Disclaimer: Teen wolf appartient aux premiers qui ont fantasmé sur Derek ! Sinon les autres personnages sont à moi ! Rien qu'à moi ! Na !
Rating: M, sinon c'est pas drôle, vous êtes d'accord ?
Paring: Sterek, quelle question ! Ça coule de source.
Note de chapitre : Voici quelques réponses aux questions que vous auriez pu vous poser avec une bonne dose de romantisme :)
Note de moi : Voyez que je n'ai pas attendu deux mois pour vous poster la suite ! (je suis très fière de moi xD) Comme d'habitude, je croise les doigts pour que ce chapitre ne vous déçoive pas !
Bêta : Voidonce
RAR :
Voidonce : Je suis très heureuse que mon histoire de plaise et je te remercierai jamais assez pour le travail formidable que tu fais ! Alors merci à toi :)
Drayy : merciii ! J'espère que celui-ci te plaira aussi :)
Mei-Line : waa ! Tu as lu mon histoire super rapidement ! j'en suis contente ça veut dire que tu as été prise dedans ;) Pour les scènes de jalousie avec Derek, je sais pas trop encore (mais tu sais, c'était Jennifer, Braeden et Kate qui était à fond sur lui, pas les trois grognasses). En tous cas, il y a bien une scène de jalousie dans ce chapitre ! A très bientôt !
Guest : une réponse aussi courte que ta review non constructive : arrête de troller les gens !
Chapitre 21
Une fois que les trois femmes fatales, Matt, Garrett et Violet furent partis, escortés par Scott et Silas, Chris décida qu'il était temps d'avoir une discussion avec son nouvel alpha. Il s'approcha donc de Stiles, sa fille sur ses talons, tout en gardant à l'esprit que même si le jeune loup avait l'air plus stable, il s'était transformé en une bête sauvage assoiffée de sang moins de dix heures auparavant. Et il n'oubliait pas non plus que, étant le fils de l'ancien bourreau de Stiles, celui-ci pourrait être réticent à lui faire la conversation. La suite lui montra qu'il ne s'était pas trompé. Dès que Stiles les repéra, il braqua son regard de bête effarouchée sur eux et se rapprocha instinctivement de son compagnon, montrant clairement son hostilité.
Voulant désamorcer la situation, Chris baissa les yeux, montrant une fois de plus sa soumission et son désir de ne pas déclencher d'incident diplomatique regrettable qui finirait certainement soit par son exclusion de la meute, soit par une solution beaucoup plus définitive comme sa mort. Le regard de Derek vrillait sa nuque et il ne put s'empêcher de frissonner. Jamais il n'avait oublié la réputation du dernier fils Hale, surtout lorsqu'il s'était battu à ses côtés et qu'il avait pu constater de ses propres yeux que les rumeurs étaient toutes vraies. Derek était un des loups les plus dominants que Chris avait rencontrés, et pour sa meute il pouvait tuer de sang-froid.
- Alpha, commença-t-il d'une voix neutre, je voudrais ta permission pour enterrer ma femme sur la terre des Landes, là où elle voudrait reposer.
Stiles ne répondit pas, se contentant de scruter son nouveau bêta d'un œil suspicieux jusqu'à ce que Derek lui donne un léger coup de coude dans le flanc, l'enjoignant à répondre.
- Fais comme tu veux, grogna-t-il enfin en haussant les épaules.
- Merci, répondit Allison se manifestant enfin, attirant l'intention de Stiles.
Celui-ci tourna son regard vers elle et la dévisagea un long moment, se souvenant que le loup blond, Isa-quelque chose, lui avait longuement parlé d'elle alors qu'il était encore enfermé dans la chambre de lune. Son visage ravivait également des souvenirs poussiéreux de cette époque où Gérard n'était pas encore alpha et où son père était toujours vivant. Allison ne paraissait pas être une mauvaise louve aux premiers abords. Elle avait une odeur douce, agréable, dépourvue d'hostilité ce qui apaisa quelque peu l'anxiété du jeune homme.
Alors que Chris et sa fille échangeaient un regard, un peu mal à l'aise face au mutisme de leur nouvel alpha, Derek brisa le silence :
- Où est Malia ? Demanda-t-il soudainement. Et le corps de Peter ?
- Ta cousine est partie sans dire un mot. Je pense qu'elle est allée l'enterrer quelque part dans la forêt.
- Ça fait longtemps qu'elle est partie ?
Derek ne voulait pas dire qu'il s'inquiétait, mais il devait discuter de certaines choses avec sa cousine, et notamment de sa place dans la meute. Il n'avait pas encore réfléchi à son cas, mais sa trahison, bien qu'involontaire, ne pouvait rester impunie. Cependant, il n'avait aucune intention de la bannir de la meute comme il l'avait fait avec son père. Malia avait beau être là fille de Peter et avoir ses excentricités, elle lui avait sauvé la vie, n'hésitant pas à tuer son propre père pour cela. Derek avait une dette envers elle.
- Personne ne l'a revue depuis que Deucalion a quitté les lieux.
Pour le coup, cela alarma vraiment Derek qui fronça les sourcils. Le Démon Loup était parti depuis plusieurs heures maintenant et personne ne semblait avoir revu sa cousine. Il comprenait que celle-ci, renfermée en ce qui concernait les sentiments, avait besoin de temps seule et à l'écart de la meute pour pleurer sa perte. Cependant, avec la bataille qui venait de se jouer, elle aurait pu au moins revenir pour donner signe de vie !
- Elle avait l'air agité, ajouta Chris après un instant de silence. Elle est partie rapidement sans rien dire tout en évitant les autres bêtas. Je pense qu'elle a eu peur.
- Peur ? s'étonna Derek.
S'il y avait bien une chose qu'il savait à propos de sa cousine, c'était qu'elle avait justement rarement peur de quoi que ce soit. C'était une louve forte, et même si par bien des côtés elle ressemblait à Peter, Malia n'en restait pas moins une Hale, ce qui avait d'ailleurs été prouvé par le mauvais caractère typique dont elle avait hérité.
- Et ma sœur ?
- Cora va bien, répondit Allison. Elle est là-bas.
Elle indiqua du menton la maison où vivaient Liam, Cora et les autres bêtas qui, pour la plupart, étaient orphelins et avaient trouvé refuge auprès de Derek lorsqu'ils avaient été transformés et avaient dû fuir leurs foyers. Lorsque Derek tourna la tête dans la direction indiquée, il put voir sa jeune sœur assise sur le perron avec son petit-ami. Ils étaient étroitement serrés l'un contre l'autre et se tenaient la main tout en se souriant niaisement. Le plaisir de se retrouver sains et saufs était lisible dans leurs regards énamourés. Derek détourna la tête et renifla dédaigneusement. Le petit avait toujours ses preuves à faire, même si l'alpha devait reconnaître qu'il avait montré beaucoup de courage pendant la nuit.
- Je pense qu'ils ont mérité de faire une pause, reprit Chris qui observait également les tourtereaux.
Derek se contenta de pousser un grognement irrité, mais ne le contredit pas. C'était le premier moment de calme qu'ils avaient depuis longtemps, et ce malgré les morts et les blessés. L'épée de Damoclès que Gérard avait suspendue au-dessus de leurs têtes avait reculé et était en bonne voie de disparaître complètement.
- Vous devriez partir maintenant, déclara soudainement Derek en regardant le bêta aux cheveux grisonnants.
Ce dernier fronça les sourcils, pas certain de comprendre.
- Pour l'enterrement, l'éclaira Stiles qui ouvrit enfin la bouche après un long silence.
Le visage d'Allison se ferma et ses yeux brillèrent de tristesse tandis que son père acquiesçait. Il comprenait que Victoria, peu aimée de son nouvel alpha, devait être enterrée le plus rapidement possible afin qu'ils puissent se concentrer sur la reconstruction de la meute. Les vivants étaient ceux qui importaient, Chris le savait, mais sa fille aurait besoin d'un peu de temps pour l'accepter elle aussi.
- Prenez Isaac et Kira avec vous.
Lesdits Isaac et Kira, qui avaient vaqué à leurs occupations lorsque Scott était parti avec Silas escorter les prisonniers jusqu'à leur prochaine demeure, relevèrent la tête à l'entente de leurs prénoms. Ils les rejoignirent rapidement, laissant Danny avec les parents de Scott, occupés à reconstruire leur balustrade.
- Qu'est-ce qu'on doit faire ? demanda Isaac avec bonne humeur.
Stiles retint un sourire. Le blond avait vraiment l'air d'un petit chiot perdu, remuant follement la queue lorsqu'on lui accordait de l'attention. Quant à Kira…Malgré sa beauté exotique, elle l'intimidait particulièrement.
- Accompagnez Chris et sa fille dans les Landes. Aidez-les à enterrer Victoria.
Le visage d'Isaac se fit plus grave et il acquiesça, son regard balayant la silhouette d'Allison avec un mélange étrange de peine et de joie. Bien sûr, le blondinet compatissait au chagrin de la jeune louve, mais son contentement à l'idée de passer du temps avec elle était presque aussi grand.
Derek et son compagnon les regardèrent se diriger vers la lisière de la forêt et soulever avec délicatesse et respect le corps de Victoria Argent, recouvert d'un drap blanc, avant de l'emmener vers la voiture de Chris. Quelques minutes plus tard, la voiture s'enfonçait dans les bois et le bruit de moteur ne tarda pas à s'évanouir au loin.
- Depuis quand tu joues les marieurs ? demanda Stiles tout à trac en levant le visage vers son compagnon.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? rétorqua celui-ci en haussant les sourcils.
Stiles ricana, mais ne répondit rien, serrant tendrement le bras de Derek. Celui-ci avait beau joué les loups grognons et renfermés, il n'était pas aveugle et avait bien vu au cours des derniers jours que son bêta en pinçait pour la jolie brune. Stiles trouvait attendrissant le fait que son compagnon cherche à les réunir malgré la situation qui n'avait rien de la légèreté propice aux amours. Le jeune alpha ouvrit la bouche pour taquiner son amant lorsqu'il vit Scott revenir vers eux à grands pas, les mains dans les poches.
- Tu n'es pas resté avec Silas ? l'interrogea Derek lorsque le bêta fut arrivé à leur hauteur. Je pensais qu'il aurait besoin de toi pour contenir les trois grognasses, les jumeaux infernaux et l'autre blond.
- Lana, Alice, Sandy, Garrett, Violet et Matt, tu veux dire, fit Scott en esquissant un sourire amusé.
- Ouais, peu importe. Alors ?
- Erika et Boyd sont arrivés pour donner un coup de main. Quand je suis parti, ils avaient l'air de gérer la situation. Mais ça serait beaucoup plus facile si Stiles leur ordonnait tout simplement de ne pas quitter le village.
Le jeune alpha fit une moue avant de hausser les épaules. Il aurait pu, Scott avait raison, mais si l'envie leur prenait de s'échapper, ce n'était pas lui qui allait leur courir après. Et cette Alice pouvait bien crever qu'il n'en aurait rien à foutre.
- Sinon, vous avez l'air d'avoir passé une bonne fin de soirée, nan ? demanda Scott, les yeux pétillants de malice.
Stiles rougit d'embarras, mais Derek se contenta de pousser un grognement.
- Scott…, commença-t-il en fusillant son bêta du regard.
- J'ai compris, j'ai compris ! Je ne dirai plus rien ! se défendit le bêta. Mais vous auriez bien besoin d'une douche, surtout toi, Stiles !
Ce dernier se mordilla les lèvres, considérant la proposition de Scott avant de décréter que cela attendrait. Il n'avait pas envie de s'éloigner de Derek maintenant, alors qu'il redécouvrait le monde et se sentait ridiculement vulnérable.
- Je n'ai pas pu te le dire tout à l'heure à cause des triplettes, reprit Scott plus sérieusement, mais…Satomi…
- Deucalion l'a tuée, finit Derek d'un air sombre.
Scott hocha la tête.
- Noshiko a ramené son corps à Deaton pour voir s'il pouvait faire quelque chose, mais c'était trop tard. Brett était pas mal secoué.
Ce qui n'était pas étonnant puisque le jeune bêta l'avait toujours considérée comme son alpha avant Derek. Satomi l'avait recueilli lorsqu'il était encore tout jeune, l'avait protégé et aimé comme un fils. C'était une grande perte pour la meute, même si la plupart des jeunes bêtas ne s'étaient pas sentimentalement attachés à la vieille asiatique. Celle-ci avait été une guerrière redoutable, mais face à un loup comme Deucalion, elle n'avait pas eu la moindre chance. D'ailleurs, si celui-ci ne s'était pas retiré de lui-même, obsédé comme il l'avait été par sa douce promise, la bataille aurait pu se terminer d'une façon bien différente.
- On l'enterrera aux côtés de Morell, déclara Derek après une minute de silence.
- C'est ce que je pensais faire, acquiesça Scott. Il nous reste deux problèmes…
- Seulement deux ? releva Stiles d'une voix sarcastique.
Scott le regarda d'un air ahuri, les yeux écarquillés et la bouche bée. Lorsqu'il se fut remis du choc, un grand sourire s'étala sur son visage et il s'exclama :
- Ah, ça c'est Stiles ! J'te reconnais bien là, mec !
Le bêta s'empêcha de justesse de donner une tape à celui qu'il considérait toujours comme son meilleur ami, mais sa joie n'en fut pas amoindrie. Stiles sans son ton sarcastique, moqueur, sans son cynisme renversant, ce n'était plus Stiles ! Et Stiles n'avait plus été Stiles depuis très longtemps. Ce dernier avait d'ailleurs suivi le même chemin de pensées puisque, lentement, ses lèvres s'étirèrent et ses épaules se détendirent, donnant un aspect moins agressif à toute sa posture.
- Scott, le rappela à l'ordre Derek. Quels sont ces deux problèmes ?
- Ah oui, heu…D'abord, il y a les bêtas de Gérard…et Gérard…que Stiles a trucidé qu'il faudrait mettre quelque part. Si t'as un grand container, je pense qu'on pourrait y mettre le feu, suggéra Scott sans perdre son sourire.
Stiles, qui était parvenu à se détendre, se renfrogna aussitôt à la mention du nom de son bourreau qu'il avait décapité – ou presque.
- Combien ? demanda Derek.
- Eh bien il y a Gérard, Brunski, dit Scott en commençant à compter sur ses doigts, Harris, Haigh et l'autre, Mi-quelque chose.
- Miller. Caël Miller, termina Stiles en serrant les poings.
Les souvenirs de l'enfer que ces cinq psychopathes lui avaient fait vivre remontèrent à la surface et il sentit son loup s'agiter au fond de sa conscience et sa vision vacilla. Pendant un instant, Stiles craignit de se retransformer en bête lorsque Derek passa un bras autour de ses épaules et le ramena contre lui, le plaquant contre son torse et son cœur battant qui calma le jeune alpha. Il avait une ancre. Derek était son ancre et il n'aurait plus à craindre de sombrer de nouveau dans la folie tant qu'il était à ses côtés.
- Je pense pas que brûler des corps soit très judicieux, Scott, répondit enfin le loup.
- Pourquoi ? demanda le bêta en croisant les bras contre sa poitrine, clairement désapprobateur.
- À cause de l'odeur. Si tu veux rameuter les flics de Beacon Hills, c'est le bon moyen, crétin !
Scott haussa les épaules et affronta son alpha du regard qui plissa les yeux.
- Je suis d'accord avec Scott. Brûlons-les.
Ils se tournèrent vers Stiles dont les yeux brillaient d'une lueur sadique. Le sourire de Scott ne fit que se renforcer et Derek se retrouva brusquement désemparé. Cependant, il ne revint pas sur sa décision, la fumée et l'odeur de cadavres brûlés ne feraient qu'appâter les humains qui viendraient fourrer leurs nez dans leurs affaires alors que jusque là, la meute Hale avait réussi à cohabiter pacifiquement avec eux.
- Une pelle serait suffisante, asséna Derek d'un ton sans appel.
- Pas question de les enterrer ici ! s'offusqua Scott.
- À l'extérieur de la Ronde. Je veux qu'ils disparaissent simplement et qu'on en entende plus parler. Tu es d'accord Stiles ?
Derek se tourna vers son compagnon qui avait l'air un peu contrarié. Il aurait bien voulu brûler les corps, lui…
- Chris n'a pas réclamé son corps, dit soudainement Stiles après avoir agréé à la question du loup.
Scott et son alpha surent tout de suite de qui il parlait. Gérard. Ni Chris ni sa fille ne l'avaient mentionné et n'étaient même pas allés voir son cadavre. Par cette ignorance ostentatoire, ils avaient montré que le patriarche Argent avait cessé d'avoir une influence au sein de la meute des Landes, et également que ce qu'il avait fait subir à leur nouvel alpha était suffisant pour lui renier un droit d'existence même dans sa mort.
- Tu l'as tué et donc pris sa place, une place qui te revenait de droit. Te demander la permission de l'enterrer aurait été un affront imprudent de la part de Chris.
Stiles hocha la tête et n'ajouta rien, considérant le sujet clos.
- Transporte les cadavres avec qui tu peux en dehors de la Ronde et enterrez-les. Leurs noms doivent être oubliés.
- Ça sera fait, dit Scott.
- Et le deuxième problème ? demanda Stiles, avide de changer de sujet pour ne pas se replonger dans d'atroces souvenirs.
- Ce n'est pas vraiment un problème, répondit le bêta. Deaton est venu avec moi ce matin vérifier qu'aucun des bêtas de Deucalion ne traînait encore dans les parages, et il a remarqué quelque chose d'étrange...
- Quoi ? demanda Derek en s'impatientant.
- Il dit qu'une nouvelle magie s'est emparée des arbres de la Ronde et a renforcé l'ancienne. Ensuite il s'est mis à délirer sur les malheurs et le temps qui aurait dépossédé les arbres de cette force aujourd'hui rendue.
- Tu es sûr ?
- Quasiment. À vérifier quand même.
Derek ferma les yeux, sachant très bien ce que cela voulait dire contrairement à Scott qui n'avait apparemment pas pipé un mot de ce qu'avait dit l'émissaire. En fait, ce n'était pas une mauvaise nouvelle. Pas du tout. C'était le couple d'alphas formé par son père et sa mère qui avait alimenté pendant toute leur vie la magie de la Ronde, protégeant la meute et la cachant du regard des humains. Lorsqu'ils étaient morts, cette magie s'était affaiblie et aujourd'hui, c'était son union avec Stiles qui l'avait de nouveau renforcée. Il en était certain.
- Deaton veut te voir pour en parler, ajouta Scott en tirant Derek de ses pensées.
Celui-ci hocha la tête en serrant inconsciemment son compagnon contre lui. Stiles, appréciant peu de voir son loup aussi distrait, enfonça légèrement ses griffes dans sa peau nue et l'embrassa sans prévenir. Surpris, Derek rouvrit les yeux avant de se laisser aller volontiers dans cette étreinte. Sans se soucier des éventuels spectateurs, il plongea sa langue dans la bouche chaude et humide de son compagnon, plus que demandeur. Le baiser devint encore plus torride lorsque Stiles se mit à palper le torse nu de Derek et que celui-ci agrippa sans honte le derrière de son compagnon. Il ne le lui avait pas dit, mais l'alpha adorait voir le jeune loup porter son maillot même si celui-ci était déchiré à plusieurs endroits et maculé de terre.
Scott ne savait plus où poser son regard. La situation avait dérapé trop vite et le couple ne semblait plus du tout faire attention à lui, il se retrouvait donc spectateur de quelque chose qu'il n'avait absolument pas envie de regarder. Même si cela avait l'air très chaud. Plus que chaud même… Est-ce que Derek venait de glisser sa main dans le pantalon de son meilleur ami ?
- Hum ! Heu…Les mecs ? Je suis là vous savez ! Hé oh ! s'écria Scott dans l'espoir que les deux anguilles se délacent.
Apparemment, ses paroles n'eurent pas l'effet escompté puisque loin de s'éloigner, Derek immisça sa cuisse gauche entre les jambes de Stiles et le dévora encore plus ardemment, lui tirant des gémissements indécents. Scott entrait maintenant en zone rouge avec risque de combustion spontanée. Si ces deux-là ne se séparaient pas maintenant, ils allaient finir par forniquer sur la place publique !
- Sérieux, les mecs, c'est gênant là ! Merde, Derek ! T'es pas censé faire ça, putain ! s'exclama le bêta.
Finalement, après avoir échangé quelques derniers coups de langue passionnés, les deux amants se séparèrent et Scott évita l'apoplexie de justesse.
- Je suis super content que vous soyez ensemble, ne vous méprenez pas, déclara le bêta en se grattant la tête. Depuis le temps que Stiles en pince pour toi Derek, il était temps ! Mais sérieux, retenez-vous, y'a des âmes sensibles !
À l'évocation de son béguin d'enfance pour le plus âgé, Stiles rougit d'embarras. Ses souvenirs étaient toujours brumeux, mais il se rappelait nettement de l'attirance qu'il avait éprouvée pour l'alpha. Une attirance innocente à l'époque qui s'était aujourd'hui changée en un brasier dévorant.
- Qu'on en finisse au plus vite, grommela Derek qui n'avait visiblement aucune envie de se détacher de son compagnon frémissant de désir entre ses bras.
- Deaton vous attend, acquiesça vivement Scott soulagé. Je vais aller aider mes parents et…
Il tourna la tête vers sa maison où son père, sa mère et Danny s'affairaient toujours à reconstruire l'escalier du perron, remplacer les marches défoncées par de nouvelles planches.
- Où est Isaac ? Et Kira ? demanda le bêta surpris de ne voir ni son frère ni sa compagne.
- Partis avec Chris et Allison dans les Landes. Ils reviendront sûrement dans l'après-midi, répondit Derek.
Scott acquiesça et partit rejoindre ses parents au trot, soulagé de quitter le couple débordant de passion. Est-ce qu'il était comme ça avec Kira ? Si c'était le cas, il comprenait mieux les commentaires désobligeants de leurs amis… Derek regarda son bêta s'en aller avant de passer un bras autour des épaules de son compagnon et de se mettre en route vers la maison de Deaton. Il avait besoin de parler au druide au sujet des arbres de la Ronde, mais c'était également son devoir d'alpha d'aller s'enquérir de la santé de ses bêtas. Et également de présenter ses condoléances à Brett. Sur la route, ils passèrent devant Lydia et Jordan qui s'étaient reculés dans un coin plus discret pour discuter. Enfin, discuter semblait être un bien grand mot puisque c'était surtout la jeune femme qui semblait disputer le loup, lequel n'osait rien dire.
- …si tu n'étais pas en train de me faire la cour, je t'aurais dit que ton goût en matière de femmes laissait à désirer, Jordan ! fit Lydia en rejetant ses longs cheveux derrière ses épaules.
Jordan, mal à l'aise jusqu'ici, esquissa un sourire tendre. Il n'avait jamais très bien supporté la possessivité de Lana, mais pour une raison quelconque, la jalousie de Lydia le satisfaisait pleinement. Il voulait qu'elle le voie comme un mâle désirable, attirant, digne de combler une louve comme elle.
- Sandy et Lana, Jordan ! Ce sont des…sorcières ! s'exclama Lydia en se tenant fièrement droite. Comment est-ce que tu as pu coucher avec elles ?!
Le loup haussa les sourcils avant de croiser ses bras contre sa poitrine musclée, faisant se contracter ses biceps. Le mouvement attira le regard de la jeune femme qui se mordilla inconsciemment les lèvres et Jordan dut retenir un sourire en la voyant faire.
- Et lui ? demanda-t-il en désignant quelqu'un par-dessus l'épaule de sa belle.
Celle-ci se retourna et aperçut Jackson à une vingtaine de mètres qui était assis sur le sol avec Braeden, tous deux étant adossés contre le mur de la maison de la mercenaire. Ils avaient été dans les premiers à quitter la maison de Deaton lorsque Boyd et Danny les avaient ramenés au village dans la nuit, évanouis, mais moins sérieusement amochés que d'autres.
- Quoi « lui » ? interrogea Lydia en détournant la tête de son ex-petit ami et en relevant le menton pour défier le nouveau.
- Il est prétentieux, insupportable, carrément odieux parfois, mais pourtant tu es sortie avec lui, remarqua Jordan sans se démonter devant le regard meurtrier de la louve. Et il est toujours amoureux de toi, apparemment.
Depuis qu'il était arrivé dans la meute des Hale, Whittemore n'avait pas arrêté de rouler des mécaniques devant lui, essayant de le dissuader d'approcher Lydia qui pourtant ne lui appartenait pas. Jordan avait très bien compris le message, mais ce n'était pas un mec comme Jackson qui allait l'intimider. Pas même dans cent ans !
- Ça n'a rien à voir ! s'insurgea Lydia.
- Vraiment ? Pourtant c'est un abruti, non ? Et tu as quand même couché avec lui ? Écoute, ma belle, continua Jordan en décroisant les bras, tout ce qui compte pour moi maintenant, c'est que je suis le seul avec qui tu as envie d'être. Est-ce que c'est le cas ? Parce que tu es la seule femme avec qui j'ai envie de passer cette journée, celle d'après et peut-être d'autres centaines encore !
Lydia, qui n'était pas habituée à des déclarations aussi romantiques, ne sut quoi dire et se contenta donc de regarder son loup avec de grands yeux ébahis. Jordan, sachant qu'il avait gagné cette joute, esquissa un petit sourire avant d'attraper Lydia par la taille et de l'embrasser spontanément. Il devenait de plus en plus difficile pour lui de résister à cette sirène et maintenant que son alpha était mort, il n'avait plus de raison de le faire, aussi ne se priva-t-il pas pour baiser correctement cette bouche, véritable appel à la luxure, qu'était celle de Lydia.
Lorsque Jordan s'écarta de la louve, l'air désorienté et comblé de celle-ci ne fit que gonfler son égo de mâle. C'était leur premier baiser, mais loin d'apaiser la tension sexuelle entre eux, cela ne fit que la renforcer.
- Jordan…
La voix rauque de Lydia fit frissonner le loup qui se pencha pour ravir une nouvelle fois ses lèvres, enserrant sa taille fine entre ses mains. Elle était petite, mais n'avait rien de menue, en fait, elle était tout le contraire de Lana, pensa Jordan alors que Lydia se coulait contre son corps, pressant ses seins contre son torse. La jeune femme était charnue exactement aux endroits qui pouvaient faire perdre la tête à un loup comme lui, aussi bien élevé qu'il puisse être. Parfaite, elle était parfaite pour lui.
- Tu n'aurais pas envie de retourner chez moi ? murmura Lydia contre ses lèvres.
- Lydia…, gémit Jordan, tourmenté par son ton aguicheur. Ta mère…
- Ma mère est à la maison, elle dort et ne se réveillera pas avant midi au moins, répondit la jeune femme en pressant plus étroitement son corps contre celui si ferme et dur de son futur amant.
- C-comment tu le sais ? réussit à demander Jordan alors que ses pensées se faisaient progressivement la malle et qu'il avait de plus en plus de mal à contrôler ses réactions.
- Je le sais, c'est tout, répondit Lydia en battant des paupières, charmeuse.
Jordan ferma brièvement les yeux. Comment était-il censé résister à pareille déesse ? Lydia était une louve exceptionnelle par bien des côtés, elle venait juste de le lui rappeler, mais il n'était pas juste qu'en plus de cela elle soit belle à se damner !
- Jordan, je ne suis pas une princesse fragile malgré tout ce que tu sembles penser, dit Lydia en penchant la tête en arrière pour pouvoir le regarder dans les yeux.
- Ne t'inquiète pas, je n'ai jamais pensé une telle chose, gronda Jordan en resserrant sa prise autour de sa taille. C'est juste que…
- Là, tout de suite, je n'ai pas besoin d'un preux chevalier, le coupa la jeune femme. J'ai besoin d'un loup, fort et audacieux. Est-ce que tu peux être ce loup ? C'est ça la vraie question, Jordan.
Jordan gronda une nouvelle fois avant de plonger dans les yeux verts de Lydia, y cherchant une once de doute qu'il ne trouva pas. Non, dans le regard de la louve, il n'y avait que du désir et de la certitude. Le bêta n'hésita guère plus longtemps avant de se pencher en avant, de passer un bras autour de la taille de Lydia et l'autre sous ses genoux avant de la soulever de terre comme une mariée. La jeune femme poussa une exclamation de surprise avant de lâcher un petit gloussement excité lorsque le loup commença à la porter en direction de la maison Martin.
Non loin de là, Stiles détourna la tête et reprit sa marche aux côtés d'un Derek qui ne fit aucun commentaire sur ce qu'ils venaient de voir, et ce même si une certaine satisfaction émanait de lui. Il était évident que l'alpha était heureux de voir ses bêtas reprendre leur vie normalement et enfin s'épanouir. Et même s'il était un peu tôt pour dire si l'idylle entre Jordan et Lydia durerait, Derek avait bon espoir de les voir se lier un jour. Jordan était un des meilleurs loups qu'il avait rencontrés. Droit dans ses chaussures et dans ses principes, il serait bon pour la jeune Martin. Il espérait que Stiles puisse le voir ainsi également.
Lorsque Derek frappa à la porte de Deaton et que celui-ci ne répondit pas, l'alpha poussa la porte, entraînant son compagnon avec lui dans la maison. La porte de la chambre que l'émissaire gardait pour les malades était entre-ouverte et ils y pénétrèrent lorsque le druide les appela depuis l'intérieur. La pièce, grande et lumineuse, était une sorte d'infirmerie pour la meute et Stiles était certain que ce n'était pas dans cet endroit qu'il avait été après que Derek l'ait délivré des Argent. Il se souvenait d'une pièce plus petite, remplie d'étagères croulant sous le poids d'ingrédients aux odeurs et formes étranges qui lui rappelaient de mauvais souvenirs. Stiles chassa ce souvenir et se concentra sur le présent.
Il y avait six lits disposés les uns à côté des autres contre le mur du fond et chacun était séparé par un rideau dans le but de donner de l'intimité aux malades. Sur celui le plus éloigné de la porte était assis Brett, lequel était en train de se rhabiller malgré les protestations de son petit-ami qui essayait de le maintenir sur le lit, insistant pour qu'il se repose. Le regard de Derek fut ensuite attiré par la petite silhouette qui reposait sur le lit d'à côté, immobile et pâle. Satomi Ito.
- Derek, Stiles, appela l'émissaire depuis l'autre bout de la chambre.
Deaton était au chevet de Ken Yukimura qui se laissait patiemment ausculter tandis que sa femme, assise sur une chaise à côté de lui, tenait sa main fermement dans la sienne. Le druide s'était tourné vers les deux alphas lorsqu'ils étaient entrés dans la pièce, oubliant d'éteindre la petite lumière qu'il pointait dans les yeux de son patient jusqu'à ce que celui-ci ne se rappelle à lui. Deaton s'excusa avant de l'éteindre et de rejoindre Derek et son compagnon.
- Comment allez-vous ? demanda-t-il avec un regard scrutateur.
- Très bien, répondit Derek le plus honnêtement possible.
- Pas de blessures ?
- Rien qui ne se soit pas déjà refermé.
Deaton hocha la tête, visiblement satisfait de ne voir aucune blessure apparente sur le corps de son alpha et celui de son compagnon.
- Je suis à vous dans un instant, je finis avec Ken et j'arrive. Derek, empêche Brett de s'en aller, il a besoin de rester encore un peu allongé.
- Ok, répondit Derek avant de marcher vers le bêta tandis que l'émissaire retournait s'occuper de Yukimura armé de sa lampe malfaisante.
Stiles trottina derrière son compagnon, mais resta en retrait. Il évita de fixer le cadavre de la vieille louve reposant sur le lit et préféra porter son attention sur les deux bêtas. Celui qui était censé rester allongé, Brett, avait les yeux rouges et gonflés sûrement dû au fait d'avoir trop pleuré sa perte, mais il repoussait avec vigueur son petit-ami à la peau foncée, Mason, bien déterminé à sortir de l'infirmerie.
- Brett, Deaton veut que tu reposes encore un peu, déclara Derek de sa voix d'alpha vibrante de pouvoir.
Le bêta poussa un gémissement plaintif, mais s'immobilisa, laissant Mason le repousser contre son oreiller. Stiles n'avait jamais vraiment rencontré les deux loups, mais il savait qu'ils étaient des amis de Scott et Isaac, donc ils ne pouvaient pas être bien méchants. Cependant, le jeune alpha ne les quitta pas des yeux un instant, décortiquant leurs moindres faits et gestes. La tendresse et l'amour que portait Mason à l'autre bêta étaient flagrants et intriguèrent Stiles qui se demandait si la relation qu'il avait avec Derek était semblable à la leur.
- Je te présente mes sincères condoléances, Brett, déclara soudainement l'alpha en le sortant de ses pensées.
Le bêta tourna la tête, évitant le regard de Derek avant de murmurer un « merci » quasiment inaudible tellement sa gorge était serrée. Satomi avait été comme une mère pour lui et il avait du mal à encaisser sa perte. Heureusement que Mason était à ses côtés et traversait cette épreuve avec lui, lui offrant une épaule pour pleurer lorsque la douleur l'envahissait et devenait trop lourde à supporter.
Le silence s'installa entre eux, mettant les deux bêtas mal à l'aise, jusqu'à ce que Deaton ne fasse sortir le couple Yukimura tout en faisant promettre à Ken qu'il ne ferait aucun effort physique dans les prochaines heures.
- C'est pas juste ! s'exclama Brett lorsqu'ils furent sortis. Il est là depuis moins longtemps que moi ! J'veux partir moi aussi !
Deaton poussa un soupir sonore avant de s'approcher de son dernier patient, le plus difficile de tous. Enfin, personne n'était plus difficile que ce qu'avait pu être Stiles lorsqu'il avait été ramené des Landes. Aujourd'hui, en voyant le garçon se tenir si près de Derek, sage et immobile, le regard alerte et humain, Deaton ne put s'empêcher de ressentir un élan de fierté. Il avait sérieusement douté que Stiles ne puisse un jour recouvrir des blessures physiques et psychologiques qui lui avaient été infligées, mais il était plus qu'heureux de s'être trompé. Et il était également très fier de son alpha qui n'avait jamais cessé de croire en son compagnon, même dans les heures les plus sombres.
- Je te fais un dernier examen et après tu pourras sortir, Brett, déclara Deaton pour la plus grande joie du bêta.
L'émissaire commença tout d'abord par inspecter la blessure du loup, soulevant délicatement le bandage, avant de prendre son pouls et de vérifier la dilatation de ses pupilles.
- Tout à l'air bon, cependant ta blessure à l'abdomen va avoir encore besoin d'une heure pour guérir totalement. Tu peux sortir, mais ça veut dire que tu rentres chez toi te reposer, comme Ken. Mason, je compte sur toi pour le surveiller.
- Bien sûr, répondit le basané avec un air extrêmement sérieux.
Brett fit la moue, mais ne contesta pas. Mason allait l'observer de très près durant toute la prochaine heure, mais au moins il avait l'autorisation de sortir. Avec l'aide de son petit-ami, le bêta se rhabilla et quitta enfin l'antre du druide sans regarder en arrière. Décidément, Stiles n'était pas le seul à ne pas aimer ses traitements…Lorsqu'ils furent seuls, le jeune alpha s'assit au pied du lit que Brett avait occupé et regardait la pièce dans son ensemble. Sans être chaleureuse, l'infirmerie avait perdu le côté hôpital qu'on aurait pu y retrouver et permettait de ne pas s'y sentir trop mal à l'aise.
- Tu es sûr que je n'ai pas besoin de t'examiner, Stiles ? demanda Deaton sans s'approcher du jeune homme pour autant.
- Non.
Réponse succincte, mais très claire. Deaton, qui n'avait cependant pas l'habitude d'entendre Stiles parler, se réjouit de percevoir enfin le timbre de sa voix. Une voix qui était devenue moins hésitante et plus douce, comme une vieille horloge dont on aurait enfin graissé les rouages après des années passées aux oubliettes.
- Scott t'a parlé de la Ronde ? fit l'émissaire en se tournant vers son alpha, abordant enfin le vif du sujet.
Derek acquiesça.
- La magie est revenue, mais pas encore complètement, continua Deaton. La meute est plus à l'abri qu'elle ne l'a été ces dernières années, cependant elle reste vulnérable aux attaques comme celle d'hier soir.
- Peter nous a trahis. C'est lui qui les a menés à nous.
- Certes, admit le druide. Mais il n'aurait pas dû être capable de le faire. À l'époque de tes parents, pour qu'un loup de la meute introduise un étranger, il fallait d'abord que les deux alphas donnent leur aval. Seulement à ce moment, la Ronde se révélait.
- Est-ce que ça veut dire que si le Démon décide de revenir il le pourra ? demanda brusquement Stiles, attirant l'attention de l'émissaire sur lui.
L'expression de ce dernier se fit pensive, mais il finit par opiner quelques secondes plus tard.
- Que faut-il faire pour empêcher ça ? demanda Derek d'une voix agressive. Il y a certainement un moyen pour rétablir définitivement la magie dans la Ronde !
Voyant son compagnon commencer à bouillir, Stiles se leva et glissa sa main dans celle, bien plus large, de Derek. Celui-ci tourna son visage vers le plus jeune et puisa dans son regard la force dont il avait besoin pour garder la maîtrise de lui-même. Car si Derek était devenu l'ancre de Stiles, la réciproque était tout aussi vraie.
- Oui, il y a bien une solution : il est absolument indispensable que le couple alpha, pilier de la magie de la Ronde, réside en ces lieux. Ça veut dire que tu vas devoir habiter ici, Stiles, déclara Deaton en regardant le garçon dont l'esprit était, la veille encore, occupé par une bête.
Derek regarda son compagnon avec intensité. Ils n'avaient pas encore abordé le sujet et l'alpha ne savait pas ce que souhaitait faire son amant nouvellement délivré de la cage dans laquelle il avait vécue huit longues années. Une cage tout aussi bien physique à cause des barreaux et des chaînes qui l'avaient retenu, mais également mentale.
- Je veux que tu vives avec moi, déclara Derek en vrillant son regard bleuté dans celui de son compagnon. J'en ai envie. Vraiment envie.
Stiles se mordilla la lèvre avant de laisser un sourire s'épanouir sur son visage.
- Moi aussi, j'en ai envie, Derek. Je veux être là où tu es.
« Et il n'est pas question que je remette un pied dans les Landes », semblaient hurler ses yeux. L'alpha reçut le message et hocha silencieusement la tête.
- Qu'est-ce qu'on va faire pour ta meute ? Est-ce qu'ils vont devoir eux aussi déménager ? demanda Derek en se tournant vers son émissaire.
Celui-ci haussa les épaules.
- Ce n'est pas nécessaire pour restaurer la magie de la Ronde, mais je pense que c'est à eux d'en décider, non ? Cependant, nous serions bien plus fort si vos deux meutes s'unissaient.
- Il n'est pas question que les femelles enceintes restent là, dit Stiles d'un ton dur.
Derek poussa un profond soupir avant de lever les yeux au plafond. Il espérait faire changer d'avis son compagnon car il ne pouvait pas accepter sereinement la mise à l'écart de deux femmes vulnérables, aussi insupportables fussent-elles.
- J'en parlerai avec Chris et Jordan, ajouta toutefois le jeune alpha même si ce fut de mauvaise grâce.
Derek retint un sourire satisfait mais embrassa la joue de son compagnon en récompense. Stiles réapprenait à se comporter comme un humain bien plus vite qu'il ne l'aurait cru possible.
- Donc, si je résume, il faut simplement que Stiles et moi on vive ici sept jours sur sept pour restaurer la magie ? demanda finalement le loup.
- En grande partie. Mais il faudra également vous unir à la prochaine pleine lune.
Stiles écarquilla les yeux alors que Derek perdait son souffle. Parler d'union maintenant ? Si tôt ? Ni l'un ni l'autre n'avait de doute les concernant, mais n'était-ce pas un peu trop précipité ? Une union entre loups-garous, cela semblait quelque peu définitif…
- S'unir ? répéta Stiles en fixant l'émissaire.
- Oui. Le rituel ressemble à un mariage humain. C'est un serment de fidélité, d'amour, dirigé au compagnon mais également aux deux meutes. Et pour ça, il faut un sacrifice de sang.
Le jeune homme frissonna. Il n'était guère un adepte des sacrifices, de quelques sortes qu'ils fussent.
- Un sacrifice de sang ? releva Derek. C'est-à-dire une morsure mutuelle ?
- Vous pouvez, mais ce n'est pas obligatoire, non. Vous devez simplement mélanger vos sangs dans une coupe et…
- On ne va pas la boire ! s'exclama Stiles. C'est répugnant !
Ce fut au tour de Deaton de pousser un soupir résigné, cependant, il consentit à reprendre lorsque Derek lui lança une œillade menaçante. Personne ne se moquait du compagnon de l'alpha, même pas un émissaire, aussi humain soit-il, sans attendre de représailles.
- Non, vous ne devrez pas la boire, Stiles. Simplement peindre le symbole de meute que vous aurez choisi sur votre torse ainsi que sur chaque arbre de la Ronde.
- Un symbole ?
- Un symbole qui vous représentera et qui nous représentera tous, conclut Deaton. Un symbole d'union et de pouvoir.
Fin du chapitre 21 !
J'espère que cette histoire continue à vous emporter ! (vers l'infini et l'au-delà! *sors*) Et aussi à vous faire rêver, enfin ça, c'est peut-être moi qui rêve XD
Merci à vous tous qui lisez et me supportez ! 😘❤️ J'vous aime ;)
Une p'tite review pour les démunis ?
Bizz
Blitzz
