Je suis vraiment désolée du retard, je sais que d'habitude je poste vers 18h. Mais je me suis retrouvée dans les embouteillages à la sortie de Conforama & après j'ai voulu profiter un peu de ma famille de Suisse qui repartait demain, alors bon... Quoi qu'il en soit, j'espère que vous allez aimer ! Bonne lecture tout le monde !
*o**o**o*
Annick : J'ai beaucoup aimé écrire le chapitre 20 pour ma part. Un de mes préférés. Des développements, oui ne t'inquiète pas, il y en aura. Qui sait, y en a p'tètre même maintenant =)
CarlieCullen : Mon Dieu, tu me flattes, je ne suis pas sûre de mériter tout ça =) Il est certain que Carmen agit en fonction de l'avancée de sa société. Mais je le répète, ce n'est pas un personnage central de cette histoire et Dieu merci ! J'aime écrire cette histoire, je me sens à l'aise quand je tape et si je ne me forçais pas à arrêter mes chapitres à 10 pages du logiciel Abiword, j'aurai des trucs très longs et probablement très chiants ! Je ne dirai pas que tu es frustrée, je dirai peut-être impatiente mais moi aussi si ça peut te rassurer. Bella va comprendre petit à petit qu'Edward ne lui veut que du bien. Mais après une histoire comme la sienne, il est normal qu'elle souhaite avoir des " garanties " de la part de son compagnon. Quant à Bella éméchée... C'était marrant à écrire...Il ne faut surtout pas que tu arretes d'écrire ton histoire. Encore une fois, même si ça n'est que pour toi, c'est important de faire ce qu'on a envie. Si tu as besoin d'aide pour structer tes pensées, les organiser, je peux t'aider si tu le souhaites, n'hésites pas ! Voilà le prochain chapitre.
laurie : Je trouvais pourtant mon intervention sur le "blablabla" du petit Robert totalement inutile lol. Mdrrrrrr tomber malade, je sais pas... Y choper une crampe, y a de fortes chances !
Marina : Je ne suis partie qu'une petite semaine, j'en ai bien profité mais inutile de patienter en matière d'écriture, je peux pas me passer de ça ! J'écris tout le temps et comme je suis noctambule, j'ai la nuit devant moi pour taper mes chapitres. J'ai un rythme d'un chapitre et demi par jour grosso merdo. Voilà le prochain chapitre, j'espère que tu aimeras ! A bientot
twilighteuse27 : Coucou. Au début j'estimais que le passage sur l'histoire de Carlisle était de trop mais j'ai tellement aimé l'écrire que je me suis dit : tant pis, je le mets quand même. Si ça les soule, ils passeront plus vite XD Jasper est un homme extrêmement viril et leur amitié est comment dire... tellement masculine lol. Concernant Never Think (mais quel débat!), je comprends (même si je ne suis pas d'accord!) ce qu'il veut dire par " blablabla " (en plus, j'ai l'impression qu'il le dit la bouche pleine et en regardant le DVD la simple idée qu'il parle avec un carambar dans la bouche m'a filé une dale pas possible... Bon ça aussi, on s'en tape !^^) & c'est vrai que c'est une chanson très lente, comme une discussion où t'as l'impression que sa voix va s'éteindre (cela dit, je l'ai faite écouter au petit monstre que je garde et ça l'a rapidement endormi!). C'est vrai que le petit Robert est très critique envers lui-même mais je crois qu'il complexe énormément de se voir en tête d'affiche, j'ai l'impression qu'il a du mal à regarder en face son travail... Pourtant, comme tu le soulignes, il est très bien les 3/4 du temps, et excellent les 1/4 du temps. J'arrête là ma psychanalyse à deux balles sur Robert Pattinson. Pauvre lapin. Je l'envie quand même pas... breeeeeff... Voilà le début du week-end entre nos deux tourtereaux, j'espère que tu vas apprécier et que je t'ai pas gonflé avec tout ça :-) Faut pas me lancer sinon je m'arrête plus :^) Bisouus.
veronika : J'ai beaucoup aimé écrire le passage où Edward et Bella se déshabillent dans le précédent chapitre. Ca risque de paraitre vaniteux mais une fois relu, j'en ai été très satisfaite. Bien que je sais que j'aurai certainement pu faire quelque chose de mieux. Bella va doucement, mais sûrement vers un Edward prêt pour elle et qui la vénère plus que tout. Il est certes dans une situation difficile mais il sait combien c'est important pour Bella. Et puis, à chaque fois qu'elle lui offre un petit moment, il sait le savourer à sa juste valeur.
*o**o**o*
POV EDWARD :
Le week-end nous appartenait. Je rentrais, les bras chargés, pour trouver ma Bella affalée dans le fauteuil vêtue d'une de mes chemise, tenant son exemplaire des Hauts de Hurlevent dans les mains, concentrée sur sa lecture.
- Hey...
- Oh, Edward !
Elle referma le volume et vint me débarrasser. Je l'embrassais. Elle prit un air sombre.
- T'as un problème, ma belle ?
- Edward...
Son air triste m'inquiétait.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- J'ai reçu un appel au travail aujourd'hui, de mon père. Il veut...qu'on passe le week-end chez lui ! Il a quelque chose à nous annoncer...
Merde. Tous mes plans tombaient à l'eau.
- Ah...
- Je lui ai dit qu'on arrivait ce soir...
Ce soir, déjà ? Putain, même pas le temps pour une petite session de câlins... La haine ! Un silence s'installa entre nous.
Elle finit par éclater de rire.
- J't'ai eu !
Un poids tomba de mon estomac. J'étais moqué mais je remarquais qu'elle avait su bien jouer la comédie pour une fois !
- AH HA ! Mais tu sais que t'es vraiment drôle, Swan ?
- Détends-toi, Cullen ! Je voulais juste voir ta tête ! Ca a marché, t'es devenu tout blanc !
- Pfff, n'importe quoi !
- T'as eu peur, hein ?
Je soupirais.
- Oh oui, bouhou !
Elle riait.
- Je t'avais promis le week-end entier, je tiens ma parole. Et puis c'est pour toutes ces fois où tu te moques de moi, me chatouille, j'en passe et des meilleures...
Je passais mes bras sur sa taille et l'attirais contre moi tout en embrassant sa mâchoire.
- T'es diabolique !
Elle riait encore et se tourna vers la table où elle m'avait aidé à entreposer mes achats.
- C'est pour quoi tout ça ?
- Pour
fêter ma petite secrétaire !
Elle se mit à me sourire.
- Je suis heureuse que ça ait marché !
- Ca ne pouvait pas en être autrement.
Elle se réinstallait dans le canapé et je prenais place face à elle. Elle s'empara immédiatement de mes mains.
- Quel est le programme du week-end, Monsieur Débordant-de-bonnes-idées-Cullen ?
Je riais et pressais ses paumes.
- On ferme la porte à clés, on laisse la clé derrière parce qu'Alice en a un double. On ferme tous les volets, on décroche les téléphones et on se fait oublier !
Elle grimaça.
- Quoi ? Ca ne te plait pas ?
- Verouiller les portables... et s'il y a une urgence ?
Je soupirais et me rapprochais d'elle. C'était là un des soucis de Bella, elle était toujours inquiète. J'embrassais ses mains.
- Détends-toi, chérie. S'il se passe quelque chose de vraiment grave, on viendra toquer à la porte. Dis-toi que l'autre jour, pour un petit déjeuner, Jasper a failli défoncer la porte. Alors s'il se passe quelque chose d'urgent...
Elle ne se détendait pas.
- Pour ta famille, peut-être... Mais la mienne...
- Chérie... Si ça peut te rassurer, on ne coupera pas ton téléphone...
Elle m'enlaçait.
- Ecoute. Tu as raison, je dois me détendre.
- Alors, faisons un compromis, comme pour les courses !
- Je t'écoute !
- A midi, 16h, et 20h, on allumera brièvement nos portables pendant dix minutes, pour vérifier...
Elle hésita puis opina.
- Je t'aime.
- Je t'aime, aussi.
Le repas fut délicieux comme toujours. Nous l'avions pris dans le salon sur la petite table devant la télé, histoire de ne pas faire trop de chichis. Je ne regrettais pas la tarte aux fraises, elle était succulente. Bella et moi la terminions à même le carton d'emballages, nous offrant mutuellement quelques bouchées.
- Ouvre la bouche ! lui intimai-je doucement
- Et si je refuse ? demanda-t-elle, malicieuse.
- Si tu refuses... je la mange !
Elle ouvrit en grand sa bouche, me faisant rire.
Je glissais la fourchette entre ses lèvres et admirais son visage dégustant le dessert.
- A toi !
Elle prit une petite part de tarte et me l'approchais du visage, je m'en emparai de manière véloce, tel un animal, ce qui la fit rire. Chacun son tour, je plaçais l'avant-dernière bouchée sur ma fourchette pour la lui faire goûter. A ce moment, elle eut le geste de vouloir attraper son verre de mousseux et dans son mouvement, la tarte tombait sur sa chemise. Elle se retint de ne pas éclater de rire.
- Bella, viens-tu te tâcher ma chemise ? demandai-je, sérieux mais taquin
- Oups... répondit-elle, taquine elle aussi.
- Que vais-je devoir faire ?
Elle sembla réfléchir et un sourire illumina son visage.
- La laver ?
Elle éclata de rire devant mon air incrédule. Je me retins de ne pas rire et me surrélevait sur les genoux sur le canapé pour la dominer. Je lui adressais un regard que j'espérais intimidant. Elle se poussait de quelques milimètres contre l'accoudoir du sofa. Nos yeux s'accrochèrent.
- Veux-tu répéter tes derniers mots ?
Elle mordait sa lèvre pour ne pas rire.
- Je crois que tu vas devoir...laver ta chemise...
Je posais mes yeux sur le morceau de tarte et le prenais dans mes doigts. Elle m'interpella :
- Hé, c'était mon gateau, ça !
Je restais calme et dominant.
- Oui, mais c'était ma chemise !
Je me penchais alors sur son corps et elle posa sa tête sur l'accoudoir. Je posais ma main au-dessus de son épaule pour ne pas perdre l'équilibre et appuyais mon torse contre son buste, intercallant mes jambes des siennes. Dans ma main gauche, je portais le bout de tarte à ses lèvres. Elle riait toujours.
- Je ne suis pas un salaud, murmurai-je dans une voix assurée, je vais partager avec toi ce petit morceau de cette délicieuse tarte à la fraise.
Elle esquissa un mouvement pour l'attraper mais je la retins.
- Nan, tututuuuut. Si tu le veux, tu vas devoir venir le chercher...
Je plaçais le dessert entre mes dents et posais ma seconde main au dessus de sa deuxième épaule. J'étais ainsi au-dessus d'elle. Ses mains s'étaient déplacées sur mes reins et sa tête se releva légèrement pour permettre à ses dents de venir croquer un bout de la tarte. Ses lèvres frôlèrent les miennes.
Nous croquions chacun de notre côté et le morceau se fendit en deux petits, un petit bout de fraise tombant à la lisière de son cou. Bella riait encore. J'en fis de même. Elle avala sa part.
- Je crois que ta chemise est foutue...
- Vraiment ?
J'avalais mon petit morceau et plongeais mon visage doucement vers son cou. De ma langue, j'attirais le fruit dans ma bouche et en deux coups de dents, je l'expédiais au fond de mon ventre. A son ancien emplacement, je déposais un baiser. Les mains de Bella se crispèrent sur mes reins. Je remontais le long de sa jugulaire, déposant de petits bisous tout calmes. Elle soupira.
- Edward...
Je rejoignis ses lèvres qui m'appelaient et l'embrassais. Ses paumes frolèrent mon dos, causant mes frissons. Je parsemais son visage de mes baisers les plus tendres possible. Son souffle chaud contre moi, ses jambes qui se mouvaient doucement provoquèrent en moi mille réactions.
- Edward...
Je peinais à me sortir de mon état extatique. Je le fis malgré tout, parce que c'est elle qui me le demandait et que c'était à son rythme et rien d'autre.
- Oui, Bella ?
- Je...
- Oui, mon Amour ?
Elle appuya sur mon torse pour me relever, je lui obéis.
- Attends...
Elle se redressa à son tour et prit mon visage entre ses mains pour me réembrasser. Je voulais essayer de voir quel était le problème mais elle m'en empêcha, passant sa langue contre mes lèvres. Rapidement, notre baiser atteignit des sommets d'émotion. J'avais les yeux clos mais je n'étais conscient que d'elle. Elle finit par rompre notre étreinte, je ne voulais pas ouvrir mes yeux, je cherchais à quérir quelques infimes secondes à nouveau contre ses lèvres.
- Bella...
Elle déposa un nouveau baiser léger. Puis, elle esquissa un mouvement pour se lever. Je posais ma main sur sa taille.
- Attends, où tu vas ?
- Je vais... je crois que... j'ai besoin d'un bon bain...
- Pardon ?
- Oui, un bain, pour... j'ai besoin de me détendre, Edward.
- Ah... Ben vas-y, alors...
- Merci...
Elle m'embrassa furtivement et quitta la pièce, direction la salle de bains. Je manquais de m'arracher les cheveux. L'eau se mit à couler. Je me levais et débarassais les couverts pour penser à autre chose. J'ouvrais la baie vitrée. Se pouvait-il que mon initiative l'ait froissé ? Après tout, lors de notre dernière soirée de câlins, elle n'avait pas voulu me redévoiler son corps, préférant être touchée sur ses vêtements... Je me traitais mentalement de tous les noms possibles et imaginables ! Evidemment, j'avais dû la pousser trop loin, ne réfléchissant pas à mes actes, elle avait dû prendre peur. Quel con, non mais quel con !!!!
Ce qui est fait, est fait malheureusement ! Je décidais de m'excuser dès sa sortie de l'eau auprès d'elle. Un maximum culpabilisé, je rentrais dans la chambre pour me mettre en pyjama. Je me changeai dans la chambre alors que je remarquais que la porte de la salle de bain n'était pas fermée. Non, j'irai m'excuser maintenant ! Je frappai quand même à la porte ouverte. Bella m'autorisait à entrer. Elle était dans son bain qui faisait une mousse impressionnante. Elle en avait partout. Je m'asseyais sur le rebord de la baignoire. Immédiatement, je lui présentais mes excuses, qu'elle accepta très vite. Elle me jurait pourtant ne pas être responsable de son attitude, sans s'attarder sur le sujet. Je ne pouvais m'empêcher d'imaginer son corps nu sous l'eau et je sentis ma virilité se ressaisir à ces pensées. Je tentais de le dissimuler à Bella. Hésitant, je lui demandais si elle avait eu des nouvelles d'Emmett. Cette pensée l'attrista. Elle n'en avait pas eu. Je lui affirmais qu'il n'était pas seul et que Rosalie le seconderait du mieux possible. Un silence s'installa.
- Edward ?
- Oui Bella ?
Je fixai son regard tendre et aimant.
- J'ai besoin de toi...
Je la sentis triste et mélancolique. Je me baissais vers elle pour l'enlacer et l'embrasser.
- Je suis là, mon Amour !
- Tu ne voudrais pas...me rejoindre ?
- Mais je suis déjà...
Je voyais ses yeux et une chaleur intense s'empara de moi. J'étais scié qu'elle me demande ça... Mais j'appréciais la démarche ! Je retirais mon pantalon et mon tee-shirt. Devais-je me mettre nu ? Je ne voulais pas la bousculer comme tout à l'heure, alors je conservais mon boxer et me glissais dans l'eau chaude. Notre baignoire était assez grande et je m'installais confortablement assis, près de ma compagne. J'avais rêvé souvent de l'y retrouver ici !
J'étais à peine adossé au rebord de la baignoire qu'elle vint se blottir dans mes bras. Dieu, que je l'aimais ! Elle mettait un peu d'eau sur mes épaules. Sa main tremblottait sur mon torse et glissait sur mon ventre. Je me contractai, espérant qu'en entrant elle n'ait pas aperçu mon érection. Je crois, somme toute, que ça avait été raté ! Je pris conscience de son corps entièrement nu contre le mien. Etais-je idiot ou quoi ? Je m'attendais à quoi ? Qu'elle prenne son bain en combinaison de ski ?
Bella se redressa en position assise et je me joignis au mouvement. J'observais sa poitrine moulée par la mousse et cela m'émoustillait davantage. Elle surprit mon regard sur ses formes.
- Alors, Cullen ! On
essaye de profiter de la vue ?
Sans prendre plus de gants, elle
m'aspergeait d'eau mousseuse. J'étais surpris et poussai un petit
cri. Je fis de même avec elle et nous jouions pendant quelques
minutes comme ça. Au fond, nous n'étions que des gosses ! Quand
j'arrêtai, elle riait encore et ses cheveux, comme les miens,
étaient trempés. Je remarquais qu'ils collaient son corps à
merveille. Une vraie sirène ! Elle se radossait au rebord de la
baignoire tandis que je m'allongeai pour l'embrasser. Ma main vint se
poser sur son ventre tandis que ses bras entourèrent ma nuque. Elle
replia une de ses jambes, celle-ci effleurant ma cuisse. Mon érection
semblait être sur le point d'exploser. Je la caressai doucement,
essayant de me faire tendre dans mes gestes.
Je passai mes doigts sur sa poitrine, effleurant ses tétons. Elle gémissait. Elle rompit notre baiser et j'imprimai ses yeux chocolat dans ma mémoire. Je caressai son visage tandis que ma langue léchait ses lèvres. Elle m'autorisa encore à accéder à la sienne. Je glissai ma main sur son flanc droit et remontai sur sa cuisse. Elle soupira.
- Edward...
- Tu aimes ?
- Oh, oui...
Je continuai ma caresse tandis que ses mains parcouraient mon dos. J'en frissonnai. Je glissai ma main à l'intérieur de sa cuisse, m'arrêtant avant de toucher son intimité. J'ignorai si elle était prête à ça. Elle passait ses mains sur mon ventre et imprima un chemin qui partait de mon nombril jusqu'à mes épaules, mes omoplates, mon dos et ainsi de suite. C'était très agréable d'être effleuré du bout de ses ongles. Ces caresses étaient divines tout en restant très romantiques. J'aimai l'idée qu'elle se sente respectée. Nos bouches se caressaient elles aussi. Je constatais que la mousse avait commencé à disparaitre. Je m'attardais sur sa poitrine parfaite qui épousait ma main de manière idéale. Bella gémissait à nouveau.
- Edward...
- Oui, mon Amour ?
- Veux-tu...s'il te plaît, me...faire découvrir...d'autres caresses ? demanda-t-elle, la voix tremblante, tout en rougissant.
J'embrassai son cou.
- Tout ce que tu veux... Qu'aimerais-tu ?
Elle s'empara de ma main sur sa poitrine et la fit glisser sur son corps jusque au-dessus de son intimité. Elle soutint mon regard, rougissante à nouveau.
- Je ne sais pas...si... ce que ça fait...je voudrais sentir...tes doigts sur ...
Je craignais qu'elle ne fasse un malaise tellement son coeur battait si fort !
- Je...j'ignore si je tiendrai...la sensation...
- Bella, il est hors de question que tu fasses quelque chose dont tu as peur...
- Je n'ai pas peur...si c'est toi...je... voudrais-tu me le faire...découvrir ?
Je ne pouvais définitivement pas la repousser. Mais j'avais peur de lui faire du mal.
- Arrête-moi si cela te déplait !
- C'est juré...
Je reprenais ses lèvres. Mon Dieu que son coeur battait vite ! Je le sentais pulser contre ma bouche. Doucement, avec une infinie lenteur, je glissais mes doigts dans sa toison. J'étais moi-même très excité par la situation, mon coeur battait la chamade. Je posais ma main sur son intimité sans bouger, le temps qu'elle s'habitue. Elle avait les yeux fermés et se mordait la lèvre. Au bout de quelques instants, j'entrepris de la caresser sans approfondir le mouvement, juste de manière platonique. Elle se mit à gémir longuement.
- Bella, ça va ?
- Oui...sa réponse ne fut qu'un souffle.
Enhardi, je précisai plus fort ma caresse et elle commençait à se tortiller. Puis délicatement, je glissais un doigt entre ses lèvres intimes. Elle cria, prise par surprise. Je retirai immédiatement mon doigt et me confondai en excuse. Elle reprit ma main et la remit sur son sexe.
- Non, j'ai juste été...surprise...
Je cherchai le mensonge dans ses paroles.
- Edward, s'il te plait...
Je cédai une nouvelle fois et recommençai l'effleurement. Je m'appliquai à vénérer cette partie si personnelle de son corps qu'elle m'autorisait à toucher. Elle se mit à gémir. J'avançai un peu ma progression mais avant d'effleurer son clitoris, je pris soin de la rassurer.
- C'est moi, Bella. C'est Edward.
Elle acquiessa et je savais que ce petit bout de phrase lui faisait oublier temporairement son viol. Je frolai presque imperceptiblement sa terminaison nerveuse. Elle se cambra sous moi. Divine. Je refis le même schéma plusieurs fois de suite.
- C'est si...bon... soufflait-elle.
- C'est très agréable pour moi, également...
J'embrassai sa bouche.
- Je t'aime, Bella.
- Je t'aime aussi, Edward...
Je la sentais complètement conquise par la situation et j'étais heureux d'être celui qui la lui faisait vivre. Elle vivait sous ma main.
- Edward, je veux...
- Oui, bébé ?
- Comment...Comment te... faire prendre...du plaisir ?
J'arrêtai mes mouvements.
- Bella... bébé...seule toi compte, ici !
- Je veux...te remercier...La situation doit être...dure pour toi...
- Tu n'as pas à le faire ! Et ne t'inquiète pas pour moi, tu veux ?
- S'il te plait...j'en ai besoin...
Elle était rouge, très rouge. La température de l'eau baissait alors je rouvrais le robinet pour nous réchauffer et je le refermais une minute ou deux après. Je me repositionai près d'elle. Elle caressa mon torse tendrement, déposant quelques baisers dans mon cou et sur le haut de mon buste. Sa main glissait près de mon nombril. Sous mon boxer, mon sexe s'impatientait. Je voulais réprimer cette envie. La main de Bella se dirigeait dangeureusement vers ma virilité. Je la sentais trembler. Je craignais que ma réaction ne l'ait déçue. Je posais alors ma main sur la sienne et l'accompagnai dans ce voyage. Sans être olympien, je savais que mon sexe était au-dessus de la moyenne. J'avais peur qu'elle ne s'en effraie. Nos deux mains étaient posées l'une sur l'autre. Bella baissait les yeux. Elle n'avait pas repris sa couleur de peau blanche. Elle mordait sa lèvre.
Sentir sa main sur moi fut un véritable bonheur ! Déjà, parce que je pensais qu'elle ne me demanderait pas cette chose avant longtemps, ensuite parce que je me languissais de l'attente justement... Son expression était confuse.
- Ca va, Bella ?
Elle acquiessa de la tête, sans me regarder. Je passais un doigt sous son menton.
- Tu es sûre ?
- C'est juste...impressionnant...
Elle me souriait et j'en fis de même. Elle commença à mouvoir légèrement sa main, entrainant la mienne et je crus perdre l'esprit. La situation était terriblement érotique. Je l'accompagnais dans ses gestes, en silence, lui inculquant des mouvements délicieux. Je réprimais difficilement une perte de controle.
- Tu prends toujours tes bains en caleçon ? me demanda-t-elle, malicieuse
- Je crois que je n'aurai plus à le faire, lançai-je entre deux soupirs.
Je voulais la combler. Je laissais sa main s'occuper de moi et ramenai la mienne sur elle, sans cesser d'embrasser son visage. Je caressais ses lèvres intimes et sa petite protubérance de chair sensible. J'y effectuais de tendres cercles tandis que sa main se faisait plus pressante autour de mon pénis. Elle semblait prendre une très très très légère assurance. Je trouvais le tableau très érotique et je n'avais jamais autant apprécié de distiller des caresses délicates sans penser à baiser. Baiser. Je n'avais jamais connu l'extase avec une femme que j'aimais réellement. Là, j'aimais Bella plus que tout et ces quelques caresses étaient tout simplement divines. J'étais plus que comblé et je désirai qu'elle le soit. Elle se mit à soupirer doucement, gémir et parfois même, elle murmurait mon prénom dans un souffle. Son plaisir l'envahit alors après quelques minutes. La jouissance la fit inopinément resserrer sa main sur mon membre au bord de l'explosion et la voir ainsi tremblante et gémissante provoquait involontairement mon orgasme et mon éjaculation. Je me sentais un peu gené de la situation. Mais la sensation avait été inouie. J'hallucinais. Elle m'avait touché à travers mon boxer et j'avais eu un orgasme... J'étais définitivement atteint, ma parole !
Je recherchais de l'air, respirant avidemment. Je me concentrais sur ma partenaire. Bella avait les yeux fermés, elle-même très haletante. Elle ouvrit enfin ses yeux sur moi et je l'embrassai longuement.
- C'était si bon... murmurai-je contre ses lèvres.
Elle ne répondit pas mais reprit ma bouche avec ferveur. Je craignais cependant de l'avoir effrayé avec mon orgasme.
- Je...Bella...pardon de...Excuse-moi de n'avoir pas pu maitriser mon...
- Est-ce que cela veut dire que je ne suis pas trop maladroite ?
J'éclatai de rire malgré moi.
- Oh, grand dieu, non !
Elle riait avec moi et blotissait son corps contre le mien, cachant son visage et ses rougeurs dans mon cou.
Nous avions fini par sortir rapidement du bain, à regrets. Je lui laissais le temps de retrouver ses affaires et elle me rejoignit alors que j'étais au piano, composant un nouveau morceau à sa gloire, tout inspiré de notre récente petite aventure. Elle vint s'asseoir près de moi sur le petit banc et déposais sa tête sur mon épaule.
- C'est magnifique, c'est de toi ?
J'acquiessai et me penchai vers elle.
- Tu m'as inspiré...
- Encore ?! Suis-je donc ta muse ?
Je déposais les dernières notes et embrassais sa machoire.
- Ma muse ? Non, tu es bien mieux que ça !
Je posais mes lèvres sur les siennes et elle attrapait mon visage à deux mains, ma langue vint caresser la sienne. Mes mains retrouvèrent ses hanches que je massais doucement. Elle se détacha de mon emprise quelques secondes, à bout de souffle.
- Edward, je...
- Oui, mon Amour ?
- Ce qu'on a vécu tout à l'heure...
Elle se mit à rougir, se mordant la lèvre inférieure. Son regard, comme toujours lorsqu'elle était gênée, fixait un point sur le plancher. Elle ferma ses yeux.
- Le regrettes-tu ? demandai-je, peu sûr de moi.
Elle soupira et vint poser son visage dans le creu de ma clavicule.
- Non, je ne regrette absolument pas !
Sa voix était assez faible.
- Bella ! Si j'ai fait quelque chose qui t'a froissé, tu dois m'en parler !
Elle passa ses bras autour de ma nuque, me serrant très fort.
- Edward, ça a été le moment le plus intense de toute ma vie.
Elle releva son regard vers moi pour m'assurer qu'elle avait vraiment aimé. Je le voyais dans ses yeux. Pour la première fois, nous évoquions ensemble la sexualité sans qu'elle ne fuit mon regard. J'admirais son courage. Je lui adressais un grand sourire.
- Ca a été vraiment fabuleux pour moi aussi, tu sais ?
- Je te crois...
Sans explication rationnelle, nous resserions notre étreinte et nous mimes à rire comme deux enfants venant de faire une bêtise, trop heureux d'avoir échappés à la punition de leurs parents...
Je me levais de mon banc et m'approchais de la bouteille ouverte que j'avais ramené tout à l'heure. Je nous versais deux verres et lui en approchait un. Elle s'en empara et se mit debout face à moi.
- A toi, ma Bella, qui a su me rendre heureux et amoureux et comblé, bien au-delà de tout ce que je n'avais jamais osé espérer.
Nous trinquâmes et prenions une gorgée. A son tour, elle leva son verre :
- A toi, mon Edward, pour qui j'abandonnerai toutes mes souffrances, pour renaître dans tes bras.
Nous trinquâmes encore et peu à peu, nos verres se vidaient. Nous passâmes le reste de la soirée enlacés sur le canapé, là où tout avait commencé, aussi bien notre histoire que notre dernière expérience physique, regardant un film à la télé. Bella, positionnée entre mes jambes et recouverte par le plaid du dossier, finit par s'endormir. Ses bras tenaient fermement les miens et je sombrais moi aussi, peu de temps après elle, heureux et apaisé.
Au petit matin, les rayons de soleil me réveillèrent, ainsi qu'une délicieuse odeur émanant de la cuisine. Je m'étirais, dans une position précaire. Mon dos me faisait affreusement souffrir. Dormir sur le canapé, on aura connu mieux. Je remarquais le plaid posé sur moi. Je tournais ma tête en un geste lent pour faire craquer mes os et surtout me dénouer la nuque. Mais je sentis bientôt deux mains douces et fines se poser délicatement à la base de mon cou et effectuer de tendres petites pressions. Je fermais les yeux pour profiter du contact.
Bella déposa ses lèvres sur ma mâchoire.
- Bonjour, bel inconnu squattant le canapé !
- Bonjour, mon Amour ! lançai-je, la voix pateuse tout engourdi.
J'aurai bien voulu me retourner pour l'embrasser mais une douleur lancinante me parcourait le cou.
- On aurait dû aller au lit, hier soir... ajoutait Bella tout en continuant de me masser.
- Faut vraiment que je pense à changer ce canapé, il est vraiment pas confortable, ralai-je.
Elle se mit à rire, douce musique à mes oreilles.
- Ne pourras-tu donc jamais arrêter de râler dès le matin ?
- Je hais les matins ! grognai-je, retenant un gémissement de douleur alors que Bella venait d'appuyer sur un noeud de nerfs.
- Pourquoi ça ? Tu sais que les matinées peuvent être agréables...
Sa voix était si envoutante que je ne pouvais pas lui résister.
- Agréables, comment ?
Elle resta silencieuse quelques secondes, stoppa son massage puis vint s'asseoir sur le rebord du canapé pour m'embrasser. Tout d'abord hésitante, elle finit pourtant par donner un ton plus fougueux à notre baiser. J'ai cru devoir m'enflammer de l'intérieur tant sa langue était douce contre la mienne et sa salive un doux nectar.
Nous étions entrain de nous oublier l'un l'autre. Bella agrippait mes cheveux avec force tandis que je massais son dos et ses reins amoureusement dans notre baiser. Elle s'était rallongée sur moi. Je notais qu'elle ne se formalisait plus de sentir mon désir à travers mes habits. Elle savait qu'elle ne risquait rien, que je ne lui ferais pas de mal.
Une sale odeur nous interrompit malheureusement. Bella relevait la tête et je reniflais.
- Ca sent le crâmé !
- Merde ! Le bacon !
Bella se leva en quatrième vitesse pour aller constater que son petit déjeuner était foutu. En me relevant, mon dos me fit souffrir atrocement. Etais-je déjà si vieux au point de ne plus supporter une nuit hors de mon lit ?
Bella me rejoignit, l'air triste.
- Mon pauvre Amour, c'est vraiment pas ta journée ! T'as mal au dos et je crame ton petit-dejeuner...
Je relevais son visage vers le mien.
- Peut-être, mais tu es là, alors c'est pas totalement râté !
Elle se détendit et m'embrassa furtivement. Je me levais.
- Mon père m'a donné des cachets contre le mal de dos. Je vais les prendre et aller m'allonger.
- Tu es sûr ? Tu ne veux pas que j'appelle Carlisle qu'il vienne te voir ?
- J'irai le voir lundi si ça n'est pas passé !
- Va prendre ton cachet et t'allonger. Je vais essayer de récupérer ton petit-dej' et après je viendrai te masser...
La proposition me tentait diablement.
Je me dirigeais vers la salle de bain, extirpa la boite de médicaments qui se trouvait sous une autre boite, elle-même sous une autre... La pharmacie entière menaça de s'écrouler mais je refermais la porte à temps. L'ordre et moi, ça avait toujours fait deux ! Je retournais à la cuisine pour prendre un verre d'eau et avaler le petit comprimé.
- Tu as pris ton médicament ? demanda Bella, bienveillante affairée autour de toasts.
- Oui, mais si j'étais toi, je n'ouvrirais pas la pharma dans la salle de bains avant... au moins deux siècles !
- T'as encore foutu
le bordel dedans ?
- Moi ?! Alors là... Oui !
Je souriais de toutes mes dents.
- Va t'allonger avant que je te retasse les vertèbres avec la louche !
Je riais en rejoignant la chambre. Je m'allongeais de tout mon long. J'étais bien mieux comme ça ! J'attendais impatiemment le retour de ma Bella près de moi, cette même Bella qui m'avait promis un petit massage...
