HELLOOOOOO !

VACANCES ! :D

Piscine, film, Florence Foresti et badminton voilà notre première journée ensemble !

Bonne lecture !

PS : Merci aux reviewsers !


Chapitre 21

« Elle a dit oui ! me saute dessus Dan.

- Je te l'avais bien dit ! je lui souris.

- T'es la meilleure ! il m'enlace brusquement, un sourire lui dévorant le visage, t'as eu raison de dire qu'il fallait lui demander tôt avant qu'elle soit inondée de demandes !

- Tu me diras comme ça c'est passé d'accord ? je fais aussi excitée qu'une puce à l'idée que Dan et Lexie puissent sortir ensemble.

- Bien sûr Coatch, il mime le garde à vous.

- Lexie adore les caramels, la téquila, j'énumère, elle est allergique aux fleurs donc si t'achète quelque chose faut éviter ça ! Et surtout fait la rire !

- Bien chef !

- Dan ! l'apostrophe une voix –Charles-. Tu viens ?

- J'arrive ! il me claque une bise sur la joue et s'en va une joie indéfinissable logée dans ses yeux chocolat. Bonnes vacances Tina ! »

Je lance un regard froid à Charles qui fait de même avant de tourner les talons, suivi par Malicia qui m'adresse un signe discret de la main auquel je réponds. Je me dirige vers mon compartiment, souhaitant bonnes vacances à Vanessa qui lève à peine vers moi ses grands yeux bruns fatigués. Moi-même en revanche je rayonne de santé, mes cernes ont disparus et je mange à ma guise des montages de friandises et profite de chaque copieux repas des Elfes de Maison. Je n'ai pas vu les semaines filées, malgré la destitution de mes fonctions, et ai redécouvert le plaisir de la paresse. J'ai passé des après-midis entières à papoter avec Caro et Mi, à jouer aux échecs avec Jonathan et Malicia, à pourchasser Matt et Dan qui m'ont volé mes sucreries et à entraîner les pompom-girls –qui depuis notre victoire aux jeux sont plus soudées-. Je n'ai pas cédé à Daisy et ai tout fait pour l'éviter ce qui fait qu'elle n'a pu mettre aucune de ses menaces à exécutions. Du moins pour le moment.

« Le train entre en gare ! »

Je me précipite à la fenêtre et aperçois mon père dans la foule. Je lui adresse de grands signes auquel il répond avec empressement. Quelques minutes plus tard, Caro a foncé rejoindre son grand frère et sa mère après nos embrassades, Amina est interpelée par une petite fille de quatre ans qui tend les mains vers elle, nichée contre le ventre d'une femme enceinte et souriante. Je me précipite à mon tour vers mon père. Non sans avoir envoyé les baisers à Lexie et agité ma main dans la direction de Jon. Papa attrape ma valise.

« Devine qui est à la maison ? demande-t-il, malicieux. Et a tenu à m'accompagner avec sa voiture rouge à poids noirs ?

- C'est…, j'écarquille les yeux de plaisirs.

- Tatie Folie ! rugit une voix. »

La seconde suivante mon nez rencontre une chevelure bleue turquoise et mes joues sont recouvertes d'un rouge criard. Des « ma puce, ma chérie, mon ange, mon trésor, mon amour » encombrent mes oreilles et je rends son étreinte en riant à ma tante Patricia, surnommée Tatie Folie par la petite fille de trois que j'étais et qui trouvait son rire et ses cheveux complètements fous.

« Tu es rentrée de la Martinique ?je demande une fois que je peux respirer normalement.

- C'est ton anniversaire ma chérie, je n'allais pas manquer les dix-huit ans de ma nièce préférée !

- Ton unique surtout !

- Tu vas voir ! J'ai organisé des vacances comme tu n'en as jamais eu ! s'excite-t-elle en battant des mains, arborant des ongles longs et d'une rose vif.

- Je dois prendre peur ? je chuchote à mon père.

- Elle a rien voulu me dire, c'est pas de très bon augure, répond-t-il.

- Pourquoi tu klaxonnes après ma voiture, abruti ! gueule soudain ma tante alors qu'on arrive sur le parking.

- T'es garée sur la voie pétasse ! s'énerve un homme dans sa BMW. Magne ton cul !

- On parle poliment à une dame, s'écrit Tatie Folie.

- Ça fait dix minutes que je poirote à cause de vous !

- Je vous emmerde ! réplique-t-elle alors que mon père et moi restons consternés, elle nous lance alors dans un grand éclat de voix, ces anglais je vous jure ! Je comprends pourquoi je préfère ma Martinique natale !

- Tu es née en Angleterre, je fais remarquer.

- Pas dans mon cœur mon amour, elle me fait un clin d'œil entendu. »

OoOo

« Tu bois trop Patricia, fait ma mère d'un air agacée du troisième verre de téquila de ma tante.

- Ma chère sœur, réplique-t-elle en un sourire, c'est pas quand je serais morte que je pourrais profiter des petits plaisirs de la vie !

- Comme tu veux, hausse des épaules maman. C'est ta vie.

- Et elle est bien plus excitante que la tienne, rétorque la tante toujours à moitié en train de rire, si tu laissais ta fille prendre un désert au lieu de rendre les menus ? Elle a de la marge avant de craquer son pantalon !

- Je ne te demande aucun conseil sur l'éducation d'Eglantina, fait froidement ma mère alors que je me tasse sur mon fauteuil, le ventre gargouillant. Merci !

- Allez ma chérie, choisi, l'ignore tatie Folie en me souriant. Faut pas prendre exemple sur elle sinon tu finiras coincée du cul et vieille à trente ans !

- Patricia ! s'écrit ma mère avec hargne.

- Tiramisu ! je commande au serveur avant de me glisser sur la terrasse, mon désert à la main. »

Je porte la première cuillère à ma bouche et une explosion de saveur me fait monter au ciel. Je ferme les yeux pour savourer le mélange délicieux du mascarpone et des fruits. La crème et la liqueur me font frissonner de haut en bas tandis que je souffle de béatement. Par Merlin ce que c'est bon… Pas besoin d'aller en Italie pour goûter à un véritable bijou de pâtisserie. Le Bella Note qui gère aussi le golf en contrebas et qui arbore une terrasse offrant une superbe vue sur le parcours de golf, fait les meilleurs Tiramisu de toute l'Angleterre ! Je dévore consciencieusement le gâteau, savourant chaque cuillère et raclant le fond de l'assiette avec un soupir d'abandon.

« Encore en train de t'empiffrer ? rit une voix qui me fait me retourner brusquement.

- Tu me connais ! je rétorque à mon meilleur ami avant d'arquer un sourcil, qu'est-ce que tu fais là ? Si tu viens pour le resto, prend le Tiramisu ! C'est un pur régale, ça fait vibrer ton palais en un…

- Tinaaaaa ! Te voilàààà ! bondit Caro. Elle est là Mi ! »

Je reste un instant comme deux ronds de flan. Arrive vers moi Amina tout souriante et amusée de ma tête, suivie par un Dan et une Malicia, un Charles qui semble faire la gueule. Et j'aperçois soudain Jonathan qui semble se demander où est-ce qu'il a atterri, à ses côtés, Lexie derrière ses lunettes Chanel toise d'un œil critique les tenues des riches douanières qui sirote un martini vodka. Et suit la silhouette reconnaissable d'Archi. Face à cette arrivée remarquée et remarquable je manque de m'étouffer avec ma bouchée de Tiramisu. Matt me tapote gentiment le dos tandis que je tousse à m'en déchirer les poumons.

« Qu'est-ce que vous fichez là ? je demande la voix éteinte.

- Ta tante nous a invité à venir jouer au golf ! répond Caro avant de lancer un regard dans la direction de Charles et Lex, si j'avais su…

- Et moi donc ! rétorque Lexie en faisant la moue avant de claquer deux bises sur les joues. On y va ?

- Allez-y ! s'exclame ma tante à l'autre bout de la pièce –faisant se retourner les clients et pincer les lèvres de ma mère-. On vous rejoint toute à l'heure !

Nous sortons du restaurant non sans que je soit passé prendre quelques douceurs au bar. Du coin de l'œil j'observe le groupe explosif que nous formons, ma tante n'a pas tout sa tête c'est sûr…

« C'est quoi tout ça ? demande Jon en voyant mon air satisfait et le sachet.

- Des provisions ! »

Parce que le Golf, c'est plombant !

OoOo

Qu'est ce que je suis venue faire dans cette galère, par Merlin ? Je grogne et marmonne des injures dans ma barbe qui font froncer les sourcils d'Archi droit et arborant une tenue de golf qui lui sied impeccablement. Je déteste le golf. Tout d'abord c'est quoi ce grand truc en métal pas commode à tenir ? Et ils ne pourraient pas faire une balle plus grosse ? J'aperçois de loin Caro et Lexie qui ont eu la bonne idée de s'entendre pour me laisser galérer avec le club et aller faire bronzette sur la pelouse ce qui fait rager Monsieur Parx, le gérant, qui n'ose pas les engueuler car maman est une de leurs meilleures clientes. Plus loin Matt et Dan me font de grands sourires moqueurs parce que j'ai aucune coordination dans mes mouvements, ils sirotent leurs bières en compagnie de Charles qui drague la serveuse. Je leurs lance des regards suppliant qui les font rire. Vive l'amitié ! Je peux même pas compter sur Jon et Malicia qui font bande à part puisque dans la même équipe. Bizarrement ils ont décliné l'offre de se mettre dans la même équipe que moi… Je les comprends en même temps … sans moi ils ont toutes leurs chances de gagner ! Ça doit bien faire cinq fois que je rate mon coup, cette fichu balle n'ayant pas voulu aller plus loin qu'un mètre. Néanmoins Archi reste d'une patience infinie, m'encourage en m'inondant de compliments sur ma grâce –ou graisse ?- et mon maintien de reine – mon allure d'autruche il veut plutôt dire non ?-. Licia ne semble pas trop y prêter attention mais ça a l'air d'agacer profondément Jon. Moi-même je trouve ça lourd et horriblement gênant. La couleur de mes joues doit être proche de celle d'un coquelicot. Et plus il me compliment sur mes longs doigts ou mon sourire, plus je rougis, plus je suis gênée et plus je loupe cette putain de balle.

J'en ai marre !

« Vous ne tenez pas le manche correctement Eglantina, me corrige-t-il avec douceur.

- ça doit être ça ! je fais de mauvaise foi –c'est plutôt mon incapacité à me mouvoir correctement oui ! -.

- Tenez, fait-il en passant son bras sur le mien ce qui me fait bondir, je vous montre.

- C'est bon ! le coupe Jon la mâchoire serrée, c'est à nous de jouer.

- Il lui reste encore un coup ! défend Archi.

- Je crois pas que ça serve à grand-chose, j'appui Jon que je reçois comme un sauveur.

- A mon tour ! s'enflamme Malicia après m'avoir tapoté l'épaule. »

Elle se poste à ma place et nous fait la démonstration d'une coordination parfaite des membres et d'un impeccable mouvement circulaire du bassin. Ya des gens doués. Je soupire et Jon retient un sourire. Je lui donne un coup dans les côtes pour faire taire son rire. Archi regarde avec attention la classe de Malicia qui se fait applaudir par ses amis nonchalamment étendus dans les chaises longues de la terrasse, un cocktail à la main. Mais… Attendez deux secondes… La blonde et la rousse là… C'est quand même pas… Non ! Je rêve là ! Caroline et Lexie sont en train de se bidonner l'une contre l'autre de MA prestation ! Ah ben quand ça les arrange ces deux là –notamment pour se foutre de ma gueule !- elles deviennent les meilleures amies du monde ! Je peste quelques mots bien sentis. Par Merlin ! J'en ai marre !

« Tina c'est quoi ces cloques ? demande Jon en désignant mes mains crispées de honte sur le manche de mon club.

- Par Merlin, je m'écris en portant mon pouce à la hauteur de mon œil, des ampoules !

- Je vous l'avais bien dit ma chère qu'il ne pas tenir trop fort le manche mais juste le poser contre sa paume, fait Arti en attrapant ma main avec douceur, Tout est dans le mouvement pas dans la poigne. Ma pauvre… Voulez-vous que l'on rentre soigner cela ?

- Je pense qu'elle va survire, grince Jon.

- Rentrons ! je m'exclame avec une joie non-dissimulée. J'ai faim en plus !

- Et tes pâtisseries ?

- Ben euh…, mon ventre émet un gargouillement tandis que je rougis en souriant avec gène.

- Tu veux pas essayer le dernier Tina ? me demande gentiment Malicia, il très facile.

- Euuuh, je jette un coup d'œil au club et la balle –vade retro satanas !-.

- Un dernier ! Un dernier ! Un dernier ! scandent Matt et Dan pliés en deux. Tiiina ! Tiiina ! Tiiina ! »

Je les hais.

« Tenez, votre club Eglantina, souffle en souriant Archibald.

- Merci Archi, je grince en l'empoignant comme une poile à frire. Rien qu'un dernier ! »

La seconde suivante, la balle décrit une trajectoire pas du tout calculé. Je pousse un gémissement d'horreur alors qu'un éclat de rire secoue les gens derrière moi. Archi pose sa main sur mon épaule. Plouf.

« Je crains très chère qu'il ne soit tombé dans l'eau.

- Faut y aller, je murmure.

- Hélas. Je vous propose mon aide… ?

- Laisse tomber, je grogne alors que Jon et Malicia refrènent leurs fou-rires. »

De colère je balance le club dans l'herbe. Mais ce con revient ! Pour me sauter à la gorge –papaaaaaaaaaa !- et se percuter contre ma figure. Je pousse un hurlement strident alors que mon nez éclate pour déverser un flot de sang sur ma bouche. Trente-six chandelles apparaissent devant mes yeux alors que mes jambes se dérobent sous moi.

OoOo

« Ne t'inquiète pas ma puce, on ne voit plus rien ! me rassure tatie Folie.

- Heureusement, je marmonne en fixant tout de même mon reflet dans le miroir. »

Mon nez a effectivement retrouvé sa taille normale, grâce aux petits soins de ma tante et à l'énorme bandage qui a recouvert mon nez pendant quatre jours. Ça m'a donné une excuse pour relire Emma de Jane Austen tout en mâchonnant des caramels achetés par tatie pour me consoler de ma convalescence.

« C'est tout de même très étrange de se blesser avec un club… J'avais encore jamais vu ça ! répète-elle pour la centième fois en cinq jours. »

Je l'ignore pour pincer les lèvres face à mon reflet. Ce décolté est outrageusement provoquant ! Je rougis, ce qui ne fait de différence car ma robe ressemble beaucoup à une tomate. Mais attention, une tomate très élaborée ! Avec des vagues de partout, des nœuds et de la soie. Une tomate achetée chez Orient Flowers ! Et qui me plait pas du tout d'ailleurs… je suis bien trop voyante… Espérons que Lexie ait acheté une robe encore plus flash ! Elle devrait d'ailleurs pas tarder à arriver, j'espère qu'elle n'a pas oublié que ce soir ma tante a organisé ma « fête » d'anniversaire conjugué à –ô joie ô bonheur- un ralley. –Comprendre par là quinze mille invités dont je ne connais pas mes trois quart ! Et la plupart étant venue pour rencontrer leurs futurs époux-. Mais ça lui fait tellement plaisir de s'occuper de moi que je n'ai pas le cœur à montrer mon manque d'entrain. Tatie Folie est vêtue d'une robe grise qui aurait pu être discrète si la forme tenait un peu moins de celles des robes robotiques de la vieille idole de la pop Lady Gaga.

« Ma fée tu es prêtes ? Tes amis sont arrivés, fait mon père en passant sa tête dans ma chambre.

- J'arrive ! je rentre dans mes escarpins rouges qui manquent de me donner le vertige –je vais me tordre la cheville avant longtemps-. »

Je descends les escaliers avec appréhension, m'accrochant à ma tante qui agite sa main en direction de Lexie. Quand est-ce qu'elles ont sympathisé ? Bah de toute façon depuis le fou-rire conjoint de Lex' et Caro je n'essaye plus de comprendre les sentiments des gens. D'ailleurs une question m'intrigue, comment ma tante a-t-elle su qui était mes amis ? Je lui pose la question alors que je compte les marches qui me séparent de ma délivrance.

« J'ai trifouillé dans tes lettres pour ton père et noté toutes les personnes que tu semblais apprécier, fait-elle. Ingénieux n'est-ce pas ?

- Et la violation de l'intimité ? je la taquine.

- Ya belle lurette que je ne respecte plus ce genre de règle ma chérie ! La vie en est bien plus amusante !

- Tu es très belle ma fée, me complimente mon père en m'embrassant la joue avant de me glisser à l'oreille, une vraie princesse !

- Sans prince, je fais avec humour.

- C'est beau l'indépendance des femmes tu ne trouves pas ? sourit-il. Et puis peut-être que Cendrillon va rencontrer son prince à la fête ce soir…

- Cette pleureuse ? je ris, non elle le mérite pas ! »

J'entre dans la grande salle de notre maison, aménagée pour l'occasion en une pièce de réception de bon goût –maman a du y mettre son grain de sel-. Ma mère en parfaite hôtesse, passe d'invité en invité avec élégance et beauté. Elle ne me lance aucun regard, comme si je n'étais plus digne de son attention depuis ma chute du haut de hiérarchie à Poudlard. Je me mords ma lèvre et goûte à la saveur cerise de mon rouge à lèvre. Je sens les regards sur moi et rougis violemment. Mal à l'aise et avec les chevilles tremblantes et bancales, je n'ose pas faire un pas sans aide. Heureusement, Matt apparaît enfin tout sourire, accompagné de sa sœur Mary qui arbore une moue ennuyée. Il m'intime à regarder sur la gauche et je manque de m'étouffer. Isabella ! Qu'est ce qu'elle fout là ?

« Patricia m'a invité ! Plus de fous plus on rit n'est-ce pas ? fait suavement la blonde.

- Isa, quelle agréable surprise, fait mielleusement Lexie qui arrive, semblant très énervée.

- Ça ne gène pas n'est-ce pas ? demande Isabella faussement gênée.

- Pas du tout voyons, je grince.

- Tant mieux alors ! rit-elle. »

Lexie a des yeux qui lancent des éclairs, elle me complimente rapidement sur ma tenue et se dirige d'un pas rageur vers bar. Qu'est-ce qu'il lui arrive ? Je m'apprête à la rejoindre lorsque qu'un bras m'attrape en m'entraîne loin de Matt. Il me lance un sourire encourageant avant de partir en direction de Dan et Charles. Plus loin, Caro semble traîner Jonathan sur la piste de danse tandis qu'Amina s'étouffe de rire avec sa flûte de champagne. Je lève les yeux et constate que c'est Archi qui me traîne vers les invités et nous présente, un bras autour de ma taille. Je tente de me dégager mais il fait semblant de ne pas se rendre compte de mes efforts pour retirer sa main de ma hanche. Chaussée de ces trop hautes chaussures, je suis dans l'incapacité la plus totale de fuir. Je suis extrêmement mal à l'aise et ne supporte pas les regards condescendants et complices des invités.

« Allons danser ! je propose sans équivoque.

- Très bien ma chère, me répond Archi en souriant, veuillez nous excuser Adélaïde.

- Ça suffit, je siffle alors qu'il m'entraîne dans la danse avec aisance.

- De quoi donc ? fait-il, vraisemblablement étonné.

- Mais de… de ça enfin ! je marmonne, je suis désolée Archi mais quoi qu'est pu sous-entendre ma mère je ne serais pas ton épouse. Je… Je veux me marier par amour et… je ne t'aime pas. Pas comme il le faudrait pour que j'accepte un jour les projets de nos parents.

- Vraiment ? s'exclame-t-il toujours en souriant.

- Je suis vraiment désolée de détruire tous tes…

- Ne le sois surtout pas ! soupire-t-il avec soulagement, je partage tout à fait ton point de vue !

- Comme ça ? je fais ahurie.

- Mes parents m'ont ordonné de te faire la cour sinon ils me coupaient les vivres, explique Archi, je l'ai fait mais dans l'espoir que tu me repousses et me rendes libre !

- Vraiment, un sourire se dessine sur ma bouche. Alors tout ça c'était pour de faux ?

- Absolument tout, de la vraie comédie ! assure-t-il, je suis déjà amoureux de quelqu'un ! »

Libérée, j'éclate de rire et de soulagement et l'abandonne sur la piste sans plus de discours. Ma mère me fusille du regard et Archi lance un regard amoureux à un garçon blond qui lui sourit. Maman a les lèvres pincées mais, comme toute la salle, elle vient de comprendre que les projets de grand mariage, de belle maison avec voitures modernes et trois enfants blonds et studieux, se sont envolés. Qu'elle ne m'imposera pas sa volonté. Que même si je la supplie du regard de m'accorder sa tendresse, je ne plierais pas pour sacrifier ma vie. Je suis libre ! Libre ! Forte de cette indépendance je me dis qu'il faut fêter ça ! Un canapé au saumon me parait être tout indiqué !

« Encore en train de manger ? m'apostrophe Malicia très mignonne dans sa robe.

- Tu devrais goûter ! Le traiteur fait des miracles avec des petits riens, je lui réponds la bouche pleine.

- Ah bon ? elle mord avant de s'illuminer par le goût savoureux des canapés. Effectivement !

- Licia, je demande soudain, tu sais quand tu nous as dit que tu aimais une fille et que c'était sans espoir… ?

- Oui, murmure-t-il légèrement renfrognée.

- Ce serait pas de Lexie qu'il s'agit ?

- Qu… Quoi ? elle écarquille les yeux avant d'éclater de rire, non ! Pas du tout !

- Ah bon, je croyais, je rougis avant de glisser mes yeux dans la foule de gens, tu sais pas où elle est notre rousse internationale ?

- Aucune idée ! »

Ça, c'est bizarre.


*en plein dans un choix crutial pour notre scéance film de ce soir* bisouuuus et reviews ? :)