Hello, ça y est c'est fini (Un partage de soulagement et de tristesse, mais aussi de satisfaction d'y être arrivé).
Fini… Enfin presque. Oui il reste encore un épilogue et un petit "side-story".
Merci mille fois pour tout !
Disclamer : Les personnages et l'univers One Piece appartienne à Oda.
Pairing : Zoro x Sanji
Rating générale : M
Rating du chapitre : M
Les pensées de Zoro sont gras.
Et celles de Sanji en italique
Un grand merci à Linaelle pour tout ce qu'elle à fait. Aussi bien dans ses histoires que dans sa magnifique correction (absente ici, temporairement je l'espère).
Enfin bref… Bonne lecture !
Chapitre XX- Ouragan* (Oui, enfin)
"L'amour peut naître aussi lentement qu'une brise sur l'océan et devenir bien plus qu'un ouragan…"
Le bretteur posa lentement sa main sur la poignée de la cuisine, mais ne la tourna pas, toujours indécis. Devait-il ?...
Il avait toujours craint de se laisser dépasser par ce qu'il ressentait. Craint de laisser ses propres sentiments le trahir, et l'abandonner. Cependant, il n'avait plus la force, et déclarait forfait contre ce feu qu'il ne pourrait jamais éteindre… Un feu aux risques fatals ou chimériques, un feu inconnu qui l'effrayait. Mais qu'il ne pouvait plus l'ignorai. Son absence était devenu bien pire que sa présence.
Il révoquait sa décision.
Ce jeu n'aurait finalement pas de perdant.
Il tourna alors la poignée et entra silencieusement dans la cuisine, probablement encore décidé.
Quand il entra dans la pièce, le blond lavait un de ses nombreux couteaux de cuisine. Celui-ci, concentré, ne semblait pas se soucier de son intrusion soudaine et ne se retourna pas, prenant un autre couteau tranchant pour le passer sous l'eau du robinet.
Zoro referma la porte derrière lui et se cala contre celle-ci silencieusement, croisant les bras, ne détachant pas son regard du cuisinier.
Celui-ci savait qu'il était là, mais préférait attendre gentiment qu'il quitte sa cuisine sans s'occuper de lui. Sa présence lui coupait le souffle et le paralysait un peu plus. Un peu plus qu'avant. Un peu plus depuis ce soir là…
Il voudrait lui hurler de partir, pourquoi revenait-il ? N'avait plus aucune estime pour lui. Voulait-il vraiment le voir souffrir ?
Le cuisinier essayait de ne rien laisser paraitre mais tout son corps se tendait. Il était mal, il avait mal. Il pouvait sentir son regard parcourir son dos et cela le gênait, il étouffait. Pourtant, il devait rester de marbre. Il le devait.
Ils restèrent alors ainsi longtemps, de part et d'autre de la cuisine, séparé par cette table sur laquelle ils avaient de si nombreuse fois connus la jouissance, ensemble. Une situation presque ironique, mais bien trop douloureuse pour l'être.
Le bruit régulier de l'eau qui coulait envahissait la pièce, ne laissant que peu de place pour le silence, pourtant si habituel. Le son lointain de la mer, quelques craquements. L'instant dura, longtemps, ils attendaient, il se prolongea.
Sanji avait fini depuis bien longtemps de lavait ses couteaux, mais il n'avait pas le force de se retourner pour lui parler, ou tout simplement pour s'enfuir. Alors il continuait, faisait semblant, lavant ce couteau depuis maintenant une dizaine de minutes, bêtement.
Zoro, lui aussi ne bougeait pas, immobile, et attendait.
Puis, après de longues minutes, Sanji fini et arrêta l'eau, n'en pouvait plus, voyant que ce crétin n'était pas décidé à partir. Il redressa la tête et s'essuya les mains durement. Quand il eut fini, il posa le torchon, mais ne se retourna pas. Il ne le pouvait pas. Il s'accrocha à l'évier, essayant de ne plus penser.
« Je suis désolé. »
La phrase résonna quelques instants dans la pièce. Le cuisinier se crispa. Ce n'était pas le genre de Zoro de s'excuser. Mais il devait passer outre sa surprise et répondre. Il ne voulait pas perdre le tout petit peu de fierté qu'il pouvait encore lui rester.
« Les critiques désobligeantes que tu portes à mes plats ne m'atteigne plus depuis longtemps, tu n'as pas à t'excuser pour ça, répliqua-t-il essayant de paraitre le plus neutre possible.
— Je ne te parle pas de ça. »
Le cuisinier se crispa un peu plus.
Tais-toi…
Les larmes montaient, son cœur se serrait, il n'en pouvait plus. Pourquoi faisait-il ça maintenant ? Il n'arrivait plus à respirer. Pourquoi jouait-il ainsi avec lui ? Ne pouvait-il pas le laisser ?
Alors, plusieurs secondes passèrent dans cette froideur singulière. Néanmoins, Zoro commençait à s'inquiéter, surprit par le manque de réaction de son ancien amant.
« Je sais, finit par susurrer Sanji la voix tremblante, tentant de retenir un sanglot. »
Le bretteur se décolla de la porte, décroisa ses bras, et s'avança vers le cuisinier, toujours aussi tendu. Il hésitait mais était pourtant sûr de lui. Un sentiment partagé qu'il n'arrivait pas à contrôler, mais qu'il devait dépasser.
« Je ne te demande pas de me pardonner, je ne vais pas me mettre à genoux et te supplier, déclara-t-il. »
Tout en parlant il progressait vers le blond. Ses jambes étaient lourdes et chacun pas étaient un supplice, pourtant il continuait, il n'avait plus le choix, il ne pourrait se résoudre à le perdre réellement.
Le cuisinier se tenait toujours fermement à l'évier et n'arrivait plus à penser. Pourquoi lui disait-il ça ? Il sursauta quand il sentit le souffle brulant du bretteur contre sa peau. Cela faisait longtemps. Trop longtemps. Il voulait qu'il parte, loin, plus loin, mais aussi qu'il se rapproche, près, plus près.
« Je ne vais pas te faire de grand discouru ou de belle déclaration. Je ne vais pas te sortir ses phrases à deux balles toutes faites. Je ne suis pas comme ça, et toi n'on plus. Ça n'a jamais était ça nous deux. Et ça ne le sera jamais. »
Les deux hommes ne bougeaient pas, aussi étonnés l'un que l'autre, aussi désorientés, aussi indécis.
Le bretteur rapprocha ses lèvres de la peau laiteuse du cuisiner. Il n'avait qu'une envie. Une envie dévorante. Mais devait se retenir, se contrôler, pour ne pas le perdre. Il ne le pourrait pas le supporter.
Le cuistot luttait lui aussi, pour ne pas tomber, pour ne pas pleurer, pour ne pas hurler, lui hurler de partir, de rester, de l'haïr, de l'aimer.
« Alors repousse moi, je comprendrais, j'abandonnerais, ce sera ton choix. Nous pourrons continuer à nous détester, surtout toi, moi je ne le pourrais plus. Tout cela continuera. Mais si tu ne le fais pas, alors… »
L'épéiste ne continua pas sa phrase et posa doucement sa main sur la hanche bien plus fine qu'avant du cuisinier. Celui-ci frissonna à son contact et lâcha un soupire, tout ses muscles se tendaient, son cerveau ne comprenait plus rien et n'arrivât pas à résonner. Celui-ci semblait l'abandonner au moment où il avait le plus besoin de sa présence. Alors il laissa le contrôle à son cœur, son cœur bien trop plein qui ne demander qu'à exploser dans tout les sens.
Sanji se tourna alors brusquement, usant ses dernières force, complètement épuisé et planta son regard glacé dans celui du sabreur, qui tressaillie face à la vitesse du geste.
Il pu voir quelque chose d'étrange dans le regard de Sanji, une émotion qu'il n'avait jamais vu et qui lui faisait peur.
Ils gardèrent cette positions quelques instants, se rappelant, ils étaient proches mais si loin. Ils le savaient.
Mais Sanji n'en pu plus, c'était trop.
« Tu crois quoi !? Non, vraiment ?! Explique-moi ! Parce que là je suis perdu ! Tu m'abandonne du jour au lendemain avec une pauvre phrase à la con alors que tu connais mes sentiments ! Mes vrais sentiments ! Puis tu fais comme si de rien n'étais pendant des mois ! Tu me laisse crever sans rien faire et tu fais semblant d'être aveugle alors que tu sais ce que je ressens ! Tu essaye de tout oublier alors que moi de mon côté je me bats contre moi-même ! Contre l'envie de te tuer tant je te hais !"
Zoro ne bougea pas, paralysé, sans être pour autant étonné.
"Et maintenant tu me dit tout ça alors qu'il y une semaine tu n'as pas étais foutu de ma répondre ! Je ne te demandais pas de m'accepter, ni de me comprendre, juste de me répondre ! Merde c'était si dur !? Tu crois quoi là ?! Sérieusement ?! Que je vais tout t'oublier et me jeter dans tes bras !? Je ne suis pas à ta disposition quand tu es en manque ! Je ne suis pas ton jouet ! Tu peux pas juste comprendre ça ! Mais merde à la fin ! Et arrête de sourire comme ça ! Je suis sérieux ! Connard… »
Le blond n'eut pas le temps de finir sa phrase car les lèvres du bretteur avaient capturé les siennes. Ces lèvres chaudes, sur ces lèvres froides. Un contraste qu'il le fit frissonnait, un contraste qu'il croyait avoir oublié. Il ne rêvait pas cette fois, pourtant il le repoussa, de toute ses forces, de tout son cœur.
« Tu m'as écouté ou pas ?!
— Oui mais...
— Alors vas-t-en ! Maintenant, répliqua le blond peinant à respirer. »
Le bretteur attendit quelques secondes, juste le temps de comprendre, d'accepter. Tout était de sa faute. Il n'avait pas en lui en vouloir. Il l'avait brisé, il ne pouvait pas le pardonner.
« — Il...
— Vas-t-en !
— Bien.
— Bien ! répéta le blond, la voix brisé. »
Alors, le sabreur se retourna, une seconde fois, un mauvais souvenir pour les deux hommes.
CLABR !
Le bruit de la porte fit enfin réagir le blond qui n'avait pas encore bougé. Il se laissa glisser le long du meuble de l'évier et s'assit mollement sur le sol. Puis il enroula ses bras autour de ses jambes et cacha sa tête.
Depuis leur « séparation », il se laissait mourir, lentement, vraiment, et pourtant, il venait de le repousser, alors qu'il n'y une semaine, il avait préféré tout lui avouer.
Aurait-il du ? Tout accepter sans rien dire, lui sauter au cou ? Peut être, mais il avait trop souffert pour cela, pour le faire comme ça. Et puis, pourquoi l'aurait-il cru ? Il lui avait déjà prouvé bien plus d'une fois qu'il n'était pas honnête avec lui. Il n'avait fait que jouer avec lui, avec ses sentiments.
Il avait fait le bon choix, il le savait, mais il était pourtant toujours aussi mal. Son corps tremblait, ses larmes ne s'arrêtaient pas. Il allait exploser.
Putain de fierté ou se qu'il en restait. Putain de douleur, qu'il l'empêchait de faire. Putain de larmes, qui ne voulaient pas s'arrêter. Putain de vie, qui ne semblait pas l'aider.
XxX
L'épéiste claqua la porte et se calla contre elle, lasse.
Prévisible.
Il le savait, il le connaissait. Le blond n'aurait pu réagir autrement. Pourtant, et même s'il s'y était préparé, il avait mal, horriblement mal. Tout cela était de sa faute. Uniquement de la sienne. Il s'en voulait mais le comprenait. Pourquoi l'aurait-il pardonner ? Il avait fermé les yeux pendant des mois, ignorant sa douleur, l'ignorant lui. Il n'avait fait que jouer un rôle, sans essayer de le comprendre et l'avait finalement perdu.
Il se décolla de la porte et avança, lentement, sans envie.
A présent que pouvait-il bien faire ? Sanji l'avait repoussé, il n'avait pas à insister. Il devait respecter son choix, bien que douloureux. Après tout, le cuisinier avait bien subit le sien. Il devait oublier, et vraiment oublier. Ne pas qu'ignorer ce qu'il ressentait.
Cependant, il ne parvenait pas à s'y résoudre. Il devait agir, négliger sérieusement sa fierté, celle qui lui avait empêché de répliquer, celle qui l'avait obligé à fuir cette cuisine sans rien faire pour le récupérer.
Il devait le faire, maintenant, ne pas le perdre, ne plus jamais le perdre, prendre le risque. Le bretteur se retourna vivement, bien décider à tout tenter. Mais il se bloqua brusquement.
Le cuisinier était devant lui, près de la porte de la cuisine, à cinq petits mètres.
Le vent, pourtant assez calme, se leva brusquement. De la brise à l'ouragan...
Les hommes se fixaient, immobiles. Le bretteur pu découvrir malgré la nuit, le visage de son cuisiner ravagé par les larmes. Depuis quand était-il aussi abimé, aussi fragile ? Depuis combien de temps fermait-il les yeux ? Comment avait-il pu être aussi monstrueux ? Comment avait-il pu le blesser ainsi, sans même le toucher ?
Il pouvait paraitre froid et dur, mais n'était pas le démon auquel il pouvait être associé...
Sanji… Pardon…
« Je te déteste… Je te déteste tellement… Murmura doucement le blond, baissant son regard. »
Il n'aurait pas du revenir, il aurait du être fort et rester dans le cuisine, mais il ne l'avait pu. Il était faible. Depuis le début.
Soudain, alors qu'il était perdu dans ses pensées, il pu sentir une chaleur contre lui, une chaleur qu'il croyait avoir oublié, qui l'avait tant de fois réchauffé.
Seuls quelques centimètre les espéraient, un ou deux être deux. Le blond colla faiblement sa tête contre le torse musclé de l'épéiste qui frissonna doucement. Cela faisait si longtemps, trop longtemps qu'il ne l'avait pas senti contre lui.
« Je m'en veux, je n'aurais pas du, je le sais. Je ne voulais pas te faire ça, mais j'ai été égoïste. Je ne peux même pas dire que j'ignorais ce que tu ressentais. Je le savais très bien. Regarde-moi. Sanji, lève les yeux », demanda doucement le bretteur en posant sa main chaude contre la joue du cuisinier.
Le blond obéit lentement, difficilement. Il ne voulait pas que le bretteur le voit ainsi, si faible, si mal.
« Je… Je ne sais même pas si… Je… »
Sanji échappa une larme, puis une autre. Cependant, avant que celles-ci ne puissent atteindre son menton, le bretteur les essuya, effleurant sa peau douce. Puis il remonta sa main, la posa sur sa joue, déposa l'autre sur sa taille, et releva doucement sa tête. Leurs yeux se rencontrèrent, un regard s'échangea, un long regard. Bleu, vert, émeraude, saphir, amande, lagon. Celui-ci leur suffit. Il bouleversa tous les mots, toute la souffrance, tout le reste.
Zoro approcha lentement ses lèvres, centimètre par centimètre. S'il le voulait, cette fois ci, Sanji pourrait le repousser.
Et c'est ce qu'il devait faire, il devait le pousser, le gifler. Mais il ne pu s'y résoudre. Car ce baiser, il le voulait. Il le voulait bien plus qu'il ne le devrait, bien plus qu'il le rebuter.
Alors leurs lèvres se trouvèrent, pour de vrai, sans rêve, ni illusion, sans obligation, ni mensonge. Elles se trouvèrent chastement, faiblement. Ce contact fut doux, tendre, sans brutalité. Comme si l'autre allait revenir sur sa décision s'ils se précipitaient. Et c'était à cet instant, leur plus grande peur.
Sanji enroula ses bras autour du cou puissant de son bretteur, qui brisa cette échange suave et glissa sa bouche vers le cou du cuisinier, mais s'arrêtera avant qu'elle ne puisse le toucher.
Il se redressa et déclara simplement « Viens », en tendant sa main vers celle du cuisinier. Celui-ci n'hésita pas et l'empoigna fermement.
Le sabreur sourit légèrement, sereinement avant de commencer à s'avancer vers la cale du bateau.
Une fois dans celle-ci, le bretteur referma la porte sur eux, et coinça le blond entre son corps et celle-ci.
Leur souffles étaient étrangement irrégulier, et leur regard embrassé. La distance de leurs lèvres se réduisait dangereusement, leur mains s'emmêlaient et leurs corps brulant se fondaient.
« Dis-moi que tu ne joue pas.
— Je ne joue pas, je ne jouerais plus, je te le promets. »
Sanji pouffa douloureusement. Mais était-il entrain de faire ? Comment pouvait-il le boire chacun de ses mots après tout ça... ?
« Ne me crois pas, d'accord, jette-moi demain, je comprendrais, cris moi toutes les insultes que tu veux, je pourrais l'accepter. Mais laisse-moi cette nuit, juste cette nuit. »
Le blond s'arrêta face à la phrase singulière de l'escrimeur. Etait-il sérieux ? Se pouvait-il ?… Non, pas Zoro...
N'est-ce pas ?...
Juste cette nuit… Et les autres… Tu les as toutes… Mais ne me refais plus jamais ça… Je t'en supplie….
« Hum, hum, acquiesça faiblement le blond dans un murmure, perdu. »
Sanji…
Puis, profitant du trouble du cuisinier, Zoro captura les lèvres de celui-ci, le plaquant un peu plus contre la porte. Les lèvres se pressaient violement, les corps se frottaient, le désir montaient. Les lèvres agiles du bretteur forcèrent l'entrés de celles du blond, qui s'ouvrirent rapidement laissant la place à cette langue taquine, qui trouva bien rapidement sa jumelle.
Un baiser embrassé débuta, laissant tomber peu à peu toutes leurs barrières, les coupant un peu plus de la réalité. Zoro souleva le cuisiner les plaqua contre un autre mur, lui arrachant un gémissement au moment où leur érection se frôlèrent. Chacun aspirait les lèvres de l'autre, s'accrochait à lui. Tout oublier, tout recommencer.
Néanmoins, l'épéiste brisa cet intense échange, serrant un peu plus son amant et plongea son regard dans cette océan bleu qu'était ses yeux.
Un tourbillon de pensées submergea le cuisinier alors que le bretteur le décolla du mur, pour l'allonger sur le sol doucement, plaçant ses mains sous ses hanches, rapprochant leurs deux corps.
Le regard se poursuivit, une minute ou dix, qu'importe ? Par ce simple geste ils prouvaient à l'autre à quel point le sentiment qui naissait en eux était violent. Ils pouvaient y lire l'amour de l'autre, le respect, la haine, le désir, l'envie, la vie.
Leurs lèvres se rencontrèrent, se goutèrent, se cherchèrent. Puis se lancèrent dans une danse tout aussi brutale que passionné. Sanji passa ses bras autour du cou du vert alors qu'il lui mordait la lèvre inferieur, jouait avec elle, la léchait, puis reprenait possession de sa bouche, glissant sa langue contre celle du blond. Elles se cajolaient, lentement, plus rapidement, ne comprenant pas pourquoi tant de temps les avaient séparées, heureuse d'enfin se retrouvaient.
Le blond déplaça une de ses mains sur la joue de son amant, touchant du bout des doigts son épiderme halé, en redessinant les contours alors que l'autre s'oubliait dans ses cheveux verts, jouant avec eux.
Les mains de la fine lame quand à elles se déplacèrent lentement de ses hanches, impatientes, taquines et remontèrent, suivant ses fines courbes. Elles trouvèrent son cou, mais ne le touchèrent pas, glissant jusqu'à sa chemise.
L'escrimeur souleva doucement son amant, ne rompant pas le baiser, et lui enleva sa chemise, arrachant les derniers boutons. Il la jeta loin, impatient, prés à redécouvrir ce corps parfait, un peu plus mince qu'avant, mais toujours aussi tentant.
Ses mains commencèrent à remonter lentement le long du torse dénudé du cuisinier, ne négligeant rien. Elles firent le tour de ses abdos délicats, les caressant adroitement, suivant leurs formes, avant de remonter plus haut, jusqu'à ses tétons sur lesquelles elles s'attardèrent.
Il prit les deux boutons de chair entre ses doigts, les fit tourner un instant, les sentant durcir. Il continua, les effleurant, puis les quittant, les pinçant, s'amusant. Ses gestes étaient lents, il voulait que cet instant dure, dure le plus longtemps.
« Hum… »
Un gémissement franchit les lèvres rougies du blond, traversant leur baiser toujours aussi intense, s'envolant dans la pièce.
Leurs corps ondulaient, cherchant l'autre, voulaient plus de contact. Trop de temps s'était écoulé.
La température de la pièce montaient, il faisait chaud, ils bouillaient, ils avaient froids, soifs. Leurs cœurs auraient pu explosaient tant tout cela était puissant. Eux même ne comprenait plus rien, laissant leur désir les envoutaient, les contrôlaient.
Toutes les larmes qui avaient pu couler disparaissait par se simple baiser, pourtant si compliqué.
Leurs lèvres se sépareraient enfin, retour à la réalité. Ils tentaient de reprendre leurs souffles, avec le plus grand des mal. Leurs corps se reprochaient encore, avide, envouté.
Puis, le souffle haletant, Zoro lui glissa « Je te désir tellement ».
Le blond, ferma les yeux, et serra son sabreur dans ses bras. Comprenait-il le sens réel de ses mots et son impact ? Pouvait-il voir à quel point il l'aimait ? Sanji n'en savait rien, il ne faisait qu'espérer.
Zoro, ignorant le tourment dans lequel son amant était prit, descendit sa langue taquine sur un de ses tétons. Il s'amusa avec, le léchant, le mordillant, le suçotant. Il pouvait sentir les soubresauts du corps brulant du cuisinier, et s'en délectait.
Voyait-il à quel point il le voulait ? A quel il avait besoin de lui ? A quel point il était perdu ? Le sabreur n'en savait rien, il ne faisait qu'imaginer.
Puis il se redressa un peu, et glissa un de ses mains le long du corps du blond, ne quittant pas son regard une seule seconde. Sa mains s'aventura sur son ventre, le caressa mais s'arrêta face à son pantalon. Il enleva la ceinture, lentement, soutenant se regard violent, puis baissa son pantalon, découvrant son caleçon indigo.
Puis il revint vers lui, laissant glissait son souffle contre son cou, le faisant frissonner. Il embrassa doucement sa clavicule, qu'il savait sensible, lui volant un gémissement. Puis il retourna à son téton, fit rouler sa langue sur lui, le contournant, le mordant parfois.
Et, tout en continuant de jouer avec lui, il caressa la cuisse droite du cuisinier, l'écartant un peu sur le coté. Puis il la quitta, et remonta légèrement, effleurant doucement son aine.
Ensuite, il descendit, un peu plus bas, à l'endroit précis où tout le corps de son amant semblait lui hurler d'aller. Il caressa lentement, à travers le tissu, le sexe tendu de son blond. Il semblait dessiner sur cette partie si sensible couverte par une fine couche d'étoffe tant ses gestes étaient aériens.
Le bretteur abandonna le téton du cuisinier et plongea son regard dans le sien. Il pu y lire tant de chose, trop de chose. Toute la souffrance qu'il avait dû supportait, toutes les conséquences de son égoïsme. Il savait qu'aucun mot ne pourrait jamais réparer son erreur, sa lâcheté et ses marques. Mais il essaierait, il essaierait de toutes ses forces, car plus jamais il ne voulait voir son beau visage abimé par des larmes.
Le regard que l'épéiste lui portait lui faisait perdre les dernières brides de raisons qu'il lui restait. Jamais il n'aurait imaginé ressentir ça, surtout pour Zoro. Tout son corps le voulait, tout son cœur lui hurler de l'aimer. Il réussissait à tout oublier, toutes les larmes qu'il avait versaient. Et il suppliait le ciel pour que instant ne soit pas qu'une illusion ou un mensonge.
« Zoro… Touche-moi… Mieux que ça… Murmura-t-il dans un soupire, perdant tout ses repères, n'était plus que plaisir.
— Mieux ? Comme ça ? »
Le bretteur, un petit sourire aux lèvres, descendit lentement le caleçon de son amant, libérant son membre dressait, n'attendant que ses caresses. Il l'effleurant lentement, suivant une veine, posant son pouce sur le gland, où perlaient quelques gouttes. Il l'embrassa, doucement, du bout des lèvres. Puis, il posa enfin sa langue sur le gland humide du cuistot.
Sa main quitta sa cuisse et vint caressait son torse brulant, alors que sa langue léchait son membre palpitant sur toute sa longueur. Progressivement, il le faisait entrer dans sa bouche, laissant sa langue s'aventurait sur lui.
« Oui… Comme ça… Frémit le Cook. »
La chaleur de la bouche de Zoro, sa langue aguicheuse, ses mouvement tantôt lent, tantôt rapidement lui faisait peu à peu perdre la tête. Son excitation montait à une vitesse incontrôlable. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas ressenti ça. Longtemps qu'il n'était pas été touché, longtemps qu'il avait oublié cette sensation.
Il agrippa les cheveux de son amants, réprimant plusieurs gémissement qui tentait de s'échapper de sa bouche.
« Zoro… »
Celui-ci s'arrêta alors et lâcha son sexe devenu dur, lui arrachant une plainte de frustration. Il se redressa, quelque peu tremblant, et se déshabilla hâtivement, brulant d'impatience, ne pouvant attendre. Ses vêtements volèrent rapidement dans la pièce, puis tout aussi brusquement, il se penchant vers Sanji, agrippa ses lèvres. Le baiser se fit ardant, impatient, violent, ils en voulaient plus, il ne suffisait plus.
Zoro quitta ses lèvres, et releva la tête, croisant le regard empli de désir de son cuisinier. Comment avait-il pu se passer de lui ? Comment avait-il pu le blesser ? Il ferma les yeux, c'était fini, plus jamais il ne le quitterait, quoi qu'il arrive.
Il embrassa furtivement son cou, son torse, son haine, cajola chastement sa virilité encore dresser, mais ne s'y attarda pas, descendant plus bas, sous le regard avide du cuistot. Il releva légèrement ses jambes, les écarta, ne laissant plus aucune place à l'imagination. Sanji se sentait rougir face à cet homme qui le regardait, l'épiait.
Mais se n'était pas comme avant, quelques choses avait changé. Auparavant cette situation l'aurait fait mourir de honte, ou il ne l'aurait tout simplement pas accepté, laissant la compétition qui les animer prendre le dessus. Mais là… Tout était différent. Le regard que le sabreur lui portait l'était aussi, il le savait.
Soudain, l'épéiste posa doucement un doigt sur l'intimité du blond, qui sursauta. Le blond frissonna alors qu'il le reparait, doucement, amoureusement…
L'épéiste se pu réellement se rendre compte de l'étroitesse du blond, qui apparemment lui était restait fidèle malgré leur séparation. Il était toujours le seul à l'avoir possédé, le seul à lui avoir fait connaitre le plaisir. Il ne savait pas pour qu'elle raison cette information l'émouvait tant. Il aurait probablement aimé avoir était aussi fort que lui.
Mais il laissait ses idées s'envoler, le blond était à lui à présent, il n'avait pas à ce soucier du reste.
Puis, tout en continuant, il se redressa légèrement et posa son front contre celui de cuisiner, mêlant leur souffle haletant.
« Ne te méprend pas, je ne t'ai pas encore pardonné, murmura Sanji, tentant de rester lucide.
— Je ferais tout pour alors.
— Crétin…
— Crétin toi-même. »
Le sabreur sourit doucement, avant de poser ses lèvres chastement sur celle de son blond, accélérant encore un peu. Il força les lèvres de Sanji, glissant sa langue, effleurant la sienne. Ils reprirent leur baiser avec autant de passion et d'intensité. Rien au monde ne pourrait les séparer.
Soudain le blond mordit la lèvre inférieure de Zoro, réprimant un gémissement. L'épéiste venait de trouver ce point qui lui faisait voir des merveilles, et sembla l'avoir bien comprit, puisque qu'il répéta cette opération.
« aH ! »
Cette fois ci il ne put retenir son gémissement. Il s'accrocha encore un peu plus à Zoro, tout était trop fort.
« — Prends-moi…
— Hum ?
— Tu… Tu m'as… Entendu…
— Dis le moi encore, haleta-il, mourant d'envie.
— Prends-moi… »
Zoro retira lentement ses doigts de l'antre de son blond et se redressa, en profitant pour l'observer. Son bras gauche barrait la moitié de son visage rougie, alors que son autre bras était au dessue son sa tête, tentant de s'agripper à quelque chose. Tout son corps tremblant et palpitant, était parcouru de spasmes, et son torse se souleva rapidement au rythme de sa respiration haché. Il était si beau, si désirable ainsi, à sa portée.
Zoro lubrifia alors rapidement son sexe dressé et s'allongea face à son blond, se retenant avec ses coudes pour ne pas l'écraser.
Puis, tout aussi tremblant, il entra en lui, doucement, centimètre par centimètre, lui laissant le temps de respirer. Il s'arrêta à mi chemin, et plongea son regard fiévreux dans celui de son amant. Il agrippait son bras et son dos, et les serait violemment.
Pour calmer sa douleur, le bretteur l'embrassa chastement, avant de continuer à s'enfoncer lentement en lui.
Sanji se sentait mourir, Zoro était en lui. Tout était fini, toute cette souffrance s'envolaient, enfin, définitivement, jamais plus il ne voulait la connaitre.
Faite que se ne soit pas un jeu… Zoro… Ne me mens pas… Je ne veux plus jouer… Je ne rigole plus… C'est trop fort pour ça… Ce que je ressens me tue…
Zoro essayait de se calmer pour ne pas bouger contre son gré son bassin. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas ressentit ça. A vrai dire il ne l'avait ressentit qu'avec lui. Il était enfin en lui.
Plus jamais il ne le laisserait partir, plus jamais.
Sanji tentait, quant à lui, de se détendre et de respirer normalement. Il avait mal, comme pour la première fois, mais il s'en fichait, il était dans ses bras.
Plus jamais il ne le laisserait le quitter, plus jamais.
Apres quelques minutes, le blond pu enfin réussir à se détendre, tant son désir était grand. Il s'agrippa un peu plus à Zoro, humant son odeur, la tête enfouis dans son cou.
« — Bou… Bouge… Parvient à articuler Sanji, relevant la tête. »
L'épéiste, le sentant plus détendu, obéit et commença à onduler lentement son bassin dans l'antre chaude de son Cook. Il plongea son regard dans celui de son amant, cherchant à calmer son désir violent. Ce qu'il ressentait était fort, ce feu aux creux de ses reine le brulait, le consumait, il devait bouger plus rapidement. Mais il devait se retenir, ne pas le blesser, ne surtout pas le blesser, lui faire connaitre le plaisir, le faire partir loin, avec lui.
Cependant, il n'y arriverait pas, il le voulait tant, il voulait le prendre maintenant, il voulait bouger violement, son désir était trop fort, il allait perdre le contrôle pour la première fois de sa vie.
« — Tu peux… Vibra le cuisinier comme si les pensées de son compagnon lui était parvenue.
— Sanji… Attends…
— Zoro… Vas-y… affirma le blond, un peu ailleurs.»
Il ne lui en fallait pas plus, et face à ses paroles si envoutantes, il commença à mouvoir son bassin. Puis, peu à peu ses pensées se dissipèrent et tout devint flou dans son esprit. Tout ce qu'il savait c'est qu'il devait bouger son bassin, le bouger rapidement, pour ne pas mourir.
A présent peu leur importaient qu'on les entende ou qu'on les surprenne, ils ne s'arrêtèrent pas, il ne pourrait pas. Ils étaient enfin ensemble, sans mensonges.
« Ha…! »
Il accéléra alors, martelant la prostate du cuisinier qui n'arrivait, lui aussi, plus à penser. Il ne pouvait que s'accrocher aux draps de manière totalement désespère pour ne pas sombrer dans cet océan de sens.
Tout allait vite, la chaleur montait, ils s'aimaient, réellement, pour la première fois, sans hypocrisie. Ils s'aimaient comme si rien ne les avaient séparés.
« — HA ! »
Le bretteur venait de donner un coup plus puissant que les autres. Il ne s'était jamais senti aussi vivant,. Des millions d'émotions contradictoires se mélangeaient en lui, plusieurs flashs lumineux embrumaient sa vue. Sa tête commença à tourner, il sentit le cuistot le mordre mais la douleur lui sembler chimérique.
Tout s'accéléra, leurs mouvements s'amplifiaient, leur respiration étaient hachés. Ils s'aimaient, violemment, ignorant tout le reste. Trop de temps les avait séparé, trop de rancœur et de mensonge. Pour la première fois ce feu d'artifice était réel, pour la première fois leur regard fiévreux n'était pas interdit.
Un dernier coup, puissant, en lui, pour eux.
"— ZORO ! "
La violence de l'orgasme terrassa Sanji. Un moment et plus rien n'exister autour de lui. Il se sentait ailleurs, baignant dans une la douceur d'une jouissance parfaite. Ce bonheur était intense, presque douloureux. Cette infinie sensation aux creux de ses reins le troublait. Il n'arrivait plus à respirer, l'extase lui semblait sans fin… Tout tournait, sa vue se brouillait.
Soudain, perdu dans cet artifice de plaisir, il sentit son bretteur s'écrouler de tout son poids et encore en lui, murmurait son nom, tremblant.
« — Sanji… »
Ils restèrent alors ainsi plusieurs minutes, bercées dans cette bulle de plaisir, utilisant leurs dernières forces pour serer l'autre contre son corps, tentant de reprendre leur souffle. Mais aussi leur énergie qui les avait quittées lors de ce corps à corps brulant. Leurs gémissements et cris avaient laissé place à leur souffle irrégulier, et la chaleur de la pièce ne semblait pas se stabiliser.
Apres plusieurs instants hors du temps, Zoro se retira et se déplaça sur le côté, tremblant encore. Sanji se blotti contre lui, en sueur et essaya de récupérer ses esprits encore trop flou.
Zoro était contre lui, il le serrait, il déposa un baiser sur son front. Rêvait-il ? Probablement. Mais il s'en fichait. Ce moment était trop beau, trop parfait. Il ne voulait pas le laisser filer.
L'épéiste, posa sa main sur le joue de Sanji, et le tourna vers lui, face à face. Il pouvait voir quelques larmes aux coins de ses yeux, mais il savait qu'elle n'était pas de faite de tristesse et d'amertume.
Alors il inspira, il le devait, maintenant.
« — Sanji… Je… Je… »
Il marqua une pause, reprenant son souffle, plongeant son regard incertain dans celui de son amant tout aussi confus que lui. Sanji ferma les yeux incapables de soutenir cet échange visuel. Il avait soudainement froid et peur mais aussi tellement chaud. Cependant une étrange sensation l'enveloppait peu à peu, il rouvrit les yeux. L'autre main tout aussi hésitante de Zoro se posa sur son cou, rapprochant leurs deux visages. Leurs souffles se mêlaient, leur regard se fondait.
Leurs corps avide de l'autre se collaient eux aussi, leurs jambes s'entremêlait, ils avaient encore besoin de sentir l'autre, rattraper le temps perdu.
Je t'interdis de me le dire, je te l'interdis. Car, après, je vais faire quelque chose de stupide, de fou et d'idiot. Je vais y croire. Je vais y croire parce que je ressens la même chose. Je la ressens depuis trop longtemps. Et je ne le veux pas, je veux te haïr, encore et encore. Mais je ne me rappelle plus comment faire.
Alors, si jamais tu me le disais, je ne pourrais plus me battre contre ça. Tu avais dit « Juste du sexe ». Je t'ai cru.
Alors ne me le dis pas. Si tu le fais, je ne pourrais plus résister. Et je veux te résister. Je ne veux pas te laisser gagner.
Je déteste ça. Avoir besoin de toi, comme j'ai besoin d'oxygène. Mais c'est trop tard maintenant, alors sil te plait, ne me le dit pas.
« Je t'aime Sanji.
— Je t'aime Zoro, murmura-t-il à son tour. »
Voilà. Tu as gagné. Je t'appartiens. Pour toujours…
Et voila, c'est fini. Ça fait un peu bizarre en fait, plus que je ne pensais. Je voulais juste vous dire merci pour m'avoir suivit ainsi et je souhaiterais aussi m'excuser pour mon manque de motivation ces derniers mois mais d'autre chose plus importante à mes yeux se préparent.
Et vu qu'une image remplace mille mots, voici quelques chiffres (Ma logique et Moi… -')…
De la brise à l'ouragan c'est :
- Presque deux ans.
- 20 chapitres, un prologue, un futur épilogue et un prochaine surprise…
- 200 pages Word (Oui c'est beaucoup)
- 72012 mots (Presque pile… Que c'est beau)
- 136 Review (Merci tellement.)
- Et une petite citation qui un jour m'a quelque peu inspirée…
Merci encore, et à bientôt...
XOXO
