Chapitre 20 : Chaton en combinaison, le roi lion en pâmoison

-Enlève ça .Dit-il en ouvrant la fermeture de mon blouson en cuir, détachant au passage mes bras.

-Pas touche ! Me rebiffais-je.

-Tu ne veux pas que je t'aides ?

-Je n'ai pas besoin de ton aide. Sors d'ici.

-Ce serait à moi de bouder, non le contraire.

-Je ne t'ai pas balader comme une poupée de chiffon sur mon épaule.

-Mais tu m'as menti.

-Comment ça ?

-Tu m'avais promis d'être prudente.

-J'ai dit que j'essaierais et c'est ce que j'ai fait, j'ai fait attention à la pluie, aux virages, à la route...

-D'accord, j'ai compris. Je m'inquiète trop pour toi. Et tu me caches toujours des choses...

-Je ne te caches rien.

-Bella...Dit-il plus fermement.

-Bon d'accord mais c'est pour ton bien.

-Je crois pouvoir en décider moi même.

Je soufflais et me déchaussais. Je n'avais pas envie de me disputer avec lui. Je retirais mon sweat, lui faisant comprendre qu'il devait me laisser maintenant.

-Pourrais-tu sortir à présent ?

-Cette discussion n'est pas fini.

-Oui oui.

-Je n'abandonnerais pas tant que je n'aurais pas de réponse.

-Mais à quelle question ?

-Que me cachez-vous depuis votre retour hier soir ? Alice et Rosalie font leur possible pour ne pas y songer.

-C'est pour que tu ne découvres pas ce que nous avons acheté. Mentis-je.

-Tu n'as jamais su mentir.

-Très bien! Va le demander à Alice ou Rosalie qu'elles te montre toute la journée. Tu seras fou de rage contre moi et affreusement inquiet et ça n'avancera à rien. Criais-je.

-Pourquoi serais-je en colère contre toi ? Demanda t-il avec un calme olympien.

-Parce que je ne te l'ai pas dit, je voulais te protéger... à ma façon.

-Nous verrons ça. Prend ta douche, je vais parler à mes sœurs.

J'acquiesçais avant de fermer la porte derrière lui. Je me déshabillais lentement. Combien de temps Alice et Rosalie mettront-elle à tout lui révéler ? En tout cas je n'étais pas presser de sortir de cette salle de bain pour l'affronter. Je rentrais dans la douche. Aujourd'hui avait été jusqu'à maintenant une journée parfaite, sans aucune présence indésirable. Mais là elle allait être gâchée par mes cachoteries. Je soupirais. L'eau chaude coulait sur ma peau depuis de longues minutes, heureusement que ce n'était pas un ballon d'eau chaude, je l'aurais déjà vidé. A regret je sortis de la douche. Cette fois-ci je n'avais pas de pyjama de près, Alice était surement bien trop occupé avec mon frère et puis je m'étais enfermée à clé. Je pris une serviette et m'enroulais dedans. Je collais mon oreille contre la porte. Il n'y avait aucun bruit, mais cela ne prouvait pas qu'il n'était pas là. J'ouvris avec précaution la porte et tombais sur un Edward tendu et le visage indéchiffrable. Sur le coup de la surprise je sursautais et refermais aussitôt la porte, me collant contre celle-ci. Je n'étais pas prête à affronter son gourou.

-Bella, ouvre cette porte. Supplia t-il.

Étrange sa voix n'était pas colérique. Elle paraissait... triste ?

-Je ne suis pas prête.

-Je t'ai déjà vu en serviette.

-Ce n'est pas de cela que je parle.

-Mais de quoi alors ?

-Je ne suis pas prête à...subir ta colère. Soufflais-je.

-Je ne suis pas en colère contre toi. Ouvre maintenant.

-Tu en es sur ?

-Parfaitement. Bella, je t'en pris j'ai besoin de te prendre dans mes bras, je ne supporte plus la distance que cette fichu porte met entre nous deux. Dit-il en cognant contre celle-ci.

J'anéantis alors cette distance en ouvrant la porte, ne pouvant supporter sa voix si déchirante. Il écarta vivement la porte et me prit dans ses bras. Je ne comprenais pas sa réaction, ce n'était pas dans ses habitudes de réagir ainsi.

-Edward ?

-J'ai si peur pour toi. Dit-il en enfonçant sa tête dans mon cou. Je t'aime trop et savoir que ce monstre te poursuit ainsi sans relâche est une véritable torture pour moi. Je veux te protéger, être la pour toi, ne me repousse pas.

-Je voulais juste t'épargner.

Il s'écarta juste assez pour que j'ai tout le loisir de déchiffrer son expression. L'or des ses yeux semblaient s'être liquéfier, comme-ci il allait pleurer. Cette émotion laissa place à un éclair de détermination.

-Je te fais la promesse que je retrouverais ce vampire et l'anéantirais, que nous vivrons heureux sans plus qu'aucune malchance ou créature vienne se mettre au travers de notre chemin. Et en échange fais moi la promesse de ne plus rien me cacher.

-Je te le promets.

Une larme coula le long de ma joue. Edward se pencha et la rattrapa dans un baiser. Je me jetais à son cou. Le serrant de toute mes forces, il releva mon visage et m'embrassa amoureusement. Mes pieds quittèrent le sol, il me soulevait légèrement dans ses bras.

-Tu es ma vie. Dit-il avant de m'embrasser de nouveau.

Il finit par me relâcher.

-Tu devrais allez t'habiller, tu va attraper froid sinon.

J'acquiesçais à contre cœur et rentrais dans le dressing. Une combinaison bleu était accrochée sur un porte manteau. Finalement Alice ne m'avait pas oublié. Je décidais de jouer le jeu et de l'enfiler après tout c'était moi qui avait dit que j'en mettrais une pour pouvoir dormir sous les draps avec Edward. De plus cela détendrait l'atmosphère. Avant de la mettre je décidais tout de même de jouer avec l'effet de surprise et d'enfiler un ensemble plus joli en dessous. Je ne fermais pas la combinaison jusqu'au cou et sortais du dressing. Edward était assis au centre du lit, me regardant perplexe. J'étais bien évidement au plus haut point ridicule. Il semblait partagé entre l'envie de rire et l'hébétude.

-Je t'avais prévenu, tu n'as plus aucune excuse pour ne pas dormir avec moi sous la couette.

-Je crois qu'avec cette accoutrement tu ne sentiras pas la différence que je sois sous les draps ou non. Rigola t-il.

-Oh tu crois ? Peut-être alors est-ce mieux comme ça. Dis-je en ouvrant la fermeture de la combinaison et l'enlevant, exposant mon ensemble de nuit beaucoup plus attrayant. Je ne pus m'empêcher de rougir légèrement. Malgré mes ressentes attitudes, je n'étais pas plus à l'aise qu'avant.

Il resta bouche bée avant de se ressaisir et de sourire.

-Tu avais tout prévu n'est-ce pas ?

-Ça ne te plait pas ? Demandais-je évitant sa question.

Il souffla.

-Plus que ma maitrise ne me le permet. Je commence à m'inquiéter. Avoua t-il.

-Pourquoi ? Demandais-je inquiète à mon tour.

-Plus le temps passe et plus tu prends de l'assurance. Regarde toi, tu rougis à peine alors que tu es très peu habillée face à moi. Tu es chaque jour plus entreprenante.

S'il savait dans l'état de nervosité dans lequel je me trouvais.

-Ce n'est pas bien ?

-Ce n'est pas bien pour mes résolutions. Sourit-il. Tu me rends la tache plus difficile que je ne l'aurais pensé.

-Tu n'avais pas qu'à pas m'avouer tes points faibles. Le narguais-je.

-Approche. Tu es beaucoup trop loin de moi.

Je souris et avançais en marchant négligemment sur la combinaison par terre. Il m'ouvrit les draps et je m'y faufilais heureuse de pouvoir me coller contre son torse.

-Tu dois enlever ta chemise. Excisais-je.

-Encore ?

-Tu n'as qu'à t'acheter un pyjama si cela ne te convient pas.

-Très bien. Dit-il en l'enlevant.

-Et interdiction de la remettre.

-Oui chef.

-Estime toi heureux que je ne te fasse pas enlever ton pantalon. Rigolais-je.

-Cela ne me dérange aucunement.

Je le regardais, étonnée, se lever et retirer son pantalon. Aussitôt je rougis et détournais les yeux. Il rigola et revint tout contre moi.

-Je serais encore plus proche de toi de cette façon. Dit-il en m'embrassant. Ces rougeurs sont magnifiques.

Je me nichais tout contre lui, entrelaçant nos jambes. Je caressais son torse, ses bras, ses épaules, son ventre. Je remarquais d'ailleurs qu'il frissonnait presque imperceptiblement quand je le touchais à cet endroit. Je relevais mon regard interrogatif vers lui.

-J'aime tes caresses. Me susurra t-il.

J'embrassais son épaule et continuais mes cajoleries.

-N'en profite pas trop tout de même. Plaisanta t-il.

-J'adore ta peau...elle est si douce et agréable à toucher.

-Tu l'es encore plus.

Il roula sur le dos, m'entrainant avec lui. Je posais mon menton sur son torse pendant que sa main gauche longeait ma colonne vertébrale et que l'autre était posée sur le haut de ma fesse. Mes doigts traçaient le contour de ses lèvres si sensuelles. Edward mit ses mains sous mes aisselles, faisant glisser mon corps sur le sien, le remontant jusqu'à ce que nos yeux soient au même niveau.

-A quoi penses-tu ?

-Que tu es très sensuel.

-Plait-il ? (ça va plaire à M.M.H.S.C lol)

-Embrasse moi. Répondis-je seulement, avide de ses lèvres.

Étrangement il ne posa pas plus de question et obéit. Peut-être y songeait-il déjà ? Il mit fin au baiser (comme presque à chaque fois, je me demande pourquoi je persiste à le préciser ), le souffle court. Étrange il n'avait pourtant pas besoin de respirer, l'émotion ? Ses lèvres étaient sucrées, si douces. Inconsciemment je m'humectais les lèvres. Edward passa un main dans mes cheveux.

-Serais-tu entrain de te lécher les babines ? Rigola t-il.

-Tes lèvres sont délicieuses. Admis-je.

-Pour moi, tout chez toi l'est.

Je souris. Il reposa mon dos sur le matelas.

-Le matelas est plus confortable que moi pour dormir. Justifia t-il.

Je me tournais sur le flanc et ondulais jusqu'à sentir son torse contre mon dos. Je l'entendis faire ce doux bruit pareil à un ronronnement.

-Je dors avec un félin ? Souris-je.

-C'est toi le chaton.

-Je croyais que j'étais l'agneau ?

-A présent tu ressembles plus à un chaton se prenant pour un tigre. Rigola t-il.

-Oh et je présumes que tu es le majestueux lion.

-Majestueux peut-être pas...lion pourquoi pas.

-Je m'en fiche, je serais bientôt une lionne et tu sais ce qu'on dit des lionnes ? Elles sont meilleures à la chasse. Le narguais-je.

-On verra cela chaton.

Je marmonnais. Il entrelaça ses doigts aux miens, posa son bras sur ma taille pendant que je nichais ma tête sur son épaule, légèrement en arrière.

-Bonne nuit chaton.

-Bonne nuit le roi de la jungle.

Il rigola. Je me concentrais pour m'endormir, chose difficile avec un adonis collé à vous. Je fermais les yeux, me vidais l'esprit. Le sommeil ne venait pas.

-Pourrais-tu arrêter de gesticuler ainsi contre moi. Demanda doucement Edward.

-Oh. Rougis-je. Désolé je ne m'en été pas rendu compte.

-Tu ne te rends pas compte de grand chose lorsque tu dors.

-Comment ça ? Dis-je en rouvrant les yeux, intrigué. Je parle encore ?

-Tu n'as jamais arrêté mais tu ne te contente plus que de ça, tu agis aussi.

-Je ne comprends pas.

-Tu bouges...contre moi, m'embrasse.

-Oh c'est pas vrai. Articulais-je en remontant le drap sur ma tête.

-Je ne m'en plains pas. Rigola t-il. C'est juste assez...troublant.

-Troublant ?

-Oui je passe déjà mon temps à te résister la journée alors imagine la difficulté que j'ai à ne pas céder à tes assauts nocturnes.

J'enlevais doucement le drap.

-Ce n'est pas drôle.

-Non mais tes réactions oui. Dit-il en caressant ma joue chaude. Allez dors maintenant.

-Parce que tu crois qu'après ce que tu viens de me dire je vais oser dormir ?

-Il le faut. J'ai répondu à toutes tes exigences, je suis aussi peu habillé que toi et sous les draps.

-Tant pis pour toi si je te saute dessus en pleine nuit alors.

-J'assumerais pleinement. Sourit-il.

Il m'embrassa la tempe et me fredonna ma berceuse. Voilà ce qu'il me manquait pour réussir à m'endormir.