WOW, j'ai atteint la barre des 1000 reviews !

Et je n'en reviens toujours pas ! O_o

Je vous remercie TOUS de me lire, de me laisser vos commentaires sur cette histoire, de votre soutien… de TOUT ! Vous êtes vraiment adorables !

En fin de chapitre, je vous laisserais une petite surprise (un peu bizarre je le conviens^^)

En attendant :

BONNE LECTURE A TOUS !

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Chapitre 21 :

La convocation :

PdV de Bella :

Je n'aurais pas dû être étonnée quand Lucas a déclaré qu'il voulait que se soit Edward qui le ramène avec William, à la maison. Après tout, il ne le connaissait pas beaucoup malgré le superbe après-midi que nous venions de passer et voulait certainement en apprendre plus sur le père de son meilleur ami, mais aussi le collègue de boulot de sa mère.

D'ailleurs, en repensant à ce qu'il venait de se passer quelques heures plus tôt, je ne pus m'empêcher de sourire. J'étais vraiment bien. Apaisée. Je n'arrêtai d'ailleurs pas de me répéter ces mots inlassablement tellement j'étais heureuse. Nous avions enfin tout mis à plat avant de commencer à apprendre à nous connaitre et j'aimais beaucoup ce que je découvrais sur Edward :

Par exemple, Anthony était son deuxième prénom. Il avait toujours vécu chez ses parents à Redmond avant de déménager à Seattle avec Tanya pour leurs études en droit. Que sa mère, Esmé, était décoratrice d'intérieur et que son père, Carlisle, était médecin à l'hôpital de la capitale de l'Etat de Washington. Mais ce que j'avais apprécié connaitre sur le compte de mon nouveau meilleur ami, c'était le fait qu'il avait toujours voulu ouvrir un cabinet d'avocat afin que ses parents soient fiers de lui malgré qu'il ne suive pas le même chemin de carrière que le patriarche Cullen et qu'à l'époque du lycée, malgré son magnifique physique, il n'en profitait pas pour coucher à droite et à gauche mais essayait de construire des relations plus ou moins durable, qu'il aimait beaucoup lire, avec une préférence pour les grands classique et les romans policiers.

C'est incroyable de constater que nous avions pleins de points communs alors que je pensais que tout nous opposait. Par exemple, je savais qu'il jouait du piano, cependant, jamais je n'aurais cru que ce n'était pas qu'un loisir, mais une véritable passion pour lui et ce, depuis ses cinq ans. Dommage qu'il n'ait pas –non plus- continué à jouer régulièrement après le départ de son ex.

Bref, en connaitre plus sur Edward ne m'aidait pas à garder mes distances.

En effet, j'aimais déjà beaucoup ce qu'il était au cabinet mais le voir dans la vie de tous les jours…

Moi sur son dos puis tout deux trempés après une bataille d'eau, nous amusant comme des petits fous.

Lui me serrant contre son corps musclé avant de poser ses lèvres sur mon front ou ma joue, provoquant mes rougissements et mes bégaiements.

Lui et moi assis côte à côte, nos enfants nous entourant, en train de regarder un dessin-animé comme une véritable famille.

C'était si simple d'être avec Edward que ça me troublait.

Moi qui ne voulais, à la base, plus avoir affaire à lui après ce qu'il s'était passé mardi malgré mes sentiments à son égard. Sentiments, d'ailleurs amplifiés après cette fabuleuse journée.

Je n'avais jamais ressentis autant de choses pour un homme et ça devait me faire peur, mais non. Plus maintenant.

Etrangement, je n'étais pas effrayée, alors que je l'étais en début de semaine. C'était à ne rien y comprendre. A croire que le simple fait de le connaitre un peu mieux et qu'il soit accepté par ma famille et mes amis balayait d'un revers de main mes incertitudes.

De plus, je voyais bien qu'il ne restait pas insensible à ma présence, sinon il ne m'aurait pas gardé contre lui durant notre promenade, ou fait pleins de petits bisous tout tendre, n'est-ce pas ? Sans parler que je ressentais cette espèce d'alchimie qui nous avait poussée à tomber dans les bras l'un de l'autre –physiquement parlant. Alchimie que je m'étais interdite de ressentir depuis mardi, mais qui était beaucoup plus puissante maintenant, à croire que me rapprocher d'Edward avait amplifié mes désirs de lui.

Il ne me laissait vraiment pas indifférente !

Maintenant, je n'allais plus réfléchir au sujet de notre relation, j'allais laisser faire les choses. Si Edward voulait quelque chose de plus avec moi qu'être mon ami, ben advienne que pourra !

Dans tous les cas, je repensai à son regard noircis par le désir lorsqu'il vit ma chambre.

S'il croit que je ne l'avais pas rodé, ben c'est raté !

J'avais sentis mon bas-ventre se contracter et une vague de désir m'envahir, mais décidai de ne pas laisser mes pulsions prendre le dessus et continuai la visite de mon humble demeure avant que l'on ne s'installe sur le canapé, comprenant très clairement que nos garçons voulaient nous voir assis côte à côte, croyant sûrement qu'on allait finir ensemble après le dessin-animé.

Bientôt peut-être !

« Advienne que pourra », Bella, alors n'espère pas trop sinon tu risques d'être déçue si rien ne se passe.

Je soupirai, attirant l'attention d'Edward qui se mit à me fixer avant de se pencher vers moi :

-Ca va ? murmura-t-il.

Je ne pouvais pas m'empêcher de frissonner face à sa présence si proche de moi. J'étais sûre que si je tournai la tête, nos lèvres se seraient rencontrées.

Reprends-toi Bella ! Tu n'es plus une adolescente qui ne sait pas contrôler ses hormones !

-Ca va, lui répondis-je en lui souriant timidement. Le dvd te plait pour le moment ?

Etre si proche de lui m'empêchai de réagir normalement : J'étais en quelque sorte un peu intimidée de constater que nous étions repartis dans une relation amicale alors que je ressentais des choses plutôt inappropriés à son égard.

-Beaucoup ! J'apprécie Milo et son envie de suivre la même voie que son grand-père, étant le seul membre de sa famille qu'il ait connu, afin de prouver au monde qu'il avait raison de croire que l'Atlantide existait.

-Il se bat pour ses convictions, approuvai-je.

Au moment où Edward allait ouvrir la bouche pour me faire part d'un autre commentaire, on entendit les ricanements de nos garçons qui nous regardèrent en souriant ouvertement.

Ah les enfants ! Dès qu'ils voient deux adultes de sexe opposé discuter, ils imaginent toujours « le pire » !

-Profite du dessin-animé, soufflai-je en lui posant un baiser sur sa joue avant de me lever et de me diriger vers la cuisine où je commençai à confectionner un gâteau au yaourt. Après tout, c'état bientôt l'heure du goûter.

Un yaourt nature, de la farine, du sucre, de la levure chimique, de l'huile et des œufs plus tard, je me retrouvais appuyée sur la chambranle de la porte menant au salon et regardai la scène qui se jouait devant moi :

Les garçons s'étaient déplacés et étaient dorénavant installés aux côtés d'Edward et discutaient tous les trois tout en regardant la fin du dvd.

Ca semblait si normal d'avoir Edward et William sous le même toit que Lucas et moi. J'avais vraiment l'impression qu'ils faisaient tout deux partis de la famille, en tant que mari/père et fils/frère.

Ca semblait si simple…

Mon cœur se serrait mais ce n'était pas de douleur ou de peine, c'était complètement plaisant, chaleureux. Même si ce n'était pas officiel, Edward et William faisaient vraiment partis de ma famille, j'espérai juste que les choses évoluent entre moi et le père du meilleur ami de mon fils.

Je voulais être et rester dans les bras d'Edward, sentir ses lèvres sur les miennes mais aussi sur mon corps. Je désirai me lever tous les matins avec sa présence à mes côtés et préparer le petit-déjeuner de mes deux garçons.

Je voulais une vraie famille, moi qui voulais rester seule et indépendante.

Je voulais que se soit Edward qui soit à mes côtés.

Je me voyais même porter ses enfants.

La petite sonnerie du four me sortis de mes songes et je me dépêchai d'en retirer le gâteau afin d'oublier ces images de bébés aux cheveux cuivrés et aux yeux émeraudes.

C'est pas prêt d'arriver !

Je coupai quatre parts que je posais ensuite sur la table du salon puis allai chercher le lait dans le réfrigérateur et préparer le café pour Edward et moi avant d'appeler les garçons avant qu'ils ne décident de regarder un autre dvd en plus de celui qui venait de se terminer.

Sans aucune surprise, nous passâmes un agréable moment avant de jouer tous ensembles à divers jeux de sociétés que Charlie m'avait donné à mon déménagement à Seattle.

Nous agissions vraiment comme une vraie famille.

Je voyais Lucas et William s'échanger des sourires complices et comprenais facilement qu'ils étaient heureux que l'on soit tout les quatre ensemble. Je jetai un regard à Edward et constatai qu'il avait lui aussi repérer leur manège.

Malgré tout, nous rions, chahutions, discutions comme si c'était normal d'être tous les quatre ensemble, comme si c'était censé être ainsi.

Que ferais-je si ce n'est pas le cas ? Si Edward et moi ne dépassions jamais le stade de l'amitié ?

Tu resteras son ami et continuerez tout deux à passer des après-midis tranquille avec vos enfants.

« Il en faut peu pour être heureux ! »

Ca y est, Baloo du dessin-animé « Le Roi de la Jungle » a envahit ma tête !

-Je suis trop fort ! s'extasia William en brandissant son poing en l'air.

Il venait de finir le parcours du jeu de l'Oie alors que Lucas tomba à son tour dans le puits, me rejoignant à la case départ.

-C'est de la triche, rumina Lucas.

-Comment veux-tu que se soit de la triche ? répondit doucement Edward en souriant. C'est juste du hasard ! C'est rare de gagner deux fois de suite à un jeu de dés, surtout si on est aussi malchanceux que ta mère et qu'on perd à chaque fois ! conclut-il en me lançant un sourire narquois.

-La partie n'est pas encore terminé, Cullen ! dis-je, mauvaise, faisant rire tout le monde.

Comme par hasard, je finis encore une fois dernière, faisant par la même bien marrer les trois garçons. J'essayai de bouder, mais leur bonne humeur était contagieuse alors je ne pus empêcher mes lèvres d'esquisser un sourire sincère.

Malheureusement pour Lucas et William qui ne voulurent pas se quitter, il fut l'heure pour nos invités de partir et se fut donc avec une tristesse que je tentai de dissimuler que je dis au revoir à Edward et son fils pour le reste du weekend car ils allaient à moi aussi me manquer.

A peine la porte d'entrée refermée que mon fils m'entraina dans le salon et me fis asseoir sur le canapé avant de se blottir dans mes bras.

J'aimai beaucoup ces petits moments avec mon fils où rien ne pouvait briser cette petite bulle dans laquelle nous nous enfermions, gardant tout deux le silence afin de profiter pleinement de la présence de l'autre.

Rien ne compte, à part mon petit Lucas.

-Dis maman, souffla-t-il au bout de plusieurs minutes de silence.

-Oui mon chéri.

-Je voulais juste te dire que je l'aime bien Edward, il est vraiment gentil.

-Moi aussi je l'aime bien, lui répondis-je. Et je suis contente que tu l'apprécies car on risque de le voir souvent maintenant qu'il est présent pour William.

-Oui je sais et je trouve ça trop cool !

Je ne pus m'empêcher de sourire. Mon fils était vraiment adorable, n'en voulant pas aux autres pour leurs erreurs passées.

Je l'avais bien élevé.

-Et puis avec lui à la maison, j'ai l'impression d'avoir un papa, continua-t-il.

Mon cœur se serra dans ma poitrine :

-Edward n'est pas ton papa, Lucas, et c'est possible que se ne soit jamais le cas.

-Mais si tu es la maman de cœur de William, Edward peut pas être mon papa de cœur ?

Je ne voulais pas briser les espoirs de mon fils, mais je me devais de ne pas lui donner de faux espoirs. Je savais que l'on avait mit les choses à plat avec mon collègue de boulot, mais je ne pouvais pas lui imposer mon fils alors qu'il venait à peine de revêtir son rôle de père envers William.

-Pour qu'Edward soit ton papa de cœur, il faut d'abord le connaitre et bien s'entendre avec lui et après, seulement, il faut lui demander s'il souhaite l'être, tu comprends ? On ne devient pas maman ou papa de cœur comme ça !

-Oui mais si Edward devient ton amoureux, il sera directement mon papa de cœur, non ?

-Edward n'est pas mon amoureux Lucas ! insistai-je de peur qu'il s'imagine des choses. Oui je l'aime bien mais on ne devient pas amoureux comme ça, tu me suis ? Et si, et je dis bien et si un jour lui et moi on tombent amoureux l'un de l'autre, alors il faudra que tu lui demandes si oui ou non il accepte de devenir ton papa de cœur, ok ? Pas avant.

-D'accord maman, soupira-t-il, résigné.

Je n'avais pas remarqué avant ce moment que mon fils s'était réellement attaché à Edward et ça m'effrayait qu'il soit un jour ou l'autre déçu que ce dernier ne puisse pas lui offrir ce qu'il souhaite avoir de sa part et fasse tout pour connaitre son vrai père, celui que je vais devoir bientôt voir et affronter pour garder la garde de Lucas.

Alors je serrai fortement mon fils dans mes bras tout en lui murmurant des mots réconfortant, comme quoi je serais, moi, toujours là pour lui, ainsi qu'Emmett, sa marraine Rosalie et son parrain Jacob.

Jamais il ne sera seul, je ne le permettrais pas.

Dimanche se passa sans encombre, sans autre discussion sur Edward ou James Hunter. C'était donc une journée tranquille, passée joyeusement entre mon fils et moi.

C'était un jour banal, mais tellement plaisant.

Lundi arriva donc rapidement et je me retrouvais au cabinet, en pleine réunion hebdomadaire quand Jessica nous interrompit :

-Désolée de vous déranger, mais le facteur souhaite voir maitre Swan en personne.

Perplexe, je me levai et suivis la secrétaire jusqu'à l'accueil où un homme d'une quarantaine d'année me sourit :

-Miss Isabella Swan ? demanda-t-il.

-Oui, c'est moi. Que puis-je faire pour vous ?

-J'ai une lettre à vous remettre en main propre, si vous pouviez signer le bon de réception, s'il vous plait.

Je fis ce qu'il fallait faire avant de récupérer l'enveloppe format A4 qu'il me tendit avant de partir.

Elle venait du cabinet de maitre Lefrançais et je ne mis pas longtemps à comprendre qui en était le destinataire.

Je l'ouvris après avoir inspiré profondément et sortis la convocation au tribunal qui était à l'intérieur :

*

Chère Mademoiselle Swan,

Je soussigné Maitre Lefrançais, avocat de Monsieur et Madame Hunter James et Victoria.

Suite aux preuves que nous avons en notre possession et qui nous prouve que mon client est le père de votre fils Lucas Charlie Swan, né le quatorze décembre 2001, nous avons fait une demande auprès de la Cour afin qu'un Juge puisse donner le droit à monsieur et madame Hunter de voir et avoir une garde partagée de l'enfant avec vous.

Vous êtes donc convoquée à une audience qui aura lieu dans quinze jours, soit le mercredi onze juin à quatorze heures, en salle deux du palais de justice de Seattle.

Je vous remercie de l'attention que vous avez accordé à cette lettre.

Je vous prie d'agréer, Mademoiselle Swan, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Maitre Lefrançais,

Avocat pour le cabinet « Nomader »

*

Ca y est.

C'était officiel : Le père de Lucas voulait entrer dans la vie de mon fils et ce, sans me demander mon avis mais en passant directement par un juge.

Après tout, il devait bien se douter que j'allais refuser un telle demande.

Je respirai profondément afin de ne pas me laisser submerger par les différentes émotions qui prirent possession de mon corps. Je devais encore assister à la fin de la réunion hebdomadaire avant de pouvoir parler à Jasper.

-Jessica, appelai-je, les yeux toujours rivés sur la convocation que je remettais dans l'enveloppe.

-Oui maitre ?

-Est-ce que maitre Withlock a un rendez-vous entre neuf et dix heures ? demandai-je.

-Non.

-Très bien, veillez à ce que ça reste ainsi, s'il vous plait, finis-je avant de me diriger vers la salle de réunion.

Le fait d'avoir réglé mes problèmes personnelles avant de recevoir cette convocation me rassura car je n'étais plus autant sensible qu'il y a quelques jours et étais vraiment prête à me battre sans craquer, ou m'angoisser plus que de raison.

Je savais que mon dossier était en béton et que Lucas n'allait pas revoir son vrai père sauf si j'autorisai ce James Hunter à le voir, ce qui n'était pas dans mes intentions. Mais un sentiment étrange me donna la nausée : Si c'était bien lui le géniteur de mon fils, j'allais devoir affronter mon violeur, l'homme qui m'avait drogué, prit ma virginité sans vergogne et mit enceinte.

Heureusement que je n'avais gardé aucun souvenir de cette nuit fatidique, sinon je n'aurais jamais pu être aussi sereine que je l'étais maintenant malgré ma légère anxiété, car je savais que je n'aurais pas eu le courage d'affronter mon agresseur dans le cas contraire. Pas après tout ce que j'avais traversé par sa faute durant ma grossesse.

Certes, Lucas était le plus cadeau que la vie m'avait offerte, mais les cicatrices –morales- engendrées par la façon dont je l'avais eu n'étaient pas encore totalement guéries.

J'essayai de me constituer un visage calme avant de pénétrer dans la salle de réunion afin de ne pas inquiéter mes collègues. Je ne voulais pas qu'ils s'apitoient sur mon sort. Je n'avais pas besoin de leur pitié. Pas maintenant, ni jamais.

-Désolée de ce contretemps, m'excusai-je en m'installant à ma place habituelle, sentant les regards scrutateurs de Jasper et Edward ainsi que ceux, inquiets, d'Angela et Ben.

-Tout va bien, Bella ? demanda Jasper.

-Oui, oui, répondis-je en souriant légèrement. Alors, où en sommes-nous ?

-Nous avons parlés des affaires qui allaient passés devant la Cour cette semaine, me répondit Angela.

-Bref, ajouta Edward, nous avions terminés à moins que tu n'ais quelque chose à nous faire part.

Je voyais très bien qu'il s'inquiétait pour moi et qu'il voulait savoir si ses hypothèses sur le courrier que j'avais reçu quelques minutes auparavant concernait l'affaire Hale ou la mienne.

Je tendis l'enveloppe à Jasper qui s'occupait de mon affaire afin qu'il la lise avant les autres.

Je sentis très facilement la tension prendre le dessus sur le calme de la pièce tandis que nous gardions tous le silence, attendant que Jasper finisse sa lecture :

-J'attendais ce courrier un peu plus tôt, soupira mon avocat après quelques instants d'attente.

-C'est bien ce que l'on croit ? questionna Ben. Ca concerne la garde de Lucas ?

-Effectivement, répondis-je, calmement. L'audience aura enfin lieu et ce, dans quinze jours.

-Ca va, tu n'es pas trop stressée ? s'inquiéta Angela.

-Non, ça va, souris-je. Je sais que mon dossier est irréprochable et puis, j'ai le meilleur avocat de la ville pour me défendre !

-Je croyais que c'était Jasper qui s'occupait de ton dossier, s'exclama Edward, d'un ton taquin.

-Et oui Edward ! C'est bien lui ! Toi tu n'arrives qu'en cinquième position des meilleurs avocats de Seattle, après Angela, Ben et moi bien sûr ! souris-je.

On se fixa, lui et moi, droit dans les yeux, un petit sourire aux lèvres. L'air, entre nous deux, se chargea peu à peu d'électricité. Si nous étions seuls, je n'aurais pas hésité à lui sauter dessus et lui non plus si j'en croyais à ses pupilles qui commencèrent à légèrement se dilater. Il me fit un clin d'œil, remplit de sous-entendus, qui me fit rougir avant que je ne lui adresse à mon tour un sourire mutin.

-Dans tous les cas, je trouve ça bizarre que le père de Lucas réapparaisse dans la vie de Bella peu de temps après l'entretien avec Royce King, soupira le meilleur ami d'Edward, les yeux vrillés sur la convocation. Il va falloir que l'on se méfie, que se soit de ce James mais aussi de l'ex mari de Rosalie Hale.

Je n'avais pas fait attention à ce détail auparavant, tellement perturbée par mes angoisses de perdre Lucas, et c'est vrai que c'était vraiment troublant de d'entendre parler du géniteur de mon fils quelques temps après le rendez-vous que nous avions eu, Rosalie et moi, avec Royce. C'était une étrange coïncidence. A croire que les deux affaires étaient reliées.

-Dans tous les cas, ajoutai-je, nous ne pouvons pas prouver les possibles manigances de Royce, il faut juste que nous gagnons ces deux affaires.

-Tu as raison, approuva Edward. Et pour ça, il faut que tu te prépares à affronter les deux partis adverses.

-Bon, ce n'est pas que je ne vous aime pas, mais j'ai rendez-vous avec Miss Goncalves dans cinq minutes, dit Angela après quelques instants de silence.

Elle se leva, suivit peu de temps après de son mari.

Je vis Jasper se plonger dans mon dossier et annoter certains passages au crayon de papier.

Je décidai de quitter la salle de réunion, ayant une soudaine envie de prendre l'air. Je saluai les deux garçons et pris la direction de l'ascenseur.

Au moment où les portes allèrent se fermer, Edward me rejoignit dans l'appareil me faisant sursauter vu que je ne l'avais pas vu venir, ayant gardé la tête baissée, perdue dans mes pensées :

-Où vas-tu ? le demanda-t-il en souriant.

-Je veux juste me promener quelques minutes dehors, soufflai-je. Prendre un peu de recul, me détendre.

-Ca te dérange si je t'accompagne ?

-Non, au contraire, ça me fait plaisir d'avoir à mes côtés le numéro cinq du top dix des meilleurs avocats de Seattle, plaisantai-je.

-D'ailleurs, susurra-t-il en s'approchant doucement de moi, pourquoi ne suis-je que numéro cinq ?

-Juste pour t'embêter ! ris-je.

Je le vis pencher sa tête vers moi et au moment où j'allais relever la mienne afin que nos lèvres puisse se toucher, le ding de l'ascenseur retentit avant qu'il n'ouvre ses portes.

Saleté d'ascenseur ! Je voulais mon bisou, moi !

Edward me fit un sourire contrit avant de passer une main dans ses cheveux désordonnés et me suivre en dehors de notre immeuble.

-Au faite, Bella, ça te dérange si je t'accompagne à l'audience de la garde de Lucas ?

Quoi ?

-Pourquoi ? demandai-je surprise.

-Pour te soutenir, expliqua-t-il. Je sais que ça va être une dure épreuve pour toi de devoir affronter ton agresseur, agresseur qui veut mettre en place une garde partagée afin de voir ton fils. Alors à défaut de pouvoir te représenter devant la Cour, je souhaite être à tes côtés durant l'audience.

-Je… Je ne sais pas quoi te dire, balbutiai-je, surprise de se demande.

-Accepte tout simplement, rétorqua-t-il en faisant un sourire en coin.

-Je… Tu… Mais… Je… Oui ! m'exclamai-je quand l'information fut enfin comprise par mon cerveau.

Je sautai dans ses bras et le serrais fortement contre moi.

-Merci Edward, ça me touche énormément, ce que tu fais !

Je n'en revenais pas.

Edward me prouvait, part cette demande, que ce qu'il m'avait dit dans le parc était réel : Qu'il tenait vraiment à moi et qu'il voulait vraiment faire partie de ma vie, quelque soit les obstacles qui pourraient nous entraver notre route.

Je n'arrivais pas à croire qu'un homme pareil puisse vouloir être à mes côtés et même s'il m'avait fait du mal par le passé, je savais qu'au fond, il n'était pas méchant. Il avait juste agit de façon à se protéger.

Et j'étais si bien dans ses bras.

J'avais vraiment l'impression d'être à ma place, comme si ça devait être ainsi :

Edward et Bella, ensemble.

Si seulement nous n'avions pas tout ces soucis à résoudre…

.

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Comme vous l'auriez compris, il y a encore pas mal de problèmes à résoudre !^^

J'espère que ce chapitre vous aura plût (après tout, je rapproche beaucoup Edward et Bella alors je ne devrais pas avoir trop de plaintes, si ?^^)

Je vous embrasse tous pour vos reviews (et oui, je le répète encore et encore mais j'ai atteints la barre des 1000 commentaires et je n'arrive toujours pas à le croire !), pour votre intérêt envers mes écrits… Alors pour la peine, je vous fait part que j'ai décidé de poster le premier chapitre d'une nouvelle histoire !

Malheureusement, comme je vous ai dit que ma surprise était « bizarre » ma nouvelle fiction ne concerne pas Twilight (et donc pas notre couple Edward/Bella) mais Harry Potter avec en personnages principal Hermione Granger et Drago Malefoy ! (depuis le temps que je voulais le faire…)

Voici le lien : http://www(.)fanfiction(.)net/s/5692062/1/Be_Complete

(enlever les parenthèses entre les points si vous faites un copier/coller) ou allez sur mon profil et cliquez sur « Be Complete » dans « My Story ».

Voici le résumé : « Que faire quand il nous manque quelque chose? Quand on garde espoir alors qu'on s'obstine à ne pas changer de voie? Faut-il céder à ses envies ou fermer les yeux et oublier? L'Amour peut nous réserver de belles surprises, mais il faut l'accepter... »

Je sais on apprend rien, mais même si vous n'êtes pas tenté, allez au moins lire le premier chapitre !

Ne vous inquiétez pas pour « Quatre Vies à Relier » je n'arrête pas l'histoire, ou la mets en pause pour écrire la nouvelle fiction, loin de là, je vais même prendre mon temps pour écrire les prochains chapitres de « Be Complete » !

Pour « Réapprendre à vivre », je sais que j'abuse de ne pas avoir encore posté le prochain chapitre, mais je réfléchis encore sur cette histoire que j'ai envie de réécrire afin de modifier certains passages… Je me tâte encore… Alors désolée encore pour l'attente !

Dans tous les cas, je vous embrasse tous et vous remercie encore de prêter attention à ce que j'écris, ça me touche énormément !

Gros bisous à tous et à très bientôt pour un prochain chapitre de « Quatre Vies à Relier »

Katty