Et voilà les amis,
C'est le dernier chapitre d'écart d'âge. ça me fais tout drôle d'écrire ça parce que je me suis impliquée sur cette fic, et mine de rien, je me suis beaucoup attachée à April et à leur drôle de relation à tous les deux.
Bref, voici l'épilogue, bonne lecture.
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Chap 21 : Adieu
Lorsque Hermione eut fini sa lecture, de la lettre d'adieu d'April, car c'est bien ça dont il s'agissait, elle resta une minute de plus les yeux fixés sur le parchemin, sans bouger, feignant de lire toujours. Elle avait besoin de ce contretemps pour se reprendre, mais ce fut peine perdue, puisque le peu de contrôle d'elle-même qu'elle avait pu récupérer fondit comme neige au soleil dès qu'elle leva les yeux. Pendant sa lecture, l'ancien Serpentard avait mécaniquement mis de l'ordre dans les affaires sur son bureau, puis il avait remis sa cape de voyage. Il l'attendait, à présent, debout à côté de la porte. Déterminé, mais blessé. Lorsque leurs regards se croisèrent, les yeux d'Hermione s'emplirent à nouveau de larmes, sans qu'elle ne puisse rien y faire.
- Draco…
- Debout, Granger ! l'interrompit-il. Nous allons à l'université.
- Draco, c'est impossible, ils ne te laisseront pas passer, dit-elle d'une voix brisée.
- Pourquoi tu crois que je t'attends ?
Bien sûr. Il voulait profiter de son poste au Département de la Justice Magique pour avoir accès au… corps.
Cette image souleva le cœur d'Hermione.
- Je ne pense pas que se soit une bonne idée, Draco, plaida-t-elle doucement.
Le regard qu'il lui jeta était plus clair que n'importe quel mot : il avait besoin de la voir, de vérifier par lui-même - et sûrement besoin de lui faire ses adieux aussi, mais Hermione hésitait encore. S'impatientant, il se dirigea vers elle à grands pas, l'aida à se remettre debout, puis il lui prit délicatement les deux feuilles de parchemin des mains et les replia dans l'enveloppe, avant de les ranger dans la poche intérieure de sa cape. Puis, il la tira à l'extérieur. Il prévint sa secrétaire qu'il s'absentait et ne reviendrait pas aujourd'hui, avant de transplaner, entraînant une Hermione encore choquée avec lui.
Lorsqu'ils arrivèrent en vue du dortoir d'April, Hermione sembla enfin reprendre contenance. Une petite foule de curieux était tenue un peu à l'écart de l'entrée par une poignée d'Aurors et Hermione copia l'expression neutre, mais grave et résolue, de Draco. En arrivant à proximité, elle passa rapidement devant lui et brandit une carte sous le nez de l'Auror le plus proche.
- Hermione Weasley, Magenmagot, débita-t-elle tandis qu'il la laissait passer. Il est avec moi, ajouta-t-elle lorsque l'auror fit mine de vouloir bloquer le passage de Draco.
Tous deux grimpèrent rapidement les quelques marches et s'engouffrèrent dans le bâtiment. Draco n'eut pas besoin de lui indiquer le chemin, des bandes de rubalise bloquaient certains accès. A mesure qu'ils avançaient, la gorge de Draco se serrait et il lui fallut toute la force de sa volonté et ses nombreuses années d'expérience dans le domaine pour continuer à se composer un visage neutre.
Enfin, ils entendirent des voix et ils reconnurent aussitôt celle d'Harry Potter, qui entra dans leur champ de vision quelques secondes plus tard lorsqu'ils tournèrent à un angle du couloir.
Le Survivant afficha un air déconcerté en apercevant l'étrange duo qui s'avançait vers lui et il vint à leur rencontre.
- Hermione ? Qu'est-ce que…
- J'ai besoin que tu nous laisse entrer, Harry, dit-elle de but en blanc.
Il jeta un regard mi-étonné mi-hostile à Draco lorsqu'elle prononça le mot « nous ». Bon sang, que faisait Hermione avec Malefoy dans un endroit pareil ?
- Pourquoi ?
- S'il te plaît, juste dix minutes, éluda-t-elle.
- Il n'en est pas question.
Draco fit un pas en direction d'Harry, les doigts serrés à s'en blanchir les jointures, mais Hermione lui barra le passage de son bras. Il aurait pu sans peine la repousser et mettre son poing dans la figure de Potter qui était le dernier obstacle entre April et lui, mais il se retint. Il sentait que le chagrin, la colère et la culpabilité qui inondait tout son être depuis la lecture de la lettre affectait son jugement bien plus qu'il ne le voudrait. Et il mettait tant d'énergie à ne laisser paraître aucune émotion sur son visage, qu'il n'était plus capable de réfléchir correctement. Aussi la laissa-t-il faire comme elle le suppliait du regard.
Elle s'approcha d'Harry, l'entraîna un peu à l'écart de Draco et le laissa voir la douleur sur son visage.
- S'il te plaît, Harry.
- Je suppose que c'est toi qui l'a averti ? Pourquoi ?
- C'était sa stagiaire.
- Alors le fait qu'il soit sur les lieux du crime est d'autant plus suspect. Je dois l'interroger.
- Du crime ? Harry ! Tu as dit toi-même que c'était un suicide.
- Oui, et selon mon expérience, il y a toujours une… cause à ce genre de geste.
- Je t'en prie, comment veux-tu que Malefoy soit cette cause, voyons, c'était une adolescente et lui son maître de stage.
- Sa sollicitude est d'autant plus suspecte.
- Je te demande pardon ? Dans quel état crois-tu que je serais si c'était Madison dans cette pièce ? s'énerva-t-elle en tendant le bras dans la direction de la chambre. Il veut juste lui dire au revoir. Il se sent responsable de ne pas avoir vu qu'elle n'allait pas bien. Elle est… était comme une petite sœur pour lui.
Elle s'en voulait de mentir à moitié à son meilleur ami, mais c'était trop important. Elle n'avait que trop bien compris la relation entre April et Draco, et la profondeur de leurs sentiments respectifs, pour ne pas lui venir en aide. Et dans un sens, elle se sentait elle aussi responsable. Le contenu de la lettre l'avait frappé de plein fouet de par la justesse avec laquelle April avait décrit la relation entre les deux anciens camarades de classe.
Harry se tut un instant. Elle pouvait presque voir les rouages de son cerveau tourner, tandis qu'il échangeait un regard irrité avec Malefoy, derrière elle.
- Cinq minutes, finit-il par accorder à contrecœur. Mais c'est bien parce que c'est toi. Ensuite, je l'interroge.
- Très bien. Merci, Harry.
Hermione fit un signe de tête à Draco et tous deux emboîtèrent le pas de Harry, qui pénétra dans la chambre. Draco l'entendit demander aux Aurors qui recherchaient des indices de les laisser, mais une fois qu'il fut dans la pièce, il devint aveugle et sourd à tout ce qui n'était pas la forme recouverte d'un drap blanc allongée sur le lit. Il ne vit pas les deux membres de l'équipe de Potter acquiescer et sortir de la pièce. Il ne vit pas Potter lui-même ressortir à son tour, en jetant un regard d'avertissement à Hermione. Il ne vit pas celle-ci refermer la porte derrière le Survivant en le remerciant.
Il ne pouvait détacher son regard du lit, ce petit lit d'étudiante, ce lit dans lequel il l'avait prise pour la première fois.
Lentement, il s'avança, tendit la main vers le drap, avant d'hésiter. Est-ce qu'il voulait vraiment la voir comme ça ? Était-ce vraiment la dernière image qu'il voulait garder d'elle ? Ne valait-il pas mieux se contenter du souvenir de la dernière fois qu'il l'avait vu ? Son sourire mélancolique, sa silhouette petite et fine, sa démarche légère et ses cheveux détachés, que le vent qui parcourait le campus faisait virevolter, alors qu'elle s'éloignait.
Il secoua la tête. Non ! il ne pouvait pas penser comme ça, parce qu'elle ne pouvait pas être morte. Pas comme ça, pas pour ces raisons. Il savait qu'il ne pourrait pas l'accepter sans l'avoir vu de ses propres yeux, alors il referma ses doigts sur le tissu virginal sans pouvoir empêcher un autre souvenir de rejaillir violemment. Il la revit, nue, sur les marches de l'escalier du loft, enroulée dans un drap semblable à celui-ci.
Comme au ralenti, le linceul glissa le long du corps et Draco tomba à genoux au pied du lit, en même temps que lui, s'abîmant dans une macabre contemplation et laissant échapper son prénom dans un murmure :
- April…
Elle était là, paisible, comme endormie. Mais elle ne dormait pas : sa peau était pâle, ses paupières closes à tout jamais sur ses iris de jade. Elle semblait lui sourire, tandis que lui pleurait. Il remarqua que, même dans la mort, elle avait voulu lui plaire. Elle portait la robe qu'il lui avait offerte, fardant légèrement ses yeux, mais négligeant de maquiller ses lèvres, comme il le lui avait demandé, comme si elle avait su qu'il viendrait lui dire au revoir ou constater son décès par lui-même - ou peut être les deux.
Il tendit la main vers elle, mais Hermione posa délicatement la sienne sur son épaule. Il leva son visage vers la Gryffondor. Elle aussi pleurait.
- Il… il ne vaut mieux pas la toucher.
Après une hésitation, sa main changea alors de direction et se posa sur celle de la Gryffondor. Lorsqu'elle serra doucement ses doigts, compatissante, il se retourna et enfouit son visage contre son ventre. D'abord surprise, elle finit par caresser tendrement ses cheveux, en ravalant ses larmes, alors qu'elle le sentait étouffer ses sanglots contre son pull. Au bout de quelques minutes, elle l'aida à se remettre debout. Elle savait que Harry devait commencer à s'impatienter. Elle l'imaginait très bien jeter des regards nerveux sur sa montre toutes les trente secondes.
- Draco, il faut y aller, chuchota-t-elle, navrée.
- Je … je ne peux pas. Je ne peux pas la laisser.
- Ils prendront soin d'elle, je te le promets.
Il ne répondit pas, incapable de prononcer un mot de plus, tant sa gorge était serrée. Il jeta un dernier regard vers elle, tandis qu'Hermione le guidait lentement vers la sortie. Il savait qu'il n'aurait pas dû venir, qu'il n'aurait jamais dû enlever ce drap, car lorsqu'il lui tourna le dos, il sut que cette image resterait gravée dans son esprit et dans son âme, jusqu'à sa propre mort. Sa douce April, morte, allongée dans cette robe splendide qu'il avait lui-même choisie pour elle.
- Tu es prêt ? lui demanda Hermione.
Il acquiesça en silence et la suivit à l'extérieur. Les cheveux de sa nuque se hérissèrent tant l'envie de se retourner et de se jeter sur elle pour la tenir une dernière fois dans ses bras le démangeait. Il avait envie de hurler. De hurler à s'en arracher la gorge.
Harry ne fut pas tendre avec lui. Ne lui épargnant rien, il alla jusqu'à suggérer les choses les plus abjectes concernant April pour tenter de le faire craquer et découvrir s'il avait quelque chose à voir dans le suicide de la victime. Mais s'il y avait bien quelqu'un qui ne risquait pas de lui faire avouer quoique se soit, c'était bien Potter.
Draco le jalousait (pour ne pas dire haïssait) si fort et depuis si longtemps, qu'il ne lui fut pas très difficile de maquiller son chagrin en mépris. Il répondit le plus calmement du monde à ses questions en lui jetant des regards dédaigneux.
Pendant tout ce temps, Hermione resta au bout du couloir, admirant le courage de Draco face à Harry, qu'elle devinait sans pitié à son expression. Elle ne put s'empêcher de penser que, décidément, les Serpentard étaient capables de faire preuve d'une bravoure extraordinaire, mais qu'il était dommage que cela ne soit révélé que dans des conditions tragiques.
Lorsqu'ils eurent fini, elle vint remercier Harry une dernière fois de les avoir autorisés à entrer dans la chambre, lui assura qu'elle lui devait une faveur et qu'elle s'en souviendrait, puis entraîna Draco à sa suite.
Harry n'aimait pas ça. Il sentait qu'il y avait quelque chose de louche derrière tout ça et l'attitude de sa meilleure amie vis-à-vis de Malefoy lui semblait trop naturelle pour ne pas être ancienne. Il espérait seulement qu'elle ne quittait pas Ron pour lui : son meilleur ami ne s'en remettrait jamais. En tout cas, il était hors de question qu'il parle de ce qu'il avait vu aujourd'hui à quiconque.
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Dans les semaines qui suivirent, Hermione ne lâcha pas Draco. En sortant du campus, elle l'emmena dans le petit café où ils avaient eu cette conversation si agréable seulement quelques jours plus tôt. Alors qu'ils sirotaient à nouveau un cappuccino pour elle et un café noir pour lui, elle lui demanda s'il avait quelque part où aller.
A ce stade, il était incapable de remettre les pieds au loft et il ne se sentait plus la force de jouer la comédie - le manoir était donc à exclure. Il ne pouvait pas non plus demander l'hospitalité à Blaise, pour les mêmes raisons, et elle ne fut pas dupe une seconde lorsqu'il lui assura quand même qu'il pouvait se débrouiller seul.
Elle n'insista pas, mais lorsque la nuit commença à tomber, elle lui demanda innocemment s'il voulait bien la raccompagner chez elle, puis si ça ne le dérangeait pas de monter boire un verre avec elle, arguant qu'elle en avait bien besoin après cette journée de cauchemar.
Il accepta et, après avoir passé toute la journée à ne rien dire, simplement assis face à face dans ce café, les yeux perdus dans la rue, ils occupèrent toute leur nuit à parler. Hermione prépara quelques pâtes (les seuls aliments qu'elle avait à l'heure actuelle dans son appartement tout neuf) et ils les mangèrent sur le canapé, à même la casserole.
Ils discutèrent de tout : Ron, Poudlard, les enfants d'Hermione, la guerre, Madison, leurs boulots… April. Draco lui raconta tout, aussi bien leur rencontre, leur complicité, leurs fous-rire, que leurs nuits passionnées. Ils pleurèrent à nouveau. Il parla pendant des heures, évoquant le moindre souvenir qu'il avait de la jeune fille, comme s'il voulait se les remémorer pour les graver dans sa mémoire.
Ils passèrent une nuit blanche, puis se séparèrent au petit matin pour aller travailler chacun de leur côté. Il ne l'avoua jamais, mais il fut soulagé de la trouver au pied de son immeuble en débauchant le soir. Même si la douleur l'avait comme anesthésié durant la journée, ne travaillant que par automatisme, en faisant abstraction de la myriade de souvenir que le lieu avait en rapport avec la jeune fille, il s'était senti perdre pied en sortant du travail, sans savoir où aller.
Une fois encore, ils allèrent chez elle, mais cette fois-ci, en fin de soirée, elle lui tendit un oreiller et une couverture en lui désignant le canapé.
Draco mit plus de deux semaines à trouver le courage de retourner au loft et Hermione lui prêta son canapé tous les soirs, comme si c'était tout naturel, attendant patiemment qu'il soit prêt et lui demande de l'accompagner. Il fut cependant incapable d'y dormir et continua quelques temps à squatter le salon de la Gryffondor. Puis, un soir, après qu'ils eurent mis en carton les quelques affaires qu'April avait laissé chez lui au fil des semaines, ils mangèrent ensemble devant la grande baie vitrée qui donnait sur les toits de Londres et elle finit par s'endormir contre son épaule. N'osant pas bouger de peur de la déranger, il l'accompagna bientôt dans les limbes pour un sommeil réparateur et sans rêve.
Il ne trouva jamais la force de revenir sur cette période de sa vie pour la remercier convenablement de tout ce qu'elle avait fait pour lui, mais Hermione en était parfaitement consciente et les regards qu'ils échangeaient parfois valaient tous les « merci » du monde.
Il ne put se résoudre à déménager et à vendre le loft, car si d'un côté y passer du temps lui était parfois insupportable, le souvenir de la jeune fille étant partout, d'un autre c'était la seule preuve tangible que leur amour avait bel et bien existé, le seul lien concret qui le reliait encore à elle. Et il ne regretta jamais de ne pas l'avoir vendu. Les années balayèrent presque entièrement son amertume et ses regrets, ne laissant que les bons souvenirs.
L'amitié et l'intimité qui se créèrent entre Draco et Hermione à partir de cet évènement tragique demeurèrent intact jusqu'à la fin de leurs jours, bien que leur relation en reste là. Il y avait bien eu quelques fois où le désespoir et la solitude avait poussé Draco à aller plus loin avec celle qu'il considérait, encore une fois, comme son sauveur, mais à chaque fois l'ombre d'April les séparait après un baiser passionné. Comme cette fois où ils étaient allés au loft pour y passer un dimanche après-midi.
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Draco avait ramené de la paperasse à remplir et Hermione un bon livre. Elle s'était confortablement installée près de la baie vitrée ouverte qui laissait passer par moment une brise fraîche des plus bienvenues dans la chaleur du mois d'août. Draco, quant à lui, était assis au bord du canapé, penché au-dessus de ses parchemins qu'il avait étalé sur la table basse en verre. Au bout d'un moment, la chaleur devint trop forte.
- Est-ce que tu as quelque chose de frais à boire ?
- Il y a de quoi faire du thé glacé dans la cuisine, si tu veux, répondit-il évasivement sans lever les yeux.
- Volontiers, tu en veux un ?
- S'il te plaît.
Elle se dirigea vers la cuisine et sortit le nécessaire. Tandis qu'elle mettait le thé à infuser, elle sortit deux grands verres, attrapa un citron dans la corbeille de fruit et se saisit d'une planche à découper et d'un couteau de cuisine. En entamant la deuxième rondelle, le couteau ripa et lui entailla la paume de la main.
Aussitôt alerté par son cri, Draco accourut et, voyant la coupure saigner, il posa sans réfléchir ses lèvres sur la blessure dans la paume de sa main, assombrissant de désir par la même occasion le regard d'Hermione. Son geste se transforma lentement en baiser et la volupté de ses lèvres dans le creux de sa paume les fit craquer tous les deux. Sans savoir exactement comment, il se retrouva à la plaquer contre le plan de travail en passant ses mains sous son chemisier, tandis qu'elle agrippait sa nuque à deux mains pour l'embrasser plus profondément.
Draco l'attrapa par la taille pour la soulever et la déposer sur le comptoir de la cuisine et, à cet instant, la voix d'April, aussi claire que si elle était dans la pièce, gémit dans sa tête.
« Oh, Draco ! »
Il se revit la prendre au même endroit, dans la même position et cela le coupa net. Il se figea instantanément et Hermione comprit aussitôt pourquoi, évidemment.
- Excuse-moi, murmura-t-il dans son cou sans réussir à relâcher son étreinte pour autant.
- C'est pas grave.
Elle lui caressa lentement les cheveux, en sachant parfaitement à quoi, ou plutôt à qui, il pensait.
- Elle me manque tellement !
- Je sais, Draco.
Une fois qu'il eut réussi à reprendre le contrôle de lui-même, il attrapa sa baguette, guérit sa plaie et retourna au canapé. Hermione, quant à elle, finit leurs thés glacés et lui apporta le sien avant de se rasseoir dans le fauteuil avec son livre.
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Ça n'était pas la première fois qu'une scène comme celle-là se produisait, et ce ne fut pas la dernière, car même si le désir et l'amour qu'ils se portaient l'un à l'autre étaient évidents, ils ne passèrent jamais réellement à l'acte.
Hermione tenta bien de refaire sa vie une ou deux fois, mais ça n'avait pas marché, bien que Draco lui ait laissé tout l'espace et le loisir de le faire, contrairement à Ron qui ne passa jamais à autre chose.
Ils finirent ainsi leurs jours, se soutenant l'un l'autre dans les moments difficiles, comme ils l'avaient toujours fait depuis la fin de la guerre.
Il était son baume, elle était son bouclier.
FIN
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Et voilà, c'était la fin. Comme promis, vous aurez un petit bonus que je publierais très très bientôt.
Bisous.
