OUfff… Bon je sais, je sais je devais poster plus vite. C'est pas sympa de vous faire attendre mais pour ma défense on m'a traîné de force faire du shoping, et je suis vannée. J'ai cru comprendre que ce petit moment 'fluff' avait plu… Il n'est pas tout à fait terminé, alors j'espère que vous vous ne vous lassez pas. Comme ce chapitre est un peu plus long que les précedents (et qu'une fois de plus j'ai des obligations familiales), il est possible que je ne poste pas avant lundi... Pas taper !
La chanson de MOby est une fois de plus en accord avec le texte – étonnant non ? - je pense qu'elle vous plaiera.

A Ilai, Manon, ewilan : Merci ! Pas d'inquiétude je ne suis pas encore arrivée au bout de mon stock de guimauve…

A Piruleta : Moi aussi j'ai salivé en écrivant ce passage… Même si il fait beaucoup trop chaud pour allumer un feu ! Encore de la bouffe dans sa chapitre.. tu va croire que je ne pense qu'à ça ! lol. C'est pas vrai. Je pense…aux épi de ce soir, à George Clooney et …aux chamallows.
PS : espérons que tu auras moins de mal avec cette chanson. lol

A sarashpard : OK. Merci et bonnes vacances (j'éspère que tu les mettra à profit pour nous écrire un nouveau chapitre !)

A Li-Zoo : Bienvenue ! Et merci…

A harrysteph : Ce n'est pas encore la tempête, mais tu as raison des nuages noirs se profileront à l'horizon du chapitre 23. Pour le moment, je leur laisse un peu de répit.

A Clewilan : Bonnes vacances si tu n'es pas encore partie ; alors… profite bien de la neige et ne te casse rien ! J'attendrai tes reviews de pieds fermes même si tu as deux bras dans le plâtre ! lol


CHAPITRE 21 : Où il faut se séparer…

-Where You End- Moby

La deuxième journée avait été aussi idyllique que la première. Booth les avait emmené près de la rivière…Bien sûr, elle était gelée mais on devinait sans problème ce qu'elle devait être en été : un paradis ombragé et frais. Loin de tout. Ensuite ils avaient réalisé une famille de bonhommes de neige ; une balade qui s'était rapidement transformée en leçon de science naturelle : Bones dissertait. Parker buvait ses paroles et Booth riait. D'ailleurs Booth rit beaucoup durant ce séjour. Et comme cette euphorie était contagieuse, l'anthropologue s'était surprise à redouter de devoir rentrer sur Washington. Et puis il avait fallut éteindre la cheminée, refermer le cabanon en faisant la promesse de revenir –même si Brennan se doutait que c'était sans doute sa première et dernière visite – et monter en voiture. Seeley avait déployé des trésors d'imagination pour détendre l'ambiance morose, si bien que l'habitacle de la voiture résonnait encore d'éclats joyeux lorsqu'ils atteignirent l'appartement de Booth.

« Booth… »Commença Temperance, un peu gênée. « Vous avez oublié de me redéposez chez moi… » Elle prononça ces derniers mots à contrecoeur. Elle n'avait pas vraiment envie de rentrer, de retrouver son appartement froid et désert où elle n'avait même pas de télé pour animer les lieux. L'anthropologue avait passé un excellent week-end. A dire vrai, c'était la première fois depuis longtemps qu'elle n'était pas allée travailler deux jours consécutifs. D'habitude elle s'ennuyait tellement chez elle qu'elle préférait aller au Jeffersionan.

« Je n'ai pas oublié.

- Pardon ? » La voix de Booth coupa ses réflexions. « Je n'ai pas oublié de vous redéposer, c'était intentionnel ;

- Vous voulez que je rentre à pied ?

- Qui parle de rentrer chez vous ? ON va dîner, hein Parker ? Qu'en penses tu ? Le dr Bones mange avec nous ? » Le petit secoua ses boucles blondes, affirmativement. « Tu vas voir, Papa il fait super bien à manger ! » L'ex ranger se tourna vers sa collègue, un sourire charmeur plaqué sur le visage. « Je fais 'super bien' la cuisine…vous ne voudriez pas louper ça, n'est ce pas ? »

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« Merci Booth…c'était très bon. » Temperance repoussa ses couverts et soupira de bien être. Le dîner était en effet délicieux, Seeley s'était surpassé –bien aidé par son fils qu'il avait fallu empêcher de mettre du chocolat dans les lasagnes, la salade et le fromage- et tous les trois avaient mangé tranquillement, au chaud dans la cuisine douillette pendant que dehors la neige continuait de tomber. La jeune femme se tourna vers Parker qui s'était endormi, la tête sur son bras. « Il a l'air épuisé…
- Ça a été une sacrée journée pour lui. Je vais aller le mettre au lit, vous m'attendez cinq minutes ? Ce ne sera pas long. » Elle acquiesça. Booth souleva son fils de sa chaise, et le cala confortablement au creux de son épaule. Le garçonnet grogna un peu. « Je suis…pas faaatigwé » Dit il en baillant largement. Les adultes sourirent, avec indulgence. « C'est l'heure, mon grand. Le marchand de sable est déjà passé depuis longtemps. » Murmura son père, en lui déposant un baiser sur la joue. Temperance les regarda quitter la pièce, et regretta de ne pas avoir eu d'appareil photo.

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« Je te laisse la lumière Parker ? » Les yeux pleins de sommeil, l'enfant fit signe que oui. « Fais de beaux rêves, chéri. » Il embrassa son fils et allait sortir de la chambre lorsque la petite voix fatiguée le retint. « Papa ?

- Oui ?

- C'est ton amoureuse, le Dr Bones ? » Troublé, Seeley ne savait pas quoi répondre. Il se racla la gorge. « Euh…c'est une amie.

- En tout cas, moi je la trouve bien jolie. » Murmura le petit. « Et gentille. » Booth se mit à rire doucement. « Moi aussi, bonhomme. Moi aussi. Allez, il faut dormir maintenant ;

- Papa ?

- Oui Parker ?

- Tu peux lui dire de venir me souhaiter bonne nuit ?

- Promis. A demain mon grand. » Un peu décontenancé par la conversation avec son fils, Booth rejoignit la cuisine en silence. Temperance était là –debout devant l'évier. Elle portait une chemise blanche, d'homme trop grande pour elle qu'il lui avait prêtée pour remplacer ses vêtements trempés par la neige. La chemise avait glissé, découvrant son épaule dénudée. La jeune femme avait aussi revêtue un jean que Tessa –où une autre – avait du oublier ici un jour. Et elle était pieds nus. Tout à l'heure, il lui avait bien proposé une de ses paires de chaussettes mais Bones s'était contenté de rire, en secouant la tête. Là dans la lumière du néon, elle avait quelque chose de surnaturel. Et-il devait l'avouer- d'extrêmement sensuel. Brennan était probablement la seule femme de sa connaissance qui pouvait avoir l'air sexy dans une chemise trop grande, et pieds nus. « Bones ? Qu'est ce que vous faites ?

- La vaisselle.

- Vous n'avez pas besoin de faire ça.

- C'est la moindre des choses…Eyyy ! » Il venait de lui retirer le plat de lasagnes des mains, l'éclaboussant copieusement au passage. Elle lui renvoya une grande gerbe d'eau, histoire de ne pas être en reste. « Je suis capable de faire la vaisselle.

- Je sais. Mais Parker veut que vous alliez lui souhaiter bonne nuit … » L'étonnement se peignit sur le visage de sa collègue.

« Moi ?

- Vous connaissez un autre 'Dr Bones' ?

- Mais…pourquoi ?

- Vous avez fait forte impression sur lui. » Elle restait plantée là, les mains encore pleines de liquide vaisselle et le regard inquiet. « Qu'est ce qu'il y a Bones ?

- Je ne sais pas comment faire.

- Allez simplement lui dire bonne nuit. Rien qui ne soit au dessus de vos compétences. Sa chambre est au bout du couloir… »

Temperance entra prudemment dans la petite chambre, peinte en bleu et blanc. Des posters d'animaux sauvages ornaient les murs et un circuit de voitures, traînait dans un coin. Parker l'attendait les yeux grands ouverts –le même regard noir et profond que son père, songea-t-elle brièvement. Au tour de lui, il y avait une véritable collection d'animaux en peluches de tous les genres et toutes les couleurs.

« Salut Parker…chuchota-t-elle, en s'asseyant maladroitement au bord du petit lit. Tu ne dors pas encore ? » Il secoua la tête. « Je voulais te dire bonne nuit, d'abord…

- Oh. Et bien…bonne nuit. Fais de beaux rêves. » L'enfant acquiesça pensivement, comme si il attendait autre chose. « Qu'y a –t-il Parker ?

- Tu l'aimes mon papa ? » La jeune femme tressaillit, puis se reprit. « Beaucoup. C'est quelqu'un de très bien, ton père. Tu peux en être fier. » Dit elle avec un sourire sincère. « Ferme les yeux maintenant. Il est tard.

- Papa il t'aime beaucoup, articula Parker avant de sombrer dans le sommeil. Et moi aussi » Les larmes aux yeux, Temperance se pencha pour caresser les boucles blondes. « Je t'aime beaucoup, également Parker » Quand elle rejoignit la cuisine, Booth était devant l'évier. A la place qu'elle avait quitté quelques minutes plus tôt. Il frottait les casseroles, d'un air distrait. 'Papa, il t'aime beaucoup' la voix fluette ne cessait de tourner dans sa tête. Qu'est ce que Booth avait raconté a son fils ? Est-ce que cela voulait dire que…Non. Ce n'était pas possible. Ils étaient justes collègues. Juste. Collègues.

« Seeley ?

- Ah ! Vous revoilà ! Il ne vous a pas mangé, finalement. La taquina-t-il ; Elle lui fit une moue vexée. « Il est très éveillé.

-Je sais, se rengorgea l'agent du FBI. Ce n'est pas mon fils pour rien, n'est ce pas ? Vous voulez un café ?

- Non, merci. Je vais rentrer maintenant.

- Comme vous voulez. Je vous appelle un taxi.

- Non…non, je vais marcher un peu.

- Par ce temps et de nuit ? Ce n'est pas très prudent. Je vous aurais raccompagnée en temps normal mais… »il lança un regard vers la chambre de son fils. « Je ne peux pas le laisser seul.

- Je sais. Pas de problème…Je peux rentrer à pied, ce n'est pas si loin. » Tout en parlant elle enfilait ses chaussures, et ramassait ses vêtements mouillés. Il lui prit doucement le menton, la forçant à le regarder. « Est-ce que quelque chose ne va pas ?

- Quoi ? Oh non…je..ca va.

- J'ai dit ou fait quelque chose qui…

- Non, non. Je suis…juste fatiguée. » Le regard noir la scannait avec intensité. « C'est sur ?

- Certain. C'était un week end magnifique, Seeley. Vraiment. Merci pour tout. » Elle se hissa sur la pointe des pieds pour lui déposer un baiser sur la joue. Booth sentit ses cheveux encore humides l'effleurer, la chaleur de son corps tout contre lui et la douceur de ses lèvres. Il aurait voulu que ce moment ne se termine jamais. Mais Temperance s'écartait déjà, et avant qu'il n'ait eu le temps de réagir elle avait refermé la porte derrière elle. Doucement sans un bruit.