REPONSES AUX REVIEWS :

Delphine : Merci beaucoup pour tes gentilles reviews, je suis contente que mon histoire te plaise, et j'espère que ce vingtième chapitre te plaira autant que les autres ! reviews, je suis contente que mon histoire te plaise, et j'

POV Bella.

Dans les rues, c'est le chaos.

J'aime le chaos. Cela me rappel nos premiers massacres, à Jasper et moi. Mais là le hic… C'est que c'est notre ville qui crame. Des vampires couraient dans tous les sens, essayant de se débarrasser des flammes qui leur lèchent le corps, sans y parvenir. Des humains se roulaient par terre en hurlant, ceux qui étaient prévu pour notre repas, mais eux aussi mourraient rapidement. Les maisons étaient toutes enflammées. Tout n'était qu'un immense brasier.

Jasper hurlait des ordres aux gardes, qui obéissaient de mauvaise grâce. Il n'y avait pourtant rien à faire, et ces gardes le savaient, cependant ils préféraient certainement mourir dans les flammes que de la colère de Jasper. Debout, j'observais mon amant s'énerver contre tout le monde et il finit par se tourner vers moi, le visage tordu par la colère :

- Tu n'as donc pas mieux à faire que de rester à rien foutre ? Au cas où tu n'as pas remarqué, Volterra est en train de partir en fumée !

- Et où cas où tu n'a pas remarqué, abruti, il n'y à rien à faire. Toute la ville est atteinte. Même si tu utilisais mille hommes, ils ne parviendraient pas à éteindre le feu. Alors lâche moi et va te faire voire.

- Oh ça, je l'avais remarquée, merci bien, grogna-t-il. Et je me demande bien d'où un tel feu provient, pas toi ? Ce ne serait pas par hasard cette personne que tu traques, espèce de sale petite garce ?

Je levais les yeux vers le ciel, caché par la fumée épaisse que dégageait la ville enflammée. Dans quelques heures, il n'en resterait que des cendres. Le siège des Volturi pendant des milliers d'années, puis celui de Slythe et Katerina, et brièvement le nôtre, va cette fois vraiment tomber.

- Ce n'est pas si grave, finalement, murmurais-je. Qu'a-t-elle de si particulier, cette ville ? Rien, à part qu'elle à été choisie par les Volturi il y'a des années. On se trouvera une autre ville, une ville de notre choix, qu'on dominera. Un nouvel empire.

- Je t'ai posée une question ! S'écria Jasper, furibond.

- Et je t'ai entendu, répondis-je doucement. Je ne vois pas l'intérêt de te répondre, pour la simple raison que j'en n'ai pas la moindre putain d'idée. Je ne sais même pas qui je traque. Il peut bien être un seul homme, où des biens des centaines. Je ne sais pas si il est à l'origine de cet incendie, mais c'est très probable. Tout ce que je sais, c'est que qui ce soit, cette personne est capable de manipuler la magie. Voilà, monsieur est content ?

- La magie ? Sursauta Jasper, pris au dépourvu. C'est impossible. Nous sommes les seuls…

- Et qu'en sais-tu ? Le coupais-je. Si nous avons réussis à apprendre l'art des sciences occultes, d'autres en sont capables. Et ils sont plutôt doués, crois-moi.

- Ce qui signifie ? Que cache-tu encore ? Soupira-t-il en s'adossant contre le mur du palais des Volturi, le seul pas encore atteint par les flammes, mais qui ne tarderait pas à l'être.

- Rien qui te concerne, et rien qui pourrait aider à les retrouver où à savoir qui sait. Mais je crois qu'il n'est plus temps d'envoyer des vampires faire le sale boulot pour nous et d'aller régler ce problème nous-mêmes. Quittons cette ville de malheur, retrouver les sales petits monstres qui ont osés nous défier, tuons-les et partons à la recherche d'une ville qui sera nôtre. Je crois qu'on ferait mieux de rentrer en Amérique, à vrai dire. L'Europe ne nous a jamais réussi.

- Ce n'est pas faux, répondis Jasper en regardant la ville dévorée par les flammes. Oui, tu à raison… Cela ne sert à rien de rester ici, il n'y à rien à sauver. Allons retrouver les petits merdeux qui ont osés faire ça.

- Ah, je te reconnais là ! Me réjouis-je en lui souriant.

POV Kate.

La vengeance.

Il n'y à plus que ça, qui compte à mes yeux. Ils ont tués Carmen et Eleazar. Ils ont tués Tanya. Comment Garrett pourrait-il comprendre ce que je ressens ? Ce n'était pas vraiment sa famille. Il ne leur était pas attaché autant qu'à moi. Il ne comprenait pas vraiment mes motivations, ma rage, ma haine. Je secouais la tête. N'empêche que son aptitude me blessait. Pourquoi diable se préoccupait-il autant de cette foutue gamine ?

La désirait-il ? On ne peut pas dire que je m'étais occupée de notre vie sexuelle, ces derniers mois. Je n'avais pas la tête à ça. Je connais la nature des mâles, pourtant. Ils ont beau aimé passionnément, quand ils n'ont pas de sexe, ils s'éloignent et ferme leur cœur. Cette idée me blessait autant qu'elle me mettait en rogne. C'était un peu de ma faute, certes. Mais ne pouvait-il donc pas mettre ses besoins un peu de côté ?

Il a passé sa vie à mettre ses désirs et ses besoins de côté pour toi, souffla une petite voix dans ma tête. Hélas, je savais qu'elle n'était que trop vraie. Dès le départ, il à repousser son envie de sang humain pour être avec moi et rejoindre mon clan. Un immense sacrifice par amour pour moi. Et je le remerciais en le quittant froidement, le laissant seul avec les deux gamines. Je ne pouvais pas m'empêcher de culpabiliser…

Je me rattraperais. Une fois que j'aurais mis Jasper et Bella six pieds sous terre, et ainsi venger ma famille. Alors, je retournerais vers lui et je me ferais pardonnée. Pour l'instant, je dois me préoccuper de Bella et Jasper. Rejoindre Maria et le reste de la révolte me semblait une bonne idée au départ. Mais je n'en suis plus si sûre, à présent. Je me tenais sur une colline, observant de loin ce qu'il restait de Volterra, soit pas grand-chose. Visiblement, la révolte avait mis le feu à la ville. Une bonne idée pour déstabiliser Bella et Jasper et les isolés, mais cela était bien insuffisant pour les détruire.

Que cherchait la révolte, exactement ? Les blesser, les provoquer, jusqu'à ce qu'ils en ait assez et décident de les traquer pour les anéantir ? J'espère pour eux qu'ils sont suffisamment nombreux, car c'est presque du suicide. Même seuls, Bella et Jasper valent une armée. Poussant un profond soupir, je me détournais de Volterra et m'enfonçais dans la forêt. La nuit venait de tomber. Si je courais assez vite, je serais à Lorenza dans deux heures, peut-être un peu moins. Je me réjouissais de voir Maria. J'appréciais beaucoup cette femme, malgré son penchant pour les massacres. C'est une personne d'action, comme moi. Elle me comprendra.

Une odeur m'effleura le nez et je me figeais. Tous mes membres se raidirent tandis que je m'immobilisais et retenait mon souffle. Je connais cette odeur. Cette odeur de pluie et de feuilles humides d'automne. Et cette odeur de fleurs douces, de rose, de frésia et de lavande. Des odeurs douces, agréables et dans ce cas-là terriblement trompeuses. A une époque, elles étaient signe d'amitié. Aujourd'hui, elles me terrifiaient autant qu'elles me mettaient en rage. Je me retournais et vis Jasper et Bella. Bella était appuyée sur un arbre, les bras croisés, un sourire cruel sur les lèvres. Je tâchais de refouler la peur qui montait en moi, mais c'était impossible. Jasper rit doucement, un rire rauque qui me glaça :

- Mhhh… La peur. J'adore ce sentiment, ça les rend si fébriles… Mais de toi, ça m'étonne, Kate. Tu n'es pas le genre à avoir peur, pourtant.

- Oh, tu sais, les sœurs Denali ne sont pas aussi coriaces qu'elles veuillent bien le faire croire, ricana Bella. Souviens-toi comme Irina à pleurnichée quand Caius la tuée… Et comme Tanya a couinée quand je l'ai renvoyée rejoindre sa chère famille.

- La ferme, sale garce ! M'écriais-je, la colère surpassant la peur. Tu n'est qu'une… une…

- Elle aboie toujours, à ce que je vois, sourit Bella. J'avoue que je suis contente de te trouver ici, Kate. On s'ennuyait, Jasper et moi. Tu vas être… une délicieuse distraction.

- Va te faire voire, Bella, grinçais-je, essayant de garder la tête haute, bien que j'étais tétanisée.

- Oh, ne t'inquiète pas. Moi, je ne t'approcherais pas, dit-elle d'un ton enjouée. C'est Jasper qui va s'occuper de toi. Moi, je me contenterais de… regarder.

Essayant de dominer ma peur, je me tournais vers Jasper, qui me détaillait avec un sourire cruel. La peur se disputait à la haine. Je voulais me débarrasser de Jasper et Bella, mais je sais très bien que seule, je n'y arriverais pas. Bien que ce que j'allais faire m'écoeurait… Je dois vivre. Je dois vivre, pour les anéantir.

- Jasper, murmurais-je d'une voix chevrotante. Je t'en prie… Je te connais depuis des centaines d'années. Je t'ai connue bien avant que Bella n'arrive dans notre vie. On était amis, tu te souviens ? Au nom de notre ancienne amitié, je t'en prie, laisse-moi partir, je t'en supplie.

Bella éclata de rire et d'un bond gracieux, elle s'accrocha à une branche d'arbre et s'installa confortablement, avant de diriger son regard vers nous pour savourer le spectacle. Ah, je pourrais la tuer, à cet instant. Mais c'est de Jasper que je dois me préoccuper. Ma supplication ne semblait pas l'avoir émue le moins du monde. Il avait un petit sourire amusé sur les lèvres et il répondit d'une voix joyeuse :

- Kate, tu ne crois vraiment pas que je vais entrée dans ton petit jeu ? Tu à raison, je te connais depuis longtemps. Et je sais comment tu es. Tu es une sacrée comédienne. Quoique, Tanya jouait mieux que toi. Je sais très bien ce qui se passe dans ta petite tête, sans avoir besoin du don d'Edward. Tu est obsédée par l'idée de te venger de moi et Bella. Si je te laissais partir, tu réapparaîtrais un jour, et nous ennuierait encore. Non, je préfère nettement en finir maintenant. Manque de bol pour toi, je suis d'humeur à m'amuser un peu.

- Alice serait écoeurée de toi si elle te voyait ! M'écriais-je, cédant à la panique. Elle te voit, Jasper ! Par tout les dieux, elle te regarde et tu dois la dégoûtée ! Le jour où tu mourras – car tout le monde meurt un jour, même les vampires – comment tu lui expliqueras ce que tu as fait ? Ce que tu es devenu ? Elle te haïrait ! Tu m'entends ? Elle te détestera !

Un boulet de canon invisible s'abattit sur moi, me plaquant au sol. Et m'y maintient. Paniquant complètement, je me mis à hurlée à pleins poumons et à essayer de me débattre, mais rien n'y fait. C'est comme si j'avais un énorme poids sur la poitrine qui refusait de s'enlever. Quelle idiote de l'avoir provoquée ! Ce n'était vraiment pas une bonne tactique ! Soudain, Jasper fut sur moi, le visage froid, mais les yeux brûlant de rage. Il empoigna mon menton dans sa main et immédiatement, j'essayais de l'électrocuter mais il ne tressaillis même pas. Il vint murmurer à mon oreille :

- Parlez d'Alice… Ta deuxième erreur, ce soir. La première, c'est de t'être retrouvée sur notre chemin. Tu à vécue près de trois milles ans, Kate. Trois milles ans de guerre et d'honneur, de bonheur et de malheur. Cette nuit… sera ta dernière.

Il m'embrassa doucement la joue et je voulus hurler, mais me rendis compte alors que le poids que j'avais sur la poitrine me bâillonnait également. Voilà, c'était la fin. J'allais rejoindre Tanya et Irina. Et mère. Dans un sens, c'est une bonne chose. Mais alors je pensais à Garrett… Mon dieu, j'avais tout gâchée. J'ai gâchée mes derniers moments avec lui. Le seul homme qui ne m'a jamais aimée, et que je n'ai jamais aimé. Si j'avais pu pleurée, je me serais effondrée en larmes. Seigneur, Garrett, pardonne-moi, pardonne-moi, pardonne-moi…

Jasper renifla doucement ma peau et avant même qu'il ne déchire brutalement mon chemisier usé, je sus qu'il allait me violer. Il n'était pas le premier à l'avoir fait. Avant que je ne soit formée aux maniements des armes afin de servir Svetlana, la riche aristocrate de mon pays, j'était une fille pauvre qui vivait dans les rues et qui, principalement à cause de mon physique avantageux, avait souvent le jouait des hommes. Je me souviens de la souffrance quand ces monstres me montaient comme des buffles, de mes pleurs et de mes hurlements. Je m'étais jurée que plus jamais aucun homme n'abuserait de moi, une fois rentrée au service de Svetlana. Jasper…

Dire que je le connaissais depuis tellement d'années ! Je me souviens d'une époque où je passais les fêtes de Noël, Pâques où autre à ses côtés, je me souvenais avoir été assise à côté de lui, à plaisanter avec lui. Il a toujours été l'un de mes préférés dans la famille Cullen. Tout comme moi, il connaissait la dureté de la guerre et me comprenait. Si un jour quelqu'un m'avait dit que j'allais me faire violer par un homme que je considérais comme mon ami, comme quelqu'un de bien… Que Jasper me ferait ça ! Jamais je ne l'aurais cru…

Une fois encore, j'essayais de lui envoyer une décharge électrique mais il resta de marbre une fois de plus. Je sentis ses mains partout sur mon corps, me touchant, me palpant, et je fermais les yeux à cette vision. Il faut que je fasse ce que je faisais pour éviter de devenir folle quand les hommes de Slovaquie me prenaient dans les rues. Me déconnecté du moment, m'éloigner, ne plus penser à rien d'autre qu'un endroit chaud, chaleureux, où je serais en sécurité. En sécurité et aimée. Les bras de Garrett. Là, j'étais bien. J'étais chez moi, j'étais auprès de ma moitié. Celui qui me comblait et me complétait. Quand je pense que je pourrais être avec lui, en ce moment…

Je ne pus cependant m'empêcher de glapir de douleur quand Jasper me pénétra durement, sans aucune préparation. Sous l'emprise de la panique, j'essayais une fois de plus de me débarrasser de lui, mais ce poids ne se retirait pas. J'étais coincée, coincée sous lui, alors qu'il m'utilisait comme son jouet. A chaque coup de rein, j'avais l'impression qu'il me déchirait. C'était tellement différent de mes relations avec Garrett, toujours si doux, si passionnel. Jamais de violence, jamais de douleur. Il connaissait mon passé en Slovaquie.

Jasper mit sa main sur ma bouche, comme si je pouvais crier avec son sort. Sa paume glacial pressa mes lèvres et j'eu l'impression d'être encore plus prisonnière, puis sa main remonta et alla sur mon nez, puis mes yeux. Il me mettait dans le noir. Alors, j'eus l'impression que mon cerveau explosa. Il le faisait exprès, cet enfoiré. Non content de me briser physiquement, il voulait que je perde le peu de raisons qui me restait… Il voulait détruire mon esprit. Dans ma tête, je hurlais. Je hurlais si fort, mais aucun son ne sortait de ma bouche. J'essayais de m'accrocher au souvenir de Garrett, à son visage. Mais il finit par se dissiper dans le néant. Ne restait plus que l'obscurité et la douleur dans le bas de mon ventre. Et des rires. Des rires diaboliques et satisfaits. Un rauque, grave, près de mon oreille. Un autre lointain, féminin, cristallin. Affreux. Soudain, une voix masculine que je connaissais résonna à mon oreille tandis que je me sentais toujours écartelée par le poids sur moi, qu'une chose entrait et sortait de moi avec douleur :

- Au revoir, jolie Kate…

POV Jasper.

Quand j'arrachais la tête de Kate d'un coup ferme de la main, Bella éclata d'un rire fort et joyeux. Ayant enfin jouit, je me retirais de Kate et balançait sa tête sur le sol, un sourire aux lèvres. Le clan Denali est définitivement éteint. Si on comptait que Garrett ne faisait pas vraiment du clan. Certes, on avait perdu du temps, mais je m'étais bien amusé, et Bella aussi, vu son allégresse. Et ça avait été utile. Il était grands temps qu'on se débarrasse d'elle. Elle aurait causée des problèmes. Je remontais ma braguette et me relevais, puis commença à démembrer chaque membre de Kate pour les entasser avant de me tourner vers Bella et de lui dire :

- Allez, amuse-toi, j'ai eu mon compte.

- J'ai vue ça, gloussa-t-elle en levant la main, et murmurant quelques mots, faisant apparaître une flamme au bout de ses doigts.

Elle s'avança vers Kate, qu'elle brûla doucement, commençant par les cheveux, le visage, le coup, puis le reste du corps. Elle s'amusait visiblement comme une petite folle. Pendant qu'elle jouait, j'observais le ciel. Les paroles de Kate tournaient dans ma tête. A propos d'Alice. J'avais horreur qu'on me parle d'elle. Je savais très bien qu'elle serait écoeurée par mes actes. Je la dégoûterais, elle ne me reconnaîtrait pas. Mais à quoi cela servait-il de me le rappeler ? Elle était morte, bel et bien morte, et moi je suis vivant, et je suis devenu un monstre. J'en ai conscience. Sauf que ça me plait, ce que je suis devenu.

Je baissais les yeux et j'attendis que Bella ait finit son numéro de pyromane. Ensuite, nous partirons à la recherche de ceux qui ont mis le feu à la ville de Volterra.