Bonjour ! Chapitre 21, aujourd'hui !

Avertissement: Rien ne m'appartient, je ne fais que traduire l'histoire originale. L'univers de Sherlock et ses personnages appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle et à la BBC.

Notes de quantum221b :

Je me suis dit que nous pourrions passer à quelque chose de plus tranquille après l'intensité du chapitre précédent ! Et je me suis également dit que j'avais gagné le droit de me faire un peu plaisir :)

Merci à tous ceux qui soutiennent cette histoire- les kudos, les bookmarks et vos chaleureux commentaires. À l'avenir, je ne sais pas si préférerai relire cette histoire ou vos commentaires pleins de réflexions...

Enjoy :)


Culmination
Chapitre 21

« Dépêche-toi, John. »

La voix de Sherlock était impatiente, agité comme il l'était sur le tabouret.

« Encore combien de temps vas-tu mettre ?
- Encore juste deux minutes », répondit John.

Il était presque amusé. C'était comme ausculter un enfant à la clinique. Il appuya doucement sur le pansement pour assurer l'adhésion de toute la bande puis recula pour inspecter une nouvelle fois le dos de Sherlock.

« La période d'incubation de ce spécimen est déterminante. Je n'ai pas deux minutes, se plaignit Sherlock.
- Un-hun... ce n'est plus très long... », murmura distraitement John.

Ses mains posèrent le dernier pansement. Son regard de médecin scanna le reste de peau pâle visible, un dégradé de rouge... des ombres bleu profond, d'autres plus violacées ou jaunes, quelques traces écarlates proéminentes. Cinq coupures nécessitaient encore d'être bandées. Merci Seigneur, aucune infection. Celle-ci aurait peut-être eu besoin de points de suture ? Mais il n'était pas en état de me laisser faire, à ce moment là...

« Voilà. C'est fini. »

Il se plia pour ramasser la chemise de Sherlock, l'aida à l'enfiler. Sherlock souffrait encore, lorsqu'il bougeait, ses dents grinçaient chaque fois qu'il contractait ses muscles dorsaux.

Sherlock attrapa son bras tandis qu'il allait se pencher à nouveau pour ramasser l'emballage des pansements. Il l'attira à lui et planta un baiser fantôme sur la tempe de John.

« Merci, John », chuchota-t-il doucement.

Puis il se détourna et retourna dans la cuisine, dédié à son microscope et ses boîtes de Pétri. Il s'assit, droit comme un piquet, les mains occupées à manipuler les lames et les valets. Tout était prêt pour reprendre son expérience là où il l'avait laissée.

John finit par recueillir les déchets, souriant. Il fit un détour par la salle de bain pour ranger les gazes restantes. De retour dans la cuisine, il fit un rapide bilan du contenu du réfrigérateur... dîner, dîner... que faire... il reste du fromage de chèvre et du pain foccacia que Madame Hudson nous a ramené hier. Peut-être un sauté de champignon au beurre et à l'ail... Il commença à siffler sans s'en apercevoir.

Les yeux de Sherlock s'arrachèrent de son microscope lorsqu'il l'entendit chantonner. Il l'observa brièvement, s'autorisant un rapide sourire avant de rendosser son masque neutre.


John nettoyait les assiettes vides tandis que Sherlock s'installait dans le salon, fouillant dans la pile de papiers qui encombrait la table basse.

« Je vais prendre une douche, Sherlock », l'apostropha-t-il en entrant dans la salle de bain.

Sifflotant toujours, il ouvrit le robinet d'eau. Il repensa à ces derniers jours. Quatre jours s'étaient écoulés depuis cette nuit. Il se sentait revivre, conscient, heureux. C'est fantastique, songea-t-il en savourant le jet brûlant sur sa peau. La mousse du savon, l'odeur du shampooing. C'était comme si le chaos dans sa tête s'était enfin tu, comme une féroce tempête enfin calmée... Sauf qu'il n'y avait aucun dégâts à nettoyer après le passage de l'ouragan : son Dom avait tout pris.

Il se sentait heureux. Une joie exubérante, sereine et complète. Pas une joie à cause de quelque chose. Juste une joie, une béatitude. Sans raison ni sens. Un existence apaisée. C'était si loin de tout ce qu'il avait éprouvé toute sa vie et il en profitait avec une fascination jubilatoire.

En se brossant les dents, il pensa... besoin de lui demander pour la clinique... ce qu'il en pense. Peu importe ce qu'il décidera...

Il enfila son pyjama et sortit en s'essuyant les cheveux. Sherlock était assis dans son fauteuil, ses pupilles acérées scrutant l'écran de son ordinateur. John attendit, se contentant de le contempler. Si foutrement beau... chaque partie de lui est la définition de la perfection... comment puis-je être si chanceux...

Sherlock leva le regard, les sourcils curieusement haussés.

John inspira profondément en s'approchant et tomba sans effort sur ses genoux, comme si c'était naturel. L'expression de Sherlock s'adoucit.

« Qu'y a-t-il ?
- Julia revient au travail demain. »

Le ton de John était direct, sans détour.

« Je pourrais continuer de travail à la clinique ou chercher un autre emploi. Que veux-tu que je fasse ?
- Que veux-tu faire ? »

La voix de Sherlock laissait entendre une véritable soif de connaître ses envies.

John se renfrogna et commença à marmonner tout haut :

« C'est une bonne personne, une amie sincère. Et travailler avec elle me plaît... Ce qu'il s'est passé entre nous... Je suis passé à autre chose, cela n'a jamais rien voulu dire. Et j'aime travailler là-bas, l'équipe, les patients. Alors si tu es d'accord, j'aimerais y rester.
- Bien. Alors c'est décidé. »

John acquiesça.

Il se leva et leur prépara deux chocolats chauds. Il posa la tasse de Sherlock sur la table basse. Apportant son ordinateur sur ses genoux, il s'assit au sol, son épaule frôlant la cuisse de Sherlock. Il alluma le laptop.

« Tu n'as pas besoin de t'asseoir ici, John, fit remarquer Sherlock.
- Je sais. J'en ai juste envie », répondit John en ouvrant sa boîte mail.

Ils restèrent ainsi, travaillant silencieusement et sirotant leurs boissons.

Plusieurs minutes plus tard, la main de Sherlock caressa doucement les cheveux de John, son autre main toujours occupée sur le clavier de son propre ordinateur. John s'appuya contre le toucher, empli d'un sentiment de paix et de contentement.


John lavait sa tasse de thé dans l'évier de la salle de repos quand la porte s'ouvrit et que Julia tempêta à l'intérieur. Elle s'arrêta net en voyant John.

« Oh, John... J'ignorais que tu travaillais aujourd'hui », sourit-elle nerveusement.

Ses yeux scrutaient anxieusement le visage de John qui lui sourit en retour.

« Hey, Julia. Bon retour. Comment étaient tes vacances ? »

Julia se détendit légèrement.

« C'était fabuleux ! »

Elle sortit une tasse d'un placard et se versa un café noir. Elle ouvrit le réfrigérateur à la recherche de lait. John l'observa silencieusement, débattant intérieurement entre laisser les choses en l'état et s'y jeter tête la première. Elle est adorable... je ne lui souhaite que du bien... Mais ouais, rien... Je n'éprouve aucune attirance... Mon esprit, mon cœur est empli... empli de Sherlock, Sherlock, Sherlock... Quelle est la valeur d'un verre d'eau quand l'on s'est immergé dans l'océan... Putain, je deviens poétique !

Finalement, Julia croisa ses yeux. Elle inspira profondément.

« J'étais... eh bien, pour honnête, j'étais un peu inquiète à propos de... tu sais... bosser ensemble... je veux dire. »

John haussa naturellement les épaules.

« Je sais. Mais comme tu l'as dit, les choses ne seront pas bizarres si nous ne les laissons pas le devenir. »

Elle lui offrit un sourire rassuré.

« Ouais... Ouais... Je veux dire, c'était un bon coup. Et j'en avais besoin. Mais franchement, je ne cherchais pas quelque chose de sérieux. »

John tapota son épaule.

« Moi non plus. »

Elle se mordit les lèvres en tripotant son téléphone.

« En fait, j'ai peut-être rencontré quelqu'un. Veux-tu voir une photo ?
- J'adorerais. »


John regarda sa montre tout en gardant un œil distrait sur Sherlock. Dix-sept heures trente.

Je ferais mieux de partir maintenant... je dois tout organiser... putain, il est tellement fatigué. Cette foutue affaire n'en finissait pas depuis une semaine... Je voulais marquer le coup, mais il est exténué... il n'a pas dormi depuis quatre jours... Chinois ou indien ? Sans importance... m'y autorisera-t-il ? Il ne me reste plus qu'à lui demander...

L'affaire était finalement bouclée. Lestrade avait appelé et supplié John de venir. Sherlock faisait sa diva et refusait de remplir les formulaires. Il était grinçant, un vrai gosse.

John lutta pour garder un visage impassible. L'amour et la dévotion dans son cœur bouillaient, semblable à une théière qui sifflait sur le feu. Regardez-le... un mètre quatre-vingt de pure tentation... de perfection... Comment un seul homme peut-il être aussi sexy... pourquoi suis-je si chanceux... quel bâtard chanceux tu fais, Watson... S'il m'appelait, je serais heureux de le rejoindre à genoux, ici, devant tous ces gens, devant le monde entier... je le crierais à pleins poumons... j'appartiens à cet homme... Merde, je dois y aller... il en aura encore pour au moins deux heures...


« C'est parfait, Madame Hudson », rayonna John.

Il déplia la lourde nappe blanche et observa son gracieux tombé sur la table. Il inspira et se tourna vers la petite femme aux yeux doux.

« Je veux que ce soit parfait, vous savez ? J'ai parlé à Monsieur Rashid, le patron du Goût d'Inde. Il prépare son Butter Chicken spécial et le Biryani dont raffole Sherlock. Je pense que le Chiraz que j'ai acheté s'accordera très bien avec cela. »

Madame Hudson sourit en voyant John jubiler, excité comme une puce. Une vague de tendresse la submergea. Il est heureux... et mon Sherlock est heureux... Je prie pour que tout se déroule sans accroc, à partir de maintenant...

Tout haut, elle dit :

« Il doit me rester des bougies quelque part. Voulez-vous que je les cherche ? »


Sherlock s'arrêta net en entrant dans le 221B, scannant la scène du regard.

L'appartement était impeccable. Tout était à sa place.

« John ? », appela-t-il en enlevant son manteau et ses chaussures.

John sortit de la cuisine, essuyant ses mains avec un chiffon. Il souriait.

« Tu es rentré. »

Il tendit la main pour attraper l'avant-bras de Sherlock, l'attirant dans la salle de bain. Les yeux de Sherlock se plissèrent en passant à côté de la cuisine. La table était recouverte d'une magnifique nappe, des bougies brûlaient, l'argenterie était sortie.

John le regarda avec espoir.

« S'il te plaît... j'ai prévu quelque chose. Peux-tu essayer de ne rien déduire ? Juste... prends une douche et ensuite, dîne avec moi ? »

Les prunelles de Sherlock s'adoucirent, observant le visage empressé de John.

« D'accord », accepta-t-il.

Puis il entra dans la salle de bain

« Ta serviette et ton pyjama sont déjà à l'intérieur », indiqua John en fermant la porte.

Vingt minutes plus tard, Sherlock rejoignit la cuisine. Les couverts étaient dressés, les bougies bien positionnées, le vin servi dans les flûtes, la nourriture fumante dans les assiettes. Il était quelque peu déconcerté mais prit malgré tout son siège

« En quel honneur, John ? », demanda-t-il doucement.

John inspira profondément et sourit.

« Je te le dirai après le dîner. Pour le moment, savoure simplement le repas et le vin. »

Il se munit de sa fourchette et de son couteau.

« Raconte-moi plutôt, que s'est-il passé après que je sois parti ? »

Sherlock le regarda un long moment. Un sourire se fraya lentement un chemin sur ses traits.

« D'accord. »


Le dîner était un succès.

Sherlock savoura cette fabuleuse nourriture indienne tant que les plats étaient chauds. Le vin s'accordait parfaitement avec les autres saveurs. Il commençait à se sentir légèrement pompette et satisfait. La nourriture, le vin, la fatigue, la privation de sommeil semblèrent tous l'assaillir d'un coup. La collision était imminente, le lit l'appelait.

John tira Sherlock pour qu'il s'installe dans son fauteuil.

Il s'agenouilla devant son Dom et le mira de ses yeux emplis d'amour, d'espoir.

Sherlock inclina la tête, essayant de déduire ce que John préparait.

« Qu'y a-t-il, John ? »

John s'humecta les lèvres. Il agita vaguement la main en direction de la cuisine.

« Sherlock, aujourd'hui est mon anniversaire, sourit-il. Je voulais que ce soit spécial... alors ouais, j'ai prévu le dîner... J'avais imaginé quelque chose d'un peu plus classe, mais puisque nous avons été occupés avec l'enquête... »

Sherlock parut déstabilisé. Il bafouilla presque :

« Oh... John, je suis désolé, je ne savais pas... Je... »

John secoua la tête et le coupa :

« Oh non, NON, Sherlock... Je ne voulais pas dire... Je ne m'attendais à ce que tu t'en souviennes. Je sais que tu considères ce genre de choses comme étant sans importance. »

Il inspira profondément... Fait chier, je devrais juste prendre mon courage à deux mains et lui demander... si sa réponse est non, alors ce sera non... j'ai juste à l'accepter...

« En fait, il y a quelque chose que j'aimerais te demander. Un cadeau d'anniversaire, si tu veux. »

Sherlock sourit chaudement et attira John plus près. Plaçant ses doigts sous son menton, il leva son visage et le scanna.

« Demande, mon amour. Tout ce qu'il est en mon pouvoir de te donner. »

La tête de John reposa tendrement sur l'avant-bras de Sherlock.

« Je souhaiterais, juste pour quelques minutes, avoir le droit de te toucher. Sherlock, je veux te toucher, t'embrasser... J'en ai rêvé, fantasmé... Tu pourras m'arrêter à n'importe quel moment. Juste pour quelques minutes. Juste pour ce soir. S'il te plaît ? »

La réponse de Sherlock fut spontanée, aimante.

« Est-ce tout ? D'accord, John. »

Le sourire de John était radieux lorsqu'il tira Sherlock sur ses pieds et le guida à la chambre.

Sherlock gloussa indulgemment en réaction à la précipitation de John qui lui arracha presque son t-shirt.

Les doigts de John étaient fantomatiques sur son dos.

« Tu n'as plus mal, n'est-ce pas ? »

Sherlock secoua le chef.

« Je t'ai dit que la souffrance se résorberait en quelques jours. »

Il lui enleva son pantalon de pyjama, son sous-vêtement.

John l'allongea sur le lit, mu d'une excitation enfantine, celle d'un souhait sur le point de se réaliser.

À la surprise de Sherlock, John s'assit à ses pieds, silencieux.

Après quelques secondes, il mira Sherlock.

« Je veux que tu saches que je t'aime. Que pour moi, il n'y a rien de plus beau au monde que toi. J'aime chaque part de toi. Ton corps, ton impossible cerveau, ton âme. »

Il ramassa lentement ses pieds, embrassa chaque orteil.

« J'aime tes pieds. J'aime la grâce de leur voûte... »

Il plaça une paume chaude sous les talons et engloutit chaque gros orteil dans sa bouche, les suça, de cette même manière qu'il avait sucé le sexe de Sherlock tant de fois.

« J'aime les voir gigoter quand tu t'allonges pour réfléchir. Est-ce un geste inconscient ou te rends-tu compte que tu le fais ? », songea-t-il à voix haute.

Il remonta, embrassa les mollets gainés, le muscle subtil mais fort des cuisses... comme celles d'un coureur ou d'un cycliste.

« J'aime tes cuisses. J'aime le son qu'elles font quand elles frappent les miennes, lorsque tu me prends, lorsque tu plonges en moi. »

Il enfouit son visage dans le creux de l'aine de Sherlock, frotta sa joue contre la peau douce. Sa voix était étouffée :

« J'adore absolument cette partie de toi. J'aime cette peau délicate et translucide ici, je peux même voir les fines veines bleues à la surface. J'aime que ce soit si près de ton pénis. Quand tu es nu et excité... c'est comme une combinaison de vulnérabilité et de puissance. »

Les yeux de Sherlock guettaient paresseusement les actions de John, il se sentait déjà satisfait et contenté. Il était presque en érection. Les mots de John semblaient réveiller quelque chose dans son âme et excitaient son corps. Une part de lui voulait ordonner à son Sub de le sucer jusqu'à l'orgasme, pousser entre ses lèvres et combler son plaisir. Mais il resta tranquille et écouta, savoura la langoureuse vénération qui suintait des paroles de John, de son regard adulateur, de ses mains révérencieuses.

John le fit doucement rouler jusqu'à ce que Sherlock soit allongé sur le ventre.

Ses mains chaudes pétrirent la chair de ses fesses.

« Tes fesses... sont... Merde, Sherlock. C'est une œuvre d'art d'un érotisme décadent. J'en aurais presque envie d'être un connard de poète... J'aime comme elles se contractent et ondulent quand tu coulisses en moi. J'aime la manière dont elles se gainent quand tu vas encore plus profond et que tu m'emplis de ta semence. »

Sherlock soupira, mouvant ses hanches pour frictionner son érection contre le matelas. Les mots de John évoquaient des images lubriques dans sa tête. Continue... Dis m'en plus, John...

John massa ses épaules, le bas de son dos, moula ses doigts dans le creux des reins, initiant de longs cercles alanguis. Sherlock grogna de plaisir.

Il embrassa avec dévotion chaque reliquat de cicatrice laissé par la cravache.

« Une part de moi veut que ces marques ne disparaissent jamais. Car à mes yeux, elles sont le témoignage tangible de la gloire de mon Dom. »

Sherlock ferma les yeux et soupira.

John le fit à nouveau se tourner, régalant ses yeux de ce torse, ce ventre plat. Ses lèvres précautionneuses embrassèrent la cicatrice laissée par la chirurgie pour enlever la balle que Mary y avait plantée.

« Je méprise ce que tu as dû traverser... mais je me sens également reconnaissant. Car sans ceci, nous n'en serions pas là... »

Il leva ses pupilles pour rencontrer celles de Sherlock, son doux sourire d'acceptation.

Il remonta, frottant son visage contre la peau douce du ventre puis encore plus haut. Il lécha chaque mamelon jusqu'à ce qu'ils s'érigent. Il suça et lécha, peignant de longues traînées invisibles avec sa langue. Sherlock s'arqua pour se rapprocher des lèvres de John, gémissant doucement de délice, tenant gentiment le crâne de John dans sa paume.

Il se décala pour embrasser les bras de Sherlock.

« J'aime tes bras, les sensations que me procure leur étreinte... forts, protecteurs, tendres... Je passerai ma vie à me rendre digne d'être dans tes bras, Sherlock. Et j'espère que tu m'enlaceras quand je mourrai, que je pourrai te contempler... un jour. »

Sherlock l'attira plus près, s'emparant amoureusement de sa bouche.

« Et puisse ce jour être lointain. »

John ramassa ses poignets, embrassa leur finesse, enfouit son visage dans ses paumes.

« Je pourrais passer des heures à parler de tes mains. Ce qu'elles signifient pour moi... la délicatesse de tes poignets, tes longs doigts... Tes mains sur mon corps, qui me touchent avec possessivité... parfois douces, parfois brutes... Elles m'offrent du plaisir, de la douleur et tout ce qu'il y a au milieu... »

Il passa ses doigts dans le cou sans fin, sentit le pouls régulier contre sa pulpe.

« J'aime le dessin de tes clavicules... j'aime l'odeur de ton cou... »

Il monta encore, déposant de doux baisers adorateurs. Sa voix était feutrée, comme s'il priait :

« Ton visage... tes lèvres... un vrai tour de magie, Sherlock. »

Son pouce esquissa l'arête du nez de Sherlock, il embrassa ses pommettes, les paupières diaphanes...

« Je t'aime, tout de toi... », murmura-t-il tout bas.

Sherlock sourit.

Puis il redescendit et finalement, finalement referma son poing autour de l'érection de fer, aussi belle que l'homme lui-même. Il s'émerveilla encore du privilège d'être autorisé à le toucher. Il lécha le pourtour du gland, la fente. Ses doigts cajolaient les testicules fermes et rondes. Il lécha et suça. Si parfait. Si foutrement magnifique.

Sherlock leva les hanches, les yeux clos de plaisir, pris par la sensation de la bouche chaude de John autour de lui. Il gémit, sans se retenir, et regarda John essayer bravement de prendre autant de sa longueur qu'il le pouvait. La main de Sherlock se posa doucement sur son omoplate, l'encourageant sans le pousser.

Lentement, presque à regret, John laissa le sexe sortir de sa bouche avec un pop. Ses lèvres bougèrent pour aspirer chaque testicule et les faire rouler.

« John... », grogna tout haut Sherlock, enivré.

John les abandonna et descendit encore plus lentement, léchant une ligne des testicules de Sherlock au début de ses fesses. Okay, maintenant... me laissera-t-il faire ?

Sherlock se pétrifia.

John continua à lécher gentiment, incapable d'aller plus loin dans sa raie, mais il lécha le périnée, le bombé de ses fesses. Il y frotta son nez et l'embrassa, comme s'il était une friandise de premier choix. Ses yeux étaient baissés, soumis, ses mains bien sages sur ses côtés.

Sherlock inspira profondément et leva légèrement la tête pour l'observer, provoquant son double menton. Comme aimanté par ce regard intense, John rencontra les yeux de son Dom. Il n'y avait aucune insistance dans ses prunelles, rien qu'une prière muette.

« John ? »

La voix de Sherlock était rauque, interrogative.

John inclina la tête en supplique, articula le chuchotis d'un pèlerin :

« Comme tu veux, Sherlock. »

La crâne de Sherlock retomba contre l'oreiller, pensif.

John attendit patiemment.

Finalement, il lui accorda un bref acquiescement.

« Okay. »

John opina.

« Tu peux m'arrêter quand tu veux. »

Il attrapa un coussin.

« Lève. »

Il cala l'oreiller sous les fesses de Sherlock.

Sherlock se mordit les lèvres, se sentant submergé par la vulnérabilité et l'exposition. Ses yeux dardèrent les environs, luttant contre ses propres démons. Puis il rencontra le regard suppliant de cette petite silhouette à ses pieds qui embrassait à nouveau ses talons.

Il se rallongea, les yeux clos. C'est ton anniversaire, John... Je vais te donner cela... Calme-toi, Sherlock. C'est John, ton Soumis... Tu détiens TOUT le pouvoir, même dans cette situation... Ses mains s'immobilisèrent le long de son corps, les doigts encore à moitié recourbés mais les paumes vers le ciel pour simuler l'apaisement.

Ses paupières s'ouvrirent lorsqu'il sentit les doigts de John se lier aux siens, une poigne légère, sans exigence.

De son autre main, John tira une fesse et plongea sa tête. Sa langue s'insinua et lécha la raie, attentif à rester léger. Sherlock pressa sa main puis la lâcha, esquissa un signe du menton quand John l'interrogea des yeux. John écarta davantage les deux fesses. Il vit pour la première fois l'entrée rosée de Sherlock, contractée, attendant inconsciemment l'attaque. Putain de merde... Son érection négligée pulsa et dégoulina tandis qu'il s'accordait quelques secondes supplémentaires pour l'observer. Seigneur, Sherlock... putain...

Un coup de langue expérimental autour de son anus.

« John... »

Le gémissement échappa à Sherlock. Ses yeux s'écarquillèrent en réaction à cette nouvelle sensation. Son bassin sursauta, quittant le coussin. John remonta pour embrasser la peau du périnée, les cuisses de Sherlock. Il patienta jusqu'à ce que son Dom se ressaisisse et que son corps se détende.

Il embrassa le pourtour de l'entrée attrayante. Sa respiration était chaude, moite contre l'épiderme de Sherlock. Gentiment, il recommença à lécher, la langue bien à plat. Son sexe se rappelait à son bon souvenir, le besoin de se toucher, de trouver une sorte de friction devenait de plus en plus intense. Sa langue ondulait, goûtait, léchait. Il alternait entre utiliser sa langue pour lécher et ses lèvres pour embrasser.

« Oh, John... »

Sherlock gémissait doucement, écartant davantage les jambes.

Il commença à lécher directement l'anneau serré de son anus.

« PUTAIN... John... »

La main de Sherlock descendit pour empoigner son sexe.

« Tellement bon... »

Et ses jambes s'écartèrent encore.

John se sentait enivré, drogué de plaire autant à son Dom. Sa langue lapa fiévreusement. Il salivait et léchait sans fin.

La main de Sherlock se fit plus rapide. Ses hanches suivaient le mouvement, désormais. De haut en bas... et de haut en bas... Il dirigeait la langue de John là où il la voulait.

« Tellement bon... John... plus... s'il te plaît, plus. »

Sa voix était engourdie.

Les mains de John étaient chaudes quand elles vinrent écarter plus encore les cuisses de Sherlock et qu'elles poussèrent sans être exigeantes. Sherlock comprit l'indication et leva les jambes, les pliant sur sa poitrine, exposé et totalement accessible à cette langue vicieuse, à ces lèvres humides. John léchait, suçait et embrassait. La réticence première de Sherlock était oubliée, évincée par le plaisir que lui envoyait l'amas de terminaisons nerveuses autour de son orifice. Sa main le masturbait avec énergie, même lorsque ses hanches menaient la danse. Des gémissement étouffés, de délicieuses petites demandes s'échappaient de sa bouche. Son entrée convulsait et frémissait. John lapait et formait de petits tourbillons avec sa langue, répandant allègrement sa salive. La tête de Sherlock était jetée en arrière, prise par l'extase. Il sentait l'exaltation parcourir son membre, emprisonner ses testicules. Sa main se faisait de plus en plus rapide sur sa longue hampe.

« Oh... John... tellement bon... tellement bon... n'arrête pas... »

Sa voix était rendue rauque par l'excitation.

John se demandait s'il pouvait jouir avec seulement ceci. Le plaisir évident que prenait Sherlock gonflait exponentiellement et se déversait magiquement en John. Ses bourses étaient lourdes, prises de fourmis. Son sexe pendait entre ses jambes tandis qu'il dégustait son Dom, attentif à ne jamais le pénétrer de sa langue, à simplement lécher et sucer.

La main de Sherlock faisait un carnage sur son vît de pierre, proche de la fin. Son autre main se cramponna aux cheveux de John et poussa son visage entre ses cuisses.

« Oh... Oh, John... PUTAIN... JOHN... JOHN... », cria-t-il.

Il éjacula d'épaisses traînées de sperme chaud d'un blanc perle sur son ventre et son torse. John s'éloigna de ses fesses pour nettoyer de sa langue la semence de son Dom. Il voulait tout, voulait tout ce que Sherlock lui donnait. Oui... oui... OUIOUIOUI... Putain, oui... putain de merde, il m'a laissé faire... Son cœur tambourinait de joie, la joie d'avoir mis son Dom, d'avoir mis Sherlock dans cet état. Il avala avec fierté les dernières gouttes de délivrance. Les yeux épuisés et rassasiés de Sherlock observaient John qui savourait le foutre étalé sur sa poitrine avant d'engloutir son pénis ramolli et de le suçoter pour ne rien perdre. Il gloussa doucement une fois son souffle revenu.

Une fois propre, John posa sa joue contre son sexe drainé et humide. Il le respirait, pantelait. Son cœur battait à cent à l'heure comme s'il avait eu un orgasme.

Il sentit les doigts diligents de Sherlock peigner ses cheveux.

« Masturbe-toi, John. Je n'ai plus d'énergie. »

John secoua la tête.

« C'est sans importance. »

Le ton de Sherlock était sec :

« Ce n'était pas une suggestion. Jouis et viens te coucher. J'ai peur de ne pas pouvoir rester éveillé plus longtemps. »

John attrapa son pénis, se masturba en inhalant le parfum de son Dom, grognant de plaisir et de soulagement. Toute sa concentration était tournée vers les ongles de Sherlock qui grattaient délicatement son cuir chevelu.

Quand il eut fini, Sherlock le tira plus haut dans le lit et le lova contre lui. Il enfouit son visage dans la gorge de John et succomba finalement à un sommeil satisfait et exténué.


La brise nocturne était glacée, le trafic ralenti par l'heure tardive tandis que Sherlock et John marchaient depuis Baker Street pour rejoindre Angelo's.

Le manteau de Sherlock virevoltait à chaque pas. Il écoutait John parler de leurs enquêtes, son travail, le menton obligeamment incliné vers lui, commentant sporadiquement. Ils se promenaient tranquillement, esquivant les rues bondées de piétons, s'éloignant l'un de l'autre pour laisser les autres passants poursuivre leur route.

Il y eut une accalmie dans la discussion. Et John sentit soudainement un bras propriétaire autour de sa taille qui le tirait plus près. Il leva des yeux écarquillés tandis que leurs démarches s'accordaient. Ma poitrine peut-elle exploser, est-ce possible ?... Je pense qu'elle pourrait... Il m'étreint... en public... La respiration de John bégaya et sa tête trouva naturellement un appui contre l'épaule de Sherlock. Il s'emmitoufla dans la chaleur de Sherlock.

Angelo les observa en deux fois lorsqu'il remarqua le bras de Sherlock autour de la taille de John puis rayonna, s'émerveilla. Il se précipita pour les accueillir, faisant de grands gestes à son personnel de salle et éructant des instructions en italien. Il les guida à une table en coin.

Il leur apporta les menus et s'attarda un peu plus longtemps à leur table pour leur parler du plat du jour.

Puis il repartit encore, pour revenir quelques minutes plus tard seulement, espionnant ostensiblement John comme pour l'inviter à nier quoi que ce soit.

Il posa une chandelle entre eux.


John posa ses couverts, soupirant de satisfaction, le ventre rempli de la merveilleuse cuisine d'Angelo. Il s'appuya contre le dossier de sa chaise.

« Sherlock, puis-je te demander quelque chose ? »

Sherlock sirota une gorgée de vin et acquiesça.

« Tu m'as expliqué tant de choses, cette nuit-là. À propos de la vérité qui est caché et imperceptible. À propos de cette distorsion provoquée par mon cycle de pensées. J'y ai réfléchi. Beaucoup. »

Sherlock leva des yeux approbateurs.

« C'est pour cela que j'étais aussi immergé dans ma propre ''brume'', comme tu l'as appelée, que j'étais incapable de voir les choses clairement, objectivement ? »

Sherlock se pencha en avant, pliant ses coudes sur la table.

« John, pour tout voir clairement, deux choses sont nécessaires. La première est la distance. La capacité de se distancer d'une émotion ou une situation donnée et d'analyser les choses sous tous les angles. La seconde est une vision claire. Car si ta vision est défaillante, ta perception sera défaillante. Et tes actions seront défaillantes. Tu as appris énormément de choses, cette nuit-là. Accorde-toi du temps. Contemple. Tu verras que ce que je dis est vrai. »

John imita sa position, les coudes sur la table, désireux d'écouter, d'apprendre.

Les traits de Sherlock étaient joyeux, animsé... comme lorsqu'il parle de l'une de ses enquêtes, songea John.

« Quand tu commenceras à penser de cette manière, John... quand ton esprit sera baigné par la lumière de la compréhension... »

Sherlock secoua la tête.

« Pourquoi... Il sera impossible de revenir en arrière, de s'aveugler à nouveau comme tu l'es encore partiellement. Ce serait comme consentir à quitter le sublime pour rejoindre l'absurde. Ton esprit lui-même se rebellerait contre cette retraite. »

John y réfléchit, déstabilisé. Sherlock attendit patiemment.

« Tu as dit que c'était ce qu'était supposé m'apporter la Soumission. Et c'est vrai. J'ai expérimenté cette clarté. En fait, je pense encore clairement. Et je ne veux jamais redevenir comme j'étais. »

Sherlock sourit.

« La Soumission amène la paix, John. Quand tu seras totalement soumis, tu connaîtras cette paix permanente. Je te l'ai dit à de multiples reprises, ce n'est pas à propos du sexe. Nous profiterons des joies du sexe, bien sûr. Nous nous en délecterons, assurément. Mais ce n'est pas à propos du sexe. »

John fronça les sourcils.

« Ne suis-je pas totalement soumis, maintenant ? »

Le sourire de Sherlock était affectueux, rassurant.

« Tu t'en approches. Tu as lâché prise, et tu continues de lâcher prise. Mais non. »

Il agita vaguement la main.

« Tu ne l'es pas encore. Pas complètement.
- Qu'ai-je besoin d'apprendre d'autre ? »

La voix de John était curieuse, sans être exigeante.

« Réfléchis, John. Que t'ai-je dit qu'était la Soumission ? », le poussa Sherlock.

John ferma les yeux et se remémora. Quand il parla, ses yeux restèrent clos, concentré sur les mots de Sherlock qu'il répétait :

« Quand tu t'agenouilles sans le moindre sursaut d'ego, sans la plus infime trace d'auto-préservation. »

Sherlock gloussa doucement, content.

« Exactement. »

Les paupières de John s'ouvrirent.

« Encore deux autres tests... plus que deux obstacles à franchir, John.
- Je te rendrai fier, Sherlock. »

John était déterminé.

« Je n'en doute pas, mon amour. »

Son pouce caressa l'auriculaire de John. Une caresse taquine. De l'autre main, il leva son verre de vain pour siroter une autre lampée.

« Depuis le temps que tu me connais, pourquoi ne m'en as-tu jamais parlé ? »

Sherlock resta silencieux un moment. Finalement, il soupira :

« Car tu n'es jamais venu me voir vide. Tu étais plein... plein de tes propres idées, tes préjugés, tes idéaux préconçus et nocifs. Même le meilleur des professeurs ne peut pas remplir un vase déjà plein. »

Le restaurant était désert, maintenant.

Ils étaient assis dans leur coin, éclairés par la lumière de la chandelle. La majeure partie du personnel avait fini son service. Angelo était hors de vue, prêt à garder le restaurant ouvert toute la nuit si nécessaire, juste pour que ses deux clients préférés puissent passer une nuit tranquille ensemble.

La voix de Sherlock était calme, comme s'il pensait tout haut :

« Regarde autour de toi, John. Toute la palette des émotions humaines, de l'expérience humaine ne tient qu'à deux variables. Le désir et la peur. Le désir d'atteindre ce que tu n'as pas, ce qui, selon toi, t'apportera le bonheur, l'épanouissement. Et la peur... la peur de perdre ce que tu as. Seulement deux choses. »

Il leva deux doigts en l'air pour appuyer ses propos.

John le fixa... Sherlock, illuminé par la lueur de la bougie. Tout en angles et en pommettes. Les ombres sur son visage qui bougeaient en même temps que lui. Ses yeux brillants, rêveurs, le balancement de ses boucles lorsqu'il parlait. Ses lèvres humides qui luisaient, sa peau crémeuse et sans défaut. Si foutrement magnifique... Je pourrais le contempler pendant des heures... Il s'obligea à se concentrer sur leur discussion.

« Tu peux le remarquer à travers tes propres expériences. Tout autre sentiment peut être rattaché à ces deux-là. Les humains désirent quelque chose -n'importe quoi et accomplissent des actions qui pourraient éventuellement les y conduire- ce désir peut être l'amour, la richesse, la connaissance, la célébrité, la vengeance, la religion, Dieu... Et une fois qu'ils ont accompli ce désir, ils ont peur de le perdre. Alors ils accomplissent des actions pour s'accrocher à ce qu'ils ont, le protéger, ou des actions qui font fleurir cette peur, cette insécurité. Nous avons donc, en termes pratiques, des compagnies d'assurance, des lois. La peur mène à l'insécurité, l'insécurité mène à protéger ce que l'on a ou à nous énerver quand ce que l'on a ou veut est menacé d'une quelconque manière. »

Il secoua les mains.

« Naissent le crime, la passion, la rage... TOUT découle du désir et de la peur... chaque fichu sentiment. Réfléchis-y, John. »

Il prit une autre gorgée de vin, l'intimité chaleureuse déliant sa langue, l'intérêt évident de John embrasant le philosophe en lui. Il fit délicatement tourbillonner sa boisson dans son verre.

« Le jeu de la vie est de vivre en exploitant ton intellect rationnel, de t'écarter de la peur, des désirs et d'essayer de voir le tout. De reconnaître qu'aussi bien le désir que la peur sont transitoires, éphémères, sans aucune base de réalité, changeant de jour en jour au gré des circonstances, de nos émotions. »

Il se pencha en avant et tapota son doigt sur la main de John.

« Le jeu est gagné le jour où tu te poses cette question... Veux-tu être esclave de l'éphémère ou veux-tu t'élever vers la vérité en toi ? »

Ils parlèrent et débattirent un long moment, leurs corps aimantés l'un vers l'autre, frôlant leurs doigts et leurs genoux, perdus dans leur propre monde.


Sherlock était allongé dans le canapé, les mains jointes sous son menton. Il observait John qui s'agitait, se préparait à partir travailler. John se tenait devant le long miroir, au-dessus de la cheminée, et ajustait ses vêtements, ses cheveux. Il se pencha pour attacher ses lacets. Il se redressa et passa ses doigts dans ses cheveux, inclinant la tête dans un sens puis dans un autre pour se scruter sous toutes les coutures. Il fredonnait tout bas, paisible, chez lui.

La langue de Sherlock passa sur sa lèvre supérieure, le regard posé sur ces fesses moulées de jean qu'il avait appris à bien connaître, le tressautement subtil des muscles du dos vêtu d'une chemise rouge à manches longues.

Il remonta à quelques mois plus tôt, quand John s'était tenu à cet emplacement exact, appuyé contre la cheminée, attendant que Sherlock le touche. Le tremblement de ses cuisses, l'arc de son dos, les battements frénétiques de son cœur, un mélange tentateur de besoin et de peur... mais il n'était que mon ami, à l'époque... aujourd'hui, il est MIEN... mon Soumis... Je peux l'avoir et l'utiliser quand je veux, de la manière que je veux... et je VEUX...

Le Dom s'éveilla.

Douze jours sont passés, depuis cette nuit... et plus encore depuis la dernière fois que je l'ai possédé... John est heureux et, pour la première fois, c'est une joie immaculée, indépendante de toute peur et de tout désir... beaucoup de choses ont été accomplies... je peux céder...

John partit dans la cuisine. Sherlock palpa sa semi-érection à travers son pantalon de pyjama, les yeux assombris par l'excitation qui montait.

Il se leva avec grâce et le suivit dans la cuisine.

John fouillait dans un placard du haut lorsqu'il entendit les pas de Sherlock. Avant qu'il ne puisse se tourner, Sherlock était juste derrière lui. Tout près. Son torse recouvrait le dos de John, sa verge proéminente urgemment pressée contre ses lombaires.

Le cœur de John rata un battement puis commença à tambouriner. OhMonDieuOhMonDieu... oui, oui, s'il te plaît... Sherlock ne l'avait pas touché avec des intentions sexuelles depuis si longtemps. Il n'avait pas senti cette longueur impressionnante en lui, le remplissant, depuis si longtemps. Il avait été incapable de se masturber. Chaque fois qu'il se sentait excité et que sa main dérivait vers son sexe, l'image du dos lacéré de Sherlock et l'angoisse dans ses yeux quand il s'était empalé sur John revenaient, tuant toute once d'excitation. Il avait été patient et avait attendu, conscient que Sherlock le prendrait quand il irait mieux et qu'il serait prêt. Il avait été si patient...

Des doigts fantômes caressèrent sa nuque tandis que Sherlock murmurait, la voix grave, décadente :

« À quelle heure rentreras-tu, ce soir ? »

Il glissa ses mains autour du buste de John et pinça un mamelon.

« J'ai prévu quelque chose.
- Je devrais être à la maison pour dix-neuf heures, parvint-il à croasser.
- Hmm... »

Puis les mains de Sherlock chutèrent à ses flancs.

« Je ne serai là qu'à vingt-et-une heures. Prends une douche et tiens-toi prêt. Je vais te faire mal, ce soir. »

Il se pencha pour téter la gorge de John, taquinant l'épiderme sensible de ses dents sans défaut.

« Je vais te montrer comment la douleur peut apporter du plaisir. »

John sentit une goutte de liquide pré-séminal lui échapper et tacher l'avant de son jean. La proximité de Sherlock et cette voix « je-vais-te-baiser » envoyaient des vagues d'excitation dans son corps. Il était comme électrifié. Putaindebordeldeputaindemerde...

Le Dom ronronna de plaisir en se délectant d'un frisson qui le parcourut. Une paume pressa l'érection de John, ses lèvres douces grignotèrent la courbe sous l'oreille de John.

« Je vais te marquer... te baiser jusqu'à ce que tu ne puisses plus t'asseoir. T'utiliser pour mon plaisir. »

Il lécha cette zone érogène, juste derrière le lobe. Son timbre était rauque d'excitation.

« Je veux dévorer mon Sub, ce soir, John. »

John déglutit, le cœur galopant de joie, d'excitation. Il acquiesça.


Chapitre 22 le mercredi 6 février !

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