Bonjour à tous!
Voici le chapitre final de cette histoire. Ne vous inquiétez pas, elle se poursuivra avec une troisième et dernière fanfic (oui, j'aime bien les trilogies ^^). Merci à tous de m'avoir lu et d'avoir commenté, avec mes remerciements particuliers pour les reviews du chapitre 20 à: premiergalop, fannymangahits, darkmoonlady, Loupdu77, Theta and Kosheii, Ookpik et Donnegail. N'oubliez pas que c'est grâce à vos encouragements que j'arrive à publier régulièrement, même si la crainte de décevoir est toujours présente... BONNE LECTURE!
Chapitre 21
Le Maître le regarda avec peine, puis baissa la tête. Une larme coula le long de sa joue alors qu'il enlevait son T-shirt. Il s'agenouilla et regarda le Docteur avec dégoût.
- Si je suis un monstre, tue moi.
Le Maître était à sa merci. Agenouillé à ses pieds. Le Docteur sentait une vague de puissance le submerger. Il sourit.
- Ne me tente pas.
- Si tu souhaites soustraire un besoin si primordial que mon intimité, je n'ai plus rien à perdre, à part ma vie.
- Arrêtes ton cinéma. Ce ne sont que quelques vêtements !
- Si ce n'est que cela, permets-moi de les remettre.
- Non, Koschei, c'est ma décision et elle est finale. Tu resteras en vie et paieras pour tes crimes. Tes vêtements te seront remis à chaque bonne action.
- Soit.
Le Docteur pensait avoir réussi à raisonner le Maître, quand celui-ci se releva et se jeta sur lui. Il le frappa de toutes ses forces au visage, avant que les anneaux ne le plaquent face au sol. Le Maître ne s'était pas senti aussi bien depuis le retour en force des tambours. Il avait assouvi sa soif de violence. Même si la punition des anneaux était douloureuse, ce n'était rien en comparaison de son soulagement.
Le Docteur lui souleva la tête par les cheveux et fut consterner de voir un sourire de contentement sur le visage de son prisonnier. La punition des anneaux pour son acte devait pourtant être intolérable en cet instant. Marchaient-ils toujours ? Des traces de sang frais aux poignets du Maître le lui prouva.
- Pourquoi souris-tu ? La punition des anneaux n'est pas assez forte peut-être ? Je devrais t'en remettre une couche à ma façon pour bien faire les choses ?
- Ne les entends-tu pas, Docteur ? Les tambours ? Le son des tambours qui ne s'arrêtent jamais !
Il explosa de rire, avant de se mettre à pleurer de douleur.
- Désactivation punition prisonnier.
Il était inutile de poursuivre la punition du Maître. Il en subissait une bien pire dans sa tête.
Le Docteur s'assit à ses côtés et lui mit une main sur la tête en signe de réconfort. Les pleurs du Maître finirent par s'arrêter et il s'endormit sur le sol.
Un bruit épouvantable réveilla le Maître. Il se leva précipitamment et entendit le Docteur grogner à ses côtés. Il était totalement nu et commençait à avoir froid. Il pouvait conter sur le TARDIS pour rendre sa vie encore plus misérable en mettant une température ambiante fraiche. Maudite boite de conserve ! Il regarda tout autour de lui. Ses vêtements étaient nuls part en vu. Il observa le Docteur et s'imagina le déshabiller de force pour récupérer ses vêtements. Quoi qu'en regardant de plus prêt le style vestimentaire, il préféra rester nu. Il avait une certaine classe à respecter et un nœud papillon avec des bretelles n'en faisait pas partie. Enervé il donna un coup dans le pied du Docteur et le vit se rouler en boule plus proche de lui. Son tortionnaire avait-il perdu la raison ?
- Docteur ! Réveils-toi !
Il le secoua avec son pied, n'obtenant pour seule réponse qu'un autre grognement. Il soupira d'exaspération et en même temps repensa avec nostalgie aux temps anciens sur Gallifrey où ils étaient tous deux amis… Il se souvint aussi que le Docteur avait lui même détruit leur planète et que tous ses souvenirs lui étaient à présent plus que tout, douloureux. La rage s'empara de lui, et il s'apprêta à rouet le Docteur de coups de pieds, lorsque le TARDIS fit une embardée, le jetant au sol.
- Qu'est-ce qui se passe ? Qu'as-tu encore fait ? l'accusa le Docteur, alors qu'il se précipitait sur sa console.
Finalement, le Maître le préférait quand il dormait en silence.
- Ne m'accuse pas de tous les malheurs de ce vieux tas de ferraille !
Le Docteur le regarda suspicieusement avant d'avoir la confirmation visuelle qu'il se faisait attaquer de l'extérieur. Il blêmit en attendant le son dans les hauts parleurs de son vaisseau.
- EXTERMINER ! EXTERMINER !
- Je croyais qu'ils n'avaient même pas encore été créés selon tes propres dires ! s'énerva le Maître. Si tu ne connais même pas ton histoire interstellaire, tu peux retourner à l'académie, Theta !
Il ne put s'empêcher de rappeler au Docteur que, même dans sa jeunesse, il lui avait été supérieur.
- Tais-toi ! J'étais là le jour de leur création ! J'ai tenu leur destin entre mes mains pendant quelques secondes ! Je sais de quoi je parle quand je dis qu'on n'est pas dans la bonne ligne de temps !
Le Maître se mit à réfléchir aux paroles du Docteur, alors que celui-ci s'afférer autour de la console du TARDIS. Il avait du mal à raisonner avec les cris des Daleks. S'acharnaient-ils à les rendre sourd avant d'attaquer ?
- Fais donc taire les hauts parleurs de ta boîte de conserve ! Je ne m'entends même plus penser ! s'énerva t'il, alors que le TARDIS se vengeait sur ses poignets.
- Ne l'écoute pas sexy… tenta d'apaiser le Docteur alors qu'il désactivait les hauts parleurs.
Une autre ligne temporelle… Etaient-ils dans un temps et un espace parallèles au leur ? Dans ce cas, le TARDIS courrait un grave danger, il risquait de perdre toute son énergie et de rester bloqué sur Skaro. D'ailleurs, comment se faisait-il que cette casserole ne soit pas déjà morte ? Un TARDIS aussi ancien que celui du Docteur n'avait pas de quoi résister un tel voyage, sauf si…
- Docteur, as-tu déjà été dans un monde parallèle ?
Ses doutes furent confirmer lorsque son compatriote le regarda avec panique et, se pourrait-il, tristesse.
- Comment le TARDIS a pu repasser dans un monde parallèle ? C'est incompréhensible ! s'exclama le Docteur.
Le visage du Maître montra une pointe de fierté qui ne signifiait rien de bon. En deux pas, le Docteur se retrouva à ses côtés et empoigna le col de son T-shirt.
- Qu'as-tu fais ?
- Il se pourrait que j'ai détruis un soleil et ton TARDIS a été trop faible pour retenir cette quantité d'énergie le temps d'arriver sur Skaro…
- Tu es complètement malade ! Quand as-tu pu faire cela ? Bien sur, quand tu as pris contrôle du TARDIS, répondit-il rapidement à sa propre question. Rassilon seul sait ce que tu aurais fait si tu l'avais toujours en ta possession ! Et non, ne réponds pas, je préfère ne pas savoir, l'interrompit-il.
Il le relâcha et tenta de rentrer les coordonnées de la Terre.
- Au fait, que veux-tu dire par « j'ai tenu leur destin entre mes mains »… se souvint le Maître.
Une lueur de culpabilité passa dans les yeux du Docteur.
- Tu n'aurais tout de même pas eu l'occasion de détruire cette race de monstre et ne l'aurait pas saisit, n'est-ce pas Docteur ? Même toi tu n'es pas assez stupide pour faire cela, j'espère ?
Le regard de son compatriote en dit long sur sa faiblesse.
- Eh bien, eh bien, c'est moi que l'on traite de monstre après tout ça…
- Tais-toi, dis le Docteur énervé et au bord des larmes.
- Ton inaction a entrainé la guerre du temps, des centaines de milliards de morts et au final la destruction de notre monde. Tu me déçois Docteur…
Le Maître profita de la déstabilisation du Docteur, pour se projeter sur la console et activer l'ouverture des portes du TARDIS, avant d'être plaqué au sol par les défenses du vaisseau.
- NOOOON ! le Docteur se précipita pour les refermer.
Trop tard.
- EXTERMINER ! EXTERMINER ! RENDEZ-VOUS OU VOUS SEREZ EXTERMINER !
Update 22/09/2014: Suite publier (Gallifreyan Justice : Complications et révélations). R&R please! :)
