→ J'espère que vous apprécierez ce chapitre-ci, parce qu'il a été fichtrement horrible à écrire ! J'en ai bavé, ça, je peux vous le dire ! Mais les encouragements – étrangement associés à de puissantes ondes meurtrières – m'ont assez motivée ! *PAN*


Alisha Horiraito : Mais … Ma foi, qui te dit que Natsu a été mordu ? *SBAF*

Liclick : Je profite de mon délai supplémentaire concernant ma vie x) Désolée du fait que ce soit court, mais ça risque de l'être durant ces durs moments de parution ^^'

Lisette : Et voici la suite car je vois que le dernier chapitre t'a pas mal torturé l'esprit … c: Pour tes petites questions, voici les réponses dans l'ordre : Oui, j'avais approximativement la suite dans ma tête et ça, depuis que je l'ai commencé. Je sais déjà la fin de cette histoire mais je laisse parfois mon imagination dicter de nouvelles possibilités bien que j'en évite certaines. J'évite de faire comme bon me semble car, sinon, une pluie de couple ce serait abattue dans cette fiction et aurait peut-être gâché cet aspect de « désespoir » que je tente parfois d'insérer dedans. J'espère y avoir répondu correctement et te souhaite une bonne lecture :p


Disclaimer : Et bien, Fairy Tail n'est pas à moi … Et ne le sera jamais dans la théorie. Quoique, dans la pratique aussi.


VINGT-ET-UNIÈME CONTACT


« Savoir faire des sacrifices, c'est important. »

Le cœur battant la chamade, les sourcils froncés, Luxus tenta de trouver autre chose dans les deux dossiers posés sur le bureau. L'angoisse l'avait submergé, avait envahi chacun de ses sens pour s'y loger vicieusement. Ça lui glaçait le sang, faisait devenir sa respiration plus bruyante. Il fit s'envoler des feuilles vierges, les jeta par dessus son épaule en cause d'incompréhension. Il entendit le froissement de papier mais n'y prêta guère d'attention.

Il n'y avait rien. Rien du tout. Les pages qui se trouvait dans le dossier personnel de Gerald et de sa mission n'étaient qu'un ramassis de vide. La seule chose écrite était cette phrase, celle sur les sacrifices. Et il ne comprenait pas. Il ne comprenant pas comment ce maudit truc avait put être inscrit dedans. Qu'est-ce que ça pouvait signifier ? Que son camarade avait été envoyé pour une mission suicide ? Que tout était perdu ? Que rien de tout ça, que tout cette catastrophe naturelle comptait bien éradiquer l'humanité ?

Le souffle court, Luxus s'écarta vivement du meuble et sortit précipitamment de la pièce, ses bottes claquant sans douceur sur le sol métallique.

Il devait absolument trouver le vieux. Mais où est-ce qu'il pouvait bien être ? Pourquoi tout était devenu aussi calme dans cette foutue plate-forme ? Qu'est-ce que pouvait bien clocher ?

Pris dans le tumulte de ses pensées, le soldat ne vit pas le coup venir et qui se fracassa derrière son crâne.

C'était avec une vive douleur à la tête que Luxus avait repris connaissance, avec ce goût de rouille si caractéristique du sang dans la bouche. Il se sentait vaseux, incertain de savoir où il était en ce moment même. Ce fut le grincement des parois de fer qui le lui rappela. Il battit des cils, plissa les yeux à cause de la lumière agressive de la fusée éclairante qu'il venait d'allumer – toujours en garder une sur soi, on ne sait jamais.

Les lourds battements dans sa poitrine se stoppèrent.

Brusquement, il se mit dans une position assise et recula, sa main finissant par glisser. Il tomba, se cogna et gémit sous la douleur du choc avant de regarder sa paume. Il déglutit, se sentit soudain nauséeux. La boule au ventre, il se releva prudemment.

Un pas en avant et sa semelle claqua dans le liquide pourpre qui noyait le sol de la pièce.

Où était-il ? Pourquoi il y avait tout ce sang ? Qu'est-ce qui s'était passé ici ?

Le grésillement de la lumière rougeoyante lui chatouilla les oreilles, donnant une ambiance peut rassurante. Il leva une main, frôla le mécanisme d'ouverture de la porte, tremblant.

Pourquoi se sentait-il aussi vulnérable, là ? Ce genre de situation, il devrait y être habitué, non ? Un peu de courage, bon sang !

D'un geste rapide, il se saisit de la barre et la tourna. Ses muscles se crispèrent sous l'effort et la pestilente odeur de la mort vint s'incruster dans ses narines. Et, alors que la porte s'ouvrait dans un râle de protestation qui lui perça les tympans, Luxus écarquilla les yeux. Il tituba en arrière jusqu'à toucher le mur, sa poitrine se soulevant dans un rythme saccadé.

« Bordel de … »

Morts.

Que des personnes mortes, entassées dans le couloir, gisant dans une marre de globules rouges.

Avec le peu d'assurance qu'il reprit, il s'avança en donnant dans un même temps un coup dans la lumière qui roula jusqu'à l'entrée. Les battements de son cœur pulsaient à ses oreilles. Tous ses sens étaient en éveils, sa vigilance au maximum. Son esprit tentait de raisonner, de trouver une explications raisonnable à tout ça, à toutes ces victimes mais rien ne venait. Il y avait juste cette petite voix, au fond de lui, qui lui intimait de quitter cet endroit au plus vite, qu'il risquait gros à s'éterniser dans les parages. Et puis, il y en avait une autre. Celle de l'instant protecteur.

Trouver Mirajane. Et vite.

Pas le temps de se poser des questions. Il ne pouvait pas se le permettre. Sans compter le fait qu'il savait parfaitement qu'il ne trouvait pas les réponses. Du moins, pas maintenant.

Il tâtonna ses poches à la recherche d'un objet bien précis qui sera source de lumière. D'ailleurs, pourquoi il n'y avait plus de fichue lumière, ici ? Il supposait que ça allait de pair avec tous ces cadavres.

Et, tandis qu'il trouvait enfin son briquet, un hurlement brisa le calme oppressant de la plate-forme.

À vrai dire, trouver d'où provenait ce son avait été plutôt simple, sans compter le fait que d'autres personnes s'y étaient précipitées sans perdre un instant semblerait-il au vu de leur souffle haché. Mais peut-être que c'était dû à l'intensité du moment. Ça n'avait pas d'importance. Le truc qui l'avait le plus frappé en arrivant avait été les expressions de terreur mêlé à celle du dégoût empreint sur les visages d'Erza et de Mirajane qui se tenaient à la porte, une torche improvisée en main. Elles semblaient sur le bord de vomir.

C'était donc intrigué que le militaire avait pénétré dans la salle, son cœur ne cessant pas un instant de tambouriner comme un malade. Plus, lorsqu'il jugea la situation : allongée par terre, appuyée sur ses coudes, les yeux emplis de peur à l'était pure et écarquillés, Kana tremblait. Une partie de son visage où des mèches brunes y étaient plaquées sous la sueur et le sang, des morceaux de chair y restaient collés, glissant lentement. Ses vêtements étaient abîmés, déchirés.

Un peu plus à côté d'elle, assise sur un corps, Jubia respirait bruyamment. Elle avait dans les mains une barre de fer où un fin fil noirâtre y coulait sinueusement, sur tout son long. Un éclat sauvage brillait dans ses prunelles mais il y avait aussi la présence d'une terreur sans pareille. À terre gisait, sous la jeune femme qui menaçait de craquer à tout instant, un garçon.

Un garçon aux cheveux roses.

Frappé sous la stupeur, Luxus perdit ses mots.

Son crâne avait été fracassé jusqu'à la rupture totale de l'os. De la chair s'était arrachée, laissant entrevoir l'intérieur de la boîte crânienne. Un liquide visqueux s'échappait des multiples perforations, allant glisser jusqu'à glisser vers ses semelles. La faible lumière des torches donnait un aspect bien plus cauchemardesque qu'on ne pourrait penser, tandis que la salle recouverte d'éclaboussures noires brillait sous le feu fougueux.

« Je l'ai … Tué … »

Ce fut Mirajane qui réagit la première face aux paroles de Jubia qui leva vers eux ses prunelles fatigués : elle semblait prête à virer dans la folie lorsqu'elle se mît à rire. Ses épaules tressautaient sous chaque onde.

« … Je l'ai frappé, encore et encore, sans m'arrêter, souffla-t-elle lorsque ses ricanements cessèrent. Il n'a pas hurlé … Il voulait juste … Juste... »

Sous son regard, sa compagne se mit à faire se relever Kana qui la remercia de manière inaudible avant de faire de même avec Jubia qui se laissa faire, incapable de détacher son regard de son défunt ami.

« Jubia ? Appela la brune en faisant un pas vers elle. Jubia, arrêtes. C'est fini maintenant. »

Ses mots surprirent Luxus, lui qui pensait que cette femme manquait de courage et d'ardeur quand à sa survie. Peut-être s'était-il trompé.

« Tu m'as sauvée. Tu as fais … Ce qui était juste. Je sais que c'est ignoble de le qualifier ainsi mais … Natsu a été notre sacrifice pour notre survie. »

Le temps sembla s'arrêter pour lui.

« Sacrifice ? Murmura-t-il inconsciemment.

- Tu as dis quelque chose ? »

Il jeta un coup d'œil derrière lui et vit Erza avec une expression perplexe.

« Non. Non, rien. »

C'était quoi, cette sensation au fond de lui ? Comme s'il effleurait quelque chose, un infime détail qui pourrait tout changer et expliquer cette monstrueuse épidémie. Elle refusait de le quitter.

Tout comme cette phrase qu'il avait lu.

« Savoir faire des sacrifices, c'est important. »

Était-ce un conseil ? Un indice ? Une remarque ?

Après quelques minutes, il remarqua que le silence était de nouveau là. Un silence accompagné de ce petit bruit, vous savez, celui d'une sorte d'engrenage ou … Ou des aiguilles d'une montre.

« Vous avez entendu ? Souffla Luxus.

- Entendu quoi ? S'étonna Mirajane. De quoi tu parles ? »

À nouveau, il laissa place au silence afin d'entendre ce son. Il l'avait déjà entendu auparavant, il en était sûr. »

« Ça ! »

Avant que ça recommence une nouvelle fois, des bruits de pas se mirent à raisonner dans les couloirs. C'était une course effrénée. Ou du moins, des courses. Une voix familière s'éleva.

Celle du vieux.

« Aux survivants ! Quittez les lieux immédiatement ! »

L'adrénaline commença à bouillir dans les veines du soldat qui sortit de la pièce, à la recherche de Makarof.

Il se souvenait maintenant.

Ce bruit.

Ce « tic tac ».

Une bombe se trouvait à l'intérieur.


« Comment il se porte ? »

Nettoyant minutieusement ses ustensiles de chirurgie, Gajil regarda l'homme allongé sur la table ou, du moins, il vérifiait si sa poitrine continuait de se soulever sous sa respiration.

« Il s'est stabilisé. »

La nouvelle sembla soulager la jeune femme qui fixa le militaire endormi.

« On a besoin d'informations, c'est ça ? »

Elle acquiesça

« Tu penses vraiment qu'il en détient ? Qui sait, c'est peut-être un déserteur.

- Avec tout le matériel dont il avait à disposition ? Fit Reby en désignant les sacs qu'ils avaient pu récupérer du menton.

- Les apparences peuvent être trompeuses. Il faut qu'on soit sur nos gardes avec ce genre d'énergumène.

- Je sais, oui. Mais il n'a pas l'air très dangereux.

- On en sait rien. Je te rappelle qu'on l'a trouvé inerte sur la plage avec ton amie. »

Elle soupira et partit vers une des fenêtres du petit logis pittoresque. Elle souleva un peu le rideau de tissu et plissa ses yeux sous le rayon de soleil.

Avec cette simple lumière, on pouvait voir les grains de poussière voler en toute liberté.

« Comment sont les rues ?

- Peu fréquentées à première vue.

- Tant mieux. On a besoin de ravitaillement.

- C'est mon tour, non ? »

Gajil hocha la tête.

« Prends des choses simples à transporter. Il faut qu'on change de place sinon les maraudeurs font finir par nous flairer. »

Elle approuva et s'empara d'un sac vide posé sur le canapé troué. Elle prit une arme posée sur la commode, près de la porte d'entrée fermée soigneusement. Elle vit glisser les verrous avec facilité et se stoppa lorsqu'il se saisit de son poignet.

Le geste pouvait paraître un peu trop brusque et spontané mais elle avait appris à en reconnaître la douceur qui s'en écoulait avec le temps.

« Oui ? »

Il soupira, son visage crispé sous une certaine inquiétude. Finalement, il sourit.

« Fais attention. »

Sourire qu'elle lui rendit.

« Bien sûr. »

Il la lâcha après un regard qui valait mille paroles et referma derrière elle, ne négligeant aucune sécurité. Il ferma les yeux, inspira les quelques fragrances qui flottaient encore dans l'air pour se donner du courage. Ça, c'était avant qu'il entende le cran d'une arme être retiré.

Lorsqu'il se retourna, une arme était braquée sur lui.

« Et merde … »