Hello !

Me voilà de retour avec un nouveau chapitre seulement autre jours après le dernier ! C'était pour me faire pardonner de mon retard impardonnable :p J'espère sincèrement qu'il vous plaira autant qu'à moi :)

Après le coup de gueule d'il y a trois jours, j'ai remarqué un certaine augmentation du nombre de review. Comme quoi... J'espère juste que cela sera tout le temps le cas...

Réponse aux reviews de guests :

Yvanna : Je suis contente que cela te plaise à ce point ! Alors, je ne connaissais pas Barbara Palvin. Je suis allée voir sur Internet et tout de suite j'ai adoré la façon dont tu voyais Enora :) Elle est vraiment très belle dans ton imagination ;) J'espère que la suite te plaira autant que ce que j'ai posté jusqu'à présent. Laisse-moi des petits mots pour que je puisse toujours avoir ton avis ou même tes encouragements : cela pousse à écrire plus vite ! ;) Bonne lecture :)

Maxepehy : Je suis vraiment heureuse que ma fiction t'aie entrainée comme cela ! J'espère que cela restera le cas pour les autres chapitres, car je tiens à te précise que ce n'est pas fini ! J'ai hâte d'avoir à nouveau ton avis sur le chapitre qui vient. Ne te gêne pas :) Si les choses sont mauvaises, je préfère que l'on me le dise franchement :) Brefouille ! Bonne lecture à toi :)

Bref !

Disclaimer : Tout est à JKR sauf l'intrigue et les personnages originaux.

Breffffffffffff !

Bonne lecture à tous et à toutes !

Enjoy it !


Chapitre 21

Une fois revenus de leur surprise, les vieux réflexes acquis pendant la guerre revinrent au grand galop à Minerva, George et Drago. Tous les trois reculèrent de plusieurs pas en sortant leur baguette, le blond tirant Enora par le bras. Mais celle-ci était tétanisée et refusa de bouger ne serait-ce qu'un seul muscle, paralysée par la peur que lui inspirait cette figure.

Voldemort était tout ce contre quoi son père s'était battu. Contre quoi il avait gagné, mais en payant de sa vie. De sa vie avec sa fille. Tout ça pour sauver un monde qui l'avait bien souvent regardé de travers.

Voldemort était aussi celui pour qui on l'avait emprisonnée pendant des années et des années. Douze, précisément. Tous ces mois, toutes ces semaines, tous ces jours, toutes ces heures, ces minutes et ces secondes, perdues. Perdu le temps de pouvoir grandir et jouer. Jamais Enora n'aura pu faire toutes les bêtises des enfants de son âge. Jamais elle n'a pu vivre la perte de ses dents de lait avec son père comme un enfant normal. Jamais elle n'a pu aller à Poudlard à ses onze ans. La rousse ne pouvait que vivre par procuration la vie de son meilleur ami et allié durant ces douze années : Drago Lucius Malefoy. Mais, même lui n'a pu vivre une enfance rêvée : obligé de jouer un rôle pour satisfaire les convictions de son père et du maître de celui-ci.

Enora et tout son univers avaient souffert de la présence de ce monstre dans le monde sorcier. Pourtant, malgré toute la colère qu'elle ressentait, la jeune fille n'arrivait pas à faire disparaître sa peur de ce temps-là et de cet homme-là (si on pouvait appeler cela un homme), même maintenant qu'il avait été détruit. Elle craignait trop qu'il revienne d'entre les morts. D'entre les griffes de la Mort. Le temps d'une pensée, la fille de Severus revit tout ce qu'elle avait vécu sous le règne de ce tyran. Chaque douleur, quand Lucius Malefoy décidait de la priver de repas, sans véritable raison apparente, si ce n'était celle de la faire souffrir pour obliger son père à obéir à quelqu'un qu'il haïssait plus que tout au monde. Chaque absence des seules personnes en qui elle avait confiance à cette époque-là : Drago, Narcissa et surtout son père. Chaque au revoir, qui ressemblait trop souvent à un adieu, car on n'était jamais sûr de quoi serait fait l'avenir. Chaque rire, trop souvent chuchotés, trop souvent étouffés, alors que c'était le seul moyen de se sentir libre et de se faire rebelle parfois, parce que le rire est un langage universel qui n'était pas permis quand régnait la terreur. Chaque soulagement, souvent partagé avec Narcissa, quand son père ou Drago revenaient sains et saufs de l'école qui aurait dû être un lieu de paix et de joie enfantines et adolescentes, mais qui était devenu le terrain de jeu d'un cinglé digne d'Adolf Hitler.

Soudain, rompant le silence glacé et pesant qui s'était installé dans la salle secrète, la tête du pire ennemi numéro un de l'Angleterre pendant une quarantaine d'années se mit à rire. Mais pas de ce rire joyeux que l'on entendait souvent retentir chez les Weasley. D'un rire à glacer le sang du plus courageux des Gryffondors, qui aurait fait fondre comme neige au soleil toute la détermination dont avait pu faire preuve tout un chacun durant la Grande Bataille. Enora avait tant de fois entendu ce rire dans ses rêves... Elle frissonna une fois encore. Jamais elle n'aurait pu penser, qu'un jour, elle l'entendrait pour de vrai. La jeune fille n'entendait plus rien d'autre que ce rire abominable. Elle n'entendait donc pas les hurlements de Drago et de George qui voyaient la rousse se renfermer dans sa peur. Sans s'en rendre compte, elle se mit à genoux par terre et se recroquevilla sur elle-même. Elle aplatissait de toutes ses forces sa tête contre ses cuisses, les yeux fermés, tant pressés que cela lui faisait mal, en appuyant ses mains contre ses oreilles pour essayer de les calfeutrées. Mais le ricanement, le presque fou-rire du monstre semblait transpercer ses paumes. Rien ne paraissait pouvoir l'atténuer, si n'était la mort. Elle ne sentit pas la grande main qui se posa sur son épaule. Elle ne se rendit pas compte qu'on la secouait, bien trop ancrée et perdue dans sa peur.

Tout à coup, le rire redoubla, créant une nouvelle vague de frayeur dans le cœur de la demi-Elfe. Non, pas une vague. Un ouragan. Un ouragan de terreur déferla dans l'esprit de la rousse, dévastant tout sur son passage. Tout sauf une chose. Une chose que la jeune fille avait oubliée, perdue devant l'apparition. La seule chose que le monstre devant lequel elle était en train de s'applatir n'était pas capable de combattre. La seule chose contre laquelle il avait déjà perdu une fois. La plus puissante des magies dans le monde.

L'Amour.

Au moment même où la déferlante de frayeur effleura cette partie de l'âme de la jeune Elfe, l'esprit combatif de celle-ci se réveilla, comme si elle avait été en hibernation depuis la fin de la guerre. C'était ce petit bout de sa personnalité qui avait réussi à la faire tenir durant son incarcération, tel le dernier fil qui la maintenait en vie. Qui ici, comme le fil d'Ariane, la ramenait hors du labyrinthe sans fin de la peur.

Doucement, son cerveau se remit à réfléchir. La peur refluait face son esprit qu'elle voulait le plus logique possible. La jeune fille se concentrait sur les faits et non plus sur ses sentiments et ses sensations. Il lui semblait que la réaction qu'elle avait eue était bien plus importante que celle qu'elle aurait due avoir. En effet, elle s'était préparée à cette rencontre toute sa vie, comme si cela en avait été le But. Avec un « b » majuscule. A l'instar de son père.

Contrairement à ce qu'elle s'était entraînée à faire de toutes ses forces, ses pensées étaient devenues erratiques, sans aucun sens, sans aucune cohérence entre elles. La main qui était posée sur son épaule lui donna le reste de force qui lui était nécessaire pour se redresser et pour faire à nouveau face à l'horrible visage sans nez. La chaleur qui en émanait lui permettait de se raccrocher à quelque chose de tangible dans son esprit, tandis qu'elle gardait toujours les yeux fermés. A ses oreilles, des murmures proférés par une voix chaleureuse, grave et inquiète la rassuraient.

Au moment où elle reprit son souffle pour désolidariser ses paupières l'une de l'autre, la main sur son épaule glissa contre son bras et se faufila dans sa petite main moite d'une peur contenue. Enora papillonna des yeux, mais ne fixa pas tout de suite la tête de Voldemort. Elle préféra baisser les yeux sur sa main jointe à celle d'un des deux garçons probablement. Elle remonta lentement le regard le long du bras masculin et reconnut facilement la chemise sombre de son meilleur ami. Constatant qu'elle avait raison, son cœur fit un bond digne des Jeux olympiques. Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, cet organe si important pour la survie de tout individu normalement constitué continua de battre bien plus vite et bien plus fort que la normale. C'était comme ça à chaque fois qu'elle avait un contact quel qu'il soit avec Drago depuis qu'elle était libre. Enora se demanda si...

Elle n'eut pas le temps de continuer sa réflexion plus avant qu'un bruit à sa gauche lui fit tourner la tête, abandonnant quelques instants la contemplation de son meilleur ami. George venait de se placer à l'exact opposé du Serpentard. Comme s'il avait voulu que la symétrie soit parfaite, il lui attrapa la main à son tour. La jeune rousse se retint de froncer les sourcils en se rendant compte que son cœur n'avait pas fait d'embardée à l'instar de ce qui s'était passé avec Drago. Elle trouva cela vraiment bizarre, elle n'avait jamais expérimenté une chose pareille. Elle n'avait pas l'impression qu'on lui ait déjà parlé de ce qui lui arrivait en ce moment. Malgré toute l'envie qu'elle avait de comprendre ce qui était en train de se passer au plus profond de son être, elle se força à se reconcentrer sur le moment présent et sur ce qui se passait autour d'elle à cet instant précis. La jeune Elfe se sentait trembler, mais les mains qui tenaient les siennes se serrèrent, montrant ainsi le soutien de ses deux amis. La fille de Severus se résolut à faire enfin honneur à son père et à affronter sa pire peur : l'homme ou plutôt le monstre qui lui avait pris sa vie. Son enfance qui aurait pu être heureuse. Qui aurait être heureuse.

Dès qu'elle posa ses yeux sur Face-Sans-Nez, celui-ci se transforma, devint une sorte de brume noire. Cette dernière semblait se tordre, comme si quelqu'un changeait de vêtements dans le cocon épais qu'elle formait. Cette fois-ci, Voldemort apparut en entier face aux quatre personnes qui occupaient la pièce secrète. Son corps était squelettique. Il avait la peau blafarde, bien plus qu'un vampire (selon ce qu'en disaient les livres moldus). Le monstre était très grand mais maigre, avait deux fentes en guise de narine et des yeux rouges aux pupilles verticales comme celles d'un chat.

Pendant qu'elle le détaillait, le monstre se décala sur sa droite. De cette façon, il laissa apparaître aux yeux de tous, deux silhouettes à genoux et tête baissée.

George et Drago.

Enora ne put rester impassible face à l'image qui lui était présentée par le mal personnifié. Bouche bée, des larmes de culpabilité perlèrent juste au bord de ses yeux bleus. Elle en oubliait presque qu'elle tenait la main des deux protagonistes. Ces derniers, à moitié conscients de l'état d'esprit de leur amie, sans se concerter, firent encore plus pression sur la poigne qu'ils avaient, chacun de leur côté. Cela leur permettait de lui rappeler que ce qu'elle voyait n'était qu'une vision. Réaliste, certes, mais une vision tout de même. Sans quitter la silhouette tant haïe des yeux, elle sourit du coin des lèvres, rassurée de l'état des ses compagnons. Rien ne lui faisait aussi peur que de perdre à nouveau quelqu'un de la main de ce monstre sanguinaire, puriste et raciste. La jeune fille cligna des yeux pour sécher ses larmes, mais ce fut vain. En effet, venait d'apparaître le pire et le plus dévoué serviteur de Tom Jedusor : Nagini. Ce serpent doué d'une conscience en étant devenu un Horcruxe, portant ainsi un morceau de l'âme corrompue de son maître.

Enora sentit à nouveau la peur essayer d'envahir son cerveau et son esprit, la replongeant dans l'esprit presque comateux dans lequel elle s'était trouvée quelques instants auparavant. De quoi devenir folle. Mais, encore une fois, la présence réconfortante et forte de ses amis, et surtout celle de Drago, lui donna l'aplomb nécessaire pour faire reculer la terreur de ses pensées.

Ce fut alors qu'un schéma logique se forma dans sa tête. La seule chose qu'elle avait ressentit jusque-là était un sentiment unique et primaire. Pas de ceux que l'aime éprouver. Il faisait partie de ceux qui étaient nécessaires pour la survie des primitifs à notre espèce dans des temps reculés de notre civilisation.

La peur. Voire la Peur. Avec un grand « P ».

Soudain, tout s'éclaira dans le cerveau de la rousse. Malgré le fait qu'elle sache dès à présent ce à quoi elle avait à faire, la terreur confinée dans une partie de son cerveau ne disparut pas pour autant.

Ses amis n'avaient pas manqué de voir que son regard s'était éclairé nonobstant la situation actuelle des choses. Au plus profond d'eux-mêmes, ils se sentaient un peu vexés de voir qu'Enora se détendait un tant soit peu alors qu'ils étaient à genoux devant ledit Seigneur des Ténèbres. Même si c'était pour de faux et que ce n'était pas leur vrai eux. Mais bon... Quand bien même !

Sans se préoccuper d'une quelconque réaction de ses amis, la rousse se retourna difficilement vers le Professeur de Métamorphoses (le plus compliqué était de faire dos à son ennemi. Mais elle savait que ses deux compagnons veillaient au grain, le regard rivé sur le Mage noir). Du bout des lèvres, la jeune fille articula un mot. Un seul. Un éclair de compréhension traversa les pupilles couleur du ciel de la vieille sorcière. Telle la déesse dont elle portait le nom*, Minerva réagit avec sagesse : elle savait bien que la jeune rousse qui se trouvait de dos devant elle était parfaitement capable de remettre ce monstre à sa place. Elle avait été entraînée par Narcissa, qui avait dû faire de son mieux pour la préparer à se protéger contre un nombre incalculable de créatures magiques. Elle espérait juste qu'elle ne ferait pas trop de dégâts.

Rassérénée par la réaction de la Directrice de Poudlard, Enora refit face à la vision d'horreur qui avait lieu sous ses yeux. En effet, Voldemort sortait sa baguette de sa longue robe noire et la pointa sur George. Dans la scène et dans la réalité, le roux se crispa dans l'attente de sa mort. Mais, dans les deux cas, ils relevèrent la tête, les yeux pleins de rébellion et de vengeance.

- Riddikulus, articula Enora, au moment même où l'humanoïde devant elle ouvrait la bouche pour prononcer le sortilège de mort à l'encontre de George.

Ces quelques syllabes proférées, la scène devant laquelle les quatre compagnons se tenaient se transforma en... tout autre chose.

Un instant, Voldemort menaçait George et Drago, l'instant d'après, c'était plutôt le contraire. En effet, le si terrible Mage noir était habillé en lycra de la tête aux pieds : un maillot de bain une pièce orange, avec un leggings vert pomme par-dessous et des guêtres jaunes fluo. Le tout moulant son corps. On pouvait dire que la silhouette squelettique de l'homme était tout particulièrement mise en valeur. Mais le plus drôle dans cette histoire était certainement les magnifiques costumes avec lesquels étaient habillés Drago et George. Avec toute la prestance qu'ils dégageaient ainsi vêtus, ils ne pouvaient qu'être encore plus impressionnants avec le fouet qu'ils tenaient. Les deux garçons semblaient être les plus heureux du monde à avoir le droit d'utiliser leur engin de torture sur leur ancien tortionnaire lorsque celui-ci ne mettait pas assez de cœur à se trémousser contre la barre de lap danse qui se trouvait à côté de lui.

Si ses amis se retinrent de rire, Enora ne put s'en empêcher. Elle pouvait ainsi relâcher toute la pression qu'elle avait accumulée dès le début de cette énigme, ou plutôt de cette épreuve. Son éclat de rire redoubla quand elle entendit le hoquet outré de Minerva dans son dos, qui n'avait pas tellement imaginé le riddikulus de cette façon.

Doucement, comme si la vision n'était qu'une brume illuminée, ce qui faisait rire Enora disparut de sous ses yeux. Un nouvel Epouvantard venait de s'évaporer et de s'évanouir de la surface de la Terre. C'était déjà une espèce en voie de disparation, mais, grâce à la rousse (ou plutôt à cause, aurait dit Minerva),on venait de faire un pas de plus vers l'extinction totale de l'espèce. En effet, dès que quelqu'un riait de la forme que prenait l'Epouvantard à ne plus en avoir peur, celui-ci mourrait. C'était ce qui s'était produit ici.

- Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ce qui vient juste d'arriver ?, demanda George d'une toute petite voix, encore un peu choqué par ce qu'il venait de suivre.

- Vous venez de voir la pire de mes peurs, annonça difficilement Enora, en lâchant les mains qu'elle tenait toujours et s'avançant vers le monticule de terre sur lequel se trouvait encore la malle magique.

Il était compliqué d'avouer ses faiblesses, même à des personnes en qui on a une confiance aveugle. La rousse ne voulait pas s'attarder sur ce qui venait de se produire, mais Minerva ne voyait pas les choses de cette façon. Si elle ne dit rien sur la perte irréparable d'un Epouvantard, elle mit sur la table de nouvelles interrogations.

- Je regrette de ne pas avoir su réagir face à cette menace alors que je suis précisément entraînée à capturer ce genre de créature. Mais je ne pensais pas du tout que nous ayons à faire face à... ça... Ce qui m'a éloignée de la thèse de l'Epouvantard a été son rire. Je n'ai jamais entendu dire que cela pouvait produire un son... Et puis, lorsque vous, monsieur Malefoy, vous êtes interposé et que vous avez essayé de relever mademoiselle Rogue, il n'a pas changé de forme comme il aurait dû... Tout cela est vraiment très étrange, marmonna McGonagall.

- Encore un coup de Dumbledore..., grogna George. C'est pas passé loin cette fois-ci... Si Enora ne s'était pas remise à temps, on aurait dû partir et abandonner tous les livres qui se trouvent dans ce coffre...

Pendant ce semblant de conversation, Drago s'était rapproché de sa meilleure-amie-mais-avec-qui-il-préfèrerait-être-plus-que-ça. Parce que, depuis qu'il avait compris ses sentiments, il n'essayait plus de se les cacher, même s'il ne cherchait pas non plus à brusquer sa belle rousse. Il posa une main tendre dans son dos et tourna sa tête vers sa joue, admirant son profil, qui ressemblait tant à celui de sa mère.

- Tout va bien, No ?

Enora sourit et hocha la tête sans pour autant faire face à son meilleur ami. Ainsi elle essayait de dissimuler les légères rougeurs qui montaient à ses joues depuis que le blond avait posé sa main sur elle. Il avait une telle emprise sur elle par l'effet qu'il lui faisait. Elle ne se comprenait plus.

- Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens plus sereine...

Le fils de Lucius hocha la tête, ne sachant pas trop quoi répondre à cela. Mais il était sincèrement heureux qu'elle se sente mieux avec elle-même.

- C'est un peu comme une sorte de sensation, voire de prémonition, ajouta la rousse. Je ne comprends pas trop... J'ai l'impression que tout va bien se finir...

Drago opina, priant pour qu'elle ait raison. Il lui jeta un autre coup d'œil tendre. Il la regarda, toute absorbée qu'elle était dans la contemplation de la malle magique de Dumbledore.

Ce fut à cet instant précis, à cette pensée précise, qu'une voix venant des profondeurs du coffret se fit entendre. Surpris, Minerva et George n'hésitèrent pourtant pas à rejoindre les deux meilleurs amis, leur courage de Gryffondors prenant le dessus. Le roux se fit seulement la réflexion de parler de la façon dont ils se tenaient tous les deux, avec Enora, à ce moment-là à Drago, qui semblait en être l'investigateur, et ce, quand tout cela sera bien terminé.

Tous les quatre plongèrent leur regard dans la malle et s'aperçurent qu'au lieu d'un, deux couvercles s'étaient ouverts à la suite de la défaite de l'Epouvantard. Tout au fond, sur le dernier des sept, ils purent voir que la gravure représentait un visage bien connu (ou presque) de tous. Ils en restèrent ébahis. Dumbledore, car c'était bien lui, leur fit ce sourire à la malice énigmatique qu'il était le seul à pouvoir réaliser parfaitement, puisqu'il en avait le secret de fabrication.

- Bonjour. Vous avez su passer les épreuves que je vous avais imposées. Il ne me reste plus qu'à vous demander quelle est la dernière clé. Bien que courbée, elle réussit à passer sur plusieurs murs, qui la portent. Qu'est-elle ?

Rapidement, Drago sourit, tout en bougonnant dans sa barbe inexistante, qu'il aurait préféré ce genre de devinette à cet Epouvantard.

- Eh bah, finalement ça va me servir ces cours... C'est la clé de sol, murmura-t-il à sa belle.

Elle lui décocha le plus beau sourire qu'il avait jamais vu. Il lui retourna une fois de plus le cœur, sans qu'il puisse se contrôler, mis à part un rictus béat qui menaçait de prendre place sur son visage d'ange.

- Je sais, déclara Enora, en fixant Dumbledore droit dans les yeux. C'est la clé de sol. Elle est posée sur une portée. Les murs qu'elle traverse sont en fait les lignes de sa portée.

Le vieil homme fit un clin d'œil aux quatre personnes qui le dévisageaient. A ce simple geste, de multiples morceaux de bois sortirent des murs du coffre-fort.

- On dirait des marches..., dit simplement le roux. Cela va nous permettre de descendre plus facilement..., souffla-t-il, lui qui s'imaginait déjà devoir y aller en rappel, comme ces Moldus qui font de l'escaltarde... escalatre... escalade ?

D'autre part, pendant que George donnait cette explication, le couvercle où se trouvait l'ancien Directeur se souleva, leur laissant voir, enfin, les ouvrages tant désirés. Enora soupira de soulagement et laissa tomber sa tête sur l'épaule de son meilleur ami, heureuse d'avoir enfin réussi à mettre la main sur ces précieux livres.

- Un pas de plus pour pouvoir retrouver ma mère, murmura-t-elle si bas que seul Drago l'entendit.

Avec tendresse, il déposa un léger baiser sur ses cheveux. Si léger qu'elle ne s'en rendit pas compte. Mais ce ne fut pas le cas de George qui lança un regard plus qu'éloquent au blond.

Qui exigeait des réponses.

Et au plus vite.

Drago déglutit. Peut-être que Molly venait de voir un digne successeur à ses célèbres œillades sombres naître.


* Minerva est issu du nom de la déesse Minerve. Minerve (en latin Minerva) est, dans la mythologie romaine, la déesse de la fureur guerrière, de la sagesse, de la stratégie, l'intelligence et de la paix. A savoir, son équivalent grec est Athéna.

C'est déjà la fin !

Dites moi ce que vous en avez pensé ! Ne soyez plus timides !

A la revoyure !