Yoshta !
Salut tout le monde ! Coup de bol, j'ai eue plus de temps libre cette semaine, alors profitons-en ! Nouveau chapitre tant attendu !
J'ai aussi changé entièrement mon prologue, que je trouvais plus que moyens, n'hésitez pas à aller jeter un coup d'œil !
Que va-t-il se passer entre Naruto et Sasuke ?
Je vous laisse la surprise et retourne bosser !
Bonne lecture à tous !
Chapitre 20 : « Partons »
P.O.V Naruto :
Fait chier ! Il m'a frappé fort ce bâtard ! Dans mon subconscient, je me massai la mâchoire avec un rictus. Kurama quand à lui, remuait dans tous les sens, les oreilles baissées.
« Gamin, on va devoir partir plus tôt que prévu... fit-il dune voix grave en montrant ses lourdes canines.
- Hein ? Comment ça « plus tôt » ? »
Il soupira en s'asseyant, toujours grondant.
« D'après Son, il y aurait des ninjas suspects un peu partout autour de Suna et de Kiri. Si on veut ne pas avoir de problèmes pour ton entraînement, on va devoir partir aujourd'hui. Gobi s'est fait attaqué hier, il est légèrement blessé. Et Bee vient d'être attaqué par des ninjas du son, mais il les a renvoyé paître avant de s'enfuir vers nous.
- Quoi ?! M'écriais-je.
- Chômei est déjà en route, me répondit-il d'une voix calme mais tremblante par moments. Mais les mouvements des ninjas m'inquiètent, on va devoir aller dans un endroit secret...»
Me re-mémorisant le biju à sept queues, je compris pourquoi il pouvait venir sans trop se faire remarquer. D'abord parce qu'il volait toujours très haut, et ensuite parce qu'il allait très vite. Je baissais les yeux tristement en retournant dans le monde réel, où Sauke venait de se tourner vers Ba-chan, d'un air surprit.
- Qu'avez-vous dit ?
Tsunade-baba fit la moue en froissant inconsciemment sa tunique. Je l'ignorais et tournais les yeux vers l'ouest pour constater que le scarabée bleu volait frénétiquement vers moi. Je me relevais sans rien dire. Il était préférable que je ne dise rien, mais...
- On ne peut pas retenir Naruto, répéta-t-elle.
Surpris, je sursautais en la fixant.
- Les Bijus ont toujours été très spéciaux, et très dangereux. Mais alors qu'ils peuvent maintenant nous réduire à néant sans aucune difficulté, ils ne font rien. C'est même grâce à eux si Naruto et Bee sont toujours en vie.
Je restais muet alors que tous se retournèrent vers moi. Pour une fois, je n'avais pas très envie de partir, mais j'étais obligé. Une fuite de Konoha avait dû prévenir les autres pays que l'attaque de la brume était due à Kurama, et maintenant, ils en voulaient aux bijus, et à moi... Je croisais les bras en fronçant les sourcils. Je m'en fichais bien de ce qu'elle pouvait dire, dans cinq minutes, je ne serais plus là. Je fermais lentement les yeux avant de les rouvrir en direction de Chômei. Tsunade suivit mon regard et se crispa en sentant le chakra particulier s'approcher.
- Un Biju ! s'écria-t-elle.
Tous se tournèrent vers l'ouest avec un sursaut. Mon impassibilité les laissa perplexe.
- C'est Nanabi, fis-je pour leur faire comprendre l'importance du visiteur car ils ne connaissent pas encore bien tout leur nom. On dirait qu'il vient me chercher, ajoutais-je.
- Te chercher ?! s'écria Sasuke.
Je serrais les poings en me relevant.
- Un imprévu... murmurais-je entre mes dents. Mais ce n'est pas plus mal. Ils savent mieux que quiconque le fonctionnement de base des Rinnengans, je vais m'entraîner avec eux et Bee. Et ne me regardez pas comme ça ! Je viens juste de l'apprendre !
Sakura semblait profondément choquée et me regardait comme elle avait un jour regardé Sasuke, qui avait tenté de la tuer. Mon brun semblait être tellement sous le choc qu'il ne bougeait pas d'un millimètre. Ba-chan, elle, s'avança rapidement vers moi et me cria aux oreilles :
- Quel imprévu ?! Qu'est-ce qui se passe, Naruto ?!
Le bruit sourd des battements d'ailes de Nanabi couvrit ma voix, si bien que seule Tsunade entendit mes paroles. Elle relâcha lentement mes épaules et écarquilla les yeux en voyant Chômei atterrir quelques mètres plus loin. Je me tournais vers lui alors qu'il cessait de battre des ailes. Il s'étira avant de secouer son imposante tête.
- Naruto, Kurama, il y a de l'agitation à Kiri. On m'a tiré dessus ! Ce n'est pas qu'ils m'aient touché, mais quand même ! On va devoir faire un détour !
- Tu es blessé ?! M'écriais-je en courant vers lui.
- Tu veux rire ? Ce n'est pas des kunais qui vont percer ma carapace ! Tu ne risqueras rien sur moi, fit-il en se penchant en avant.
Sasuke m'agrippa le bras et me força à le regarder.
- Tu ne vas nulle part sans moi ! Et tu vas me dire ce qui se passe !
- Sasuke... murmurais-je. C'est impossible...
- Pourquoi ?! hurla-t-il.
Je ne répondis pas. Chômei fit un pas en avant et inclina sa tête sur le côté pour que je puisse monter.
- Tu en mourrais, idiot, réplica-t-il. On ne va pas dans un havre de paix tu sais ? L'entraînement de rikudô, c'est du sérieux ! Un humain ne survivrait pas là-bas, enfin, un humain normal...
- Chô ! Fis-je en me tournant vers lui, en colère.
- Fais pas la gueule Naruto, on n'a pas le choix cette-fois-ci. Vaut mieux filler dare-dare si on ne veut pas se retrouver avec des ninjas déserteurs sur le dos. Ils sont tellement imprégnés de colère qu'ils n'ont pas peur de nous attaquer.
Je baissais les yeux un instant. Je savais ce que j'avais à faire avant de partir. Avec un regard triste, je pris mon brun dans mes bras et le serra fortement.
- Je serais vite de retour, lui promis-je dans un murmure.
Surpris, il ne bougea pas tandis que je le relâchais vivement et partit d'un pas rapide pour rejoindre mon allié. En un bond, j'étais sur sa tête.
- Naru... ! s'écria Sasuke mais je ne lui laissai pas le temps de finir et enclenchait le mode biju.
Mon manteau doré apparu, plaquant mes mains sur le haut de la tête de Chômei, je lui transférai du chakra de kurama pour le remettre d'aplomb. Nanabi remua quelques instants pour dégourdir son corps et agita ses puissantes ailes. Je vis que Tsunade serrait de nouveau les poings, si je restais à Konoha, les autres pays attaqueront pour avoir la peau de Kurama, et la mienne par la même occasion. Pardonnez-moi...
Je serrais les dents en fermant les yeux de colère. Même avec les paupières closes, je pouvais voir tout ce qui se passait. Sasuke me fixait, tétanisé. J'avais beau seccouer la tête, je voyais toujours, et il remarqua une larme au coin de mon œil avant que Chômei ne décolle. Le vent me l'arracha et nous emmena au dessus des nuages en quelques secondes. Je regardais en bas, je n'entendais pas ce que Sasuke me hurlait, mais Sakura s'était rapprochée de lui et criait aussi. Lorsque Nanabi partit en direction des montagnes avec un battement d'aile, j'entendis un faible écho déchiré qui me fit tressaillir :
« Naruto ! »
Bureau de l'Hokage :
- Tsunade-Sama, qu'est-ce que Naruto vous à dit avant de partir ?! demanda Sakura. Qu'a-t-il dit pour que vous le laissiez partir ?!
Une réunion importante avait lieu, on avait enlevé tous les canapés et même le bureau pour que tous les Ninjas puissent être présents. La plupart, dont Shikamaru, n'avaient aucune idée de ce qu'il se passait. Sasuke serrait fortement la main de la rosée en tentant de se calmer, mais son expression le trahissait. La Hokage se détourna de la fenêtre.
- Quelqu'un de Konoha ou de l'entourage proche des Kages à fait passer le message « La brume était en réalité le Kyubi » à travers tous les pays. Les Ninjas sont tellement sous le choc qu'ils se mettent en tête de tuer tous les Bijus, même s'ils sont encore scellés. Le Raikage m'a annoncé il y a quelques minutes qu'un attenta avait été planifié contre Killer-Bee, par chance, il n'a rien et a déserté le pays, et personne ne sait où il est.
L'assemblée resta muette de stupeur. Sasuke et Sakura se crispèrent. Le brun dévisagea fortement Shikamaru, mais celui-ci semblait sous le choc.
- Les Bijus ont la chance de pouvoir communiquer entre eux à distance, c'est pourquoi Nanabi à rejoint Naruto tout à l'heure pour le mettre en sécurité avec les autres. Apparemment, Gobi se serait fait attaqué par des Ninjas d'Otto hier. Ils deviennent fous, attaquer un démon relève du suicide, et pourtant...
Kakashi reprit la parole en essayant de garder son sang froid.
- Cette vague de haine est assez compréhensible si l'on se souvient de l'attaque de Kuybi il y a dix-huit ans... Seulement, en essayant de protéger les Bijus, Naruto et Bee vont être haïs partout où ils iront. Il faut qu'on calme la rumeur avant qu'elle ne mette le feu aux poudres ! Il n'est peut être pas trop tard pour annoncer que kurama était hors de contrôle.
- Qui sait ? Nous pouvons toujours agir, mais il restera toujours des Ninjas pour envenimer la situation. Nous devrons agir vite. Quitte à retrouver les Bijus avant eux ! Naruto disait qu'ils étaient vulnérables lors du solstice d'hiver, on doit les retrouver avant. Lorsque ce sera fait, nous feront une barrière de protection autour de l'endroit jusqu'à ce que les Bijus aient finis. Après, on avisera.
Sasuke baissa les yeux et se rendit compte que sa collègue le regardait en coin. Soutenant son regard suppliant, il hocha la tête avant de se tourner vers la Hokage.
- Je ne laisserais pas Naruto subir ça.
Tsunade leva la tête vers lui en écarquillant les yeux. Sakura fit un brusque pas de côté en dévisageant son ami, incrédule.
- Sasuke ! Tu as entendu ce qu'il a dit, si tu l'en empêche, il mourra !
Le concerné soupira avant de faire demi-tour pour sortir de la pièce.
- Naruto est déjà mort depuis longtemps, fit-il d'une voix grave. Et vous êtes trop idiots pour l'avoir vu.
- Que... que veux-tu dire... Sasuke ? Balbutia la rosée.
L'Uchiwa s'arrêta au pas de la porte et se retourna lentement vers elle.
- Naruto est mort, dit-il sèchement. Et c'est moi qui l'ai tué il y a six ans.
Sur ces paroles, il referma la porte dans un claquement sonore et partit en courant. Sakura, elle, resta tétanisée devant ce qu'elle venait d'entendre.
P.O.V Naruto :
Le vent me giflait le visage aussi violement que Sasuke l'avait fait. Je repensais à mon brun que j'avais déjà fais beaucoup trop souffrir. Que va-t-il se passer lorsque je le reverrais, dans deux mois ? Je n'osais pas y songer. Je baissais les yeux pour ne pas que le vent m'arrache mes larmes et me concentrait sur le paysage défilant à toute allure. Chômei s'était placé dans l'axe du soleil, car personne ne regardait le soleil en face au risque de voir des taches de couleurs pendant plusieurs minutes. Nous volions droit vers les montagnes situées entre Iwa et Suna. D'après Kurama, il y aurait là-bas un endroit caché où nous pourrions nous entraîner comme nous voulions, et sans que personne n'en sache rien.
- Naruto, tu tiens le coup ?
Mon attention se reposa sur le scarabée aux six ailes (une dernière queue lui servait de gouvernail).
- Oui, ça va, criais-je pour qu'il m'entende. On est encore loin ?
- Plus très, dans une heure on sera arrivé. Mais j'te préviens on sera en altitude, tu risques de tomber dans les pommes quand je devrais franchir la montagne ! Me fit-il de sa puissante voix.
- Préviens-moi à l'avance alors !
- ça marche !
Une heure...
Une heure à se cramponner pour ne pas tomber à cause de la vitesse, à endurer le froid glacial des hauteurs et les puissants vents. Que demander de plus ? Un sifflement strident me parvint. Ben voyons, une attaque...
Chômei fit un brusque coup d'ailes en direction du sol, envoyant planer les Ninjas d'Iwa qui nous lançaient des Kunaïs. Les armes métalliques ne nous atteignirent même pas, vu notre hauteur, c'était plutôt évident d'ailleurs. Ces hommes étaient tellement aveuglés de colère qu'ils s'en contre-fichaient. Je baissais tristement les yeux. Me revoilà de nouveau pointé du doigt comme si j'étais un monstre.
Le scarabée se tourna pour changer de direction.
- On va contourner Iwa. Ce serait plus judicieux de passer par Suna mais nous avons trop de risque de se faire attaquer là-bas.
- On va passer par où alors ?
Pendant un instant, j'ai juré le voir sourire.
- Un peu plus vers l'ouest, il y'a un joli cyclone naissant qui va nous abriter pendant une bonne partie du chemin.
Je restais incrédule. Ça ce peut de voler dans un cyclone sans risquer de mourir ? Un nuage imposant commença à se découper à l'horizon.
P.O. :
- MERDE !
Pour la énième fois, je découpais un de mes clones en deux. Furieux, j'étais parti dans un coin reculé d'un terrain d'entrainement et m'acharnais à trucider mes propres clones. L'un d'eux me flaqua un coup de poing en pleine figure. Je leur avais donné l'ordre de me combattre, mais ils ne m'attaquaient pas vraiment. Je fis un pas en arrière et le tranchais dans la diagonale. Il émit un cri de douleur avant de disparaître en fumée.
Ce que j'avais dit à Sakura, un peu plus tôt, était en partie vrai. Il y a six ans, lorsque Naruto à tenté de m'empêcher de partir, je l'ai vaincu. Mais j'ai été incapable de l'achever. Je ne voulais pas faire ce que mon frère avait fait. Je ne voulais pas ressembler à ce frère qui avait tué toute ma famille sans l'ombre d'un remord.
Mais je m'étais trompé.
Itachi, n'a eut que de la souffrance pour le restant de ses jours. Traqué par un petit frère qui veut sa mort, et rejeté par un village qui lui avait demandé d'empêcher notre famille de commettre l'irréparable. Tout ça pour me sauver !
Naruto n'avait fais que se mettre dans des situations dangereuses. Affronter Orochimaru, Pain, Obito, et Madara, pour ne citer que les grosses têtes. Et s'en sortir à chaque fois que quasiment blessé ! Tout ça pour quoi ? Pour venir en aide à un village qui l'a rejeté quand il était gosse ! Pour un village qui a fait tuer des centaines de personnes dans un secret très bien gardé ! Pour un village qui ne sais même pas toute la vérité sur son propre passé ! ça me fait gerber... Je suis revenu dans l'espoir que tout redevienne comme avant, mais rien n'a changé. Si j'avais eut le courage de tuer Naruto ce jour-là, jamais il ne serait devenu ce qu'il est. Il n'aurait jamais essayé de me ramener à Konoha. Il ne serait jamais tombé amoureux de moi en se rendant compte que j'étais la personne à qui il tenait le plus. Et il n'aurait jamais souffert de tout ce qui s'est passé.
Rien de tout ça ne ce serait passé.
Haletant, je me ruais sur les derniers clones en hurlant. L'un d'eux me fit lâcher mon arme. Ma Kusanagi se planta dans le sol, quelques mètres plus loin. Je lui envoyais un puissant coup de poing qui le fit s'écraser contre un arbre. Dans le même hélant, je formais un éclair dans mon bras et l'enfonça dans la poitrine du second qui émit un hoquet de surprise. Le troisième et dernier de mes clones tenta de m'assommer. Je chutai en avant et saisis la poignée de ma Kusanagi au passage. Je roulai sur le côté et me rua sur lui. Il lutta un long moment contre mes attaques rageuses, avant que je ne lui enfonce la lame en plein cœur. Il disparut à son tour dans un nuage blanc.
Soudainement, quelqu'un arriva dans mon dos. Le temps que je me retourne, je ne vis qu'une chevelure rose avant de me prendre un violent coup de poing en pleine poire qui m'envoya immédiatement au sol. Ma Kusanagi vola et se planta dans un arbre.
- Espèce de... ! me hurla-t-elle.
J'atterris lourdement dans la poussière en écrasant mon épaule. Mon crâne me lançait de douloureux signaux. BORDEL ! Elle n'y est pas allée de main morte ! Je me relevai à moitié en me tenant la joue. Sakura m'agrippa par le col en s'agenouillant au dessus de moi.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? HEIN ?! Vociféra-t-elle.
- Quoi... ? Fis-je en me remettant tant bien que mal de son coup.
- Pourquoi as-tu dis que tu avais tué Naruto ?!
Ses yeux étaient rouges. Elle avait pleurée avant de venir ici. Mais ils reflétaient maintenant une immense colère mélangée à de l'incompréhension, voire de la trahison. Au moins ça me fais ressembler à mon frère...
- Parce que c'est la vérité, répondis-je sèchement.
- MENSONGE ! Naruto est vivant ! Tu ne l'as pas tué !
Je tentais de la faire lâcher prise, mais j'avais trop mal de tête pour ça, et en plus elle me criait dans les oreilles.
- Pas dans ce sens-là, fis-je en grognant. Tu n'as rien compris !
- Comment veux-tu que je comprenne, si tu ne dis rien de ce que tu pense ?! Abrutit !
Je soupirais alors qu'elle commençait à se calmer un peu. Mon adrénaline commençait à peine à descendre.
- C'est parce que je ne l'ai pas tué ce jour-là, que Naruto est mort.
Elle me lâcha brutalement, je failli retomber lourdement par terre, mais je me rattrapai sur un coude. Sakura me fixait comme si j'étais devenu un psychopathe.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? Balbutia-t-elle alors que je m'asseyais en massant l'épaule sur laquelle j'étais tombé.
- Naruto, n'aurait jamais eu à me poursuivre ! Il ne se serait jamais mit en danger ! Et il n'aurait jamais souffert, BORDEL ! Débitais-je en criant.
Elle se recula en me toisant. Elle sembla comprendre ce que j'essayais de lui dire. Finalement, elle se jeta sur moi et me serra dans ses bras.
- IDIOT ! Espèce d'idiot ! Tu es trop aveugle pour te rendre compte qu'il t'aimait bien avant ça ! S'il ne t'aimait pas, il n'aurait jamais essayé de t'arrêter, Sasuke !
J'écarquillais les yeux, trop surpris pour répondre quoi que ce soit.
- Naruto, il a toujours voulu te ramener abrutit ! Et je n'y suis pour rien ! Même si je lui ais demandé avant son départ, il comptait quand même le faire ! Et lorsque je lui ais demandé d'arrêter de te chercher parce que je ne voulais pas qu'il soit blessé, ou pire, il m'a répondu qu'il te ramènerait quand même ! Qu'il te ramènerait pour lui !
La voix de Sakura partait en sanglot tandis qu'elle me frappait mollement le torse de son poing. Je n'arrivais pas à y croire. Naruto, m'aurait toujours aimé ? Même alors que je voulais le tuer ?!
- Je m'en souviens très bien... c'était le jour où j'avais essayé de te tuer, poursuivit-elle plus calmement. Ce jour-là, j'étais allé voir Naruto dans le but de lui faire comprendre que je voulais plus qu'il te court après, et pour ça, je lui ais dit que je l'aimais.
Cette phrase sembla se répéter dans mon crâne. Sakura... a fait quoi ?!
- Je lui ais dis que je l'aimais, et lui... reprit-elle. Lui, il m'a renvoyé paître alors qu'il avait été un long moment amoureux de moi. Il avait très bien comprit que je mentais, et il m'a dit : « je n'aime pas les gens qui se mentent à eux même ». J'ai insisté pourtant, mais il est resté butté. Je suis repartie en faisant semblant d'être vexée de ce rejet, mais en vérité c'était ce que j'attendais. Et puis je t'ais retrouvé et ais tenté de te tuer, finalement, Naruto se doutait d'un truc et est venu, et il m'a sauvé... Il m'en a voulu tu sais ? De lui avoir menti, mais surtout d'avoir essayé de mettre fin à tes jours.
Elle marqua une grande pose durant laquelle elle fixa le sol, toujours agenouillée devant moi. Sakura releva la tête et voullu parler, mais je l'arrêta.
- Tais-toi.
Elle se coupa dans son élan, hébétée.
- Je ne veux pas que tu parles de lui.
Elle resta muette, son visage s'assombrit.
- Mais... !
- La ferme ! Criais-je. Est-ce que tu sais tout ce que Naruto a vécus ces derniers mois ?! Tout ce qu'il a dut faire ?! Tout ce qu'il a souffert ?! Lorsque je l'ai sauvé et que chaque coup de brume m'enfonçait la cage thoracique à m'en faire cracher du sang, et il ne pouvait rien faire ! Lorsque Kurama a pété un plomb et l'a presque forcé à me tuer, il a retourné son attaque contre lui, parce que l'idée de me faire le moindre mal était impossible pour lui ! Et après, quoi ?! Il a faillit mourir sans s'en rendre compte et a rencontre Gaara et tout ceux de Suna, ainsi que ses propres parents ! Et lorsque nous avons tous crus que c'était la fin, et que nous ne risquions plus rien, Rikudô l'a forcé à venir à lui, quitte à le faire mourir ! Tout ça pour lui offrir des Rinnengans afin qu'il sauve les Bijus ! Et de ce fait, desceller Kurama ! Mais si jamais Naruto fais ça, il mourra pour de vrai ! Finis-je par hurler.
Je repris mon souffle, haletant. Les poings serrés, je voullais qu'elle comprenne bien ce pourquoi j'avais une telle envie de meurtre.
- Et ça... ça je refuse ! Je ne veux pas qu'il meure BORDEL !
Sakura tressaillit et commença à trembler.
- Sa... Sasuke... écoutes-moi, balbutia-t-elle en essuyant des larmes naissantes. Naruto... Naruto a toujours risqué sa vie... ! Ce n'est pas nouveau, et tu le sais ! Mais... Nous, à côté de ça... On a tenté de lui cacher qu'il y avait la guerre, et qu'Obito voulait lui arracher Kurama. On l'a envoyé sur une île pour le protéger. Là-bas, il s'est entraîné avec Bee. Mais... Un Zetsu Blanc les a retrouvé, et Naruto à apprit qu'on se battait pour lui, et s'est jeté dans le tas ! Finalement, c'est grâce à lui si l'Akatsuki n'existe plus, et si nous avons gagnés cette guerre où nous combattions nos propres frères... sanglota-t-elle. Et aujourd'hui, Naruto a besoin de nous ! Je ne sais pas ce que tu comptes faire, mais je vais partir à sa recherche dès ce soir... !
Je restais impassible. Le regard dans le vague.
Que devrais-je faire ? Les réponses qu'on m'a données ne me sont d'aucun secours en ce moment... Sakura se releva en tremblant.
- Tu sauras où me trouver... murmura-t-elle. Mais à minuit, je serais partie.
Je ne bougeai pas. Sakura me regarda quelques instants avec un air triste et partit en direction de la ville. Je la suivis du regard quelques instants avant de soupirer. Naruto aurait besoin de moi... Mais, si je le rejoins...
Que devrais-je faire ?
Je me relevai lentement sur mes pieds en regardant toujours en direction de Konoha. Je fis quelques pas en arrière pour récupérer ma Kusanagi qui était toujours planté dans l'arbre.
Que devrais-je faire ?
D'un pas lent, je retournais vers la ville. Mon comportement de tout à l'heure va sûrement me valoir d'être surveiller par des Anbus. Mais je m'en fichais pas mal. Ce qui est sûr, c'est que je ne vais pas rester ici ! Je commençais à courir sur les toits, direction chez nous. Chez nous... cette pensée semble me donner une gifle. J'arrivais en constatant qu'une poignée de Ninja me surveillaient de loin. Je soupirai en entrant.
Vide.
Je savais ce que j'allais trouver en retournant ici, mais ça n'empêcha pas cette grosse boule de se former dans ma gorge. Plus vite j'aurais préparé mes affaires, plus vite je serais parti d'ici.
Je m'arrêtais soudainement devant la porte de la cuisine, je revis Naruto me lancer ce torchon en me criant, rouge comme une pivoine :
« Va t'habiller, nudiste ! »
La vision disparut aussi vite qu'elle m'était apparue. Je me frottais les yeux et les rouvrit. Rien. Il n'était pas là. A côté de mon pied, le bout de tissus attendait qu'on le ramasse. Je lui donnais un coup de pied rageur avant de repartir vers l'escalier. Je le revis les gravir avec un air émerveillé, il me lança un sourire et disparut dans l'angle de la porte. Je sursautai et me frappai le front. Arrêtes tes conneries Sasuke, Naruto est partit !
Je soupirai avant de monter les marches. Pars vite d'ici !
J'essayais de me calmer en attrapant mon sac à dos accroché dans le couloir. En tant que Ninja, il était toujours prêt en cas de missions d'urgences. Nerveux, je le lançais sur mon épaule et partait vers la chambre. Il me fallait des fringues. J'ouvris la porte et n'eus pas de visions. Tant mieux. Je fourrais mes affaires dans le sac sans traîner et partit dans la salle de bain.
Je vais partir de Konoha, mais vais-je poursuivre Naruto ? C'est ce que Tsunade compte faire de toute façon, elle n'aura guère besoin de moi. J'ouvris la porte et attrapais la trousse de premiers soins, lorsque je refermais la porte-miroir, le reflet de Naruto m'apparut. Je sursautai et fis un bond en arrière. Il se brossait les dents en me regardant tranquillement. Je passais une main tremblante sur mon front pour le faire fuir de ma tête. Cette maison à déjà trop de souvenirs. Il me suivait d'un air moqueur. Ce jour-là, il insistait pour qu'on aille à Ichiraku Ramen et me collait tout en agitant sa brosse à dent.
Je secouais la tête avant de retourner dans la chambre. Je fermais le sac avant de me retourner vers la commode. Deux photos de l'équipe 7 y trônaient. La première, quand on était gosses et que Naruto et moi nous dévisagions alors que Sakura semblait rayonner de bonheur. La seconde, l'an dernier, quand j'ai accepté de revenir dans l'équipe. Sakura me tenait par le bras d'un air ravie, Kakashi-sensei était monté sur une chaise pour pouvoir nous dépasser et être au dessus de nous, il ébouriffait les cheveux de Naruto et ceux de Sai. Le brun était posté aux côtés de la rosée et souriait d'un air innocent. Mon blond avait passé un bras derrière ma nuque et souriait à pleine dent en faisant de « V » de la victoire. Et moi, je le regardais d'un air dépité.
Superbe photo... Je me détournais d'elle et m'effondrais en travers du lit. Mes doigts se resserrèrent sur la couverture. J'émis un soupir frustré. Je regardais ma main froisser la couverture blanche d'un air morne. Et puis, je revis les doigts de Naruto se mêler aux miens, se croisant et se décroisant sans cesses. Je me relevai brusquement. Grossière erreur. Une vision de mon blond plus qu'excitante me parvint. Il était sous moi, le visage fatigué et haletant. De la sueur perlait sur son front et descendait jusqu'à sa clavicule. Je me figeais. Il me sourit avant de rire nerveusement.
« Bordel, où as-tu appris à faire ça... ? »
- Enfoiré, dis-je en même temps que lui.
Sa vision disparue et je me laissais retomber sur les draps. Agrippant un oreiller, je le ferrais fortement contre moi avant de verser une larme.
- Fais chier... ! Murmurais-je entre mes dents.
P.O.V Naruto :
- Accroches-toi Naruto, ça va secouer ! me cria le scarabée.
J'obéis en regardant l'épais nuage tourmenté qui se tenait devant nous. J'espère qu'il plaisante ! On ne va quand même pas voyagé là-dedans ! Les remous et les bourrasques de vents nous faisaient souvent partir du mauvais côté, et j'avais déjà du mal à tenir. Enclenchant le mode Biju, je resserrais mon emprise sur sa carapace en jurant.
Chômei pénétra alors dans le cyclone. Je serrais les dents en me prenant une rafale de vent en pleine poire. Fermement accroché, je plissais les yeux pour y voire quelque chose. Putain, Nanabi, tu déconnes ! On ne va pas rester là-dedans ! Le scarabée donnait de puissants coups d'ailes et utilisait les forts courants d'airs pour planer dans les tourbillons. Mon adrénaline fit un bond. Si jamais je tombais, je mourais noyé ou une connerie du genre ! J'vous jure ! Les Bijus ont vraiment des idées à la con des fois !
Une bourrasque nous envoya brutalement vers la droite. Je jurais en m'agrippant. Chô tendit droitement ses ailes et s'en servit comme d'une voile pour aller encore plus loin dans le nuage déchainé. Soudainement, je fermais les yeux comme pour me protéger d'une rafale, mais rien ne vint. Un calme soudain régnait dans les airs. Je rouvris mes paupières et fixait le paysage, profondément surpris.
Le centre du cyclone était en réalité composé d'un centre calme. Toutes les intempéries semblaient tourner autour de lui. Le soleil éclairait tranquillement les plaines secouées par son passage. J'émis un sifflement.
- Plutôt pas mal comme couverture, hein ? me lança-t-il.
- Tu aurais pus me prévenir, bon sang !
Il ricana en planant tranquillement dans cet œil protecteur.
- L'inconvénient, c'est qu'on doit se caler à son rythme.
- T'appelle ça un inconvénient ?! M'exclamais-je. C'est mieux qu'une technique de protection absolue !
Il sourit tandis que je regardais le mur ravageur qui nous entourait. Soudainement, j'eu une sorte de pincement au cœur. Sasuke me revint brutalement en mémoire. Je fronçais les sourcils en regardant en arrière. Pourvus qu'il ne lui soit rien arrivé... J'avais un mauvais pressentiment.
Porte de Konoha, onze heures :
Sakura marchait vers la lourde porte. Son sac pendait dans son dos et sa cape beige flottait mollement derrière elle. La rosée prenait son temps. Elle n'était pas sûre de voir Sasuke arriver, mais elle s'en fichait. D'après quelques Ninjas, Chômei était partit en direction d'Iwa. Elle irait d'abord là-bas avant de se renseigner chez le Kage. L'hiver n'allait pas tarder à arriver, il lui fallait retrouver Naruto avant pour pouvoir savoir ce comment ils allaient faire pour le protéger.
Sakura s'arrêta près du banc. Six ans plus tôt, elle avait surprise Sasuke à ce même endroit. Il quittait Konoha. Elle avait essayé de l'en empêcher, en vain. Il s'était déplacé derrière elle et l'avait assommée avant de l'allonger sur ce même banc.
« Merci, Sakura »
C'était ce qu'il lui avait murmuré. C'était les dernières paroles que le brun lui avait dites. Elle ne l'avait entendue parler et revue que cinq ans plus tard. La rosée soupira en regardant la porte ouverte. C'était le seul lieu où ils pouvaient se retrouver dans une situation comme celle-ci, et Sasuke pouvait toujours la retrouver avec son Sharingan.
Soudainement, elle vit quelqu'un sortir de derrière un arbre, un peu plus loin devant elle. Il la regarda un instant avant de dire d'un ton las :
- Tu es en retard.
Sakura sourit en refoulant une larme. En faisant quelques pas vers lui, elle remarqua que son coéquipier avait l'air d'avoir beaucoup pleurer car de lourds cernes lui barraient de visage. Elle s'en voulu de l'avoir frappé et dit ce qu'elle avait à lui dire, mais au fond, c'était la seule chose qu'elle avait à faire. Elle se stoppa à quelques pas de lui.
- Allons-y, Sasuke.
