Note : Bonsoir à tous !
J'espère que vous avez passez un bon réveillon ainsi qu'un joyeux Noël ! Pour ma part, je l'ai passé au sein de ma famille.

Mais soit, voici un nouveau chapitre qui apparaît !
C'est dans celui-ci que la réelle "chute" aura lieu, alors soyez prêts...

Bonne lecture !


Il faisait froid. Un froid glacé, mordant. Un froid dévoreur de vies.
Tout était calme dans la petite ville en ce début de soirée hivernale, la neige semblant absorber les sons et les malheurs du monde afin de les dissimuler, de les rendre silencieux, muets.
Dehors, le souffle aride du vent venait par moment faire danser les flocons opaques et cotonneux qui sombraient lentement de ce ciel obscur tapis de nuages sombres, la pâle lumière jaunies de réverbères qui longeaient les ruelles désertes venant rendre une atmosphère d'autant plus apaisante au lieu.
Tous les habitants de la ville étaient rentrés dans leur foyer après une énième journée de travail difficile, retrouvant avec enjouement leur famille ou leur feu ouvert, afin de s'y réchauffer le cœur et de commencer à leur côté cette fête tant attendue qu'était celle de Noël.
Le vingt-quatre décembre.
Une date attendue par des millions de personnes dans le monde entier, qu'il s'agisse d'enfants, d'adultes, de personnes âgées...
Pouvoir célébrer cette fête réjouissante dans un salon, avec des amis, ou autour d'une table décorée d'un festin lumineux et des plus succulents qui donneraient l'eau à la bouche à quiconque prendrait place à l'une de ses chaises. Des rires bruyants, des exclamations enchantées, des embrassades honorant une longue période passée séparés les uns des autres, pour être enfin réunis à nouveau, à chanter, à sourire, à s'émerveiller, ensemble.

Le calme...
Bien que celui-ci semblait s'être propagé à travers le Monde afin de rendre celui-ci plus doux, plus agréable lors de cette chaleureuse vieille de Noël, l'énergie des festivités s'étant dès lors mouver en direction des habitations à travers lesquelles tout passant était capable de ressentir la bonne humeur qui s'en émanait pas le simple son d'un rire, la simple mélodie d'un chant partagé, il semblait dès lors qu'un lieu unique en était dépourvu.
Un esprit agité, secoué, bouillonnant...
Bouillonnant de rage, d'incompréhension, de terreur. Un esprit solitaire, un esprit anéanti, un esprit abandonné, oublié de tous... Et dévoré par les ténèbres qui le chérissaient lentement...

Trois jours.
Trois jours qu'il se trouvait assis ainsi, contre l'un de ces murs fissurés et glacés qui composaient son petit appartement dépourvu de vies et qui semblait lentement se rétracter contre lui, l'étouffer, l'empêcher de fuir... Resserrant contre son être ses genoux tel un enfant tétanisé par l'un de ses mauvais rêves, tressaillant, respirant avec difficulté.
Trois jours sans fermer l'œil, sans parler, sans exprimer la moindre émotion, ne serait-ce que horreur, terreur, tourment...

Il était là, seul dans ce silence assourdissant, enfermé avec les spectres de son passé qui avaient refait surface, trois jours auparavant, alors qu'il s'était enfuit, enfuit de tout ce qui le poursuivait, enfuit de cette main qui s'était tendue en sa direction, enfuit de sa réalité...

Parfois, il rêvait. Sans fermer les yeux. Il voyait des ombres, des mains, entendait des cris, des pleurs. Les choses se déformaient autour de lui, se changeaient en cauchemar, s'assombrissaient, encore, toujours.
Ses mains tremblaient, sans jamais s'arrêter, se remémorant à répétition cette scène dont son esprit troublé était incapable de se séparer. Ce visage qui le suppliait du regard. Cette voix faible et tétanisée. Ses propres mains resserrant ce cou avec une force que lui-même ne connaissait pas. La force de la mort. La force d'une envie de tuer, de briser, de voir souffrir...

Son regard était désert, opaque, voilé d'une vitre inexpressive constante, fixant ses mains avec effroi, silencieux.

À certains moments, un son venait briser le silence. Une sonnerie de téléphone. Qui perdurait avant de se réprimer une énième fois, pour recommencer, et ainsi de suite...
Zoro savait de qui il s'agissait. Mais il était comme incapable de bouger, de se lever, se contentant de fixer son téléphone d'un regard absent, serrant les dents.

Une alarme s'éleva alors encore une fois dans le calme passible de la pièce insensible du petit appartement, celle-ci étant bien vite engendrée une voix qui était à présent la seule qui était venue briser ce silence depuis le lundi même.

« Salut Zoro ! C'est encore et toujours moi... S'il te plaît, décroches ! J'ai vraiment besoin de te parler... On m'a dit que tu avais quitté le cabinet du médecin, mais je n'ai pas réussi à te parler depuis.. ! J'espère que tu vas bien... Rappelles-moi ! »

L'alarme terminant le message vocale se fit entendre une seconde fois avant qu'une voix automatique ne poursuive.

« Pour rappeler votre correspondant, pressez 1. Pour supprimer le message, pressez 2. Pour réécouter le message, pressez 3. Pour écouter vos autres messages, pressez 4. »

Se pinçant les lèvres, Zoro lâcha un profond soupir avant que sa main ne décide enfin à s'animer, venant appuyer sur l'un des numéros indiqués par la voix avant de fermer un instant les paupières, enfuyant son visage entre ses bras qu'il avait replié sur ses propres genoux, reprenant le silence.

« Huitième nouveau message. »

Le son de l'alarme ne fit que se répéter dans le silence avant que la voix de Luffy ne s'élève à nouveau à travers la pièce, la tonalité de celle-ci contenant une expression dépitée et fatiguée, parlant d'une voix qui lui en aurait presque été méconnaissable.

« Zoro, s'il te plaît, décroches... Je m'inquiète pour toi... Usopp aussi... Ça fait quatre jours qu'on a plus de tes nouvelles... Rappelles-moi si tu entends ce message.. ! »

Resserrant ses poings, Zoro sentit une boule de regret de former dans sa gorge, venant se mordre l'intérieur des joues avec dépit avant de venir presser une seconde fois le numéro indiqué par sa messagerie.

« Ah, Zoro ! ...Allô ? Oh, je me suis encore fait avoir par la voix de ta messagerie... Bon, je vais venir chez toi... J'espère que tu seras là ! Sinon, eh bien... Rappelles-moi, encore.. ! Je sais que tu entends mes appels alors s'il te plaît, ne les ignores pas...»

La note de détresse profonde qui était lisible dans la voix du jeune homme aux cheveux sombres vint transpercer d'une lame aiguisée le cœur de Zoro, venant éteindre son téléphone.
Il avait échoué. Échoué au sujet de sa promesse ; celle de le protéger. Celle de lui éviter de souffrir, de lui éviter de lui faire de la peine.
Il savait qu'il n'allait pas pouvoir l'épargner de ses torts et que, bien vite, cela le rattrapera...

Toutefois, l'angoisse dont il était emparé, la terreur, la rage, étaient bien plus puissantes que cette compassion à l'égard de son ami d'enfance...
Il était consumé par les feux de la paranoïa, par les serres de l'angoisse et de ses sombres songes, et en son for intérieur ne cessait de grandir cette envie brûlante de tout anéantir, de tout brûler, de partir, loin...

Ses doigts tressaillant se resserrant sur ses quelques mèches de cheveux qu'il avait agrippées entre ceux-ci, Zoro vint se recroqueviller sur son être, tentant du mieux qu'il pouvait de combattre ce sentiment atroce qui le dévorait, lui déchirait l'esprit et son peu de bon sens, lorsque le résonnement angoissant de poings heurtant subitement sa porte de bois vint le faire sursauter, son rythme cardiaque accélérant.

« Zoro ? »

Luffy...
Il était donc venu. Faisant grincer ses dents, le jeune homme aux cheveux verts resta silencieux face à cet appel, les coups contre la porte venant résonner avec une tonalité qui lui semblait pesante à travers son esprit.

« Bon... Je rentre.. ! »

Le grincement sinistre de la porte en bois qui, comme à l'accoutumée, n'avait pas été fermée, vint résonner tel le souffle mordant d'une brise hivernale à travers le petit appartement lugubre, le garçon aux cheveux sombres venant faire son apparition sur le seuil de la porte.

« Zoro.. ? »

Il faisait sombre... Terriblement sombre. Les rideaux étaient fermés, les lampes éteintes, et seul la pâle lueur se projetant de la porte que venait d'ouvrir Luffy était capable d'éclairer ne serait-ce qu'une faible parcelle du salon qui semblait avoir été abandonné, arraché de toute vie.

« Tu es là.. ? »

Avançant d'un pas incertain, Luffy se laissa entrer dans la pièce, marchant d'un pas lent et précautionneux à travers celle-ci afin de ne pas marcher sur l'une des énièmes bouteilles d'alcool vides qui jonchaient le planché sali par les mégots de cigarettes, plissant légèrement les yeux.

« Ça fait quatre jours que je n'ai pas de tes nouvelles... J'ai parlé à ton médecin, il m'a tout expliqué... »

Commença le garçon aux cheveux sombres en balayant la pièce déserte du regard, l'odeur écœurante de cigarettes mélangée à celle de l'alcool venant lui faire plisser légèrement du nez.

« Tu sais, tu n'as pas à avoir honte de ça... Tu aurais dû m'en parler depuis le début... J'aurais pu t'aider... Je veux t'aider... »

Poursuivit-il d'une voix désolée, baissant un instant les yeux sur la silhouette sombre de Sweeney qui venait de passer silencieusement devant ses pieds avant de disparaître une seconde fois dans l'obscurité.

« ...Je n'aime pas de savoir que tu vas mal. Si tu ne te sentais pas bien, tu devais me le dire... Je ne me serais pas moqué. Je t'aurai aidé à sortir de tout ça... »

Le regard ébène de Luffy finit enfin par s'habituer à l'obscurité, balayant de son regard expressif le salon.

« Usopp m'a expliqué que tu allais chez un psychologue... Mais ça non plus, tu n'as pas à en avoir honte ! Ace aussi allait en voir un à une époque ! Et puis, il n'y a rien de mal à cela... La seule chose que je te demande, c'est de m'expliquer ce qu'il ne va pas... J'aimerai réellement pouvoir te parler...»

L'attention de Luffy finit enfin par être happée par une silhouette se situant dans un coin de la pièce, recroquevillée sur elle-même d'un air abattu, meurtri, ses poings serrés, son visage creusé et consumé par la fatigue, l'alcool et la cigarette, étant enfui entre ses propres bras, immobile, muet.

« Zoro.. ! »

S'exclama le garçon en découvrant avec épouvante l'état alarmant de son ami d'enfance duquel il s'approcha hâtivement, avant de s'immobiliser subitement.

« Vas-t'en... »

La voix grave et inexpressive de Zoro finit enfin part s'élever dans le silence, resserrant ses coudes entre ses mains alors que sa tête s'inclinait d'autant plus en avant.

« Quoi.. ? »

Interpellé, Luffy haussa les sourcils avant d'avancer sa main de l'épaule de son ami, venant effleurer celle-ci avant d'être immédiatement repoussée, le visage de Zoro se relevant brusquement afin de lui faire face.

« Je t'ai dit de t'en aller ! »

S'exclama-t-il alors que son regard brûlant venait heurter celui de Luffy, le garçon aux cheveux sombres se reculant par réflexe, effrayé par le comportement peu reconnaissable de son collègue dont l'expression avait été dévoré par la crainte et l'angoisse, ses yeux étant entouré de cernes excessive qui lui donnait une apparence cadavérique, déséquilibrée...

« Enfin, qu'est-ce que tu racontes ! »

Finit par articuler le cadet après un instant de silence, son expression étant tiraillée entre l'incompréhension et une peine grandissante, éloignant sa main de l'épaule de jeune homme aux cheveux verts qu'il ne reconnaissait plus.

« J'ai besoin d'être seul... »

Gronda Zoro tout en rebaissant sa tête afin de dissimuler son visage, les dents serrées.

« Mais... »

« Laisses-moi. »

Trancha l'aîné d'une voix glacée qui surpris grandement Luffy, n'ayant encore jamais entendu de telle férocité dans les propos de son ami d'enfance avant qu'il ne baisse à son tour sa tête, se pinçant légèrement les lèvres.

« ...D'accord... »

Reprit le garçon aux cheveux sombres après un instant de silence, ses poings tressaillant légèrement venant se resserrer le long de son être, confus, avant qu'il ne face lentement volteface, avançant d'un pas chancelant en direction de la porte d'entrée qu'il s'apprêta à traverser avant que ses pas ne s'immobilisent.

« J'ai amené ça pour toi. Ce n'est pas grand-chose mais j'espère que ça te plaira... »

Enfuyant l'une de ses mains gantées dans la poche de son long manteau, Luffy en sorti un paquet cadeau emballé de manière maladroite qu'il déposa sur le meuble de bureau de Zoro, reprenant tout en jetant un dernier regard en direction de son ami d'enfance qui était resté immobile et silencieux.

« On organise une fête pour la veillée avec Ace et quelques amis... Usopp aussi sera là... »

Il marqua un temps de pause avant de poursuivre.

« Alors si l'envie te prend de nous rejoindre... Tu seras le bienvenu... J'aimerai vraiment que tu viennes... Je pense que ça te fera du bien. »

Sentant que l'atmosphère de la pièce commençait grandement à peser, il finit par enfin se retourner en direction de la porte, posant l'une de ses mains sur la poignée de celle-ci avant de murmurer d'une voix à peine audible, quittant le petit appartement qui se replongea bien vite dans l'obscurité la plus complète.

« Joyeux Noël Zoro... »

Le grincement répétitif de la porte engendra les dernières paroles du jeune homme avant que le silence, aussi brute qu'endurci, ne reprenne son emplacement dans le petit appartement, un profond sentiment d'amertume venant naître dans le for intérieur de Zoro.

Ses poings se desserrant petit à petit, il laissa sa tête basculer en avant, sa gorge se nouant douloureusement alors qu'un soupir tremblant s'échappait d'entre ses lèvres glacées, laissant ses paupières se fermer lentement.
Quel imbécile était-il...


Le lendemain, Zoro parvint enfin à ouvrir les paupières, bien qu'un mal de tête des plus pesants était également au rendez-vous. Il avait enfin, et ce sans même l'avoir désiré, parvenu à dormir.

Il s'en voulait. Terriblement. Il se haïssait pour la manière dont il s'était adressé à Luffy la vieille. Pour la gentillesse dont celui-ci lui avait fait par malgré ses paroles hargneuses, sans broncher... Pour sa propre manière d'agir, à contempler les ténèbres plutôt que la lumière du soleil qui traversait les épais nuages...
Comme si, dès l'ores, son esprit était séparé en deux hémisphères qu'il était incapable de contrôler…
Celui de son conscient, et l'autre, dont les traits indiscernables le tétanisaient au plus haut point, le rendait incontrôlable, tout comme il l'avait été la veille avec son jeune collègue…

Il devait être sept heures du matin, et dehors, la neige qui n'avait cessé de sombrer la nuit précédente avait dès lors parsemé de son épais voile blanc les routes ainsi que les toitures des habitations qui semblaient avoir disparues sous celui-ci.
Les rues étaient désertes, nombreuses personnes étant encore enfermées chez elles, à dormir profondément sous d'épaisses couvertures, se remettant tout juste de leur longue soirée festive de la vieille, et se préparant d'ores et déjà à une seconde journée pleine de retournements qui s'apprêtait lentement à commencer.
À cette heure-ci, nombreux enfant devaient déjà être éveillés, impatients de pouvoir découvrir les présents qui les attendaient sagement sous un sapin orné de guirlandes et de décorations, leurs visages rayonnant de joie et de bonne humeur.

Noël.
Ce jour tant redouté était donc arrivé... Et pourtant, le calme profond et adouci avait lieu de rendre l'atmosphère de la ville complètement différente à l'accoutumée, les rues de celle-ci étant presque entièrement vides, seules les rares personnes travaillant en ce jour festif venant arpenter les avenues neigeuses afin de se rendre à leur travail.

Zoro s'était levé de bon pied. Du moins, plus qu'à son détestable quotidien...
Il avait l'esprit dégagé, comme si cette nuit et cette blancheur extérieur l'avait fait réfléchir au sujet des événements récents, et tout particulièrement en ce qui concernait sa discussion de la vieille avec Luffy.
Il avait pris la résolution de lui rendre visite, en ce vingt-cinq décembre.
L'angoisse lui nouait la gorge, et le fait de se présenter ainsi le lendemain de s'être énervé sur le garçon aux cheveux sombres le rendait mal à l'aise...
Était-ce réellement une bonne idée.. ? Il n'en savait rien.

Quoi qu'il en soit, le jeune homme aux cheveux verts préféra balayer cette pensée de son esprit, s'habillant à la va vite et de manière désordonnée avant de s'emparer de son portefeuille, les poings serrés d'un air décisif.

Alors qu'il s'approchait de la porte d'entrée, son regard se heurta un instant contre le cadeau mal emballé que Luffy avait déposé la veille sur le meuble de son bureau, venant arquer un sourcil de perplexité. Il l'avait complètement oublié...

S'emparant de celui-ci d'une main hésitante, il le considéra un instant d'un regard peiné, resserrant sa main sur celui-ci avant d'enfin songer à l'ouvrir, le cœur lourd.

À l'intérieur de cet emballage rouge au motif peu originaux de sapin de Noël qui semblait avoir été entièrement tapis de papier collant par le jeune homme aux cheveux sombres, se trouvait une écharpe bleue nuit à la matière des plus douillette que Zoro effleura dans un sourire mal dissimulé, un mot écrit d'une main par sa foi peu experte sur une feuille de papier légèrement froissée accrochée à celle-ci indiquant avec nombreuses fautes d'orthographe : « J'espère qu'elle te plaira ! Je me suis dit que tu devais avoir froid à toujours te promener sans écharpe ! Joyeux Noel ! Luffy. »

L'expression touchée qu'afficha Zoro fut difficile à être maintenue, sortant le présent de son papier cadeau alors qu'il venait l'enrouler autour de son cou, songeant effectivement que cela n'était pas si désagréable, d'avoir la nuque à l'abri par ce froid mordant...

Dix heure fut l'heure exacte à laquelle le jeune homme aux cheveux verts arriva enfin dans la rue où habitait son ami d'enfance, ayant passé une majeure partie de son temps dans les magasins à chercher avec peine un cadeau à offrir à Luffy et son frère, l'autre à marcher à travers les rues de la ville, peinant à se repérer à travers celles-ci en raison de son sens déplorable de l'orientation...
Il était parvenu, et ce à son plus grand soulagement, à trouver un présent pour les deux frères dans une galerie de magasin qui, par chance, était ouverte en ce vingt-cinq décembre, ayant opté pour rapporter, avec les quelques économies qu'il était parvenu à faire sur ce laps de temps, un jeu de console devant lequel il avait surpris Luffy et Ace faire du lèche vitrine, ainsi qu'une quantité presque abusive de sucreries et autres nourritures grasses ne sortant qu'en période de fêtes, les goûts par sa fois peu difficiles et presque ridicules des deux frères ne lui ayant, bien heureusement, pas trop compliqué la tâche.

Arpentant la rue qui se trouvait à quelques pas du café dans lequel lui-même et Luffy avaient pour habitude de travailler, Zoro essaya avec peine d'avancer à travers la haute quantité de neige sans s'emmêler les pieds, les deux sacs remplis qu'il portait entre ses mains ne lui facilitant pas la tâche, fronçant légèrement les sourcils, lorsque les voix d'un attroupement de personnes se situant à quelques pas de là vint attirer son attention, lui faisant arquer un sourcil.

Quelques mètres plus loin, au carrefour de la ruelle qu'il était en train de traverser, une foule grandissante de personnes semblait s'être rassemblée pour une raison inconnue, parlant à voix basses alors que les lumières aveuglantes de ce qui semblait être les sirènes d'une ambulance venaient éclairer les façades blanchies des habitations, se reflétant sur les pavés tapis de neige que Zoro arpenta d'un pas intrigué, passant aux côtés du petit rassemblement.

« Excusez-moi. »

D'un air hésitant, Zoro aborda un homme vêtu d'un manteau sombre qui se trouvait là, les mains dans les poches, regardant d'un œil limpide la scène que Zoro était incapable de voir en raison de la foule qui entourait celle-ci.

« Que s'est-il passé.. ? »

Se retournant suite au questionnement du nouvel arrivant, l'homme au manteau dévisagea un instant Zoro d'un regard froid avant qu'un long soupir ne s'échappe d'entre ses lèvres bleutée par le froid accompagné d'un fin nuage de buée, reposant son attention devant lui tout en prenant une mine légèrement confuse.

« Un tragique accident... Un type du quartier s'est fait faucher par une voiture alors qu'il traversait la rue. Ce n'est vraiment pas beau à voir... Un si jeune garçon... Je dois admettre que de tel éventements se produisant le jour de Noël sont des plus bouleversants. »

L'un des sourcils de Zoro s'arqua de perplexité suite à cette explication qui ne fit qu'accroitre son avidité d'en savoir un peu plus sur le sujet, se penchant légèrement entre deux personnes, tentant du mieux qu'il pouvait de traverser l'épaisse assemblée afin de détailler la scène dans une curiosité grimpante, lorsqu'il s'immobilisa dans son élan.

Les voix qui grouillaient autour de lui avec expressivité ne furent plus que silence. Les infirmiers en blouses blanches qui sortaient de manière hâtive de l'ambulance accompagnés d'une civière qu'ils tenaient fermement ne devinrent plus que des ombres embrumées, indistinguables.
Tout devenait flou, lent, silencieux... Seul restant cette image horrifique du visage dudit garçon que transportait dès lors les ambulanciers d'un pas pressés à l'intérieur du véhicule, le souffle de Zoro venant s'arrêter brusquement alors que ses bras relâchaient lourdement les deux sacs qu'il tenait précédemment dans la neige dont la couleur pâle s'était imbibée d'un éclat rougeâtre vaguement familier aux yeux du jeune homme aux cheveux verts dont l'expression faciale se déforma d'horreur face au spectacle dont il prenait à présent part...

Luffy.


Ohoh, je sens que je vais recevoir des messages de menaces par la poste si je continue à maltraiter les personnages de la sorte...
Mais peu importe !

J'espère que ce chapitre vous aura plu, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé en review !

Je me permets également de me faire un peu de pub, je viens de commencer une nouvelle Fanfiction ZoSan UA sur mon nouveau profile, alors n'hésitez pas à aller y jeter un coup d'œil !

Bonne semaine !