Chapitre 21 :
Vous vous demandez parfois combien de temps il faut pour que votre vie change ?
Combien de temps faut-il pour bouleverser une existence ?
Est-ce quatre ans, comme le lycée ? Un an ?
Est-ce que votre vie peut changer en un mois, une semaine ou un seul jour ?
On est toujours pressés de grandir, de changer d'endroit, d'aller de l'avant, de rencontrer d'autres personnes.
Mais quand on est jeune, une heure peut tout changer.
Une sensation d'agonie qu'elle ne cessa de ressentir du au son insupportable d'une pendule lui rappelant que le temps continuait d'avancer. Une sensation de nausée qu'elle ne cessait d'avoir du à la blancheur aveuglante de cet endroit, ce lieu si dépourvu de chaleur humaine, enlevant peu à peu toute confiance en elle. Une sensation d'incertitude, qu'elle ne cessait de ressentir du au fait de se retrouver seule en cet instant, de ne pas sentir sa chaleur au creux de sa main, terriblement moite en cet instant. Cela faisait maintenant une heure, que la jeune Hermione Granger patientait dans cette austère salle d'attente, en attendant ce moment si fabuleux ou elle ferai enfin connaissance avec ce petit être grandissant au fond d'elle. Un moment fabuleux ? Du moins l'avait elle lu dans ses livres. Cela fait maintenant plus d'une heure que la jeune femme était assise soupirant encore, peut être pour la millième fois, elle-même ne le savait pas, ne le savais plus. Elle était la à attendre un signe présageant qu'il allait venir, qu'il allait arriver bientôt, peut être essoufflé, certes, les joues rougies d'avoir couru, les cheveux en bataille, mais qu'il soit bien là auprès d'elle en cet instant si important pour eux, pour elle du moins.
Sa dernière once d'espoir fondit comme neige au soleil et son cœur se brisa en mille éclats quand elle vit le médecin s'approcher d'elle. Mais qu'es ce qui faisait le plus mal au fond ?
Le fait qu'il ne soit pas venu ou le fait de se rendre a l'évidence que cette petite voix au fond de son être avait raison ? Hermione comprit enfin que les gens ne changeaient jamais, ils évoluaient tout simplement … Elle leva donc la tête, effaçant toute trace de chagrin et peine, et releva la tête courageusement, comme lui avait apprit sa grand-mère, après chaque bataille.
Médecin : Melle Granger ?
Hermione : Hum … C'est moi
Médecin : Bien, veuillez bien me suivre, je vous prie.
Hermione pris ses affaires et d'un pas silencieux suivit l'homme à la blouse blanche, qu'elle trouva fort séduisant pour son âge avancé.
Elle pénétra dans la pièce et sous l'invitation du médecin, entra dans une petite cabine pour ôter ses vêtements et enfiler la fameuse blouse bleu nuit.
Elle aurait du être la plus heureuse des femmes en ce moment, elle aurait du se délecter du spectacle s'offrant à elle, deux jeunes enfants s'amusant à sauter dans des flaques d'eau recouvrant de part et d'autre Pré au Lard. Elle aurait du être la plus heureuse des femmes en cet instant, elle aurait du s'émerveiller d'avoir entendu le son le plus mélodieux qui soit, les battements de cœur de son enfant. Elle aurait du s'extasier sur cette photo qu'elle s'était empressée de ranger dans son sac, le premier cliché de sa progéniture.
Pourtant elle ne ressentait rien de tout cela, seulement une douleur atroce dans sa poitrine, l'empêchant de respirer à plein poumon. Ce moment avait été gâché, meurtri par son absence. Elle se sentait si vide, comme si on lui avait arraché un membre, ou pire son cœur et qu'on avait laissé les plaies béantes de son cœur meurtri sans chance de cicatriser.
Elle était assise depuis un certain temps sur ce banc, sans bouger, dans un état proche de la léthargie, laissant les goutes de pluies ravager son si beau visage. Elle ne se rendit compte de sa présence que quand elle vit ses doigts fins s'entremêler aux siens, et elle soupira d'aise quand elle sentit une douce chaleur l'envahir. Elle se trouvait dans ses bras, alors, elle le savait, tout irai mieux.
Elle sentit une légère pression sous son menton, signe qu'elle devrai relever la tête et croiser ce regard a la fois inquiet et interrogateur … Elle savait aussi qu'elle ne pourrai y résister, ayant tenu depuis bien trop longtemps, elle se noierai dans ses yeux verts amandes et se confirai, laissant ce poids trop lourd pour elle, pour ses frêles épaules.
Elle de décida enfin à croiser les yeux de son ami, des yeux si aimants et chaleureux qu'elle se sentit fondre comme neige au soleil. Il était sa vie, son port d'attache, sa bouée de sauvetage. Il serai toujours son âme sœur. Elle opina donc de la tête, faisant gouter les perles de pluies alourdissant des cheveux, et se laissa porter et guider par les bras rassurant du jeune Potter.
Ils s'arrêtèrent donc dans un endroit reculé du château, à l'angle d'un couloir étroit du 3ème étage, menant a un cul de sac, tous deux emmitoufler dans une imposante couverture aux couleurs de leur maison. Hermione se sentait un peu mieux dans les bras de son ami, sa tête dans le cou de celui-ci, respirant une agréable odeur, de jacinthe. Elle ne pouvait pas dire que son trou dans sa poitrine s'était résorbé ou bien même que la cicatrisation avait commencé, non, elle sentait juste qu'elle pouvait de nouveau respirer, et c'était déjà beaucoup. Elle sursauta presque quand son ami daigna enfin prendre la parole.
Harry : Hermione, je m'inquiète vraiment pour toi …
Hermione : Ca va aller … Je t'assure … Maintenant que tu es là ca va déjà beaucoup mieux …
Harry : Parle moi je t'en prie, je n'en peux plus d'être tenu à l'écart … J'ai l'impression de ne plus de reconnaitre … Toi qui était si débordante de vie, si souriante, si pleine d'entrain sous tes airs de miss je sais tout … Tu semble si différente … Tu semble porter le poids du monde sur tes épaules, si fragile, si triste …
Hermione : Voila un portrait des plus flatteurs …
Harry : Je ne plaisante pas … N'a tu pas confiance en moi ?
Hermione : Je donnerai ma vie pour toi … Ne te l'ai-je pas prouver a plusieurs reprises ?
Harry : Alors explique moi …
Hermione : Je … J'ai fait des choses … Des choses que jamais je n'aurai imaginé faire … Des choses qui ont eu de graves conséquences … Des conséquences lourdes et dures a porter … Mais j'assume … Et ne regrette rien … Du moins pas la totalité …
Harry : Tu n'a pas changer de camp j'espère !
Hermione ne put s'empêcher d'ouvrir la bouche d'un air outrée et de flanquer un coup de coude dans les cotes de son ami.
Hermione : Harry James Potter, comment osez vous ?
Harry : Ba quoi ? Dit il en rigolant sous les airs colériques et les joues rosées de la jeune Granger. Il préféra mille fois ce visage plutôt que celui retrouvé quelques minutes plus tôt, visage livide, blanc et dur comme le marbre, et les yeux sans vie, inexpressif …
Harry : Je plaisantais … C'est juste que j'ai du mal à t'imaginer enfreindre le règlement. Toi si sérieuse, studieuse et préfète en chef de surcroit …
Hermione : Disons que je me suis égarée quelque peu de mon chemin … Que je me suis laissée séduire par d'autres occupations …
Harry : Tu sais que tu peux tous me dire n'Est-ce pas ? Que je ne pourrai jamais te juger … Tu es comme ma sœur, tu es bien trop important pour moi pour que je puisse faire ou dire quelque chose qui pourrai nous séparer …
Hermione : Je sais … Je …
Harry savait que son amie se sentait en confiance, que les mots étaient prêts à franchir la barrière de ses lèvres, il resserra donc son étreinte sur le corps frêle de la Gryffondor et d'un sourire qui se voulut apaisant l'encouragea du regard.
Hermione : Que pense tu de moi ? Sincèrement ?
Harry : Je te demande pardon ?
Hermione : Comment me décrirai tu en quelques mots ?
Harry : Et bien je dirai que tu es intelligente, studieuse, déterminée, courageuse, dotée d'un cœur en or et d'un charme fou pour ne rien gâcher …
Hermione : Voila le problème !
Harry ; Que tu sois jolie ?!
Hermione : Non ! Que les gens ne retiennent de moi que ce coté miss je sais tout … Ce coté ennuyeux … Cette fille sans cesse plongée dans ses bouquins qui ne sait rien de la vie et ne sait pas vivre ni s'amuser …
Harry : Ceux qui disent cela ne te connaisse pas … Moi je sais que ce coté studieux est du au faite que tu souffre d'une certaine insécurité que tu compense en étant la meilleure élève possible … Je sais que tu n'aime pas enfreindre le règlement; mais tu sais le faire quand c'est nécessaire …
Hermione : Je ne suis plus cette Hermione …
Harry : Qu'es ce qui a bien pus changer ? Te changer ? Il est vrai que quand je pose mes yeux sur toi je reconnais ma meilleure amie pourtant certaines choses sont différentes …
Hermione : Je me suis laisser séduire par d'autres voies … On m'a montré des choses, fais ressentir certains sentiments que je ne connaissais pas … Cela m'a attiré comme un insecte devant une flamme … Je n'ai pu y résister … Trouvant de l'excitation à cet interdit … Je me suis donc laisser guider vers cette flamme si lumineuse et si irrésistible … Je me suis laissé guidé, possédé et … Et consumé …
Harry : C'Est-ce qui arrive quand on tombe dans les méandres de l'amour …
Hermione : Quoi ?
Harry : Oh Hermione je t'en prie ! Je suis loin d'être le petit garçon naïf d'autrefois … Moi aussi j'ai grandit, moi aussi j'ai eu mes expériences, moi aussi j'ai eu le cœur brisé … Que cela fait mal … Qu'on se sent réduit en poussière, qu'on a ce trou béant dans notre poitrine … Mais tu sais quoi ? J'ai eu la chance d'avoir eu la plus exceptionnelle des amies qui m'a aidé a m'en sortir, qui m'a fait retrouvé le sourire et qui par bonheur m'a fait retrouvé la fille de mes rêves …
Hermione : Brooke ?
Harry : Qui d'autre ? Laisse moi à mon tour t'aider et te soutenir comme tu l'a fais pour moi …
Ou laisse moi au moins réduire cet idiot en pâté pour hippogriffe …
Hermione : L'idée est assez alléchante … Mais non … Je vais m'en occupé personnellement …
La cloche indiquant que le diner étant enfin servit dans la grande salle, résonna de toute part dans l'enceinte du château, laissant à Hermione l'occasion de mettre fin a cette conversation qui était devenu un peu trop intime a son gout …
Elle se leva donc, remis de l'ordre dans ses cheveux et dans sa tenue et adressa un sourire de gratitude à son ami.
Hermione : Merci Harry … Je me sens beaucoup mieux …
Harry : Oh je t'en prie je n'ai pas fait grand-chose … On va manger ?
Hermione : Je n'ai pas très faim … Je vais retourner dans ma salle commune, j'ai un devoir a finir … Ne me regarde pas comme cela … J'ai de quoi manger dans ma cuisine … Je mangerai plus tard …
Harry : Bien …
Elle se hissa donc sur la pointe des pieds, posa ses lèvres délicatement sur la joue rebondi du survivant et y déposa un léger baiser, signe de son affection. Elle pris son sac, qui était resté au sol, sourit une dernière fois a son ami et se dirigea d'un pas décidé vers ses appartements. Elle fit de son mieux pour ne pas laisser cette envie de pleurer tout son soul et se concentra pour rassembler la force pour se tenir face a son colocataire bien décidé a avoir les raisons de l'absence de l'être le plus cher a son monde dans un tel moment ou elle aurait eu temps besoin de lui … Absorbée dans ses pensées, elle n'entendit pas le jeune Potter prononcé son nom et disparut a l'angle d'un couloir …
Harry : Hermione ! Attend tu as oublié … Une … photo …
C'est alors que les beaux yeux verts du jeune Potter s'écaillère d'incompréhension devant ce cliché des plus inquiétant …
Assise à son habituel bureau en chêne, et mordillant d'un air absent sa plume, Hermione essayait tant bien que mal de se concentrer sur son devoir. Mais s'était peine perdue. Son esprit en ébullition tentait de comprendre pourquoi le jeune Malfoy n'était pas venu au rendez vous alors qu'il s'était lui-même proposé. Elle tentait de refouler ses sentiments qui lui martelait le cœur, tel que le sentiment d'abandon et la peur d'avoir perdu le Drago qu'elle aimait tant. Elle fut interrompu dans ses pensées quand elle entendit le tableau gardant leur salle commune s'ouvrir délicatement et laissant apparaitre le coupable de tous ses maux.
Il ne la vit pas de suite, ce qui permis a Hermione de le détailler sans avoir peur de croiser son regard bleu azur. Elle remarqua de suite que quelque chose clochait. Même si elle savait qu'il faisait tous son possible pour que cela ne paraisse pas, elle vit qu'il boitait légèrement tout en se massant d'un air absent l'avant bras gauche. Elle continua son inspection et ses sourcils se froncèrent quand elle remarqua le teint anormalement blanc du jeune homme contrastant légèrement avec la jolie couleur bleu/violette sous ses yeux. Le jeune homme semblait vraiment être mal en point mais avec toute la grâce et l'élégance qui le caractérisait ne laissa rien paraitre. Pour quelqu'un qui ne le connaissait pas ce subterfuge aurait pu passer inaperçu, mais pas pour Hermione qui pouvais se vanter a présent de le connaissait par cœur.
Drago remarqua enfin la présence de la jeune fille, et croisa ses yeux chocolats, assombris par la colère. Il s'y était attendu, mais ne put empêcher son cœur de se serrer dans sa poitrine, ne put empêcher cette once de culpabilité couler dans ses peines tel de l'acide, l'empêchant de respirer correctement. Il savait qu'il l'avait blessé, que son absence en ce jour si important l'avait meurtri … Mais avait il réellement le choix ? Si il avait écouté son cœur plutôt que sa raison il savait les conséquences désastreuses qui auraient engendré par la suite … La vie et la sécurité de la Gryffondor étaient bien plus importante a ses yeux, alors il souffrirai en silence et se contenterai de sa colère.
Pourtant les minutes, interminables soient elles, passèrent sans que la jeune fille daigne ouvrit sa bouche délicieuse, se contentant simplement de regarder le Serpentard. Il savait qu'elle était empreint a de multiple sentiments, colère, inquiétude, peur. Ces sentiments passant et repassant tel un disque rayé sur le doux visage d'Hermione. Il avança donc lentement vers elle, et s'assit sur l'accoudoir du canapé afin d'être a sa hauteur.
Hermione : Je n'ai rien a te dire, si c'est cela que tu attend de moi.
Drago : Je veux juste que tu me hurle dessus … Ou bien même que tu m »'insulte ou me frappe … Tout sauf cette indifférence envers moi … Je … Je sais que tu comptais sur moi et que comme a mon habitude je t'ai déçu … Je … Je ne le voulais pas, je te le jure … J'ai eu … J'ai eu un empêchement …
Hermione : Un empêchement ?! Tu te fous de moi ?
Drago : Je sais que c'est difficile a croire mais je t'assure que je n'ai pu faire autrement … Crois moi tout ce que je voulais en ce moment s'était d'être auprès de toi … Je n'ai pas arrêté de penser a toi … Je suis vraiment désolé … Pardonne moi, je t'en prie …
Hermione : Et je peux savoir ce qui était plus important que de savoir si ton enfant était en bonne santé ?
Drago : Je ne peux pas …
Pour une fois dans sa vie Drago se sentit perdre pied, et ne put tenir le regard lourd de reproche de la jeune fille, il baissa donc les yeux honteux et se mordit la langue pour lutter contre l'envie de lui dévoiler son plus noir secret … Essayant aussi de ne pas vomir a cause de la douleur lancinante qu'il ressentait le long de son bras gauche … Douleur qui le lancer en écho a celle ressentit par son cœur, qui se fissura une fois de plus …
Le voir aussi perdu et si malheureux lui fit plus de peine qu'elle ne l'aurait pensé. Elle senti son ventre se détendre et sentit toute trace de colère s'évacuer aux fils de ses larmes versés silencieusement.
Elle se leva et se mis face a lui ne sachant pas encore qu'elle conduite a adopter …
Elle l'entendit murmurer un ultime je suis désolé, et tel la mère berçant son enfant, elle le pris dans ses bras, laissant la tète du jeune homme repose sagement sur son ventre.
Hermione : Drago je t'en prie parle moi … Qu'es ce qui s'est passé ?
Drago : Je … Je ne peux pas te le dire … J'ai vraiment cru que je pouvais moi aussi connaitre le bonheur, je m'y suis accroché comme un naufragé s'accroche a sa bouée … Tu as fait un de moi le plus heureux des hommes, tu m'a tellement donné … J'aurai pu passer ma vie a tes cotés …
Hermione : Drago ?
Mais celui-ci ne semblait plus l'entendre, il débité ses paroles d'un ton morne, toute trace de vie absente de son si beau visage.
Drago : Non les gens comme moi sont conditionné depuis leur enfance. Notre destin est déjà tout tracé. Destin sombre et morbide. Pourtant tu aura été une magnifique comète dans ce chemin obscure qu'est le mien, tu m'aura guidé quelques temps par ta beauté éblouissante …
Hermione : Tu commence a me faire peur Drago …
Drago : Je te met en danger chaque jour que je passe a tes cotés … Nous n'appartenons pas au même monde … Je ne suis que noirceur tant que tu n'es que lumière … Je ne suis que méchanceté tant que tu n'es que bonté … Je suis vraiment désolée Hermione, j'aurai vraiment voulu passer ma vie auprès de toi … Etre le père de ton enfant, être ton mari, vieillir et mourir a tes cotés … Cette vie je l'ai imaginé a multiple reprises, sourire aux lèvres … Jusqu'à cette après midi … Il m'a fait clairement comprendre qu'il avait des plans pour moi … Je ne peux lui échapper tu comprend ? J'en mourrai et impossible pour moi de t'entrainé dans ma perte … Tu comprend ?
Il se détacha d'elle, déposa un regard doux et aimant vers la jeune fille … Avec une douleur insoutenable dans les yeux, il releva peu a peu la manche de son uniforme et fis apparaitre sous les yeux horrifiés de la jeune fille son bras gauche défiguré par une immonde tache représentant un serpent …
Signe que sa vie venait a présent de prendre un tournant décisif, tournant dont la jeune fille ne pouvait en faire parti …
Drago : Comprend tu maintenant pourquoi je ne peux rester a tes cotés sans avoir peur pour ta vie ?
