour cela ma chérie.
Il fit quelques pas vers la fenêtre, toujours en tenant la jeune gryffondor par le poignet. D'un habile coup de baguette, il lui rendit la parole mais lui intima de se taire d'un regard.
- Bien petite Weasley, ma femme s'est prise d'affection pour toi. Elle dit que tu es notre enfant perdue.
Écarquillant les yeux, Ginny crut un instant à une mauvaise blague mais resta muette.
- Tu passeras donc tes journées avec ta mère, j'attends de toi un grand respect pour elle. Elle t'a portée et donnée naissance alors même si ce n'est pas la femme qui t'a élevée, je veux que tu la traite comme telle, est-ce clair ?
- Mais…
- Est-ce clair ? rugit-il.
- Oui.
- Bien, va dans la salle de bains et lave-toi ! Des elfes t'apporteront de quoi te changer. As-tu compris ?
- Oui.
Se dirigeant vers la pièce qu'il lui avait montré du doigt, elle referma la porte derrière elle avant de pleurer lentement. Elle ne savait pas ce qu'elle devait faire et n'avait personne sur qui s'appuyer cette fois-ci. Et sa mère ? Elle devait être terriblement inquiète après avoir perdu Ron, elle serait dévastée. Ginny rageait contre elle-même, comment avait-elle pu croire que Blaise l'aimait ? Elle qui était prête à tout pour lui, qui aurait tout donné…
- Dépêche-toi ! entendit-elle de l'autre côté de la porte.
Se déshabillant à la hâte, elle se glissa dans la baignoire qui se remplit magiquement d'eau tiède. Attrapant un savon, elle le passa dans l'eau avant de se frotter énergiquement le corps. Cela faisait un bien fou et elle décida d'en profiter pour laver sa chevelure rousse. Une fois correctement lavée, elle se rinça, se sécha et attrapa la fine robe de soie noire que l'on avait déposée pour elle. Elle couvrait ses bras, ne lui autorisait qu'un décolleté rond et lui arrivait sous le genou. Soupirant, elle attacha ses cheveux en une longue tresse et essaya de cacher les hématomes sur ses jambes, en vain.
- Te voilà déjà plus présentable, lui dit Lord Voldemort un fois sortie. Qui a-t-il ? demanda-t-il alors en se tournant vers la cheminée. Oui Elisabeth, je vais lui demander.
Ginny essayait de distinguer quelque chose mais elle ne voyait définitivement rien.
- As-tu faim ?
- Oui.
- Oui père la réprimanda-t-il.
Avalant avec difficulté, Ginny crut qu'elle avait mal entendu et retint un hoquet de stupeur.
- Oui père affirma-t-elle en tremblant.
- Bien, reste ici, je vais demander à quelques larbins de t'apporter à manger. Je rentrerai tard ce soir alors prenez le temps de parler toutes les deux. A ce propos, tu dormiras dans le lit de la chambre attenante. Tu iras au lit lorsque ta mère te le dira.
- Bien, père.
Paniquée, elle regarda toujours autour d'elle et ne distingua rien. Devait-elle parler dans le vide pour le satisfaire ? Comment pouvait-elle recevoir des ordres d'une personne qui n'existait pas ? Le seul espoir qui lui restait était qu'Harry vienne les chercher, elle et Luna, le plus vite possible.
A quelques centaines de kilomètres du manoir Malefoy, sur les falaises où la mer glaciale ne cessait de s'abattre, Daphnée était perdue dans sa contemplation face à la baie vitrée. Colin Crivey, son prisonnier était enchaîné en plein milieu du salon, juste derrière elle.
- Harry nous sauvera bientôt et il vous tuera tous, bande de sales mangemorts !
- …
- Et quand je me libérerai, je vous enverrais tous à Azkaban !
- …
- Bientôt, le mal tombera, tu verras bien !
- …
- Zabini est déjà tombé, il ne reste plus que les autres !
Les larmes aux yeux, elle continua de regarder les vagues s'écraser contre les quelques rochers qui restaient en surface et posa une main contre la vitre froide.
- Je te savais garce mais j'ignorai que tu aimais avoir des petits larbins ! Tu es bien une serpentarde !
- …
- Mais tu vas répondre à la fin !
Soufflant un bon coup, elle essuya les quelques larmes qui perlaient sur ses joues et se tourna vers le jeune homme.
- Je t'ai entendu ne t'en fais pas, lui répondit-elle calmement, je n'ai simplement pas envie de te parler. Reste silencieux, et tu resteras en vie.
- Excuse-moi, je ne savais pas que tu comptais me tuer, mais vas-y je t'en prie !
- Je ne tue pas les gens.
- Tu es une mangemort !
Avançant doucement vers lui, elle soupira avant de saisir sa chevelure d'or et de confronter son visage au sien.
- Sais-tu ce qui est arrivé à ta Granger ?
- Oui.
- Sais-tu par qui cela a été fait ?
- …
- Un mangemort nommé Avery, Clément Avery. Il adore ou plutôt adorait violer les jeunes filles. Ensuite il leur laissait de jolies traces sur la peau à l'aide d'une pointe acérée…
- Pourquoi…
- Et puis, il y a aussi Blaise Zabini, il a participé à l'enlèvement de la douce Granger et tu ne le sais peut-être pas mais il a tué pas mal de gens et les cadavres n'étaient pas beaux à voir crois-moi ! le coupa-t-elle en haussant le ton.
Fronçant les sourcils, il voulut détourner le regard mais elle le maintint en place en le retenant par les cheveux.
- Ensuite, poursuivit-elle, il a Rabastan, lui ce qu'il aime c'est les pucelles et surtout…les puceaux, lui souffla-t-elle.
- Les…
- Oui, Colin les puceaux. Ils hurlent, se débattent mais finissent en sang et en pleurs. Et puis son frère, Rodolphus, mari de Bellatrix, lui il est un peu spécial…Du genre à aimer les entrailles qui pendent.
- Je…
- Mais ce n'est pas fini, il y a Macnair qui aime voir les chairs calcinées, Rockwood qui jouit en voyant les moldus hurlant de douleurs, Goyle qui explose les crânes à coup de massue, Crabbe qui…
- Stop ! hurla-t-il.
Se dégageant de la prise de la jeune femme, il se recula le plus possible.
- Quoi ?! Tu crois être capable de tuer alors que tu n'es même pas capable d'entendre la douce et douloureuse réalité ?
- Pourquoi est-ce que tu me dis tout ça ?
- Pour te faire comprendre que je n'ai pas choisi ma place et que tu devrais t'estimer heureux, parce que je t'ai sauvé la vie, au lieu de me… de me décrire comme quelqu'un que je ne suis pas.
- Sauvé la vie ?
- Oui, imagine un peu ce qu'aurait été ta vie si un autre mangemort t'avait pris…
Ecarquillant les yeux, Colin comprit la où elle voulait en venir.
- Je vois que tu comprends vite, tu as eu de la chance mais tous les autres n'en auront pas.
- Tu veux dire que tu ne vas pas…
- Te tuer ? Je te l'ai dit. Je ne tue pas.
- Et me torturer ?
- Je ne torture pas non plus. La seule chose que l'on m'a ordonnée c'est que tu restes enfermé ici. Donc la seule chose que tu auras à faire, c'est rester ici.
Se redressant correctement, elle retourna à la fenêtre et l'entrouvrit légèrement. L'air frais lui caressa le visage alors que des frissons apparaissaient sur sa peau.
- Je vais aller me doucher et m'habiller, tu dois rester ici lui dit-elle au bout de quelques minutes.
- Et où veux-tu que j'aille ?
- Je ne sais pas, ne fais pas de bêtise c'est la seule chose que je te demande.
- Comme ?
- Comme passer par la fenêtre, essayer la cheminée ou de me tuer.
- Et pourquoi je voudrais te tuer ?
- Tu en avais une liste longue comme le bras tout à l'heure.
- C'est vrai…Je resterai là dit-il tout bas avant de se laisser tomber tout enchaîné sur le canapé.
- Bien.
Montant l'escalier en bois, elle alla s'enfermer dans sa chambre et se déshabilla. Après s'être glissée dans l'eau chaude, elle reprit le cours de ses réflexions. « Blaise était parti en exil, loin d'Angleterre et il devait déjà être en Russie d'après ce qu'on lui avait dit. Elle avait aimé Blaise mais il n'avait fait que jouer avec elle, couchant pour être bien vu, la manipulant pour avoir des informations, la câlinant pour qu'elle accepte tout. C'était pour lui qu'elle était rentrée dans ce groupe dirigé par cette pimbêche de Susan Bones, tout ça pour piégé une Weasley ! Si elle avait su, elle en aurait parlé à Drago…Se pourrait-il qu'il soit en colère contre elle ? Non, pour l'instant il se souciait trop de Granger… peut-être qu'elle pourrait l'aider ? Après tout, il l'avait protégée à de nombreuses reprises et elle n'avait jamais rien fait en retour. Oui, elle allait aider Drago… » Saisissant le savon à la lavande, elle savonna sa peau claire et se rinça lentement, comme si le savon pouvait effacer tout ce qu'elle avait pu faire. Se séchant, elle alla mettre son uniforme et coiffa ses longs cheveux en une queue de cheval.
- Colin ? demanda-t-elle en redescendant.
Il n'avait pas bougé, toujours sur le canapé et attaché de la tête aux pieds.
- Le sort jeté sur cette maison fait que tu ne peux sortir sans moi, par conséquent je vais te détacher mais n'en profite pas, c'est clair ?
- Oui marmonna-t-il.
Enlevant les entraves une à une, elle se retrouva face à un jeune homme qu'elle n'aurait pas cru si musclé, grand avec de jolies boucles blondes.
- Il y a manger dans le cellier, sinon les elfes sont la pour ça. Il y a des livres dans les couloirs à l'étage, tu peux en emprunter et enfin… Tu dormiras sur un des canapés.
- Merci marmonna-t-il à nouveau, ne sachant quoi faire face à son hôte à la fois aimable et dangereuse.
- Ne me remercie pas, on est tous les deux en danger de mort alors s'il te plait, fait tout ce que tu pourras pour que l'on reste en vie.
- D'accord.
- Je dois retourner à Poudlard.
- Greengrass ?
- Oui ?
- Quel jour sommes-nous ?
- Le vendredi 25 janvier pourquoi ?
- Poudlard a déjà repris alors…
- Oui. Je reviendrais te voir demain.
- D'accord, à demain.
Arpentant les couloirs, Hermione se demandait combien de temps allait encore durer avant que Drago ne la laisse tomber. Ils ne s'étaient pas vraiment reparlés depuis la dispute dans le train qui les ramenait à Poudlard et elle se sentait affreusement coupable. Oui il était un mangemort, mais il lui avait tout de même sauvé la vie. Il lui avait tant offert et elle, pour le remercier, elle n'avait trouvé que des mots insultants et offensants.
- Hermione ?
Se figeant, elle se retourna doucement tout en tâtant sa baguette dans sa poche.
- Qui est là ?
- Harry ! s'exclama-t-il en sortant de la salle de classe qu'elle avait dépassé.
- Excuse-moi, j'étais dans mes pensées et tu m'as fait peur.
- C'est à cause de Malefoy, n'est ce pas ?
- Oui marmonna-t-elle en guise de réponse.
- Bon raconte-moi.
- Je ne sais pas comment lui dire, comment me faire pardonner.
- Tu l'aimes ?
- Bien sur.
- Tu ne m'as jamais raconté comment vous vous étiez rencontrés.
- Rencontrés ?
- Oui, lorsqu'il t'a dit qu'il voulait être avec toi, ou l'inverse.
- Après le bal d'octobre. Il était déjà si gentil avec moi.
- Tu veux dire après qu'il est cassé la main de Ron et qu'il ait voulu me tuer, merci Hermione.
- Harry ! le réprimanda-t-elle.
- Je rigole, mais je n'aurais jamais cru un seul instant que lui et toi vous soyez un jour ensemble, je ne pensais pas…
- Oui ?
- Je ne pensais pas qu'il arriverai à te rendre heureuse, mais j'avais tord.
- Il a été si parfait avec moi après Avery.
- Et lui et toi vous aviez… lui demanda-t-il en sentant soudain ses joues devenir plus rouges.
Ne voyant pas où il voulait en venir, elle fronça les sourcils avant de devenir à son tour aussi rouge qu'une tomate.
- Oh.
- Oui, Hermione, oh.
- Et bien je dirais que oui lui répondit-elle avec un petit sourire malicieux.
- Mais quand ?
- Dans le bateau pour Durmstrang.
- Il a été gentil au moins ?
- Harry !
- Quoi je vérifie, après le nombre de filles qu'il a du dépuceler, j'espère qu'il s'y ait bien pris avec toi.
- Mon dieu ! Je n'arrive pas à croire que j'ai cette conversation avec toi, rigola-t-elle soudain.
- Tu aurais bien fini par me le dire de toute façon. Et après Avery, il a vraiment été gentil ?
- Très. Il m'a laissé dormir dans une des chambres de son manoir, il a été aux petits soins avec moi et … Il m'a couverte de cadeaux.
- Bien, alors cela veut dire qu'il t'aime toujours. Tu as ta réponse, j'ai fait mon job et tu peux aller lui parler.
- Je savais bien que tu avais une idée derrière la tête.
- Hermione, lui et toi vous pourriez être puissants.
- Puissants ?
- Ensemble, il pourrait te protéger et m'aider à tuer Voldemort.
- Je ne sais pas…Il semble très attaché à sa communauté.
- Mais lorsque la guerre éclatera, il n'aura plus le choix. Je suis sûr qu'il y pense déjà.
- Tu crois que je devrais aller lui dire que je suis désolée ?
- Oui, tu lui dois Hermione. J'ai vu les dégâts que cela a fait la dernière fois, et je ne vous laisserai pas vous séparer une seconde fois.
- Ah parce que tu fais parti de notre couple maintenant ? s'exclama-t-elle.
- Bien sur, et je tiens à être ton témoin et aussi le parrain de votre mini-Malefoy !
- Tu dérailles complètement mon pauvre Harry.
- Mais non, allez bouge tes fesses et va le voir !
- C'est qu'il devient vulgaire en plus.
Se tirant la langue comme des enfants, ils finirent par se séparer et elle entra dans les appartements des préfets en chef.
Entrant dans leur salle commune, elle vit que celle-ci était déserte. « Drago était peut-être dans la salle commune des serpentards » pensa-t-elle, « ou bien avec une autre fille » fit une petite voix au plus profond d'elle. Cette incertitude lui fit l'effet d'un coup violent au cœur et elle grimaça. Montant les marches doucement, elle colla son oreille à la porte du serpentard, mais n'entendit rien.
Respirant un grand coup, elle alla donc prendre une douche bien chaude et entendit cette fois-ci la porte de son petit ami se refermer. Se séchant rapidement, elle alla mettre sa nuisette la plus jolie, en dentelle verte, et se présenta face à la porte close. Tapant légèrement, elle attendit une réponse et fut à la fois satisfaite et angoissée lorsqu'il lui dit d'entrer.
- Drago ?
- Oui ? demanda-t-il sans même la regarder.
- Je voudrais qu'on parle, lui répondit-elle timidement.
- Alors c'est fait, soupira-t-il, tu t'es décidée.
- Comment cela ?
Relevant la tête, il croisa ses yeux noisette puis constata qu'elle ne portait pratiquement rien. Ne sachant quoi répondre, il déglutit et détailla tout son corps de haut en bas.
- Je voulais…commença-t-elle en se tordant les doigts.
- Oui ? demanda-t-il avec un certain espoir.
- Je voulais m'excuser, finit-elle par dire en baissant les yeux.
Chassant les draps, il ne leva rapidement pour arriver juste devant elle. Lui prenant le menton, il lui releva la tête pour que ses yeux de glace soient à sa hauteur.
- T'excuser ?
- Oui, je n'aurais jamais du te dire ça au cottage, c'était méchant et irréfléchi.
- J'aimerais aussi m'excuser Hermione, j'ai mal réagi à ta souffrance.
- Alors tu comprends ?
- Oui, je ne sais pas ce que je ferrais si Pansy ou Théo étaient enlevés par l'ordre. J'en voudrais à leurs ravisseurs, cela est sur et certain. Mais j'ai bien réfléchi et ce qui compte le plus pour moi…
N'achevant pas sa phrase, il passa ses bras autour de sa taille et la colla contre lui pour sentir son petit corps frêle et chaud contre le sien.
- C'est toi.
- Oh Drago, si tu savais à quel point tu m'as manqué soupira-t-elle en l'enlaçant étroitement.
Se dirigeant tous deux vers le lit, ils se couchèrent en travers alors que leurs lèvres s'étaient déjà retrouvées. L'embrassant tendrement, Hermione passa ses mains sur les muscles puissants de ses bras, ses épaules, son torse…
Se détachant légèrement, il croisa son regard et lui fit un sourire timide.
- J'ai vraiment cru que tu venais me quitter.
- Jamais je n'aurais pu, jamais je ne pourrais me séparer de tout à nouveau Drago.
Se serrant l'un contre l'autre, ils se glissèrent sous les draps et restèrent quelques temps à se contempler jusqu'à ce que Drago lui glisse à l'oreille.
- J'ai trouvé une solution pour que l'on soit ensemble, pour toujours.
- Ah oui ? demanda-t-elle soudain heureuse.
- Oui, je vais tuer mon maître, mon père, Lord Voldemort.
