Chapitre XXI

POV EVY

- *Soupire* Rien à changer à ce que je vois...

Hier j'ai laissée Ilona chez Undertaker, ce matin je trouve les escaliers ciré en noir, ça me rappelle un rêve... Bref. Le jardin sans gazon et les cuisines sous les assauts de dynamites. Je remarque Bardroy prendre une bouteille de vin pour tenter d'éteindre le feu. Une flamme jaillit devant lui et le renverse en arrière. Je me tape le front en l'entendant dire des jurons.

- Je crois que ce n'était pas une bonne idée... Gémit Bardroy. Tu crois !

- Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça... Je me morfonds. Cette fois je le laisse dans sa merde et aide Mey qui n'a toujours pas vu qu'elle peignait en noir le sol au lieu de le lustrer.

- Mey... Dis-je en me contenant.

- Oh Evy comment vas-tu ? Je suis en train de tout lustré comme tu peux le voir. Elle me répond avec un grand sourire. Je peux plus...

- Tu es sûr ? Je donne un faux souris, je continus avec une voix plus sombre. Tu repeins tout le sol Mey...

- Oh ! Non... Je me suis trompée encore...

- Encore ...? Garder mon sourire devient difficile. Je ne sais pas comment fait Sébastian.

- Oui, Sébastian m'avait déjà prévenue... Oh que vais-je faire s'il voit ma bêtise... Elle panique.

- JE SUIS DÉSOLÉ ! J'entends Finnian crier au loin.

- Je crois qu'il a d'autres chats à fouetter, on peut réparer cela avant qu'il n'arrive.

- Oh merci Evy ! Elle m'enlace étroitement.

- Ouais et tu as fait jusqu'à où ?

- Tout le rez-de-chausser et j'allais finir le 1er étage. Au putain il y a du boulot !

- Pas de temps à perdre !

En fait c'était rapide. En 20 minutes tout était réglé et je suis à peine essoufflée.

- Tu es tellement rapide Evy!

- Ouais ! Peut-être un peu trop... Je ne suis pas aveugle, chaque jour je me sens plus forte, mais petit à petit.

- Tu crois que Sébastian va le savoir... ? Me demande Mey d'une petite voix.

- Et bien...

- DÉSOLÉ ! J'entends cette fois Bardroy hurler.

- Je cois qu'il a encore d'autres affaires à régler.

- Evy ! Je me retourne pour voir Finnian qui court dans ma direction. Le jeune maître te demande.

- Qu'est-ce qu'il veut ?

- Du thé.

- C'est tout ?! Pourquoi tu ne lui fais pas ? Ce gamin...

- Il veut que ce soit toi. Exigeant petit enfant arrogant... Mais je ne résiste pas.

Une fois le thé fait je l'apporte à Ciel dans son bureau.

Toc Toc

- Entrez. Dit-il.

- Vous avez demandé à me voir Maître ? J'avais oubliée combien dire "Maître" me coûtait.

- Oui je voudrais jouer contre toi aux échecs. Je pose la tasse près de lui.

- Ne serait-ce pas pour les gens de la noblesse Maître ? Si quelqu'un nous voyait, on nous trouverait étrange. Je rajoute une pointe de sarcasme. Il me sourit.

- Je pense que pour nous le stade "étrange" est déjà dépassé. Et puis, nous avons déjà jouer ensemble. Assis-toi. Je m'installe en face de lui devant l'échiquier. Tu te souviens des règles ?

- Évidemment ! Son sourire grandit. Bizarre, ça ne me dit rien de bon.

- Je te propose quelque chose alors... Il dispose ses pions et je l'imite. Le perdant devra quelque chose au gagnant.

- C'est un piège ?

- Pas du tout.

- Alors pourquoi cette règle ?

- J'aime les challenges.

- Vous me cachez quelque chose...

- Non rien...

- Vous ne pouvez pas simplement me dire ce que vous voulez ? Il continue de me sourire. Bordel qu'est-ce qu'il mijote... J'accepte.

Après quelque minute de jeu, je me rends compte que je suis dans une merde noire. Jamais je n'aurais pensé qu'il serait si... Tacticien ! Pourtant tu l'as vu beaucoup à l'oeuvre Evy... Et la dernière fois je n'avais pas vraiment réfléchie à son jeu... Je sais comment jouer aux échecs, mais gagner c'est autre chose. Les stratégies, anticiper ses mouvements ainsi que celui des adversaires etc... Ce n'est pas vraiment mon truc. Au bout de dix minutes j'avais déjà mal au crâne. C'est mon tour et je sens Ciel se délecter de ma position. Ce petit enfoiré... Je ne peux pas abandonner !

30 minutes s'écoulèrent. La partie est bien avancée et... J'ai l'impression d'être dans un piège à souris, où les murs se renferment sur moi. Je soupire d'agacement.

- Un problème Evy ?

- *Soupire*

- Tu te débrouilles, d'habitudes cela ne dure que quelque minute pour d'autres personnes.

- La ferme. Je lui dis sans détour.

- Et bien ce n'est pas une façon de traiter son Maitre... Dit-il, mais dans l'humour. Es-tu frustrée ? Je soupire à nouveau en essayant de me concentrer. Agacée ? Il se penche. Désespérée ? Il me susurre . J'explose.

- Putain c'est quoi ton problème tu ne peux pas me laisser réfléchir 2 secondes ?! J'entends les vitres éclatées et je vois des morceaux de verres éparpillés. Je sens mon cœur battre rapidement dans la colère et la frustration. Ma tête me fait mal, je sens des vertiges et mes oreilles siffler. Je tente de me lever, mais me rétame par terre.

J'entends la porte s'ouvrir brusquement et la seconde d'après des bras me redressent sur une poitrine. Cette odeur... Sébastian. Encore en transe j'essaye de me calmer. J'entends vaguement les voix de Ciel et Sébastian.

- Maître qu'est-il arrivé ?

- Je voulais voir simplement ce que voulait dire Ilona.

- C'est très dangereux pour Evelyne et vous y compris. Je sens Sébastian relever mon menton pour me regarder dans les yeux. En croisant son regard, je sens une bouffée de chaleur. Une envie irrésistible de l'avoir contre moi nu et... Mais à quoi je pense ! Je n'arrive pas à me contrôler que mes bras entoure Sébastian et j'inspire profondément dans le cou de Sébastian. J'ai soif...

- Qu'est-ce qu'elle lui arrive Sébastian ? S'inquiète Ciel. Sébastian sourit malicieusement.

- Il est l'heure de sa petite sucrerie. Sébastian passe ses mains derrière mon dos et sous mes jambes. Soudain je ne sens plus le sol. Si vous voulez bien nous excuser Maître. Il me porte en dehors de la salle.

- Sébastian... Je sens ma gorge qui brûle doucement et ma respiration commence à être saccadée.

- Patience My Kitten, nous y sommes presque.

Sébastian entre dans une pièce que je reconnais comme sa chambre, il me dépose sur le lit et va rapidement fermer la porte. Je mets sur les genoux quand il revient.

- Je crois que... *Halète* Que j'ai envie de...

- Je sais. Il me rejoint dans le lit et m'enlace. Il retire sa cravate et automatiquement je défais sa chemise. Impatiente ? Je ne lui réponds même pas que je le bascule pour me retrouver à cheval sur lui. Je l'embrasse passionnément puis trace avec ma langue son cou pour arriver à sa clavicule. Je sens son sang pulser... Je plante mes crocs et bois langoureusement son sang. C'est doux, ce n'est pas simplement le goût du fer...

Pendant que je me désaltère, les mains de Sébastian parcours mon corps et me colle contre lui. Je sens qu'il est gonflé au niveau de son entrejambe, c'est si excitant de se faire sucer ? Meilleure blague à double sens Evy ! Je déplace donc une main pour le caresser et il émet un grognement. C'est bestial dis donc !

- Evelyne... Il gémit. J'adore, dire que je n'aime pas quand on m'appelle comme ça, mais lui... Putain je craque.

Je retire mes crocs et l'embrasse furieusement. Après une bataille de langue pour la domination, je me redresse en veillant à bien frotter mon intimité contre la sienne. Il grogne doucement. Je lui souris et retire lentement mes vêtements. Il me laisse faire et regarde tous mes gestes. Une fois qu'il ne me reste qu'une culotte, je le déshabille le tout sensuellement. Il tente de se redresser que je le repousse contre le lit en lui lançant un regard d'avertissement. C'est moi qui conduis.

Arriver à son sous-vêtement je l'enlève très très lentement pour enfin voir son érection. Je jette le tissu et souffle sur son gland, il soupire en grognant un peu plus. Je commence à le "masser" un moment et le prends dans ma bouche. Il continue de souffler plus fort en passant sa main derrière ma tête. Je continus et sens que je mouille très facilement, trop facilement ! J'ai encore une bouffée de chaleur et l'envie qu'il soit en moi. J'arrête ma gâterie et me remets à cheval, je frotte son membre contre mon clitoris et me mords la lèvre inférieure pour ne pas gémir. Sébastian tente encore de se redresser, mais je le plaque contre le lit. Je prends son membre et le place devant mon entrée. Sébastian ouvre la bouche pour me dire quelque chose, mais sans y faire attention je le glisse en moi. Je jette la tête en arrière en gémissant. C'est si bon...

Je commence à bouger instinctivement en me concentrant sur chaque poussée. L'envie augmente j'accélère mes mouvements, plus rien ne compte je ne veux que lui... Dans ma transe je sens au dernier moment les mains de Sébastian sur ma poitrine et ma fesse qui malaxe divinement bien. Je gémis plus fort en le poussant plus profond. Je le chevauche un moment que je sens mes jambes fatiguer, mais j'en veux encore plus. Comme s'il m'a entendu, Sébastian se redresse cette fois sans que je l'arrête et met ses mains sur mes hanches, il m'embrasse avidement et je passe mes mains autour de lui. Soudain il rentre en moi brusquement avec force que je cris de plaisir en interrompant le baiser. Je ne cesse de gémir qu'il lèche et suce mes tétons en même temps de les malaxer.

- Plus ! Je gémis fort sans retenue.

Il pousse plus profond qu'à chaque entrer, il frotte mon col en m'envoyant une petite douleur de plaisir. La chaleur au milieu de ma poitrine refait surface, c'est tellement plus agréable que la douleur. Ces mouvements se font plus saccadés, je sens que mes muscles se contractent de plus en plus. Nos deux corps en sueur, je le caresse autant que je le peux comme si ma vie en dépendait, il me répond aussi en tendresse avec ses mains et farouchement en rentrant en moi. Je gémis fort quand je sens ses crocs mâchouillant mes tétons, je sens ma libération bientôt arriver et commence à griffer le dos de Sébastian par nécessiter. Notre danse continu encore un moment, puis je jette ma tête en arrière quand l'orgasme me prend. J'entends Sébastian grogner de pur plaisir et se déverser en moi. Ma respiration saccadée, je reste encore la bouche ouverte et les yeux fermés pour apprécier ce moment. Une fois la tension retombée, un coup de fatigue arrive. Je me colle contre Sébastian pour me reposer. Pourquoi j'avais cette envie soudaine ? Je regarde Sébastian qui affiche un visage d'un homme... Non d'un démon pleinement rassasié. Nos regards se croise qu'une autre vague de chaleur traverse mon corps. Je suis une chienne en chaleur ou quoi ?! Je me redresse difficilement.

- *Halète* Tu peux m'expliquer pourquoi j'ai envie de te faire l'amour à en crever ? Il rit de bon cœur. Arrête de rire s'il te plait.

- Pourquoi donc ? Je rougis.

- Tu es encore en moi et ça...

- T'excite ? Il me susurre.

- Dis-moi pourquoi...

- Vu comment tu es partie, je te le dirais qu'après trois autres tours, au moins. J'écarquille les yeux, mais mon excitation est revenue rien qu'en imaginant trois autres orgasme.

- Tu ne peux pas.

- Bien sûr que si. Il bouche ses hanches et je sens qu'il est à nouveau dur.

- Tu n'es jamais comblé ?

- J'ai toujours envie avec toi et... Il caresse mon visage et m'embrasse doucement. Je pourrais te dire la même chose...

- Ce n'est pas de ma faute ! Il rigole.

- Tu crois que c'est de la mienne lorsque je suis dur pour toi ?

- Tu es censé être celui qui se contient le mieux.

- Jamais je me contiendrais avec toi. Me dit-il d'une voix rauque. Il me renverse sur le dos pour se trouver au-dessus. Maintenant à moi, tu n'as pas compris qui est-ce qui domine.

- Je me battrais pour cette place.

- On va voir.

Du coup nous l'avons fait jusqu'à l'heure du dîner du soir. Ciel s'est plaint de notre absence et moi je n'ai pas encore eu d'explication, mais je crois avoir une petite idée qui n'est pas étranger à mes pulsions démoniaques...