Gays of thrones

Chapitre 21

Dans la peau de Jorah Mormont

Jorah Mormont, dit l'Andal, ou encore l'Indiana Jones de Westeros, était un homme perturbé. Vu la vie qu'il avait eue, ça n'était pas très surprenant. Il avait grandi chez les ours, été marchand d'esclaves, avait été exilé, renié par son père, n'avait pas réussi à se décider entre Dany et Robert, avait vu des œufs de dragons éclore et une femme sortir à poil d'un brasier… tout cela lui retournait un peu le cerveau de temps à autre.

La vie l'avait rendu suspicieux et paranoïaque. Il avait espionné Daenerys dans la tente du khalassar, et guettait désormais les allées et venues dans la chambre de la reine de Meereen. Il avait constaté que toute la cour y était passée : Khal Drogo son époux, bien sûr, mais aussi Doreah et Irri, ses esclaves, Viserys son frère (un vice de famille), Daario Naharis son capitaine des Puînés, Missandei sa suivante, Hizdahr zo Loraq son nouveau mari… tout le monde, sauf lui. Bon, il y avait aussi Ser Barristan Selmy et Ver Gris le chef des Immaculés, mais eux, ça ne comptait pas : celui-ci était castré, celui-là ménopausé. Jorah Mormont en retirait la seule conclusion logique : il était exclu. Que se passe-t-il donc, se demandait-il, personne ne m'aime ?

L'idée qu'il pût perdre la faveur de sa reine lui était insupportable. Mais ce n'était rien par rapport à la nouvelle tête de Daario Naharis. Alors ça, ça l'avait achevé (et pourtant, il avait été marchand d'esclaves, pour la sensibilité, on repassera). Ils avaient rencontré à Yunkaï un fringuant jeune homme aux longs cheveux blonds qui ressemblait à un Ken, et voilà qu'ils se retrouvaient avec un bad boy brun barbu au Conseil. Jorah était désemparé. Où était passé Ken ? Ce n'est pas possible, songeait Jorah Mormont, ce Daario Naharis est un adorateur du Dieu Multiface !

« Tiens, Ser Jorah, alors, ça gaze ce matin ? »

Jorah Mormont sursauta. Le sang-visage sortait des appartements de la reine, complètement dénudé.

« Mais… que faites-vous là ? », demanda Mormont, pâlissant.

« A ton avis, vieux ? », demanda Daario en souriant d'un air triomphant.

Jorah détestait les types qui fanfaronnent après avoir pécho. Surtout quand ce qu'ils ont pris était ce qu'il convoitait…

« Et dans cette tenue… vous n'avez pas honte, d'être ainsi débraillé ? »

« La reine a apprécié que je me débraille, elle ! D'ailleurs tu devrais plutôt me remercier, grâce à moi, elle est de super bonne humeur, ce matin ! Vas-y, demande-lui tout ce que tu veux ! Moi, je ne m'en suis pas privé cette nuit… »

Jorah, dégoûté, le toisa : « La reine ne m'a jamais rien refusé ! »

« Sauf sa couche ! », rétorqua Daario sans se départir de sa bonne humeur.

« Co… ! Comment osez-vous ? »

« Relax, Jorax ! C'est de bonne guerre ! Je t'avais proposé mes conseils pour te la taper, mais tu as voulu faire la fine bouche et maintenant tu te retrouves la bouche pincée ! »

Daario avait eu une montée de testostérone pendant la nuit. Il n'était pas d'humeur à se laisser enquiquiner par l'infortuné Mormont.

Celui-ci n'était pas homme à taire son amertume : « C'était donc ça. Je comprends tout. »

« Qu'est-ce que tu comprends, l'ami ? », demanda Daario.

« C'est pour ça que vous avez changé de visage, dit Jorah. Vous saviez que la reine ne prenait que des bruns barbus en mariage, donc vous avez changé de visage pour pouvoir l'amadouer… »

« Rhôôôôh, écoutez-moi ce blondin blanchi qui râle ! », railla le Puîné. « Tout de suite, la théorie du complot ! Eh, le seul reptilien dans cette série, c'est la Targaryen ! Ben non, mon vieux, rien à voir ! C'est juste qu'au casting ils n'ont trouvé personne qui assume une barbe bleue et une moustache blonde, donc ils ont pris ce qui s'en rapprochait le plus. Je suis un gars simple, moi, ma seule divinité, c'est la Femme Bien Roulée ! Je sers la reine parce qu'elle est foutrement sexy, et puis comme elle est jeune et ardente, elle se sentait seule, du coup j'ai tenté ma chance et j'ai gagné au jeu ! Ce n'est quand même pas si compliqué à comprendre, si ? »

Oh que si, c'était simple à comprendre. Mais cela tuait Jorah de l'admettre.

« Mais j'imagine, poursuivit Daario, que pour un esprit comme le tien, seules les explications tordues et alambiquées ont un sens… Tant pis pour toi, Jorah ! Tu vas vieillir seul et aigri, si ça continue. Ressaisis-toi, saisis les opportunités au vol ! »

Disant ces mots, il balança une vigoureuse paumée sur le postérieur de Ser Jorah. Celui-ci, surpris, le regarda s'éloigner.

Il ne saisit pas l'opportunité que Daario Naharis venait de lui offrir.


L'image de Daario déambulant tout nu dans les couloirs du palais torturait Jorah. Les bruns barbus au corps athlétiques lui faisaient souvent cet effet, c'était insupportable. Cela ravivait des souvenirs.

Il se revoyait, jeune homme, guerroyant fièrement avec le roi Robert, qui mettait sa culotte à l'envers (allez hop, c'est offert !). Ah, Robert ! Il avait de la classe, dans sa jeunesse, avec sa splendide barbe noire et son maniement consommé des armes. Avec son casque à bois de cerfs, c'était le beau gosse des champs de batailles, une vraie tuerie ! Ser Jorah en était fou, mais c'était son suzerain, Lord Eddard Stark, qui raflait toutes les faveurs. Cela le rendait malade de jalousie. Jorah ne comprenait pas encore que ce qu'il prenait pour de l'admiration cachait autre chose.

Après, il avait eu des déboires avec des jeunes hommes de basse extraction, dont nous tairons les noms pour respecter leur mémoire. Il s'en était vengé en les vendant comme esclaves. Cela lui valut l'exil permanent, et la rancune paternelle. Il abandonna sa femme sans trop de regrets et erra pendant des années. Il se mit au service de Lord Varys, qui avait les moyens de lui assurer un gagne-pain.

C'est dans ce contexte qu'il rencontra le bel Illyrio Mopatis (encore un séduisant barbu), qui le mit en contact avec les deux petits Targaryen. Et là, il se produisit quelque chose de totalement inattendu : il s'intéressa à la petite Daenerys. Oh, pas tout de suite, évidemment ! L'intérêt de Jorah Mormont se porta longtemps sur les Dothrakis. Il aimait leur force, leur musculature, leurs cheveux bruns et leurs barbes sans fin. C'était les bikers de la steppe, ces mecs-là ! Il était toujours fasciné par leurs accouplements en plein air, en mode mâle-dominant, mais il cachait cela derrière un intérêt purement ethnologique. En même temps, il faut le comprendre, le pauvre : il n'y a pas de cinéma porno à Essos, il faut bien se rattraper sur autre chose. Mais jamais, au grand jamais, Jorah Mormont n'oserait avouer que le grand Khal le troublait au plus haut point, et que s'il passait tant de temps à veiller sur la tente de son épouse, ce n'était pas tant par fidélité (ça, à l'époque, il ne connaissait pas), mais parce que cela lui permettait d'entrevoir leurs ébats par une ouverture. Daenerys était blonde, comme lui, mais elle était jeune et c'était une femme. Comme il aurait aimé être à sa place !

Bien vite, ses observations discrètes, qu'il opérait officiellement pour le compte de Varys (on se trouve les excuses qu'on peut), le mirent face à une troublante réalité : la reine prenait le dessus. C'était quelque chose qu'il n'avait encore jamais vu. Là d'où il venait, les femmes étaient des merveilles de soumission. Bon, d'accord, les Nordiennes se targuent d'être multitâches, et à première vue on les prendrait pour des femmes émancipées : elles font la guerre, chassent, tiennent la maison, portent les enfants, les torchent, les veillent quand ils ont la gastro… Bref, elles ne délèguent rien, font des quadruples journées pendant que leurs hommes se détendent en faisant des petits Snow, et elles en sont fières, ces idiotes ! Heureusement pour elles, elles ne connaissent pas Facebook : ce serait des pimbêches qui se feraient troller par les filles du Sud - et paf, vas-y que je te dislike, ça t'apprendra à frimer dans tes fourrures !

Mais Daenerys, alors là, c'était autre chose. C'était une sorte d'androgyne : une femme couillue qu'on ne confondrait jamais avec un homme. Bon, elle n'aurait sans doute pas fait long feu sans ses dragons, mais quand même, elle avait du caractère, cette petite ! En attendant, elle était parvenue à monter sur son mari, et il avait l'air d'aimer ça. Cela chamboula toutes les idées que Jorah se faisait sur l'amour et les femmes. Il comprit que s'il devait aimer une femme un jour, sans hésiter, ce serait elle. Même si ça ne lui était encore jamais arrivé…

En attendant, il passa le temps avec Rakharo. Ben oui, qu'est-ce que vous croyez, qu'ils vont rester à se les geler devant la tente en pleine nuit pendant que l'autre fait cuire ses œufs à l'intérieur ? Que nenni ! Rakharo lui faisait admirer son arme bien lustrée, bien recourbée, et Jorah la manipulait en déversant mille compliments sur la dextérité du jeune Dothraki : « Oh, comme tu sais la manier ! Mais attends un peu que je t'apprenne l'escrime ouestrienne, tu verras, ça va te décoiffer – sans vouloir t'offenser, je sais que tu tiens à tes cheveux, d'ailleurs tu as raison, ils sont très beaux, c'est quoi que tu utilises comme shampoing ? » Et comme ça partait souvent un peu trop loin, il se ressaisissait aussitôt : « Je suis à la recherche d'une marque qui prévient la chute des cheveux… ». Cela calmait les ardeurs de Rakharo.

Ainsi Jorah passait-il à côté de sa vie. Son image de guerrier loyal et viril exigeait quelques sacrifices. A présent, il comptait ses regrets : ne pas avoir compté suffisamment pour Robert, afin qu'il l'empêchât de s'exiler, ne pas avoir été plus loin avec Rakharo, avant que ce malheureux ne se fasse scalper (adieu, beaux cheveux ! Vanité des vanités…), ne pas avoir tenté sa chance avec Hizdahr zo Loraq, vu que le beau Daario se faisait la reine, ne pas avoir proposé un gang bang avec Dany, Daario et Hizdahr, et pourquoi pas Ser Barristan ? Ah, Ser Barristan ! Que n'avait-il, après la guerre, demandé à intégrer les manteaux d'or pour se lier davantage à leur capitaine ? Parce que maintenant, il était vieux, le Barristan, même si la barbe lui allait très bien, il était quand même tout blanc !

Quand on parle du loup, on en voit la queue. Ser Barristan arriva justement vers lui, alors qu'il s'égarait entre les corps dénudés du capitaine des Puînés, de la reine, de Khal Drogo, de… Il tenait un parchemin à la main. Son visage paraissait soucieux. Il lui tendit sa missive : « Tenez, dit-il, j'ai reçu ça. »

Jorah reconnut aussitôt le sceau de la Main du Roi.

« Qui vous l'a donné ? », dit-il, blêmissant.

« C'est sans importance. Ouvrez-le. »

Jorah ouvrit. Ce qu'il lut manqua de lui arracher des larmes des yeux. La lettre disait :

« Mon cher Jojo,

Je t'écris car je suis au désespoir. Après la mort de l'excellent Jon Arryn, j'avais nommé Ned Main du Roi, et voilà qu'il me trahit ! Il refuse d'appliquer mes ordres, en particulier ceux qui concernent l'autre pouffiasse, dont il faut régler l'affaire au plus vite, avant qu'elle ne se mette à pondre et nous amène des dragonneaux dothrakis. Il est méchant avec moi : il me dit que je suis gros, que je ne rentre plus dans mon armure, bref, que je n'ai plus rien de séduisant. Comment ose-t-il, après tout ce qu'on a vécu ensemble ? Nous avons fait la guerre, dormi dans la même tente, il a quitté sa femme pour moi, et voilà ce qu'il me dit ! Que je suis gros et moche, bon à jeter ! Ah, le cruel !

Le pire, c'est qu'à l'extérieur, il continue de jouer sa partition de l'homme d'honneur. Ah, je comprends qu'il en énerve plus d'un, avec ses allures de premier de la classe ! L'irréprochable Ned Stark, il a tout pour lui : le sens de l'honneur, la maîtrise des armes, l'amour des femmes, l'amour des hommes, l'amour de ses sujets… C'est le Dom Juan de l'honneur ! Mais quel bourreau, quel hypocrite ! Il me tourmente, je ne te raconte pas. Je bois encore plus pour oublier, et ce faisant, je rentre encore moins dans mon armure… Bouh, que je suis malheureux !

Jojo, mon bon Jojo, tu le sais, j'ai aimé peu de monde dans ma vie. Toutes ces femmes que je me suis payées avec l'argent de la mienne n'ont jamais compté pour moi, la preuve en est que je les ai pratiquement toutes oubliées : je t'assure, je ne sais même plus combien j'en ai baisées, j'étais bourré la plupart du temps ! Foutre, j'aurais dû tenir un registre ! Ça m'aurait fait des souvenirs pour mes vieux jours… Mais baste, à quoi bon remuer le passé ? Je n'aimais pas mes frères, Stan était rasoir, et Lyly efféminé. Il ne me restait plus que Jon Arryn, mon maître, mon modèle, celui qui m'a initié à tout ce que j'ai su faire dans ma vie, et Ned, mon âme sœur, mon presque-frère, mon bon ami ! Et toi aussi, mon Jojo, oui, toi, mon petit ours en peluche qui me réconfortait après les mêlées. Tu étais mon blondinet préféré, parmi tous mes écuyers (bon, il faut dire que tous les autres blondinets de ma suite étaient des Lannister…). Je regrette tant de ne pas te l'avoir assez montré, et de m'être laissé séduire par l'image de Ned comme une jouvencelle.

Reviens-moi, Jojo, je t'en conjure. Je lève par la présente toutes les charges d'accusations qui pèsent sur toi, et qui n'ont été que le fruit de la perfidie de Ned. Je t'octroie solennellement mon royal pardon et mon auguste miséricorde, pour les siècles des siècles. Je t'absous, je t'aime à nouveau, je… je ne sais pas quoi ajouter, en fait, j'ai pris trois litrons avant d'écrire ce courrier, il faut que je trouve une conclusion.

Je t'embrasse.

Robinet »

Jorah était tout chamboulé. Ainsi, le roi Robert ne l'avait pas oublié, le roi Robert l'avait aimé…

« Depuis quand travaillez-vous pour cet ivrogne ? »

Ah mince, Ser Barristan était là ! Jorah l'avait oublié. Selmy lui disait qu'il avait préféré lui parler avant, en homme d'honneur, mais qu'il allait le balancer. Il était piégé : comment se sortir de cette nasse ? Un homme censé aurait planté Ser Barristan, d'autant qu'il n'y avait aucun témoin, mais quand même, le pauvre ne méritait pas de crever comme ça.

« Laissez-moi aller lui parler… »

Mais Ser Barristan s'interposa : « Vous ne serez plus jamais seul avec elle. »


Jorah Mormont eut droit à un procès interminable. Son sort fut réglé en quelques minutes, mais quelles minutes !

Il s'était retrouvé dans la salle du trône de la Grande Pyramide, debout sur les marches, les mains derrière le dos comme un gamin fautif, avec Daario et Ver Gris qui lui barraient le passage, Ser Barristan et Missandei qui flanquaient la reine, laquelle ne daignait même pas le regarder. L'angoisse du siècle…

« Pourquoi le roi Robert vous envoie-t-il son pardon ? », demanda la voix calme, atone, de Daenerys.

« Nous avons eu une longue histoire… », expliqua Jorah. Et merde, ça s'était passé avant que tu naisses, tu pourrais comprendre, non ?

Ben non, elle refusait de comprendre, insistant : « Lui avez-vous transmis des informations à mon sujet ? »

Fallait bien, c'était mon gagne-pain. Tu crois que ton frère avait les moyens d'acheter des partisans ?

« Oui. »

« Quel genre d'information ? »

« Votre arrivée à Pentos, votre mariage… Des trucs comme ça ! »

Rien que tu n'aurais refusé d'afficher sur Facebook, pas de quoi fouetter un chat ! Mais Facebook n'existait pas.

Daenerys se troubla. « Lui avez-vous dit que j'étais enceinte ? »

Bon sang, ça devenait gênant, là !

« Ne pouvons-nous parler seul à seule ? »

Et puis quoi encore, songea Daenerys. J'ai emmuré des gens vivants pour moins que ça, je te rappelle ! Estime-toi heureux d'avoir un procès !

« Non. »

Allez zou, on continue !

« Oui. », admit-il.

Daenerys faillit hurler, se redresser pour arracher ce qu'il restait de cheveux sur le crâne de Jorah, et pourquoi pas aussi la langue et les yeux, comme Drogo savait si bien faire !

« On a failli m'empoisonner à cause de cette information, et c'est vous, vous, qui l'avez délivrée ? »

« Mais je vous ai empêché de boire ce… »

Tiens, au fait, c'était quoi déjà comme boisson ? Jorah ne s'en souvenait plus, seule l'image du petit barbu traîné à poil par les chevaux était restée dans sa mémoire.

« Parce que vous saviez qu'elle était empoisonnée ! »

Eh, raison de plus, voulut dire Jorah. Franchement, je t'ai sauvée, ça veut dire que j'ai trahi Robert pour toi, donc il y a prescription.

Mais Daenerys ne connaissait pas ce mot.

« Je… je l'ai aimé, Khaleesi. », avoua Jorah.

« Aimé ? »

Daenerys revoyait Mormont la portant, à demi consciente, dans la tente de la sorcière. Confiante, elle croyait qu'il l'aidait, mais il agissait pour l'usurpateur…

« Bien sûr que je vous aidais, implorait Jorah, je ne voulais pas vous livrer à la sorcière, c'est vous qui avez insisté ! »

« Rien à battre, à l'époque j'étais perdue sans mon mec, je l'ai brûlée sans jugement, et toi, je t'ai laissé vivre à mes côtés ! Je t'ai couvert d'honneurs, j'avais confiance en toi ! »

Et là, Jorah dit de ces mots qu'on regrette lors des disputes : « Oh et puis, merde ! J'en avais marre de stagner dans la friendzone ! »

« Donc tu m'as trahie parce que je me tapais d'autres mecs que toi ? Tu sais comment ça s'appelle, ça, mépriser le choix d'une femme ? »

« La barbe ! Je suis de Westeros, moi, et de l'Île aux Ours ! Les femmes qui jouent les fortes têtes, là-bas, on leur colle un bon coup de paluche dans le museau et ça les calme. »

Bref, leur dialogue partait en sucette.

Daenerys était la reine, elle rendait justice. Elle se lança dans une déclaration enflammée, affirmant que si Jorah n'avait pas été son petit chouchou, elle l'aurait livré tout cru à ses fils, et elle le condamna à l'exil.

Lorsque Jorah franchit les remparts de Meereen, il se demanda : « Comment je vais annoncer ça au gros Varys ? J'espère qu'il ne va pas me licencier, il n'y a pas de Pôle Emploi dans la Baie des Serfs ! »