Hello !

Comme promis on accélère un peu. Et ca tombe bien, parce qu'on est de retour dans l'action et que... ben ca sent le cliff xD

o.O.o

aerinechan : No souci ! Et oui, on avance gentiment... encore une fic en 28 chapitres tiens :p Hmm mais ce n'était pas évident, l'astuce aurait pu être réalisée par quelqu'un d'autre (Ryo, Yamato...) et je vous ai servi tout chaud l'explication qui... n'était pas la bonne, pour que votre cerveau réfléchisse pas trop xD Ah, j'aime bien traiter des sujets différents dans mes fics... Ran qui apprend qui est Conan, je l'ai dja traité 1 ou 2 fois, il fallait que je change de victime ^^ Pour l'apparition de Shinichi beeeeen... On verra ; ) Ok, c'est noté pour les erreurs, il me semblait avoir relu tout ça pourtant... Je manque un peu de temps en ce moment, c'est aussi pour ca que j'accélère le rythme de parution, donc désolée d'avance, je ne garantis pas une meilleure relecture pour la suite^^;;;


Chapitre 21 : Incendie


Le garçon se dirigea vers la cafétéria de l'hôpital dans l'espoir d'y trouver les filles et peut-être même Kogoro mais c'est finalement Kazuha qui le repéra lorsqu'il traversait le hall principal.

« - Hé, Conan-kun, par ici ! » l'appela-t-elle en lui faisant signe, l'invitant à les rejoindre, elle, Ran et l'homme moustachu.

Agacé d'être devenu le centre de l'attention dans une salle remplie d'inconnus - et donc de personnes peu dignes de confiance, le petit détective courut rapidement dans sa direction.

« - Tu étais avec Heiji ? Je peux enfin y aller ?

- Oui, tu peux y aller, il est dans la chambre 1810.

- C'est amusant, à prononcer, on dirait 'Hattori' si on enlève le premier "1"! " rit la jeune fille d'une voix un peu trop forte au gout de l'enfant à lunettes qui jeta un regard suspicieux autour de lui pour être sûr que personne ne les fixait trop. "J'y vais alors, à plus tard Ran-chan !

- Ok ! Ah, qui c'est..." se demanda la fille aux cheveux longs quand elle sentit que son téléphone vibrait dans son sac.

« - Ah, Sonoko ?

- Ran, tu vas bien ? Kudô-kun m'a appelée hier soir, il disait qu'il n'arrivait pas à te joindre alors quand j'ai vu que tu n'étais pas à l'école ce matin, je me suis inquiétée... "

"Ma faute, désolé..." se dit Conan avec une petite grimace d'embarras quand il reconnut Sonoko de l'autre côté de la ligne, devinant, au ton de sa voix, qu'elle s'était probablement inquiétée pour sa meilleure amie la nuit précédente.

"- Je vais bien, ne t'inquiète pas. Je t'expliquerai, c'est un peu compliqué... » admit Ran avec un coup d'œil à son père, se souvenant de la conversation qu'ils venaient d'avoir, comme quoi ils auraient besoin d'une protection pendant un certain temps et espérant que ce « certain » ne se transformerait pas en mois... "Tu peux prévenir le lycée ? Mon père appellera plus tard..."

L'attention de l'enfant aux yeux azurs, jusqu'à présent concentrée sur Ran, fut attirée par l'un des hommes du hall qui était en train de se lever, jetant un regard ici et là, une main dans sa veste, veste qui avait une sorte de bosse sous l'aisselle, tout comme...

"Une arme?! " se demanda Conan avec des yeux étonnés.

Comme Kogoro et Ran ne le regardaient pas, sentant que cet homme ne préparait rien de bon, le petit détective se faufila derrière lui, préparant sa montre juste au cas où.

Après quelques virages, ils finirent dans un couloir avec de nombreuses portes, probablement des chambres de patients, et l'homme choisit finalement une porte à moitié ouverte et rentra dans la pièce. Le gamin s'approcha aussi près que possible et vit celui qu'il suivait. L'homme avait désormais une arme avec un silencieux dans la main, confirmant sa théorie quant à ce qu'était le renflement de sa veste. Il le vit ouvrir un des robinets de gaz médical et eut juste assez de temps pour se réfugier dans la pièce la plus proche quand l'homme fit un pas arrière et tira une balle silencieuse vers la vanne qu'il venait d'actionner.

Si le petit détective avait encore des doutes sur les intentions de l'homme, cela devint évident quand il brisa une alarme-incendie aux abords de la salle qu'il venait de quitter.

"Qu'est-ce que..." jura-t-il intérieurement même s'il se rendait bien compte de ce qui se passait. Lorsque vous recherchiez une personne dans un hôpital, évacuer tout le monde avec une fausse alarme d'incendie était un très bon moyen de le retrouver. «Qui sont ces gars-là...Ils sont là pour nous ? "

La réponse ne fut pas longue à venir car deux hommes arrivèrent pour rejoindre le premier.

" - Vous les avez trouvés ?

- Oui, Mouri et ses gosses sont dans le hall principal, quel idiot... Hattori devrait être chambre 1810, une fille avec Mouri le criait presque...

- Bien joué » fit le troisième homme, félicitant le premier. L'homme était d'âge moyen, brun et de taille moyenne mais ses yeux durs annonçaient qu'il était probablement leur patron, Conan put le confirmer quand il le vit sortir un talkie-walkie pour communiquer avec d'autres hommes. « Equipe B, filez chambre 1810. L'équipe C, restez en stand by à l'extérieur, une des cibles est proche de la sortie alors soyez prudent, vous savez quoi faire si vous la voyez... OK, allons-y !" ordonna-t-il après avoir coupé son talkie-walkie.

Le garçon à lunettes se figea en entendant ces ordres, les regardant à peine s'éloigner. Son côté paranoïaque lui avait murmuré que ces hommes auraient pu appartenir au groupe d'Hikari ou à l'Organisation et seraient venus pour lui, Hattori et Kogoro, mais de se rendre compte qu'il avait eu raison n'avait rien de rassurant... Ran, Kogoro-san, Hattori et Kazuha étaient en danger, mais que pouvaient-ils faire contre trois équipes lourdement armées... ?

Tentant d'écarter ses pensées pessimistes, l'enfant se concentra sur sa tâche la plus urgente, les avertir.

S'enfonçant un peu plus dans la chambre, il sortit son téléphone.

«- Ran ! Dis à Kogoro-jisan qu'il faut rester à l'intérieur, c'est une fausse alarme, c'est sont les gens qui en ont après nous qui ont organisé ça, ils nous attendent à l'extérieur !

- Conan-kun ? Comment sais-tu...

- Je le sais, c'est tout ! Essayez de rejoindre l'escalier de secours est et avertissez Hat..."

Sentant une main sur son épaule, le petit détective sursauta et laissa son téléphone tomber sur le sol.

"- Et bien, on a des ennuis, jeune homme... " sourit l'homme, un homme avec les mêmes vêtements que les trois autres qu'il avait vus.

« - Ah oui? » essaya-t-il avec son plus convainquant visage d'enfant innocent.

«- Oh oui... »

Et la dernière chose dont il se souvint fut un coup de poing heurtant sa tempe.

o.O.o

« - Heiji! » appela Kazuha d'une voix forte en ouvrant violemment la porte de la chambre 1810.

"- ... Oui? » répondit l'Osakien dès que son corps lui autorisa après avoir été si brutalement tiré de ses rêveries avec une telle entrée de son amie d'enfance.

« - Je vais avoir droit à des explications maintenant ? Hikari-san en a vraiment après toi et Kogoro-san ? C'est ce qu'a dit Ran-chan, mais...

- C'est ça " confirma-t-il en se retournant pour lui faire face, toujours assis sur son lit.

"- Mais c'est un médecin, les médecins sauvent des vies !" insista la fille à queue de cheval, toujours incapable d'imaginer qu'une femme au regard aussi bon puisse être un meurtrier de sang froid.

« - Il y a certains types de criminels qui semblent ne pas pouvoir faire de mal à une mouche. Et ce sont souvent les pires... » expliqua le brun avec un soupir alors qu'il se levait. "Nee-chan n'a pas été blessée mais c'était un miracle : dès que ce docteur n'aurait plus eu besoin d'elle, elle l'aurait tuée sans hésiter... On aurait connu le même sort si elle nous avait trouvé quand nous étions perdus dans ce blizzard pendant l'affaire du chalet... "

Kazuha mit sa main devant sa bouche, horrifiée à l'idée que son amie soit passée si près de l'irréparable. Mais aussi par le choc de se rendre compte qu'elle n'aurait pas hésité à faire confiance à cette femme pendant leur voyage à la montagne, alors qu'elle était le cerveau de ces meurtres horribles.

"- Allé, la bonne nouvelle c'est qu'on va sécher les cours, je vais pas me plaindre !" fit Heiji, tentant de plaisanter pour chasser cette expression déprimé du visage de la jeune fille.

"- C'est vrai..." accepta-t-elle avec un petit sourire.

Voyant qu'elle allait mieux, l'Osakien se baissa pour attraper son sac avant de finalement changer d'avis et de se retourner pour faire face à la jeune fille.

«- Kazuha... » a-t-il commencé, avec un visage grave.

« - Hai ?

- Si jamais je commence à agir bizarrement, assomme-moi avec ton Aikido.

- Qu'est-ce que tu racontes encore comme idioties, ahou ? " gloussa la fille d'Osaka avant de croiser le regard sérieux de son ami.

« - S'il te plaît » insista le détective de l'Ouest en lui saisissant les épaules, son regard toujours dans le sien.

"- Euh ok..." accepta-t-elle finalement avec un hochement de tête en essayant de cacher la rougeur de son visage, étant si proche du détective à la peau foncée.

« - Merci, t'es la meilleure ! » sourit-il en la relâchant.

Ce sourire disparut quand il entendit l'alarme incendie et ils se regardèrent, un peu surpris, et se demandant quelle conduite il valait mieux tenir.

« - Nous devrions sortir, ça peut être dangereux... » proposa finalement Kazuha, sentant que c'était peu sage de rester dans la chambre quand il pouvait y avoir un incendie qui faisait rage juste sous leurs pieds.

« - Mais c'est aussi dangereux pour nous de sortir... » fit remarquer l'Osakien avec un froncement de sourcils, sachant qu'ils seraient des cibles ambulantes si des ennemis les attendaient dehors. « J'appelle Jodie-han. »

La fille aux yeux verts le regarda composer le numéro de l'agent du FBI et échanger quelques mots avec elle.

" - Apparemment, l'alarme a été déclenchée près du hall principal..." expliqua Heiji après avoir raccroché. " Vu que c'est assez loin, elle nous conseille de rester ici un peu plus longtemps, histoire de voir ce qu'il s'est passé... On va attendre un peu du coup, ok ? "

La jeune fille hocha la tête, un peu effrayée mais réconfortée par l'assurance de son ami. Il savait ce qu'il faisait, ça, elle en était sure.

En tout cas, elle l'espérait, parce que ce visage que fit l'adolescent aux yeux verts après qu'un bruit métallique ait résonné dans le couloir n'était guère rassurant quant à son contrôle de la situation.

" - Merde..." jura-t-il à voix basse quand il vit de la fumée s'échapper du couloir avant de se précipiter pour ouvrir la fenêtre. "Viens, on doit se cacher! "

Saisissant le bras de son amie d'enfance, il l'obligea à aller sous le lit et se pressa à côté d'elle pour qu'ils puissent s'y cacher tous les deux.

"- Mais nous devons sortir, cette fumée, c'est l'incendie " murmura la jeune fille avec une pointe de panique dans la voix.

" - Si seulement... Chut maintenant ! " ordonna-t-il en la prenant contre lui, mettant sa main sur sa bouche quand il vit qu'elle allait répliquer.

C'est quand une paire de pieds apparut à la porte que le tanné remarqua avec irritation que son sac était toujours au le milieu de la pièce, mais il était clairement trop tard, il ne pouvait plus que serrer les doigts et espérer que leur adversaire ne le remarque pas ou n'en déduise pas qu'ils étaient tout près.

« - Tu pense qu'il est déjà sorti ? » entendit le détective de l'Ouest quand une deuxième paire de chaussures apparut.

" - Mais nous n'avons pas croisé cette fille je l'ai vue dans le hall... Et regarde ce sac, c'est probablement le sien, il ne devrait pas être loin ! "

Les deux hommes se turent à sa remarque et l'un d'eux commença à se déplacer lentement dans la pièce. Heiji sentit que la fille contre lui tremblait de peur quand l'homme fit le tour du lit, mais heureusement pour eux, elle réussit à s'empêcher d'émettre le moindre bruit.

Voyant que l'un des tueurs était maintenant de l'autre côté du lit, du côté où lui était, l'Osakien hésita un instant à l'attaquer mais son adversaire ne lui laissa pas le choix : par la position de ses pieds, il allait s'accroupir pour regarder sous le lit.

Le tanné relâcha Kazuha et se tourna lentement sur lui-même pour cueillir le visage d'homme avec un coup de pied avant de se jeter hors de sa cachette pour l'attaquer.

L'homme, un peu étourdi après ce coup, était maintenant sur son arrière train et avait lâché son arme, au soulagement de l'adolescent aux yeux verts.

Mais ce combat était loin d'être terminé, il le comprit avec un grognement lorsque l'homme envoya son pied dans sa poitrine, lui coupant le souffle alors qu'un éclair de douleur pure traversait son côté blessé. Mais Heiji n'allait pas se laisser faire, pas avec Kazuha juste là, il devait gagner, alors il força son corps à se déplacer de nouveau et rabattit comme il le put un plateau métallique qui était sur sa table de chevet, tout juste à sa portée, contre la tête de l'homme. Cela sembla assez efficace étant donné que sa tête partit vers l'arrière, le laissant à moitié sonné.

Mais, de l'autre côté, son partenaire, voyant que l'adolescent commençait à avoir l'avantage, avait maintenant saisi son arme, la fille à la queue de cheval put le voir d'où elle était, et cela voulait dire qu'il allait faire du mal à Heiji, quelque chose qu'elle ne laisserait jamais se produire, pas sous ses yeux.

« - Arrêtez ça ! » ordonna-t-elle en roulant pour sortir du lit et se jeter vers l'homme.

Son adversaire la regarda avec incrédulité, hésitant une seconde, mais pas vraiment longtemps, pas avec une fille folle furieuse se précipitant vers lui avec un grognement menaçant.

Après un dernier coup dans le visage de son ennemi, le détective tourna la tête vers l'entrée, voyant à peine la tête de Kazuha et celle du second homme, le lit lui cachant une bonne partie de la scène étant donné qu'il était au sol. Mais il voyait ce pistolet, cette arme malsaine pointée sur la jeune fille qu'il aimait.

«-KAZUHA! » s'écria l'Osakien quand il entendit le coup de feu.