Bonjour à tous ! Nous revoilà, tardivement certes, mais pour une ultime fois avec l'épilogue de cette histoire. Nous avons pris un plaisir immense à écrire à deux, chose que nous n'hésiterons pas à refaire (et pas que sur Castle) car nous avons malgré quelques disputes dues à nos caractères bien trempés aimé travailler tous les deux. Nous espérons que ce plaisir fut partagé de votre côté et que vous avez aimé suivre cette histoire semaines après semaines.

Voici donc l'épilogue de sans laisser de traces !

Sarah & Gilles


Sans laisser de traces

Chapitre 21 - Epilogue - Johanna Beckett

Je soupirais de contentement, confortablement installée sur le canapé et blottie telle une adolescente sur le torse de mon mari. De longs mois étaient passés depuis l'enlèvement de notre fille et nous avions pu retourner à la préfecture pour régler les détails du mariage, qui avait été annulé suite à ma mort, et cette occasion fut celle de nous retrouver un peu plus encore. Je m'étais bien vite rendue compte que rien n'avait changé entre nous et que notre complicité, bien qu'un peu hésitante au début, ne s'était pas tarie au fil du temps. Bientôt nous nous nous retrouverions de nouveau à faire des batailles de polochon pour savoir qui aurait le côté droit du lit lorsque le soir tombait sur la grande pomme.

Le fait de nous retrouver après quinze ans d'absence me donnait autant l'impression de continuer une histoire que d'en recommencer une nouvelle. Et c'était une sensation plutôt agréable. C'était un peu une relation idéale combinant à la fois des fondations solides et des découvertes. Il nous avait fallu nous ré apprivoiser mutuellement. Nos sentiments n'avaient en rien changé, mais la vie avançant inexorablement nous avions tous deux plus d'années au compteur, une expérience.

Je m'étais rendue à Seattle en compagnie de Jim pour résilier le bail de mon appartement, annoncer à mon employeur que je déménageais et organiser le rapatriement de mes affaires. Ce séjour avait été un peu comme une seconde lune de miel pour nous et j'avais été contente de lui montrer là où j'étais toutes ces années, notamment tous les petits objets que j'avais pris avant mon départ. Ils étaient pour n'importe qui d'autre insignifiants, mais ils m'avaient rappelé toutes ces années la famille que j'avais abandonnée sous la contrainte.

Lorsque nous étions revenus j'avais installé mes quelques affaires dans l'appartement de Jim et ensemble nous l'avions re décoré. Non qu'il ne soit pas bien, mais c'était une façon supplémentaire d'être ensemble. Richard nous avait proposé les services de sa décoratrice d'intérieur, mais c'est quelque chose que nous avions voulu faire tous les deux et qui nous avait amenée à passer de très bons moments. J'avais également accepté la proposition de travail faite par le capitaine Gates et m'épanouissais dans mon rôle d'avocat conseil au 12ème. Ces moments étaient l'occasion de collaborer avec ma fille et son équipe. En tant que parent on était très facilement admiratifs de nos enfants, mais je la trouvais extrêmement professionnelle et remarquais qu'elle s'intéressait beaucoup aux questions de droit. Bien évidemment le cursus qu'elle avait entamé n'y était pas étranger, mais elle avait beaucoup de facilités et d'aisances dans ce domaine, ce qui nous donnait une complicité supplémentaire ce que j'appréciais particulièrement.

Aujourd'hui nous avions d'ailleurs travaillé ensemble sur un dossier pendant plusieurs heures. Au moment de la pause déjeuner alors que je m'attendais à ce que l'on déjeune avec toute son équipe ou alors avec son fiancé comme cela arrivait occasionnellement; elle m'avait surprise en me proposant que nous soyons toutes les deux seulement. Pendant notre repas elle me disait que c'était une suggestion de Rick et j'appréciais que mon futur gendre ait ce genre de pensées. Je m'entendais parfaitement avec lui et les moments passés en sa compagnie étaient particulièrement plaisants. Néanmoins, me retrouver en tête à tête avec ma fille était aussi important parfois. C'était probablement le cas pour toutes les mères, mais le fait que nous ayons été séparées pendant tant d'années amplifiait ce sentiment.

Le temps était quelque chose d'inéluctable contre lequel on ne pouvait guère lutter. Ainsi il ne nous serait pas possible de rattraper quinze années, et quelque part je ne le voulais pas. Ce qui comptait c'est l'instant présent hic et nunc - l'ici et le maintenant - comme on le dirait en latin. Malgré son amertume au moment de nos retrouvailles, Katie m'avait finalement laissé entrer dans sa vie et même si elle n'avait plus autant besoin de moi que lorsqu'elle était adolescente, elle m'avait sollicité à plusieurs reprises, notamment concernant la préparation de son mariage. Alors que j'étais dans mes pensées mon téléphone portable sonna et mon mari toujours aussi galant me le tendit. En voyant l'identité de l'appelant "Richard" je fronçais les sourcils quelque peu soucieuse et décrochais :

- Bonsoir Richard, tout va bien? dis-je ne cachant pas mon inquiétude.

- Bonsoir Johanna, oui ne vous en faîtes pas tout va très bien. Je me demandais si vous aviez des projets pour ce soir?

- Non rien de bien particulier.

- Très bien, dans ce cas seriez-vous d'accord pour que nous allions dîner ensemble?

- Oui excellente idée, c'est très sympathique. Avec Kate et Jim?

- En réalité j'aurai aimé que nous soyons tous les deux ; si cela ne vous dérange pas naturellement.

- Quelle idée Richard, vous êtes mon gendre préféré vous le savez bien!

- Le seul et l'unique, répondit-il d'une voix rieuse soulignant le sens multiple de sa phrase. Alors je peux passer vous prendre disons vers 20 heures?

Je consultais par réflexe ma montre, il n'était que 18h30 ce qui me laissait un peu de temps pour me préparer, c'est pourquoi je lui répondis :

- Oui 20 heures ça sera parfait.

- Alors à tout à l'heure.

- A tout à l'heure Richard.

Et je raccrochais reposant mon téléphone sur la table. Sous le regard curieux de mon époux je le devançais lui expliquant l'appel :

- Richard veut que nous dînions ensemble ce soir. Il vient me chercher à 20 heures. Il va falloir que je me prépare pour être présentable, ce n'est donc pas une mince affaire !

- Tu es déjà splendide il n'y a rien à faire me répondit-il en me fixant de ses yeux clairs.

Je souris, rougissant légèrement comme à chaque fois qu'il me faisait un compliment et rétorqua :

- Tu es adorable Jim, mais ton objectivité te fait défaut. Le temps fait des ravages sur les femmes. Je vais donc aller m'arranger.

- Tu seras sublime, me dit-il en me volant un baiser avant que je ne me lève du canapé.

Un peu plus d'une heure après j'étais fin prête et attendais l'arrivée de mon futur gendre. Mon époux ne cessa de me dévorer des yeux et de me complimenter ce qui me fit rougir à moult reprises. C'était capital malgré les années de continuer à plaire à l'autre, à le séduire. Malheureusement dans beaucoup de couples l'on oubliait vite cela et parfois cela causait la perte. Jim et moi aidés probablement par notre longue séparation n'étions pas ainsi et de ce que j'avais pu en avoir Katie et Rick non plus !

Aussi bien réglé qu'une montre suisse Richard se présenta à l'appartement à 20 heures. Il portait un jean bleu foncé, une chemise noire ainsi qu'une veste de costume noire ; très élégant comme à son habitude. Il ne manqua pas d'aller saluer chaleureusement mon mari avant que nous partions pour notre dîner. Nous nous rendîmes en voiture dans un restaurant italien où il semblait avoir ses habitudes. Comme toujours il était aussi aimable qu'avenant et j'appréciais particulièrement sa compagnie. J'étais en tout cas ravie de ce dîner, qui me permettait de le connaître davantage. Même si je l'avais côtoyé en vivant chez lui pendant plusieurs jours le contexte était largement plus agréable ce soir. Après que nous eûmes commandé nos plats ainsi qu'un apéritif j'engageais la conversation :

- Richard, je voulais vous remercier pour votre délicate attention du déjeuner de ce midi avec Katie.

- Je vous en prie Johanna, c'est tout à fait normal que vous passiez du temps avec elle. Je sais que c'est important pour elle et je tiens à le respecter.

Décidément c'était un homme bien sur beaucoup de points et il me semblait que plus j'apprenais à le connaître et plus je l'appréciais. Le dîner se déroula de manière plaisante aussi bien du point de vue de notre entente que des mets succulents qui nous étaient servis. Au moment de commander le dessert nous eûmes tous les deux un fou rire n'arrivant pas à nous décider sur le choix cornélien qui nous était offert. Et en discutant il s'était avéré que nous hésitions sur les mêmes denrées : le classique tiramisù et une panna cotta aux fruits rouges. C'est ainsi que nous demandâmes s'il était possible de partager ces deux choix et l'on nous apporta une magnifique assiette composée des deux desserts. Richard profita de la présence pour commander les cafés. Il ne m'avait même pas demandé si j'en prenais, à croire que mes quelques jours chez lui et mon patronyme Beckett répondaient à cette question à eux seuls ! Ceux-ci arrivèrent sur notre table avant même que nous ayons entamé nos desserts. Je sentais mon futur gendre dans ses pensées ; c'est ainsi que je l'interrogeais :

- Tout va bien?

- Oui, oui Johanna. C'est juste que j'ai quelque chose à vous demander.

- Dites-moi tout Richard.

Il prit une grande inspiration et comme s'il avait besoin de courage supplémentaire il but une gorgée de son café avant de dire :

- J'aimerai que vous m'aidiez à préparer quelque chose de spécial pour Kate à l'occasion du mariage.

Je souris attendrie par son sérieux lors de cette demande. Si ma fille était assez anxieuse à la venue de cette union, j'étais persuadée qu'il en était au moins autant pour son fiancé. L'on sentait qu'il se mettait une pression énorme par rapport à cet évènement. Bien évidemment, tout un chacun quand il s'unissait souhaitait que le "jusqu'à ce que la mort vous sépare" se réalise. Mais de nos jours il en était souvent autrement, le divorce s'étant largement démocratisé. Et mon futur gendre avait déjà expérimenté deux unions qui s'étaient soldées par un échec et probablement avait-il peur de mal faire. Il ne fallait pas être ultra lucide pour déceler que ma fille était tout pour lui. Et parfois quand une personne comptait autant pour nous la pression que l'on se mettait était décuplée.

- Avec grand plaisir naturellement, avez-vous déjà une idée de ce que vous souhaitez faire? lui demandais-je.

- Et bien non pas encore. J'aimerai réellement quelque chose de spécial, de merveilleux, d'unique,...à son image en somme.

Il avait dit cela avec un tel naturel que je ne pus m'empêcher d'être émue. L'amour que cet homme portait à ma Katie était tout simplement beau. J'avais une petite idée jusqu'où il était prêt à aller pour elle et cela surpassait l'entendement.

- Je suis persuadée que cela serait parfait Richard si cela vient de vous.

- Merci mais j'aimerai réellement que nous nous en occupions ensemble.

- Une fois de plus je suis très touchée que vous fassiez appel à moi. Kate et moi allions très souvent à la patinoire lorsqu'elle était adolescente. Je sais qu'elle adorait ça et son père m'a dit qu'elle n'en avait plus jamais fait suite à ma disparition. Qu'en dites-vous?

Ses yeux étaient d'un bleu étincelant à cet instant, je crus comprendre que mon idée lui plaisait beaucoup. Maintenant il allait nous falloir trouver comment utiliser ceci pour faire une surprise à Katie. Je voyais bien qu'il était en train de réfléchir à toute vitesse, en quête de l'idée parfaite. D'ailleurs, il ne tarda pas à me faire part de son idée :

- Étant en bon terme avec le maire je pourrais m'arranger pour réserver le temps d'une journée la patinoire du Rockefeller Center et nous pourrions y organiser une fête avec tous nos proches. Cela vous semble-t-il bien?

- J'adore votre idée Richard ! dis-je très enthousiaste à cette perspective.

- Je savais que je pouvais compter sur vous pour dénicher l'idée parfaite Johanna.

C'est relativement euphoriques de ce projet que nous dégustâmes notre dessert, qui comme le reste du repas était succulent. Sur le chemin du retour nous décidâmes de nous voir régulièrement pour organiser notre plan. Une fois à l'appartement je retrouvais mon époux et lui parlais en grandes lignes de ce dîner et je m'endormis toujours électrisée à cette pensée.

Quelques semaines plus tard...

Jim et moi étions en ville pour faire des emplettes lorsque mon téléphone sonna affichant "Richard" comme identifiant d'appelant. Pensant qu'il s'agissait de fixer un nouveau rendez-vous pour notre projet commun je décrochais très joviale :

- Alors Richard où en sommes-nous?

- Johanna, il faudrait que vous veniez tout de suite à l'hôpital.

Mon cœur manquait aussitôt un battement mais je gardais suffisamment de réaction pour demander :

- A l'hôpital ? Mais que se passe-t-il?

- C'est trop long à vous expliquer par téléphone. Est-ce que vous pouvez venir rapidement? Nous sommes au Metropolitan Hospital Center au 1901 de First Avenue.

Je notais mentalement ces informations dans ma tête et sans prendre le temps d'en dire plus à mon mari nous sautions dans le premier taxi. Le trajet jusqu'à l'hôpital me parut interminable. Dans ma tête tous les scenarii possibles défilaient à une vitesse vertigineuse et ma main se crispait fortement sur celle de mon mari qui ne pouvait masquer son angoisse lui aussi. Kate faisait ce métier depuis plus de 10 ans maintenant et c'était notre crainte à tous les deux, qu'il lui arrive quelque chose dans l'exercice de ses fonctions. Alors que nous arrivions enfin, je sortais un billet pour payer la course au plus vite. Je lançais un "gardez la monnaie" au chauffeur, ne souhaitant pas perdre une minute de plus pour quelques dollars alors qu'il était question de la santé de ma fille.

Devant le building je vis Richard qui faisait les cent pas. A mon étonnement son visage n'était pas tant marqué par l'inquiétude. Je me précipitais sur lui et Jim me talonnait en me serrant la main.

- Johanna, Jim vous êtes là. Venez vite avec moi, nous ne devons pas manquer ça.

Nous le suivîmes dans les couloirs de l'hôpital et je tentais d'identifier les lieux. Quand il nous dirigea dans l'aile "Women's Health" je retrouvais un semblant d'espoir. Finalement arrivés sur place, il se jeta une infirmière :

- Voilà ça y est la famille est là.

- On l'a emmenée venez avec moi.

C'est ainsi que tous trois nous suivîmes cette infirmière jusqu'à nous retrouver dans un hall dont la baie vitrée offrait une vue fantastique sur l'East River. C'est ainsi que nous nous retrouvâmes tous les trois. Devant nos regards sans doute emplis de questions Richard prit la parole :

- Voilà c'est arrivé plus tôt que prévu. Kate est à son huitième mois. Comme elle a eu quelques soucis pendant les premiers mois on a préféré garder la nouvelle pour nous. Il semblerait que le bébé ait très envie de venir au monde.

Je ne savais pas si je devais éclater de joie ou fondre en larmes tellement l'émotion était intense. Nous allions devenir grands-parents dans les heures qui allaient venir. Et même si on est jamais prêts à l'idée, nous l'étions encore moins vu les circonstances. Néanmoins je pouvais comprendre qu'ils aient souhaité garder ceci pour eux, même si j'aurai aimé partager cette grossesse avec ma fille. Nous avions encore un milliard de questions à poser mais le personnel soignant s'empara de Richard pour venir assister à la naissance.

Nous passâmes les heures suivantes avec mon époux à attendre impatiemment que quelqu'un ne franchisse cette porte battante. Comme si cela pouvait avoir un effet performatif sur la réalité je fixais les battants souhaitant qu'ils s'ouvrent par magie. Nous n'avions pas beaucoup parlé tous les deux, probablement bien trop émus par ce que nous nous apprêtions à vivre. Après ce qui me sembla être une éternité je vis enfin apparaître l'infirmière qui nous avait guidé jusqu'ici tout à l'heure :

- Monsieur et Madame Beckett, suivez-moi s'il vous plaît.

Nous lui emboîtâmes le pas dans la seconde et même si sa démarche était rapide pour moi elle n'allait pas assez vite. Nous arrivâmes dans l'unité néo-natale consacrée aux naissances prématurées. Lorsque nous entrâmes Katie était dans le lit avec son bébé allongé contre son corps et Richard était assis à côté d'elle, le regard plein d'admiration et d'émotion envers ce nouveau né et sa compagne. Ils levèrent tous les deux les yeux vers nous et nous firent signe d'approcher. L'instant était particulièrement émouvant pour nous et c'est main dans la main que Jim et moi allâmes à la rencontre du nouveau membre de la famille.

- Nous vous présentons le petit Thomas, dit-elle très émue et le visage encore éprouvé par l'accouchement.

Nous passâmes quelques minutes à observer silencieusement notre premier petit fils.

- Comment va-t-il ? demandais-je.

- Il va très bien, répondit Richard. Nous avons choisi la méthode Kangourou qui va nous permettre de rester constamment avec lui. La couveuse se situe dans la chambre et tous les soins dont il aura besoin seront faits en notre présence et avec notre participation.

J'avais déjà entendu parler de cette méthode datant de la fin des années 1970 et qui connaissait un succès relatif. Et avec tout l'amour qu'allait recevoir le petit Thomas j'étais persuadée qu'il finirait de se développer parfaitement et que d'ici quelques semaines il pourrait découvrir sa maison. Nous restâmes quelques temps avant que la famille de Richard ne fasse son apparition également avec l'arrivée de Martha et Alexis. Toutes deux étaient ravies aussi bien que surprises. Puis nous laissâmes Thomas et ses parents se reposer après ces premières heures de vie.

Quelques semaines plus tard...

Thomas était en merveilleuse santé et s'était développé très correctement pendant les semaines passées à l'hôpital, à notre plus grand soulagement à tous. Aujourd'hui nous étions tous réunis au loft pour célébrer la naissance en bonne et due forme. C'était une fête que j'avais organisée avec la mère de Richard, Martha. Ceci nous avait permis d'apprendre à mieux nous connaître et cela avait été un réel plaisir pour nous, en tant que grands mères comblées nous avions bien entendu parlé de longues heures à propos de notre petit fils et Martha m'avait ainsi raconté plusieurs histoires sur la naissance de son fils. Faire partie intégrante de cette famille était une chose que j'avais longtemps rêvé et qui devenait à présent réalité. Lanie, Javier, Kévin et le captain Gates étaient évidemment présents ce soir. En plus d'autres cadeaux ils avaient fait fabriquer un petit gilet de protection pour Thomas sur lequel était écrit "Police" devant et "Writer" au dos. C'était charmant et très symbolique pour les parents comme pour leurs collègues, qui semblaient tous sur leur petit nuage depuis la naissance malgré les cernes sous leurs yeux.

Prenant du recul au cours de la soirée, mon verre à la main, je regardais les invités s'extasier autour du petit nouveau né qui regardait autour de lui avec de grands yeux bleus émerveillés. Je me rendais ainsi compte que nous formions tous une famille réunie par certains évènements récents et c'est avec un sourire plein d'émotion que je rejoignais mon mari qui tenait Thomas dans ses bras. Comme quoi même dans les moments les plus tragiques il y avait de la place pour la joie 1.

1 Episode 3 Saison 5, "Even in the worst days there's a possibility for joy" (Kate Beckett).


Et voilà c'est fini. En espérant que cela vous a plu. Une nouvelle fois nous vous remercions pour votre enthousiasme, les commentaires ou tout simplement les lectures.

Bien à vous,

Sarah & Gilles.