Trop d'Amour Te Tuera
21 – Le rituel, partie 1
Ils se retrouvèrent quelques secondes plus tard devant une caverne. L'entrée était ombragée par un gros bosquet d'arbres. Ils sortirent leurs baguettes mais avant qu'ils puissent entrer, Lorena saisit le bras de Severus.
"Cet endroit a déjà connu la magie," déclara-t-elle. "De la magie très ancienne, très puissante."
Il la regarda. "Comment le savez-vous ?" Peut-être avait-elle pêché cette idée dans son esprit.
"C'est juste que je le sais. Je peux le sentir. Magie élémentale."
Il était assez surpris. "Oui, la magie élémentale. Le Professeur Dumbledore m'a dit que cet endroit a pu être utilisé pour des rituels en des temps très anciens, quand il pouvait encore être accessible à pied."
"Il y a quelque chose de très puissant ici. Mais il n'a pas été utilisé depuis longtemps. Comment c'est aux alentours ?"
Parfois, Severus avait tendance à oublier qu'elle était aveugle. "Il y a un bout de forêt devant l'entrée. Nous ne sommes pas situés exactement au sommet d'une colline, plus à mi-pente. L'entrée se trouve sous l'ombre d'un bosquet d'arbres. Entrons dans la caverne et voyons un peu ce que nous avons là." Il lui prit la main et ils entrèrent tous les deux dans les lieux.
La clarté du jour qui filtrait de l'extérieur conférait une douce lumière à l'intérieur. Severus remarqua que le sol était étrangement plat. Il en conclut qu'en effet, la caverne avait dû être utilisée par des humains auparavant. Il sortit la malle de sa poche, la posa à terre et lui rendit sa taille normale.
Ils profitèrent de la lumière du jour pour installer tout ce qui leur était nécessaire. Le matelas, réduit pour entrer dans la malle, retrouva sa taille normale. Puis Severus dessina le pentagramme sur le sol, fixant les limites sacrées autour du matelas qu'il avait déjà installé. Il invoqua un petit coussin afin que la tête de la jeune fille puisse reposer confortablement pendant tout le rituel.
Lorena avait apporté le livre contenant une description exhaustive du rituel. Elle lisait les étapes à suivre avec sa baguette, les vérifiant avec Severus, afin qu'aucun détail ne soit laissé de côté. Le Maître des Potions la regardait faire, amusé. Elle avait le même air que lorsqu'elle préparait une potion durant son cours, suivant les étapes précises de la préparation. Elle était consciencieuse. Pas étonnant qu'elle avait décroché d'excellentes notes en Potions à ses BUSEs.
Il posa les quatre petits chaudrons dans la direction des quatre points cardinaux, direction donnée par la baguette de Lorena et le sort qu'elle lui avait appris pour obtenir l'orientation. Il les remplit avec les plantes requises, qui brûleraient lentement dans un mélange d'huiles pendant le rituel. Lorena alluma le feu sous chaque chaudron. Comme ils étaient supposés brûler toute la nuit, ils étaient très doux mais suffisamment forts pour pouvoir donner une lueur chaleureuse dans toute la caverne. Une odeur de plantes se répandit bientôt dans la caverne et ils tombèrent tous les deux d'accord que les quatre plantes brûlant séparément mais au même endroit, donnait une odeur finale indescriptible mais très agréable.
Bientôt le crépuscule tomba. Tout était en place. Ils devaient se préparer. Severus prit le calice prévu pour contenir la potion exigée pour le rituel, une potion connue dans le livre sous le vocable d'Elixir. Il avait été facile et rapide à préparer et Severus l'avait fait à l'avance. Cependant, il manquait un ingrédient, lequel serait ajouté plus tard. Il versa l'Elixir dans le calice à partir d'une fiole qu'il avait rangée dans la malle. Il posa le calice près du matelas. A côté, il disposa aussi un petit tas de feuilles de noisetier fraîches. Pour recueillir le dernier ingrédient manquant.
Puis le soleil se coucha et Severus prit la main de Lorena dans la sienne. "La veille de Lughnasadh vient tout juste de commencer. Le soleil est couché." Il s'arrêta. "Lorena, est-ce que vous y consentez toujours ? Avec moi ?" Il n'avait pas eu de femme depuis longtemps. Se connaissant lui-même – à la fois en termes de morphologie et de manières au lit – il n'était pas certain qu'une vierge pourrait supporter et son sexe, et son désir… Il pouvait lui faire mal. A bien y réfléchir, cela ne pouvait pas être pire que ce que Voldemort avait en réserve pour elle.
Elle ne pouvait pas le voir physiquement mais ses yeux gris pâles et vides semblaient fouiller son propre regard. "Oui." Le ton qu'elle y mettait était sérieux, et cependant sensuel, comme une jeune mariée donnant son consentement, anticipant les délices qui l'attendaient dans la chambre nuptiale. Ses yeux brillaient. Ce qui envoya des frissons le long de l'épine dorsale de Severus.
Elle avait dû percevoir quelque chose de lui cependant. "Et vous, Severus ? Est-ce que vous le voulez aussi ?"
Son regard sombre perça le sien avec des yeux aussi brûlants, même s'il savait qu'elle ne pouvait pas le voir. Il la regarda, de la tête aux pieds. Elle était vierge, elle était belle. Elle était on ne peut plus consentante. Comment pouvait-il dire non ? Aucun Serpentard, disposant de toutes ses facultés, n'aurait dit 'non'.
Ce n'était cependant pas là une union ordinaire. Severus était conscient qu'il risquait sa vie en prenant la fille que le Seigneur des Ténèbres avait l'intention de prendre pour lui-même. Il savait comment la vie de la jeune fille se terminerait. Il ne pouvait pas imaginer une seule seconde ce qu'elle souffrirait – tout en étant bien conscient que le Seigneur des Ténèbres lui demanderait sûrement d'en être témoin. Il ne pouvait pas laisser les événements se terminer ainsi. Il ne le pouvait simplement pas.
Des profondeurs les plus ténébreuses de son âme, Severus sentit quelque chose lutter pour frayer son chemin vers la surface. Une faible lumière. Il ne savait pas comment l'appeler – compassion, empathie, amour ? Il ne savait pas. Mais il était sûr d'une chose. Il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour éviter à la jeune fille le plus terrible destin qui pouvait s'abattre sur une jeune sorcière vierge.
"Oui, j'y consens. Je le veux aussi, Lorena. Vraiment," répondit-il d'une voix basse, douce comme une caresse, et cependant sérieuse.
Il pouvait sentir qu'elle lui prenait la main dans la sienne. Un petit sourire recourba les lèvres de la jeune fille. Sans doute pouvait-elle percevoir les choses par le contact physique. Mais Severus s'en moquait. "Alors, préparons-nous," murmura-t-il.
Il la mena vers la malle où ils enlevèrent leurs vêtements. Il était habillé de son habituelle tenue noire. Il enleva le tout et mit sur son corps nu la robe de professeur, noire et flottante, qu'il portait en classe. Il avait estimé qu'elle convenait le mieux à sa véritable personnalité. Il n'était pas un Mangemort. Il n'était pas là pour s'amuser avec une jeune vierge, comme le faisaient parfois les Mangemorts lorsqu'ils attrapaient une jeune fille moldue. Non. Il se sentait plus comme un enseignant, un initiateur en quelque sorte. De toutes façons, il se sentait plus en accord avec son personnage de Poudlard, qu'avec son attitude d'adepte du Seigneur des Ténèbres.
Lorena avait enlevé son manteau et sa robe verte qu'elle rangea dans la malle, avec les vêtements de Severus. Elle garda seulement la chemise blanche qu'elle avait enfilée dessous, qui était ouverte devant. Elle ne portait pas de sous-vêtements du tout mais parvint à rester couverte. Il le verrait bientôt de toutes façons. Elle posa une main entre ses seins et sentit sous ses doigts le médaillon des Rogue pendre sous son vêtement. Un petit sourire de satisfaction lui recourba les lèvres.
Severus aussi était nu sous sa robe de professeur et à l'instar de Lorena, il préféra garder sa robe noire fermée sur sa nudité – bien qu'il fût conscient qu'il était impossible pour la jeune fille de le voir. Tant mieux si elle ne pouvait le voir. Elle aurait pu fuir. Son sexe était énorme maintenant, palpitant de désir et de convoitise. Il devait reconnaître qu'il avait faim d'elle.
Les feux des quatre chaudrons donnaient désormais une lumière tamisée, à la fois intime mais suffisante pour lui la voir. Il lui prit la main dans la sienne et la mena devant le matelas. Il prit le calice dans ses mains. Il le lui donna pour qu'elle puisse en boire un peu. "Prenez une gorgée. Seulement une gorgée." Elle obéit. Il prit aussi une gorge de l'Elixir après qu'elle lui eût rendu le calice. Il reposa le calice près du matelas, à portée de main pour un usage ultérieur. L'Elixir faisait partie du rituel et était supposé accroître leur réceptivité à l'un l'autre. Enfin, Severus n'avait rien dit à la jeune femme mais il soupçonnait que c'était là une sorte d'aphrodisiaque.
Ils s'embrassèrent, goûtant l'Elixir encore une fois sur la langue et les lèvres de l'un l'autre. C'était bon, si bon… même encore meilleur sur leurs bouches.
Une fois qu'ils en eurent fini avec l'Elixir, Lorena s'allongea, attentive à rester couverte tout le temps. Elle était couchée, ses jambes par terre, collées l'une à l'autre. Elle avait un peu peur, anxieuse néanmoins. Il s'agenouilla près d'elle et lui rendit sa baguette, pour qu'elle la tienne de la main gauche, puis lui tendit la sienne, qu'elle prit dans la main droite. Elle croisa les bras sur la poitrine, comme une déesse égyptienne. Elle était belle.
Le rituel venait de commencer.
D'après l'expression de son visage, Severus pouvait dire qu'elle avait de l'appréhension quant à ce qui allait se passer dans les prochaines minutes. Il la trouva courageuse cependant, car elle faisait de son mieux pour ne pas montrer son anxiété, d'une manière véritablement Serpentarde. Elle a de bonnes raisons d'avoir peur, pensa-t-il. Une fois qu'elle aura goûté comment je suis monté… Avec un peu de chance, l'Elixir l'aiderait à passer cette épreuve.
Lorena attendit un moment sur le matelas avant de sentir Severus s'installer sur elle à califourchon. Il lui prit les mains doucement dans les siennes, les leva de la poitrine où elles étaient installées pour les reposer au-delà de la tête, les poignets touchant le sol. Les deux baguettes devaient se croiser, ébène contre ébène. Il se demanda pendant une seconde ou deux si le fait que leurs baguettes avaient un bois et un cœur identiques, améliorerait la magie ou bien l'annulerait. Il choisit de croire à la première hypothèse. "Nous devons les garder en contact l'une avec l'autre de cette manière pendant tout le rituel, Lorena." Elle lui sourit seulement en signe d'accord. L'Elixir était déjà à l'oeuvre dans son métabolisme. Elle ne pouvait pas le voir mais elle le percevait comme si elle le voyait, même dans le noir.
Severus changea de position. Lorena se sentit vraiment angoissée maintenant. Elle avait perçu son sa chaude protubérance sur son ventre lorsqu'il s'était installé sur elle à califourchon. Ca paraissait lourd, ça ne pouvait vouloir dire qu'une seule chose : c'était gros. Elle ravala sa salive discrètement. Le moment crucial approchait rapidement. Heureusement, l'Elixir qu'elle venait de boire, inhibait lentement toute anxiété. Elle commença à se sentir euphorique. Calmement euphorique mais euphorique quand même.
Il n'était plus à califourchon sur elle. Mais elle pouvait sentir sa présence toute proche. Deux mains lui prirent bientôt les chevilles et lui écartèrent les jambes délicatement. Puis les deux mains remontèrent le long de ses mollets, ses genoux, ses cuisses, pour écarter ses jambes encore plus. Elle ferma les yeux en appréciation. Ses mains n'étaient pas chaudes – elles étaient brûlantes. Très certainement l'Elixir, encore.
De son côté, Severus commençait à se sentir euphorique aussi. Il était dur. Comme de la pierre. Il était conscient que c'était probablement dû à l'Elixir, combiné à son propre désir d'elle qui serait bientôt soulagé, et le fait qu'il n'avait pas eu de femme depuis fort longtemps. L'Elixir était certainement conçu pour accroître le désir mais à l'instar de Lorena, il se sentait euphorique, étrangement, calmement euphorique. L'Elixir, bien que simple à fabriquer, semblait associer le pouvoir d'un aphrodisiaque et les effets d'une potion de relaxation.
Mais ce n'était pas là l'unique raison. Il avait ouvert la chemise blanche qu'elle portait, tirant sur le ruban tout en haut. Il en resta abasourdi. Elle était là, couchée, nue, belle. Il admira la vue, totalement ravi par sa beauté, bien plus qu'il ne l'aurait concédé de prime abord. Bien sûr, il avait soupçonné qu'elle était bien faite sous ses vêtements, lorsqu'il la tenait serrée tout contre lui. Mais à ce point…
Sa peau était douce et chaude. Elle frissonna sous son toucher. Severus sentit sa propre chair d'homme palpiter sous sa robe. Mais il avait suffisamment de maîtrise de soi pour ne pas se précipiter. Il voulait prendre son temps, afin qu'elle puisse avoir du bon temps elle aussi – et ne pas avoir trop mal, bien qu'il sût que ce serait inévitable. Ses mains étaient maintenant posées sur les cuisses de la jeune fille. Si longtemps qu'il n'avait eu de femme mais il s'était promis d'être attentive et doux avec elle, autant que possible. Quant à lui faire mal, eh bien… il ne pouvait rien garantir en ce sens.
Severus ouvrit sa propre robe afin que son corps puisse être en contact total avec celui de Lorena. Il se coucha presque sur elle, une jambe entre les cuisses de la jeune fille, sa bouche prenant la sienne, tandis que sa main trouva le sexe de sa partenaire, qu'il commença à caresser. Il sentit qu'elle frissonnait et gémissait dans le baiser, en réponse à sa caresse. Il intensifia et le baiser, et la caresse. Il continua ainsi pendant de longues minutes, ses doigts experts la touchant délicatement. Il pouvait sentir qu'elle était bien vierge. Elle gémit. Lorsqu'elle fut mouillée et prête pour l'acte, il s'arrêta et dirigea son attention ailleurs sur le corps de Lorena.
Severus prit l'un des seins de la jeune fille dans sa main, tandis que sa langue dessinait des chemins de feu sur l'autre. Elle haleta, tant la caresse lui coupa le souffle. Ce qui était frustrant pour Lorena, était qu'elle devait garder les bras au-delà de la tête, sur le sol, leurs baguettes croisées, alors qu'elle mourait d'envie de le toucher. Mais c'était une part du rituel – une part essentielle.
Severus continua à lui embrasser les mamelons, le ventre, pour arriver au sexe de la jeune fille. Sa langue poursuivit l'œuvre entreprise par ses doigts avant. Lorena sentit qu'elle allait passer par-dessus bord. Elle ne pouvait pas bouger mais elle pouvait gémir. Elle ne se gênait pas d'ailleurs. Ce fut d'abord un souffle, puis un murmure, pour finir dans un cri puissant. Sa respiration était rapide aussi, sous le coup des sensations qu'il lui donnait. Le rituel ne donnait aucune indication sur comment le couple devait procéder pour s'exciter mutuellement. La seule indication en ce sens concernait la position pendant l'accouplement.
"Oh, Severus…" fit-elle d'une voix rauque. Elle ne pouvait en dire plus. Il arrêta sa caresse audacieuse. Il revint aux lèvres de la jeune fille qu'il prit dans un baiser ardent, étouffant ses gémissements avant même qu'ils puissent atteindre sa bouche.
"Je vais te prendre, Lorena," fit-il gentiment. Je ne peux plus me retenir maintenant.
"Oh, s'il te plaît… Severus… s'il te plaît…" dit-elle avec douceur. Il était sur le point de lui demander son consentement pour la dernière fois mais la supplique dans la voix de la jeune fille l'en dissuada. Il demeura seulement silencieux. Il se glissa entre les jambes de Lorena qui s'étaient encore plus écartées pendant sa caresse précédente, comme pour l'accueillir. Il était à présent complètement couché sur son corps. Comme l'exigeait le rituel, il prit les poignets de Lorena dans ses mains, ainsi ils pouvaient serrer les deux baguettes ensemble.
Elle écarta les jambes encore plus pour l'accueillir. Pour une vierge, elle était plutôt enthousiaste. Il pensa même qu'elle n'était pas si timide que ça. Eh bien, avec son sexe énorme, il valait mieux pour elle. Mais là encore, l'atmosphère particulière et l'Elixir étaient à l'oeuvre. Il avait aussi senti qu'elle le désirait d'une façon ou d'une autre, lorsqu'ils s'embrassaient et s'étreignaient auparavant.
Severus l'embrassa encore, sa langue fouillant la bouche de la jeune fille, jouant à un jeu sensuel avec la sienne. Lorena sentait bien qu'elle perdait pied avec la réalité en général. Seul l'homme installé sur elle, la relation entre eux sur le point de s'approfondir, et le rituel, importaient.
"Prends-moi, Severus, prends-moi…" l'entendit-il murmurer entre deux baisers.
Son sexe se trouvait à l'entrée du sien. Severus assure sa position car il devrait la pénétrer rapidement et d'une seule poussée définitive. Il ne pouvait pas lui lâcher les poignets pour se guider à l'intérieur d'elle. Elle pouvait sentir la chaleur et la dureté de son sexe entre ses cuisses. "Je vais te prendre maintenant, Lorena," fit-il doucement. Il s'était couché sur elle, ouvrant sa robe, afin que tout son corps soit en contact avec le sien. Il était à présent dur comme la pierre et une fois de plus, il bénit la cécité de la jeune fille qui ne l'avait pas vu nu. Il était bien membré, son sexe pointant en avant comme une baguette magique. Une baguette très épaisse. Une baguette conçue pour le plaisir.
Severus s'assura qu'il avait une prise ferme sur les poignets de Lorena. Il ignorait quelle pourrait être la réaction de la jeune fille lorsqu'il la déflorerait. Elle était mouillée, grâce à ses attentions, mais quand même. "Ca va te faire un peu mal mais après ça… tout ira bien."
"Je sais que tu ne me feras pas de mal, Severus," dit-elle. "J'ai confiance en toi."
Je ne te ferai pas de mal mais ma bite, si. "Je serai doux, je ferai attention." Il savait que ce ne serait pas le cas. Il savait que ça lui ferait mal mais en même temps, plus elle saignerait, le mieux ce serait pour le rituel.
Severus l'embrassa encore, ses lèvres descendant le long du cou de Lorena pour encore plus l'exciter. Elle aimait quand il l'embrassait là. Il la sentit frissonner et gémir sous la caresse. Sans avertissement, il poussa en elle à cette seconde précise. Son sexe rencontra une résistance. L'hymen de la jeune fille se rompit sous l'assaut impitoyablement déchirant.
Un hurlement puissant emplit la caverne lorsque Severus se glissa dans l'étroit fourreau du vagin de la jeune fille, avec force certes mais aussi doucement que possible. Le corps de Lorena s'arc-bouta sous le sien, dans une tentative pour se dégager du sien sous le coup de la douleur. Il avait eu raison d'agripper fermement les mains de sa partenaire. Mais pas une seule seconde les deux baguettes ne furent séparées.
Severus lui embrassa les joues, la bouche, les yeux. Il sentait ses larmes sous ses propres lèvres et comme il ne pouvait essuyer les larmes de la jeune fille de ses mains, il le fit avec ses baisers. Ses larmes avaient un goût salé qu'il apprécia – de manière inattendue. Il pouvait l'entendre respirer fort sous lui, à cause de la douleur. Il resta immobile en elle. Il perçut qu'elle se calmait au bout de quelques minutes.
Lorena ne dit pas un mot, pas même ne laissa-t-elle échapper une plainte ou un sanglot, contre sa manière de la déflorer quelque peu brutale. Il n'y avait eu que ce hurlement et les larmes, issus de la déchirante souffrance de son ventre. Il la réconforta avec des mots doux, sa voix profonde et soyeuse plus consolante que jamais. Elle se calma et il leva la tête. Il avait perçu de la lumière dans la caverne alors que le soleil s'était couché pour de bon.
Une faible lumière d'abord, flottait lentement tout autour. Severus était certain qu'il n'avait pas invoqué de Patronus, car cette lumière y ressemblait. Il regardait d'où venait cette lumière. Les deux baguettes. En effet, ça ressemblait à un Patronus, sauf que la lumière était dorée, pas argentée. Il n'y avait pas de forme particulière mais plutôt un flux d'énergie qui provenait de toute évidence des deux baguettes, formant un nuage doré, scintillant, qui devenait de plus en plus imposant.
Severus en eut le souffle coupé. Le rituel marchait. Désormais, le nuage était plus gros et plus épais, s'étalant au-dessus de leurs corps comme une canopée. C'est donc ça, cette magie élémentale ? se demanda-t-il. Il en avait vu des phénomènes en magie mais jamais quelque chose de tel – et il en avait beaucoup vus, entre le Seigneur des Ténèbres et Albus Dumbledore...
Le nuage protecteur demeura au-dessus d'eux. Un instinct dit à Severus que l'épaisseur et la brillance de ce nuage dépendaient du lien puissant entre l'homme et la femme qui étaient couchés dessous.
Il était toujours immobile en elle. "Lorena, comment te sens-tu ?" demanda-t-il doucement. Il se sentait coupable parce qu'il savait qu'il aurait pu être plus attentif et doux quand il avait déflorée.
"Je… Je vais bien…" murmura-t-elle. "Severus ?" il perçut sa question. Il sentit l'esprit de la jeune fille demander l'accès au sien. Il ne pouvait pas le lui refuser, le nuage constituait une sacrée vision. Elle avait le droit de voir car elle en était responsable pour moitié.
"Tu peux entrer, comme ça tu verras. C'est…" Pour une fois, le Maître des Potions ne trouvait plus ses mots. Il savait qu'elle le verrait grâce à son oeil intérieur, une fois qu'elle serait dans son esprit. Il y sentit bientôt sa douce présence. Elle l'avait vu car il perçut son étonnement.
"Oh… Severus…" Elle avait gémi son prénom si tendrement que cela l'en excita encore plus.
Il bougea en elle doucement. "Est-ce que ça fait toujours mal ?"
"Non… la douleur… est partie," dit-elle avec un sourire sur les lèvres. Il sentit aussi qu'elle écartait les jambes encore plus, dans un geste l'invitant à aller plus loin.
"Laisse-moi alors te donner ce qu'une femme est en droit de recevoir d'un homme."
Severus bougea en elle, d'abord lentement, délicatement. Ses poussées devinrent de plus en plus fortes cependant, au fur et à mesure que le désir le submergeait. Il s'enfonçait en elle, de plus en plus, jusqu'au moment où il sentit qu'il était complètement en elle, jusqu'à la garde. Il était surpris de constater qu'elle était parvenue à prendre son sexe entièrement en elle, sur toute la longueur et toute la largeur. "Oh, Lorena…" soupira-t-il profondément, aussi profondément qu'il était en elle désormais.
"Je veux te faire crier, Lorena…" dit-il entre deux poussées. "Je veux t'entendre crier mon nom lorsque tu jouiras…" Les gémissements de la jeune fille devinrent de plus en plus forts au fur et à mesure qu'elle progressait dans le plaisir avec lui. Chaque fois qu'elle croyait avoir atteint le sommet, elle découvrait qu'elle pouvait monter encore et encore, de plus en plus haut. Il la rejoignit dans son chant sacré du plaisir, ses propres grognements et gémissements sonores ponctuant chacune de ses poussées en elle.
De manière inattendue, le crescendo de leur plaisir résonnait dans l'esprit de Lorena comme un millier d'instruments à cordes qui joueraient l'Adagio pour Cordes, dans toute sa flamboyante splendeur. Le son de leur joie y ressemblait et Lorena sut à cet instant précis, qu'elle ne pourrait plus jamais jouer ce morceau comme elle l'avait l'habitude de le faire avant.
Severus s'enfonça profondément en elle, à un rythme plus rapide, en pensant à chaque fois qu'elle passerait par-dessus bord. Elle en demandait toujours plus, ses cuisses maintenant entourant fermement la taille de son partenaire dans une étreinte serrée, s'accrochant aux deux baguettes qu'elle tenait toujours, luttant sans pitié contre son envie de les lâcher pour le toucher, percevant le flux d'énergie magique s'écouler de leurs mains, passant dans les baguettes pour former le nuage radieusement brillant qui recouvrait leurs corps comme un dôme doré.
Car ils avaient tous les deux perçu que le nuage était l'émanation de leur énergie magique, déclenchée par le plaisir sexuel qu'ils avaient éprouvé ensemble. Leur lien mental devint plus profond aussi. Severus n'eut pas besoin de recourir à la Légilimencie pour entrer dans l'esprit de Lorena – il y était déjà, tout comme il était déjà en elle physiquement. Il réalisa qu'il y était entré parce qu'il était en contact physique des plus intimes avec Lorena. Il n'avait jamais été un télépathe de contact auparavant mais à présent, il aurait juré qu'il l'était. Comme s'il avait reçu une partie des capacités de la jeune fille.
Ils pouvaient percevoir dans leur esprit les vagues de plaisir venant de l'autre, ce qui rendait le rapport sexuel encore plus intense, le plaisir nourrissant le plaisir. Severus n'avait jamais ressenti quelque chose de similaire avant, avec n'importe quelle femme. Elle était vierge, pour sûr que ce serait encore plus merveilleux une fois qu'il lui aurait appris tout ce qu'il savait en terme de sexe. Quand même. C'était bien la première fois qu'il éprouvait une telle sensation.
Lorena s'arc-bouta contre lui au fur et à mesure que les vagues de plaisir s'écrasaient contre elle comme celles d'un océan furieux. Avec son innocence, elle avait perdu sa maladresse. Elle était sensuelle et promettait même de devenir une déesse de l'amour. La dernière digue de son esprit se rompit et la vague puissante de son orgasme balaya tout en elle avec une force dévastatrice.
"SE… VE… RUS… SEV !" Son prénom emplit la caverne, laissant subsister un écho alors qu'elle criait fort sa jouissance. L'entendre crier son nom, au moment où elle était ravie par son orgasme, le poussa juste par-dessus bord. Il poussa en elle fort plusieurs fois, avant de libérer sa semence en chaudes giclées, pendant de longues secondes.
"LORENA… !" cria-t-il à son tour, lorsqu'il perdit le contrôle. Il ne pouvait plus sentir son cœur dans sa poitrine, tant il battait à un rythme désordonné. "Lorena… Lorena… Lorena…"
Il s'affaissa sur elle, essayant de reprendre haleine. Il observa sa jeune amante, dont les lèvres s'étaient entrouvertes pour prendre de l'air aussi. A moins qu'elle demandait un baiser. Il s'exécuta avec joie, très doucement, très tendrement. Puis il la regarda. Le plaisir l'avait rendue encore plus belle. Mais il y avait quelque chose de changé dans ses yeux. Ses yeux gris pâle avaient pris une nuance plus profonde. Leur vide avait disparu, laissant place à une joie qu'il n'avait jamais imagine qu'elle pût exister. Pendant de longues secondes, Severus crut même qu'elle avait recouvré la vue.
Oh Mon Dieu... j'ai remarqué, après avoir posté le Chapitre 20, que je vous avais laissés, mes chers lecteurs, en plan comme ça, au beau milieu de l'action (le fameux « cliffie », parfois très méchant chez moi, vous le verrez par la suite, ma spécialité.) Oh la vilaine ! Alors j'ai pris pitié de vous tous et j'ai posté ce chapitre ;-))
Honnêtement, je trouve que le texte en anglais sonne mieux qu'en français, c'est terrible, je vous assure que j'ai parfois du mal à traduire… *soupir*
J'espère que vous n'êtes pas trop déçus cependant. N'hésitez pas à me dire. Bon, sinon encore plus de citrons à venir et je ne fais pas allusion aux bonbons préférés de ce cher Albus. Les choses deviennent de plus en plus intéressantes entre Severus et Lorena, c'est le moins qu'on puisse dire !
Merci de laisser une revue ! Même plusieurs ! Même tout plein ! Et merci à mes lecteurs qui postent des revues anonymement et auxquels je ne peux répondre personnellement. Encore merci !
