Hey !
Me revoilà (au bout d'une semaine, trop forte !) avec un nouveau chapitre. Donc je préviens pas d'Albus dans celui-ci mais au prochain, promis il revient ! Bon désolée pour les fautes, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour les enlever mais chaque fois que je relisais j'en trouvais toujours (d'ailleurs je pense que j'en remettais histoire de m'énerver toute seule). J'espère juste ne pas en avoir trop fait.
Ensuite concernant le prochain chapitre, il est commencé (quatre ou cinq pages je crois) mais il faut encore que je le termine, ce qui m'amène à vous annoncer un petit "problème" : je vais commencer le code. Je le commence cette semaine normalement et je l'ai pas encore commencé que j'ai déjà envie de le finir. En gros, je vais m'y mettre à fond je pense et je n'aurai donc plus autant de temps que maintenant pour écrire... Mais je vais faire ce que je peux et j'espère poster le prochain chap samedi prochain ! Je vais essayer de me tenir à ce rythme (un chapitre tous les samedis) mais je ne promets rien...
Bref, bonne lecture !
Bisous,
Leaule.
Margareth dormit très mal cette nuit là. En fait, au lieu de dormir, elle avait passé sa nuit à implorer tous les dieux du monde de lui dire pourquoi toute cette histoire se passait comme ça et aussi pourquoi Lily existait. Aucun d'eux ne prit la peine de répondre, bien entendu.
Le lendemain matin, elle se réveilla avec l'impression qu'elle n'avait dormi que trente minutes. Sans compter ses courbatures partout, son mal de crâne et ses cheveux qui avaient visiblement tenté de l'étrangler pendant la nuit. Elle s'extirpa des couvertures en essayant aussi de dénouer ses cheveux, avec les doigts faute de brosse. Ce qui ne fonctionna pas.
C'est donc une Margareth avec la tête ailleurs que sur les épaules, ses cheveux semblant s'être drôlement amusés sans son accord et son corps réclamant son prompt retour au lit, qui descendit les escaliers menant au rez-de-chaussée en bâillant aux corneilles. Elle n'était pas du matin, voilà tout. Elle entendit des bruits venus de la cuisine et s'y avança timidement, sachant qu'elle n'était pas chez elle.
- Bonjour, tu t'es levée tôt, l'accueillit Mrs Weasley, une tasse de café à la main.
- Bonjour, marmonna Margareth en réponse.
Tôt était un bien grand mot, il n'était que onze heures après tout. Hugo était assis à la table de la cuisine, un énorme bol avec une tête qui souriait posé devant lui. Il lui jeta un regard indifférent avant de verser des céréales dans son bol.
- Hugo je vais dans la salle de bain, tu t'occupes de servir Magui ? demanda Hermione Weasley en mettant sa tasse vide dans l'évier. D'ailleurs à quelle heure doit-on te ramener ?
Margareth mit un temps avant de comprendre que Mrs Weasley s'adressait bel et bien à elle.
- Oh, à l'heure que vous voudrez, il n'y a pas de problèmes, répondit-elle avec un sourire forcé.
- Quinze heures, ça te va ?
Margareth hocha la tête (à vrai dire, Mrs Weasley aurait pu lui dire qu'elle rentrait dans un mois elle aurait eu la même réaction) tout en s'asseyant en face d'Hugo. Mrs Weasley adressa un regard à celui-ci avant de partir qui voulait dire "Tu as entendu ce que j'ai dit, tu le fais". Hugo continua de manger pendant cinq longues minutes avant d'enfin lever les yeux vers elle.
- Les bols sont dans ce placard, le lait au frigo, commença-t-il, si tu veux du chocolat en poudre tu le prends ici, il y a des gâteaux là et tu peux prendre les céréales. Compris ? ajouta-t-il en lui adressant un regard agacé.
- Oui, merci, répondit tout de même Margareth en se levant pour choisir un bol.
Lui aussi ne devait pas être du matin. Il n'était jamais du matin en fait. Elle était en train de verser du lait dans un bol d'un vert étrange quand Hugo reprit la parole :
- Dis, à propos d'Albus, tu allais dire quoi ?
Margreth prit le temps de reboucher le lait et de le ranger avant de répondre.
- Tu aurais voulu que je dise non ?
On ne répond pas à une question par une question, sa grand mère le lui avait toujours dit. Mais Hugo n'était pas assez ridé et n'avait pas cette odeur de rose particulière pour être sa grand-mère.
- Au début oui, dit le garçon en enfournant des céréales, mais main'e'ant 'e di'ai 'on.
(comprendre : "mais maintenant je dirai non")
- Lily ne m'a pas laissé le temps de réfléchir à la question, dit-elle en s'asseyant face à lui.
- Tu l'aimes nan ? Alors dis oui.
- Lily n'a pas l'air d'accord.
- On s'en fout de Lily, c'est pas ta mère.
Un point pour lui. Margareth haussa les épaules. À vrai dire, elle y avait réfléchi toute la nuit et se demandait vraiment ce qui allait se passer si elle disait oui. Si elle disait non, elle savait très bien que tout le monde lui tournerait le dos, qu'Albus la haïrait (sans parler de Lily et James) et que Poudlard tout entier la critiquerait dès qu'elle ferait ne serait-ce qu'un pas dans le château. Mais si elle disait oui...
Et bien, si elle disait oui, elle allait s'attirer des ennuis énormes c'était certain. Lily allait la coller, Violette voudrait tout savoir de sa vie amoureuse et être au courant de chaque étape, la moitié des filles de Poudlard la traqueraient pour pouvoir danser sur son cadavre (bon elle exagérait un peu) puis surtout il y avait Albus.
Albus, ce garçon si génial qu'elle avait rencontré et duquel elle était tombée bêtement amoureuse. Si génial et si lunatique. Elle ne savait pas ce que ça donnerait avec lui. Elle ne voulait pas avoir affaire à un mur de silence ou à un idiot sans cervelle qu'Albus pouvait être dans ses pires moments. Elle ne voulait pas que ça se passe mal et souffrir inutilement comme Yana...
Parce que oui, prenons l'exemple de Yana et James. Ils avaient eu une histoire d'amour quasi parfaite, limite un conte de fée (du moins c'est ce qu'elle pensait) et ils avaient fini par se haïr pour cacher à quel point ils s'aimaient toujours. Imaginons que ça se passe mal avec Albus, si jamais ils en arrivaient à ce stade que se passerait-il ?
Tout le monde lui tournerait le dos, Albus la détesterait (sans compter Lily et James) et tout le monde la critiquerait. En gros, elle reviendrait au même stade que si elle avait dit non. Et c'est parce qu'elle avait peur d'en revenir au même dans les deux cas qu'elle se torturait l'esprit avec un choix qui paraissait si simple.
Et tout le monde s'attendait tellement à ce qu'elle dise oui. Ce qui lui donnait terriblement envie de les contredire, juste pour montrer que ce n'était pas parce qu'ils pensaient tous qu'elle allait le faire qu'elle le ferait. En plus de ça, elle ne voulait pas que les gens pensent qu'elle sortait avec Albus juste pour la réputation, elle n'était pas de ce genre. Même, la réputation d'Albus la gênait.
Mais justement, dans tous les gens qui s'attendaient à ce qu'elle réponde oui, il y avait ses amis. Des gens auxquels elle s'était attachée. Beaucoup attachée. Elle se demandait ce qu'ils en penseraient, s'ils ne la trouveraient pas trop prévisible. Des gens qu'elle n'avait pas envie de décevoir, encore moins de perdre, alors elle se sentait comme obligée d'être avec Albus. Et bon sang, ce sentiment l'étouffait.
- Hey, t'es sûre que ça va ? demanda Hugo en la dévisageant.
- Oui, je vais bien, répondit-elle en souriant, tu me passes les céréales ?
Le garçon obéit non sans lui jeter un regard pas très convaincu.
- Hey, appela-t-il en prenant son bol, tu connais Bob l'Eponge ?
oooooo
C'est donc devant un dessin animé que Rose la trouva.À vrai dire, ça lui faisait vraiment bizarre de se retrouver devant une télé chez des sorciers. Encore plus devant une télé qui fonctionne et sur laquelle Bob l'Eponge s'amuse à faire des bulles et à chasser le papillon.
- Ma mère est une née Moldue, avait dit Hugo quand elle lui avait fait remarqué.
Ce qui expliquait en partie ceci, en effet.
Rose quant à elle, passa devant le salon sans s'arrêter, déjeuna dans la cuisine sans un bruit et se posa lourdement à côté d'elle quand elle fut un peu plus réveillée.
- B'jour, grommela-t-elle.
Margareth répondit par un sourire tout en finissant son pain au lait. Ils regardèrent donc les dessins animés dans un silence des plus religieux.
- Mais, qu'est-ce que vous faites ? s'écria Mr Weasley en apparaissant dans leur champ de vision.
En fait il était devant la télévision ce qui fit grogner Hugo. Rose s'étira et bâilla avant de répondre :
- Rien du tout, on continue notre nuit devant des imbécillités.
Margareth approuva, s'attirant les foudres d'Hugo.
- Aller, ne restez pas devant cet appareil Moldu, ordonna Ron Weasley en éteignant ledit appareil.
Hugo grommela une dernière fois pour la forme et remonta dans sa chambre. Les deux filles l'imitèrent. Une fois dans sa chambre, Rose soupira et se tourna vers Margareth.
- Bon, tu veux faire quoi ? Je te préviens, on va s'ennuyer.
Margareth haussa les épaules. Elle s'en fichait un peu, en fait. Son amie se laissa tomber sur son lit en se frottant le front. Margareth remarqua alors tous les paquets dans un coin de la chambre. Tous les paquets fermés.
- Tu n'as pas ouvert tes cadeaux hier ? demanda Margareth.
- Mmh ? Ah non, pas tous. Ceux là ce sont ceux de Violette, Eloïse, Sunny je crois, Chris et Jud', bref les amis, expliqua Rose. Je n'ai pas eu le temps de les ouvrir quand je les ai reçus par hiboux.
- On le fait maintenant ? proposa Margareth.
Rose acquiesça avec un sourire en se laissant tomber aux pieds du lit.
Trente minutes plus tard, elles y étaient encore. Il y avait beaucoup de cadeaux.
- Bon anniversaire la Rousse, j'ai tout de suite pensé à toi en le voyant. P.S. : J'espère que ce qu'il s'est passé avec Yoshi n'a pas endommagé notre belle amitié. Coeur, coeur, clin d'oeil, coeur, coeur, termina Margareth en reposant la lettre.
Rose regarda le DVD qu'elle tenait en main avec un certain amusement blasé. C'était l'histoire d'une princesse, rousse, souhaitant ne plus être princesse, ou un truc comme ça. Margareth secoua la tête, c'était Chris tout craché ça. Débile et dégoulinant de bonté. D'ailleurs sa lettre lui avait fait pensé à quelque chose...
- Tu as reparlé à Yoshura depuis-, commença-t-elle.
-Non, coupa Rose en posant le DVD plus loin, et je ne compte pas le faire.
- Tu devrais peut-être..., retenta-t-elle.
- Lui pardonner ? Il en est hors de question, s'énerva la Gryffondor.
Il y eut un silence où Margareth repensa à la mine déconfite de ce pauvre Yoshura. Enfin, pauvre dans le sens où tout le monde s'était retourné contre lui. Même s'il méritait tout ça aussi. Bref.
- Tu lui as parlé, toi, reprit Rose, plus calme.
- Oui, approuva Margareth.
- Il t'a dit quoi ?
- Je pense que ce n'est pas à moi de te le dire, répondit-elle en secouant la tête.
Rose eut une moue dubitative.
- Mais, rajouta-t-elle, s'attirant le regard satisfait de son amie, il s'en veut vraiment et je crois que tu devrais l'écouter s'il vient vers toi.
- Pour qu'il me redise des méchancetés ? souffla Rose.
- Ou pour qu'il s'excuse, dit Margareth en mettant la carte sur le DVD.
Rose sembla peser le pour et le contre et Margareth se dit qu'elle avait fait sa première bonne action de l'année.
oooooo
- Bon je crois que je n'ai rien oublié, s'écria Margareth en faisant le tour de la chambre.
- Au pire, je te le rendrai à Poudlard, dit Rose tandis qu'elle fermait son sac.
Margareth hocha la tête en se tournant vers la rousse. Elle remarqua alors le collier que portait son amie. Celui qu'elle lui avait offert.
- Il te plaît ? demanda-t-elle en désignant le collier.
- Oui, merci beaucoup, il est très beau.
- Dès que je l'ai vu j'ai pensé à toi, confia-t-elle en se disant que la lettre de Chris commençait comme ça, tu sais quand tu te lèves le matin avec les cheveux dans tous les sens.
Rose éclata de rire en approuvant. C'est vrai qu'elle ressemblait vraiment à un lion dans ces moments là. Quelqu'un toqua à la porte, les faisant se retourner.
- Al' je t'ai dit que je ne l'ai pas trouvé, soupira Mr Weasley en entrant dans la pièce. Oui, bon, je te passe Rose.
-Qu'est-ce qu'il a ? demanda la rousse en prenant le combiné. Allô Al' ? Depuis quand tu te sers du téléphone ? Ah, tu ne voulais pas venir directement. Tu sais tu aurais pu, Magui est toujours là. Oh, je vois.
Margareth savait parfaitement pourquoi Albus utilisait le téléphone. La raison en question devait d'ailleurs porter le nom de "Magui". Et c'était justement pour ça qu'elle se plongea dans un profond silence consterné.
- Bon Al', la dernière fois que tu l'as vu, c'était où ? Dans la chambre d'ami ? Okay, je vais voir.
Rose sortit sa baguette et prononça un accio Pinou d'une voix forte. À ce moment là un lapin en peluche sortit de dessous le lit et lui sauta dans la main. Margareth ouvrit de grands yeux, comment était-il arrivé ici celui-là ? Albus l'avait oublié ? Il avait oublié son Pinou chez Rose ?!
- C'est bon je l'ai ! Je ramène Magui t'as qu'à passer le chercher dans dix minutes. Ouais, d'accord. De rien. Je t'embrasse aussi, à tout à l'heure.
Rose raccrocha et se tourna vers Margareth avec un joli sourire.
- Il te passe le bonjour et s'excuse de ne pas pouvoir venir mais une certaine petite soeur rousse l'en empêche, récita-t-elle en se levant et en empoignant le sac de Margareth.
Oh. Peut-être que finalement Albus n'allait pas fuir cette fois. Un poids s'envola de sa poitrine. Il y en avait au moins un.
- D'accord, dit juste Margareth en se levant à son tour.
Rose remarqua son air pensif et s'arrêta devant les escaliers.
- Hey, cette fois s'il t'a laissé en plan c'est juste parce que Lily l'a obligé, la rassura-t-elle en posant une main réconfortante dans son dos. Puis dans un sens, elle n'avait pas tort : ce n'était vraiment pas romantique du tout et, pire encore, il a fait ça devant toute la famille !
Margareth n'avait pas pris ce paramètre en compte mais maintenant qu'elle y repensait, et bien, elle en avait un peu honte. Albus aussi sûrement. Pour sa défense, on va dire qu'il s'était laissé emporté par l'émotion. Margareth eut un petit sourire à cette pensée. C'était bien son Albus ça.
- Tu as tout ? demanda Mrs Weasley en traversant le salon. Bien, Rose il faudra qu'on aille sur le chemin de traverse il faut que je rachète des parchemins et de l'encre. Hugo tu viens dire au revoir ?
Le petit roux pointa le bout de son nez derrière le dossier du canapé et étrécit les yeux. Devant l'air inquisiteur de sa mère, il finit néanmoins par se lever et serrer maladroitement la main à Margareth avant de retourner se cacher. Elle était sûre que si Louis l'apprenait, il surnommerait son cousin de traître.
Le père de Rose lui dit ensuite au revoir tout en lui disant de revenir quand elle voulait. Margareth espérait juste qu'à ce moment là il ne se serait pas passé un drame avec Albus. Et crotte, il fallait qu'elle arrête de rabâcher ça sans cesse ! Margareth, à partir de maintenant, Albus n'occupe plus tes pensées, s'ordonna-t-elle en souriant au père de Rose.
Elles finirent par sortir de la maison, Margareth un sourire un brin forcé aux lèvres avant de grimper dans la voiture qui la ramènerait chez elle. Le voyage fut plutôt court, elle n'avait pas eu cette impression la dernière fois. Mais la dernière fois il y avait Al...
Crotte, elle n'y pensait plus, point.
- Bon à plus tard Magui, on se revoit dans quatre jours ! cria Rose depuis la voiture quand Margareth fut devant chez elle.
- Oui, merci pour tout et à lundi ! répondit-elle en leur faisant un signe de la main.
Elle attendit que la voiture s'éloigne pour ouvrir le portail et traverser l'allée menant à la maison. Elle ne frappa pas à la porte (après tout, c'était chez elle) et ouvrit avant de jeter son sac plus loin et d'enlever son manteau.
- Tiens, mais c'est ma cousine préférée ! s'écria Gabriel en la voyant arriver dans le salon.
- En même temps, je suis ta seule cousine, répondit elle en allant dans la cuisine.
- Ce qui ne me laisse pas beaucoup de choix, c'est vrai.
Dès qu'elle fut dans la cuisine sa mère l'enlaça en lui posant trente questions à la seconde. Comme comment s'était passée la fête, qui y avait-il, qu'est-ce que Rose avait eu, si Albus avait été sympa, s'ils s'étaient embrassés, si c'était enfin son petit copain officiel, … Eden Thompson ou comment mettre les pieds dans le plat en trois secondes. Son père finit par la sauver en lui demandant d'aller ranger son sac. Elle ne le remercierait jamais assez pour cet exploit.
Elle était donc dans sa chambre en train de tenter de contacter Sunny par téléphone ("Coucou, tu es bien sur le répondeur de la merveilleuse Sunny qui n'est malheureusement pas disponible pour le moment ! *soupir désespéré* Mais je t'en prie rappelle moi quand tu veux et n'hésites pas à me laisser un message !") quand Gabriel fit irruption dans son espace personnel. Y en avait qui se gênait pas le moins du monde.
- On va au supermarché, ça te dit de venir ? demanda-t-il, Calista derrière lui.
- Pour quoi faire ? demanda-t-elle en plissant les yeux.
- Tu ne veux pas alors, fit-il. Margareth veut pas, j'irai tout seul avec Cali ! hurla-t-il a l'attention d'Eden.
Il y avait quelque chose dans son ton et dans sa façon de faire qui laissait penser qu'il ne voulait pas qu'elle vienne. Tiens tiens, l'heure de la vengeance aurait-elle sonné ?
- Attends, je veux venir ! s'écria-t-elle en le suivant dans le couloir.
- T'es sûre ? On va juste faire les courses on en a pas pour longtemps, reprit-il.
Il ne voulait vraiment pas qu'elle vienne, intéressant.
- Justement, ça me va, fit-elle en le dépassant dans les escaliers.
- Mais t'es même pas habillée correctement et tout... tenta-t-il encore.
- Pas grave, on en aura pas pour longtemps, fit-elle avec un sourire.
- Sérieux, tu ferais mieux de ne pas venir, grommela-t-il, on va passer dans le rayon yaourts et tu détestes ça.
- Je prendrai un pull.
Margareth comprit qu'elle avait gagné en le voyant pincer les lèvres. Oh yes, elle allait voir pourquoi son cher cousin insistait autant pour ne pas la faire venir ! Elle allait bien s'amuser, c'était certain.
Elle remonta pour prendre un pull (vieux déchiré et qui avait sûrement appartenu à son cousin dans un temps ancien) et redescendit pour mettre ses chaussures et son manteau. Gabriel l'observa faire, tout en aidant Calista à fermer ses bottes fourrées. Margareth eut la vague impression qu'il avait des envies de meurtre mais préféra s'en ficher. Après tout, elle faisait ce qu'elle voulait. Et là, elle voulait aller au supermarché avec lui.
- Je te jure, la prochaine fois je ne viens pas te demander, grommela-t-il.
Margareth eut un petit sourire et ouvrit la porte d'entrée.
- Maman, on y va ! On revient dans pas longtemps.
oooooo
Heureusement, ils n'étaient qu'à dix minutes du supermarché à pieds. Heureusement parce qu'il faisait froid. Très froid. Margareth remonta le col de son manteau et fourra son nez dedans dans le vain espoir de le protéger du froid. Gabriel avait l'air toujours aussi remonté contre elle. Et bon sang ce qu'elle en était contente !
Ils arrivèrent au supermarché (gelée, pour Margareth). Calista essaya tout de suite d'aller dans le rayon jouets. Gabriel la suivie, laissant Margareth en plan avec la liste de course. Attendez... Elle se dépêcha de prendre un chariot pour mieux les suivre.
- Oh salut Gabriel, on se croise souvent dis donc ! s'écria une fille quand Margareth arriva.
- Ouais, c'est vrai, approuva son cousin en passant une main dans ses cheveux.
Il avait son sourire de charmeur et la fille qui lui faisait face le regardait avec des yeux de merlan frit. Elle était jolie, avec un magnifique et faux grand sourire. Margareth retint un soupir. Elle était déçue, oui. Gabriel qui venait au supermarché juste pour draguer, ce n'était pas nouveau. Puis pourquoi lui faire tout un flan pour ça ? Ce n'était pas la première fois qu'il draguait des filles devant elle. La preuve, quand il était venu la chercher, avec Rose.
- Cousine, tu me prends ça ? demanda Calista en lui montrant un jouet.
Margareth soupira et regarda le prix. De toute façon, c'était Gabriel qui avait l'argent et s'il en manquait, il n'aurait qu'à en rajouter de sa poche. Elle prit le jouet et le mit dans le chariot avant de prendre la liste de courses. Pendant que ce cher Gaby draguait, elle, elle allait faire quelque chose de constructif.
Une demi-heure plus tard, elle sortait donc du rayon yaourts en grommelant contre le froid. Le pull n'avait finalement servi à rien. Elle regarda sa liste de courses. Il lui manquait plus que le beurre qui était dans le rayon d'à côté.
- Cali, tu restes là deux minutes je vais juste à côté, d'accord ? demanda-t-elle.
La petite fille (dans le chariot) hocha la tête avec conviction. Margareth eut un petit pincement au coeur, s'en voulant de l'abandonner comme ça. Elle se dépêcha de tourner dans le rayon suivant et de s'arrêter. La derrière la vitre, c'était bien Gabriel ? Oui, elle reconnaissait la fille du rayon jouets. Ils étaient avec un autre garçon aux cheveux bruns et courts, plus courts que Gabriel, et au look négligé. Gabriel avait toujours eu des potes à l'air négligé de toute façon.
Margareth se tourna pour chercher le beurre en marmonnant que son cousin était l'un des plus grands dragueurs du siècle. Elle se retourna espérant vite retrouver Calista avant qu'elle ne fasse une bêtise, jeta un coup d'oeil à son cousin en pensant qu'il était aussi irresponsable que James, avant de piler net.
Mais attendez, là, juste devant elle, elle rêvait ou Gabriel et le garçon avaient la bouche collée ?! Le garçon l'aperçut à travers la vitre et fronça les sourcils avant de décoller sa bouche de celle de Gabriel. De celle de Gabriel bon sang ! Mais qu'est-ce que... QUOI ?! Le beurre lui échappa des mains, s'éclatant sur le sol. Elle ne se sentait pas très bien d'un coup. Non en fait, elle était choquée au possible. Elle ignora le beurre par terre et partit rejoindre sa cousine en courant (ou presque). Oh bordel.
Calista la vit revenir avec bonheur et commença à lui raconter comment elle avait vaincu le roi des fées des yaourts avec son jouet ultra trop bien. Margareth dut répondre un truc débile mais ne se souvenait pas de quoi exactement.
Elle continua les courses tel un automate, son cerveau tournant en boucle sur "Gabriel est gay, Gabriel est gay, Gabriel est gay". Bon sang, mais pourquoi ne lui avait-il pas dit ?! Et pourquoi avoir draguer cette fille si c'était pour rouler une pelle à un garçon juste sous son nez la seconde d'après ? Oh bordel.
Bien entendu, le fruit de ses pensées se retrouva devant elle dans les rayons consacrés aux légumes. Ce qui s'accordait avec l'état d'esprit de Margareth vu que son cerveau se retrouvait parmi ses semblables.
- Tu devrais prendre des carottes, ça rend aimable, lui conseilla Gabriel en lui fourrant la carotte sous le nez.
Bizarrement, ses pensées tournèrent à la limite du pornographique avec cette carotte. Voilà qu'elle s'imaginait son cousin avec ce...genre de délires. Margareth, serais-tu complètement tarée ?! s'engueula-t-elle en pinçant les lèvres. Son absence de réponse sembla intriguer Gabriel qui haussa un sourcil dans sa direction.
- Bin quoi ? demanda-t-il en prenant un sac plastique avant de peser les légumes. Pourquoi tu fixes cette pauvre carotte comme ça ? T'as peur que je te la mette dans le nez ?
Ne surtout pas penser à où cette carotte pouvait rentrer exactement. Non, ne pas s'aventurer sur cette voie là.
- Pff, crétin, grommela-t-elle en avançant le chariot.
Gabriel ne répondit pas et la suivit, ses carottes à la main.
Margareth s'arrêta devant les bananes. Bon, le point, il fallait faire le point. Déjà, Gabriel était gay. Ensuite il avait un copain. Après, il ne lui avait rien dit et ne voulait visiblement pas qu'elle le sache. Et dernièrement que fichait-elle à dévisager ces foutues bananes ?! Oh bon sang, pourquoi était-elle venue au supermarché ? Il lui avait pourtant conseiller de ne pas venir. La prochaine fois, elle l'écouterait. Son pauvre cerveau serait épargné comme ça.
- T'as pris le beurre ? demanda Gabriel.
Ils étaient en caisse. Depuis quand étaient ils en caisse ?! Reprend toi Magui, reprend toi.
- Heu, j'ai oublié, marmonna-t-elle. J'y vais.
Bordelbordelbordelbordelbordelbordelbordelbordelbordelbordelbordelbordelbordelbordelbordel.
Mais enfin, depuis quand étaient-ils ensemble ?! Et pourquoi Gabriel ne lui avait putain de rien dit ?! Et attendez, Gabriel avait bien dragué cette fille juste avant ?! Il devait sûrement y avoir une explication plausible à tout ça. Gabriel ne pouvait pas changer d'orientation sexuelle comme ça ! C'était quoi alors ? Un jeu ? Si ça se trouve il jouait à ce jeu débile qu'ils faisaient en primaire … Action ou vérité ou un truc comme ça. Ouais c'était aussi plausible que Gabriel décidant de se mettre aux garçons. Oh bon sang mais que fichait-elle dans ce monde...
Elle passa à côté du rayon yaourts, manqua de tomber à cause d'une plaquette beurre étalée par terre, se demanda qui était assez con pour laisser traîner ça là, se rappela que c'était elle, ramassa le beurre, se demanda ce qu'elle devait en faire, le cacha derrière des bouteilles de lait et repartit en quête du fichu beurre qu'elle était venu chercher.
Elle attrapa une autre plaquette en soupirant et retourna en caisse. Personne ne devait être au courant dans la famille. Et il ne voulait pas qu'elle vienne... pour ça ? Il ne lui faisait pas du tout confiance alors ? Elle regarda Gabriel débarrasser le chariot devant elle. Elle avait toujours pensé que son cousin serait là pour elle. C'était un peu comme son grand frère, même s'il lui en faisait baver. En tant que "petite soeur" elle pensait aussi qu'il lui faisait confiance. Au moins pour des choses aussi importantes que ça.
- T'en as mis du temps, grogna Gabriel. Calista je t'ai dit de poser ce jouet sur le tapis.
- Oui, je me rappelais plus des rayons, ils ont encore changé cette année.
Gabriel renifla mais ne dit rien. Ils passèrent en caisse, payèrent et finirent par sortir, les bras chargés de sacs. Calista jouait devant eux, les ignorant royalement. Margareth savait qu'elle n'aurait peut-être plus l'occasion d'en parler. Chez elle, les murs avaient des oreilles (généralement appelées Eden ou Jim).
- Gaby, je, je t'ai vu avec quelqu'un... Une personne brune les cheveux très courts, commença-t-elle.
- Tu parles sûrement d'Ely, dit Gabriel avec un sourire étrange. Je ne savais pas que tu l'avais vu.
Donc il s'appelait Ely. Plutôt sympa comme nom. Enfin, jusqu'à présent elle pensait qu'Ely était une ville, maintenant elle savait que ce n'était pas le cas. En même temps, ça ne pouvait pas l'étonner elle connaissait bien quelqu'un du nom d'Orlando. Bref.
- Je vous ai vu vous embrasser, marmonna-t-elle.
Gabriel s'arrêta et la regarda avec un air surpris.
- Je savais que tu n'aurais pas du venir, grommela-t-il d'un ton agacé, tu ne dis rien à personne.
Margareth se tut. Non, bien sûr qu'elle ne dirait rien.
- Je ne dirai rien et tu le sais.
Gabriel hocha la tête. Elle ne savait pas quoi dire ou faire. Depuis quand y avait-il une distance aussi grande entre eux ?
- Ça fait longtemps ? demanda-t-elle en fixant la route.
- De quoi ?
- Que vous êtes ensemble.
- Oui et non, soupira-t-il. La première fois qu'on s'est vu c'était l'année dernière à la fête de son amie, tu sais la blonde du rayon jouets, qui fêtait la fin de ses études. Ensuite, on s'est revu plusieurs fois pendant les dernières grandes vacances d'été et ça a commencé là. Ely vient de Stratford-upon-Avon, la ville de Shakespeare, alors c'était compliqué de se voir tu comprends ? On a gardé contact pendant la période scolaire, par messages. Mais c'est vraiment pendant ces vacances là que ça a "évolué" entre nous.
Bon, ok. Ely habitait donc à pratiquement deux heures d'ici ce qui s'avérait compliqué, en effet. Mais que faisait-il ici alors ? Du shopping ? Il n'avait pas l'air avec son look un peu négligé. Peut-être qu'il venait voir quelqu'un. La fille blonde était peut-être sa cousine ou dieu seul sait quoi! Bref, ce n'était pas le moment de faire des hypothèses à deux noises. Donc, ils étaient ensemble (ce n'était donc pas un jeu et son cousin s'était vraiment mis aux garçons, bon sang) sans l'être. Ils se connaissaient depuis longtemps mais n'étaient ensemble (enfin presque) que depuis peu.
- En gros, vous avez une relation à distance, fit-elle en penchant la tête.
Et en s'efforçant de ne pas lui demander s'il était officiellement et définitivement gay.
- Ouais, voilà.
- Qui d'autre le sait ?
- À part toi et sa pote, personne.
Margareth se sentit en quelque sorte privilégiée.
- Tu comptes le dire à tes parents ? demanda-t-elle.
- Je ne sais pas, souffla-t-il, je ne sais même pas si ça va durer ou si c'est juste un moment comme ça... Et je ne veux pas leur mentir. Puis si ça fonctionne entre Ely et moi, faut d'abord trouver le moment pour en parler et ça ne va pas être facile.
Donc, il n'était sûr de rien. Compliqué comme histoire et elle comprenait enfin pourquoi il ne voulait pas qu'elle vienne et encore moins la mettre au courant. Bon sang, mais dans quoi s'était-elle fourrée encore ? Elle jeta un regard à son cousin. Margareth commençait petit à petit à avoir des remords et un énorme sentiment de culpabilité.
-Je ne pense pas qu'ils le prennent mal, ils sont assez ouverts, dit-elle sincérement.
Plus ouverts que ses propres parents, c'était sûr. Même s'il fallait avouer que la réaction de sa mère face à Albus l'avait un peu étonnée.
- Ouais, je sais mais bon c'est pas un sujet que je veux prendre à la légère et je pense que je dois être sûr avant de leur dire.
- Oui, je comprends, dit-elle.
- Le sujet est clos, interdiction d'en reparler, d'accord ? fit-il quand la maison fut dans leur champ de vision.
Margareth approuva et poussa le portail.
La première chose qu'elle entendit une fois dans la maison, fut le rire de gorge de son père puis un rire plus doux, plus mélodieux, plus féminin. Margareth fronça les sourcils, se doutant que son oncle Jim ne riait pas de cette façon, et se dirigea vers la cuisine, imitée par Gabriel et Calista. Une femme magnifique, aux courbes généreuses qui feraient pâlir d'envie Virginia et aux yeux si pétillants que même Sunny et son sourire rayonnant h24 ne paraissaient pas aussi joyeux se tenait là, accoudée à la table.
- Gina ? fit Margareth incrédule.
- Maman ! cria Calista en se jetant dans ses bras.
- Hey, il mio tresor ! Comment tou vas, ma belle ? répondit la femme en lui rendant son étreinte.
Gina, l'ex femme de son oncle, italienne de pur souche avec un accent à couper au hachoir. Sa marraine, la meilleure amie de sa mère et la mère de Gabriel, Rafaël et Calista. Gina, quoi.
- Je pensais pas du tout te voir ! s'écria Margareth en secouant la tête.
- Moi non plus, admit Gabriel en allant embrasser sa mère.
- Ché soui vénou dès que che ai pou, répondit la femme avec un sourire magnifique.
(comprendre : Je suis venue dès que j'ai pu)
- Mais, tu n'étais pas en voyage à Naples ? remarqua Gabriel.
- Si, ché soui allée voir la madre à Naples mais ché soui revenou chercher les pétits, dit-elle en pinçant le ventre de Gabriel qui émit un cri de souris, ils reprennent bientôt.
- Déjà ? fit Margareth.
- Si, l'école reprend loundi...
-Oui, chérie, en même temps que toi cette année, confirma sa mère. Ils doivent donc retourner chez Gina plus tôt.
Margareth se tut. C'était la première fois qu'ils partaient avant elle. Normalement ils restaient une semaine de plus et donc elle partait avant. Mais cette année, elle allait devoir terminer les vacances toute seule. Bien sûr il y aurait ses parents mais ce n'était pas pareil.
- Tu repars aussi je suppose, dit-elle à son oncle Jim.
- Yep, je repars sûrement demain soir, les collègues m'implorent de revenir à Londres, répondit celui-ci en riant.
Margareth était un peu triste d'apprendre ça. Pour tout expliquer, ses cousins habitaient avec leur mère, Gina, pendant toute l'année scolaire. Quelques week-end ils dormaient chez leur père qui habitait un petit appartement à Londres. Pour deux jours c'était vivable mais pas pour une ou deux semaines, alors ils venaient dormir chez Margareth. De plus, ils faisaient d'une pierre deux coups puisqu'ils pouvaient ainsi voir leur cousine qui ne revenait que pendant les vacances.
Chaque année, dès qu'elle sortait du train, c'était soit son oncle Jim soit son père qui venait la chercher à la gare. Ensuite ses cousins arrivaient quelques jours après elle et elle repartait donc quelques jours avant eux. Mais cette année il semblerait que ce soit comme il y a deux ans et qu'ils partaient avant elle.
Elle détestait les voir partir. Quand c'était elle qui s'en allait la première, ça ne la gênait pas tant que ça, sans pouvoir l'expliquer, alors que quand ils partaient avant elle, elle sentaient un grand vide dans sa maison. Non, vraiment, elle n'aimait pas ça.
- Vous restez manger quand même, dit-elle en prenant Calista dans ses bras.
- Bien sour, ma belle ! répondit Gina en riant.
Margareth sourit et s'assit à la table, prête à écouter sa marraine parler de son séjour fantastique à Naples.
oooooo
- Faites bonne route ! souhaita Eden en serrant Gina dans ses bras.
Margareth fit de même avec Calista et Rafaël. Gabriel se contenta d'un coup de poing dans l'épaule tout en lui disant de ne pas pleurer. Elle ne pleurait pas mais il savait qu'elle n'aimait pas ces moments là. Gabriel en savait trop sur elle de toute façon.
- Ne conduis pas comme les Napolitains, déclara Jim une fois en face de Gina.
L'italienne s'était plaint toute la soirée à propos de la conduite horrible des habitants de Naples. De toute façon, l'Angleterre était encore pire (toujours selon Gina) à rouler à gauche. Margareth se demanda si le fait de rouler à gauche était pire que de rouler dans les rues piétonnes mais arrêta sa réflexion dès qu'elle commença.
Gina sourit affectueusement à son ex mari avant de l'étreindre aussi. Margareth s'était longtemps demandé pourquoi ces deux là s'étaient séparés. Sa mère lui avait dit que c'était compliqué et qu'elle comprendrait plus tard, quand la vie lui montrerait toutes ses contraintes. Margareth n'avait pas compris (et ne comprenait toujours pas, du moins, pas totalement) la phrase de sa mère et n'était pas si pressée que ça de la comprendre. Il y a des choses qui n'ont certainement pas besoin d'être sues.
- Bon, fais pas de bêtise tant qu'on est pas là, attends qu'on revienne, lui dit Gabriel quand elle lui tendit son sac.
- Je suis quelqu'un de sage. Le seul qui fait des bêtises c'est toi, répondit-elle tandis qu'il plaçait le sac dans la voiture.
- Margareth, dit-il la tête dans le coffre, soudain sérieux, je voulais te dire... À propos de ton copain, Albus, fais attention s'il te plaît.
-Oh Gaby ne t'inquiètes pas pour ça, fit-elle en roulant des yeux.
- C'est ton premier, souleva-t-il en se retournant, et je sais que certaines font beaucoup de bêtises avec leur premier.
- Gaby...
- C'est juste que ça m'embêterait de devoir aller casser la gueule d'un sorcier, tu vois ? Surtout qu'il pourrait me transformer en crapaud.
-T'en es déjà un.
- Je te remercie.
Margareth sourit. Rafaël arriva pour mettre une peluche de Calista dans le coffre avant de le fermer.
- Gaby, appela-t-elle quand il allait monter dans la voiture, je te promets de faire attention.
- T'as intérêt, répondit-il.
- Fais aussi attention de ton côté d'accord ? Et tiens moi au courant, fit-elle.
Il sourit et hocha la tête avant de claquer la portière. C'est sur cette discussion que ses cousins partirent. Margareth leur fit de grands signes de la main jusqu'à ce qu'ils disparaissent de sa vue. Elle sentit ensuite la fatigue la saisir et soupira. Vivement que les vacances se terminent...
