Salut à tous ! Voilà l'avant-dernier chapitre de cette histoire. Comme je l'ai dit précédemment, j'ai commencé à écrire la suite. Je ne la publierai peut-être pas de suite, parce que je veux prendre un peu d'avance au niveau des chapitres, mais c'est en bonne voie (deux chapitres déjà bouclés !) ^^
En attendant... bonne lecture !
Disclaimer : NCIS n'est pas à moi...
Chapitre 20
Gibbs freina brusquement devant une maison ressemblant à toutes les autres, aux mêmes volets bleus, au même jardin parfaitement entretenu, à la même allée de garage, mais au numéro différent. Un numéro qui faisait toute la différence. Tout comme les deux voitures garées devant celle-ci.
Les deux agents descendirent de voiture et s'approchèrent de la villa, lentement. Leurs yeux scannèrent les fenêtres et les pièces sur lesquelles elles donnaient, à la recherche du moindre indice qui pourrait les aider, mais il n'y avait rien. S'ils étaient dans cette maison, ce n'était pas dans une de ces pièces. Ils s'arrêtèrent devant la porte et s'apprêtèrent à frapper lorsqu'ils entendirent leur nom.
Ils froncèrent les sourcils et se regardèrent avant de quitter le porche pour retourner dans l'allée principale. Ils levèrent les yeux et virent Alice Carter à une des fenêtres de l'étage, une arme à la main. Ils ne cherchèrent pas à prendre la leur, sachant que si elle avait voulu les tuer, ils seraient probablement déjà morts. Et la tuer condamnerait Tony et Ziva qui devaient être avec Bachir.
« Alice Carter. »
« Agent Gibbs, agent McGee. C'est un honneur de pouvoir enfin vous rencontrer. »
« Un honneur partagé ! »
Elle eut un sourire, qui était trop beau pour être innocent. McGee déglutit. Elle était belle, vraiment belle et c'était peut-être une de ses armes les plus redoutables. Mais Gibbs restait insensible à ce charme.
« Où sont mes agents ? »
« Avec Azel. Vous voulez vos agents, vous abandonnez toutes les poursuites contre nous. Absolument tout. Nous redevenons blancs comme neige auprès de toutes les agences. Même le Mossad. »
Gibbs ferma les yeux et soupira. Il s'était attendu à une telle réponse, mais ça ne la rendait pas moins impossible à accomplir. Le Mossad n'était pas dans leur juridiction, quoi qu'il demandât, il n'abandonnerait rien. Quant aux autres agences, elles se moquaient bien de la vie de deux simples agents, elles n'accepteraient pas. Ils étaient dans une impasse.
« J'ai un autre marché à proposer. Je vous fournis deux billets pour la destination que vous souhaitez et je veille à ce que vous partiez en vie. En échange de mes agents vivants. »
Abby n'hésiterait pas à l'aider sur ce coup-là. Un simple coup de fil et ils auraient leurs billets tout prêts. Alice pencha la tête de côté, semblant réfléchir à la proposition. Elle se mordit la lèvre avant de grimacer en secouant la tête.
« Le Mossad nous retrouvera. »
« On ne peut rien faire avec le Mossad. »
« Vraiment ? Je pensais pourtant qu'il s'agissait de la fille du directeur. Peut-être fera-t-il une petite exception pour elle. Il ne sacrifierait tout de même pas le seul enfant qu'il lui reste ? »
Gibbs souffla et attrapa son portable. Il pouvait toujours essayer, même s'il doutait que ça marcherait. Il n'était pas sûr que le directeur Eli David se préoccupât tant que ça de la santé de sa fille. Ou de son bonheur. Ou de quoi que ce fût la concernant. Mais rien ne valait la peine d'essayer.
« Directeur Vance. »
« J'ai besoin de parler à Eli David. »
« Pourquoi Gibbs ? » La voix montrait clairement l'exaspération du directeur, mais Gibbs ne s'en formalisa pas, il y était habitué. Et c'était bien le cadet de ses soucis.
« Tony et Ziva sont retenus en otage par Carter et Bachir. Ils veulent que le Mossad arrête de les chercher. »
« C'est inutile de contacter Eli. »
« Je sais, » souffla Gibbs, « mais je dois au moins essayer. »
« Juste quelques minutes. »
Gibbs hocha la tête, même si c'était inutile. Il se moquait de tout, sauf de ses deux agents qui étaient retenus par deux criminels dangereux, qui n'hésiteraient pas une seconde pour les tuer. Il soupira et se tourna vers McGee, qui le fixait avec tristesse. Lui aussi se doutait de l'aboutissement de cette conversation. Toute personne connaissant un minimum Eli David saurait comment elle finirait : nulle part.
Ses yeux de glace se posèrent sur Alice Carter, qui les observait avec un sourire satisfait. Elle le savait aussi. Ils le savaient parfaitement tous les deux. Ils n'obtiendraient jamais ce qu'ils voulaient parce que ce n'était pas ça qu'ils voulaient. Ils voulaient se débarrasser de Tony et Ziva. C'était tout ce qui les intéressait.
« Agent Gibbs ? »
« Directeur David ? »
« Peut-on savoir la raison de cet appel ? » grogna Eli David. Gibbs soupira intérieurement, c'était déjà mal parti.
« Ziva est détenu par Azel Bachir. »
« Je suis au courant » le coupa-t-il. « La réponse est non. Je pensais que la devise des Etats-Unis était 'nous ne négocions pas avec les terroristes' ? »
« Bachir n'est pas un terroriste. Et nous parlons de votre fille, directeur. Ne tenez-vous donc pas un minimum à elle. »
« Agent Gibbs, » commença-t-il, sa voix démontrant sa colère palpable, « ma fille est tout ce qu'il me reste. Si vous pensez un seul instant que je vais la laisser se faire tuer par un homme tel que Bachir, alors vous n'êtes pas du tout l'homme que je croyais. »
« Que voulez-vous dire ? »
« Vous verrez. »
La conversation se coupa avant même que Gibbs eût pu dire autre chose. Il rangea son portable et secoua la tête en apercevant le regard interrogateur que McGee lui lançait. Il n'y avait pas grand-chose d'autre à espérer de toute façon. Ce refus était sûr. Mais il ne pouvait pas s'empêcher de se demander qu'est-ce qu'il pouvait avoir prévu pour tirer Ziva de cette situation.
« Il a dit non. »
« Dommage pour vos agents. Il semblerait qu'Eli David se moque bien de sa fille. »
Elle leur sourit et disparut de la fenêtre. Gibbs s'avança alors vers l'entrée de la maison, suivi de près par McGee. Au moment où il allait ouvrir la porte, son portable sonna. Il jura et décrocha sèchement, sans même faire attention à la personne à l'autre bout du fil.
« N'entrez pas. »
« Qui êtes-vous ? »
« Mossad. N'entrez pas, on s'occupe de tout. »
« Pourquoi devrais-je vous croire ? »
« Parce qu'on a un plan pour sauver l'officier David. »
« Et l'agent DiNozzo » siffla Gibbs, remarquant l'omission volontaire. Il était hors de question qu'il abandonnât la personne qu'il considérait comme un fils avec ces deux criminels.
« Eloignez-vous de cette maison. »
Gibbs serra les dents et raccrocha. Il fit signe à McGee et tous deux s'éloignèrent, obéissant à l'agent invisible de l'agence israélienne. Ils retournèrent dans leur voiture et s'assirent dans les fauteuils avant, tout en gardant les yeux rivés sur la maison, se demandant ce qu'il pouvait s'y passer. Qu'allait faire le Mossad ? Qu'allait faire Bachir ?
Mais plus important encore : comment tout ceci finirait-il ?
Ziva passa ses bras autour de la taille de Tony et posa sa tête contre son épaule. Bachir les observait du coin de l'œil depuis une chaise de la chambre. La porte était ouverte et Alice se trouvait dans le couloir, observant par une fenêtre la voiture de Gibbs et McGee. L'italien passa un bras autour de ses épaules et la tira contre lui.
Elle eut un léger sourire et se laissa aller contre lui, pensant que c'était peut-être la dernière fois qu'elle le prendrait dans ses bras, la dernière fois qu'elle le sentirait près d'elle, la dernière fois qu'elle le verrait. Simplement la dernière fois qu'ils seraient ensemble.
« Tony ? » souffla-t-elle, tellement bas qu'elle pensa qu'il ne l'avait pas entendue. Mais ce n'était pas le cas.
Il passa son second bras autour d'elle et posa sa tête sur la sienne, la serrant le plus fort possible, le plus près possible. « Oui ? »
« On ne sortira pas d'ici. »
« Je ne pense pas. »
Elle ferma les yeux et ne dit rien. Elle écouta les battements calmes et réguliers du cœur de son amant, se laissant bercer par cette douce mélodie qu'elle aurait souhaité avoir pu écouter plus souvent. Elle repensa à toutes les fois où ils avaient laissé passer leur chance, à toutes les fois où ils auraient pu former un 'nous'. Ils pourraient être tellement plus désormais. Ils auraient pu ne jamais se retrouver dans une telle situation s'ils n'avaient pas hésité, s'ils avaient été ensemble depuis le début. Mais non. Tout serait bientôt terminé et ils en avaient à peine profité.
Elle soupira. « Je t'aime, tu sais ? » Elle releva la tête et ses yeux marron rencontrèrent ceux verts de l'italien. Elle lui sourit et acquiesça.
« Je sais. Je t'aime aussi. »
Il sourit et l'embrassa. Ce n'était pas le baiser passionné qu'ils avaient échangé un peu plus tôt dans la journée : c'était un baiser tendre, dans lequel ils purent faire passer la tendresse et l'amour qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre. Un raclement de gorge les tira de leur monde et ils se séparèrent.
« Bachir » grogna Tony.
« Désolé d'interrompre un tel moment. Vous voulez faire vos adieux aux deux rigolos d'en bas ? »
« Quoi ? » s'exclama-t-il.
C'était une demande… surprenante. Pourquoi leur laissait-il l'occasion de parler à Gibbs et McGee ? Cela n'avait aucun sens.
« Je pensais que vous aviez peut-être envie de faire vos adieux. Comme vous étiez en train de vous les faire entre vous… »
Tony hocha la tête et Bachir se leva. Il appela Alice qui s'approcha d'eux. Ziva interrogea l'italien du regard qui lui fit signe de la tête. Lentement, elle se détacha de lui et se leva, avant de s'avancer vers Alice qui attendait près de la porte.
Une fois à portée d'elle, elle lui attrapa le bras et la tira vers le couloir. La porte de la chambre se referma derrière elles et Ziva perdit Tony de vue. Ce qui l'inquiéta. Ils voulaient juste les séparer.
Cependant, la surprise s'afficha sur son visage lorsqu'elles passèrent la fenêtre devant laquelle s'était postée jusqu'à présent Alice. Elles continuèrent jusqu'aux escaliers, qu'elles descendirent. Alice l'entraina jusqu'au hall d'entrée et s'arrêta devant la porte. Ziva fronça les sourcils et tourna la tête vers elle.
« Va-t-en. Bachir se moque de toi et, moi spécialement, je ne te connais pas. »
« Laissez partir Tony. Ça n'a plus aucune importance maintenant. Avec ou sans le témoignage de Tony, ça ne fait aucune différence. S'il vous plait, laissez-le partir. Il a assez traversé d'épreuves. On veut simplement reprendre le cours de nos vies. »
« Nous aussi. C'est Tony qui nous a fait couler, alors il coulera avec nous. Va-t-en. »
Ziva secoua la tête, refusant de laisser Tony seul, refusant de l'abandonner alors qu'elle venait de le retrouver, mais Alice ne lui laissa pas le choix. Elle ouvrit la porte et la poussa à l'extérieur. Avant d'avoir pu récupérer son équilibre, la porte était déjà refermée derrière elle. Elle soupira et tourna la tête vers la voiture de ses collègues où elle remarqua qu'ils étaient sortis.
Elle se dirigea vers eux et prit Gibbs dans ses bras, heureuse d'être sortie malgré tout. Cependant, ce n'était pas seulement par soulagement et par bonheur qu'elle se trouvait dans les bras de Gibbs, c'était aussi par tristesse, parce qu'elle était prête à s'effondrer à n'importe quel moment.
« Tony ? »
« Ils refusent de le laisser partir… J'ai… »
« Ça va aller. On va le tirer de là » souffla Gibbs, souhaitant la réconforter, parce qu'il ne voyait pas lui-même comment la situation pourrait s'arranger. Ils ne pensaient même pas pouvoir retrouver Ziva.
« Non, Gibbs. Tu ne comprends pas. »
« Qu'est-ce qu'il se passe ? »
Elle se dégagea de ses bras et leva des yeux emplis de larmes, qu'elle ne laisserait pas couler, vers lui. Elle inspira profondément pour se calmer. « Ils n'ont pas l'intention d'aller en prison. Ils vont se faire sauter avec la maison. Et Tony. »
Tony ne bougea pas lorsqu'il vit la porte se fermer sur Ziva. Il ne bougea pas non plus lorsque Bachir s'approcha de lui. Il ne prêta qu'à moitié attention à ce qu'il disait. Tout était soudainement devenu clair. A l'instant où Ziva avait été entrainée par Alice, il avait compris. Il savait ce qui allait se passer, il savait ce qu'ils avaient prévu de puis le début. Il était simplement heureux de savoir qu'elle s'en sortirait, qu'elle pourrait continuer à vivre. C'était son but depuis le début et cette fois, il était certain de l'avoir atteint.
Ses yeux verts se posèrent sur Bachir, qui avait cessé de lui parler lorsqu'il avait compris que Tony avait l'esprit ailleurs. Il lui fit un sourire et retourna s'assoir près du bureau, sans quitter l'italien du regard. Comme s'il pouvait encore faire quelque chose. Comme s'il était capable de faire quelque chose face à un homme armé et en pleine forme. Il prenait des précautions inutiles.
« Elle est en sécurité. »
« Je n'ai toujours voulu que te tuer, toi. »
« Tu l'utilisais pour m'atteindre. »
« Quand Jones m'a annoncé que Peoria Freene souhaitait se joindre à moi, ça m'a de suite fait réfléchir. J'avais entendu dire qu'il était mort. Alors quand il m'a montré ta photo, en disant que ta femme n'était presque jamais là et ne faisait pas partie du groupe, j'ai compris. »
« Et tu t'en es servi. »
Bachir sourit et hocha la tête. Jones n'avait jamais envoyé d'hommes trouver Ziva à Atlanta. C'était une ruse pour le piéger, pour être sûr que s'il parvenait à échapper à Mikael, il tomberait sur tous les autres hommes, pensant qu'ils n'étaient pas là. Il n'avait pas cherché à tuer Ziva lorsqu'elle était retournée à Washington. Il n'avait pas envoyé Alice pour la trouver et la tuer, mais pour la suivre et arriver jusqu'à lui. Bachir voulait sa vengeance.
Et il était sur le point de l'avoir.
« Je sais à quel point tu aimes la vie. Surtout depuis miss David. Alors t'entrainer avec moi sera un véritable plaisir. »
Tony le fusilla du regard, ce qui le fit rire. Comment pouvait-il rire dans une telle situation, Tony l'ignorait. Il savait cependant que tout était bel et bien terminé.
La porte s'ouvrit et Alice entra. Elle lança un sourire à Tony avant de venir s'assoir à ses côtés, son arme toujours fidèlement dans sa main. « Ta chérie est avec le reste de l'équipe. »
Il ne dit rien et continua de fixer la porte désormais ouverte. Il n'y avait plus rien à dire.
« Laisse-le donc penser à tout ce qu'il a manqué dans sa vie. »
« Et à tout ce qu'il n'aurait jamais dû faire » ajouta-t-elle avec un sourire. « Je pense à toutes ces missions sous-couverture. »
« Dont une qui l'a entrainé là où il est aujourd'hui. »
« Oui. Je suis sûre qu'il ne la referait pas s'il avait vraiment le choix. Moi je ne le ferai pas. Me conduire une seconde fois à la mort, non merci ! »
« Je la referai encore et encore, juste pour avoir le plaisir de revoir vos visages déconfits en découvrant que j'étais sous-couverture et que personne ne l'avait jamais su. »
C'eut pour effet de les faire taire tous les deux. Ils posèrent leur regard sur lui, avant de sourire d'un air entendu, à quelque chose qu'eux seuls savaient. Tony soupira et ferma les yeux, se demandant quand ils décideraient qu'il serait temps d'en finir, voulant en finir, ne supportant plus cette attente interminable : s'ils voulaient se débarrasser de lui, qu'attendaient-ils donc ?
Abby souffla et recommença pour la énième fois une partie de solitaire sur l'ordinateur de Tony. Elle s'ennuyait, elle n'en pouvait plus d'attendre des nouvelles de Gibbs et McGee. Elle savait qu'elle ne pouvait pas les appeler au risque de les déranger en pleines négociations ou mission de sauvetage, ou quoi que ce fût d'autre, mais elle désespérait à espérer ainsi, à attendre.
Ses yeux se posèrent sur les bureaux autour d'elle et elle soupira une nouvelle fois. Elle ferma le jeu et se laissa aller contre le dossier de la chaise, ses mains se fermant autour de la souris de l'italien. Elle cessa de penser à la situation dont elle ignorait tout et dans laquelle se trouvait probablement toute l'équipe. Elle devait penser à quelque chose de plus joyeux, de plus gai.
Elle sourit. Tony et Ziva.
Elle peinait encore à croire que ces deux-là furent ensemble. Ils s'étaient tournés autour pendant si longtemps que cela semblait impossible qu'ils avaient enfin cédé. Elle aurait voulu pouvoir les féliciter en personne, les prendre dans ses bras et leur faire passer tout le bonheur qu'elle ressentait en sachant qu'ils étaient enfin ensemble. Mais elle ne pouvait pas. Pas encore, se rectifia-t-elle.
Mais bientôt elle pourrait le faire. Elle savait que Gibbs les ramènerait tous les deux vivants, sains et saufs. Elle pourrait prendre Ziva dans ses bras, lui demander les moindres détails de leur histoire – du moins de la partie qu'elle avait manquée. Elle pourrait à nouveau sortir avec Tony, partageait absolument tout avec lui, comme le grand frère qu'il était devenu pour elle. Elle allait les récupérer. Elle devait les récupérer, ils lui manquaient bien trop.
« Ramène-les Gibbs. Vite. »
Gibbs essaya pour la énième fois de joindre l'agent du Mossad, mais c'était en vain il ne répondait pas. Il ne pouvait contacter personne, ne pouvait dire à personne qu'il y avait une bombe dans la villa, prête à exploser à la moindre occasion. Il devait faire quelque chose, il ne supportait pas de tourner ainsi en rond, de ne rien faire. Il fallait qu'il agît.
Il quitta la voiture et se dirigea vers la maison d'un pas ferme. Mais il s'arrêta à mi-chemin lorsqu'il vit une personne au rez-de-chaussée de la maison. Il fronça les sourcils et s'approcha lentement, sentant les yeux de ses deux autres agents sur lui dans son dos. Il arriva devant la porte et posa la main sur la poignée. Il entendit alors un cri.
Un nom hurlé, suivi d'un simple mot.
Tony.
« Gibbs, cours ! »
Et il obéit. Il se mit à courir vers la voiture, et il regarda derrière lui, souhaitant voir l'italien, souhaitant savoir ce qu'il se passait. Il vit Tony à une des fenêtres du rez-de-chaussée, appuyé contre le mur le plus proche. Leurs yeux se croisèrent et il sut.
Tony venait de lui sauver la vie et de se sacrifier.
Et il savait qu'il ne pouvait laisser faire ça, Tony était comme un fils pour lui, il était son fils. Et il ne supporterait pas de perdre un autre membre de sa famille. Il ne pouvait pas perdre Tony. Il ne pouvait pas perdre le point d'ancrage de la famille qu'ils formaient au NCIS, le lien entre eux tous. Il ne pouvait pas le perdre. Il ferma les yeux.
Et prit une décision.
« Non, Tony ! » hurla-t-il.
Il se releva et se tourna vers la maison, prêt à s'y précipiter. Mais c'était vain. Il était trop tard. Il avait perdu un temps précieux à prendre sa décision.
La maison explosa.
Oups... Je n'aurais pas dû m'arrêter là peut-être, non ? Dites-moi que vous en pensez... sans essayer de me tuer please !
A la prochaine fois pour l'épilogue !
AngelShep
