Bonjour tout le monde !

Comme d'habitude le petit chapitre du mardi :)

Que dire ... bon et bien bien sûr merci à toutes mes revieweuses, je prends un grand plaisir à lire chacune de vos reviews et évidemment ça m'aide à aller de l'avant ( entendez par là à écrire plein de magnifiques chapitres xD ) ... donc n'hésitez surtout pas je ne mords pas ( bon je suis prête à me sacrifier si Draco me le demandait ... mais jusqu'ici ça n'est jamais arrivé ... ).

Voilà c'est un peu près tout il me semble ... donc à la semaine prochaine :)


CHAPITRE 21

Le parfum de Draco était encore imprégné sur mes vêtements mais ça aurait été du plus mauvais effet de me mettre à renifler la manche de mon pull alors que mon père me regardait d'un air plus qu'inquisiteur. C'était impossible qu'il sache que je n'avais pas dormi à Poudlard, par contre il m'avait sûrement vu embrasser Draco et ça c'était très mauvais. Malgré ça je ne pouvais pas m'empêcher d'être heureuse, j'étais probablement inconsciente, je devinais sans mal que ça ne durerait probablement pas mais pour le moment quand je me mettais à penser à Draco j'avais simplement envie de sourire.

- Draco Malefoy …

Je levais le regard vers mon père qui s'était mis à arpenter la pièce de long en large.

- Le fils Malefoy.

Je devinais que le fait qu'il répète deux fois son nom de famille n'était pas bon signe mais ce n'était pas comme si je l'avais fait exprès. Si j'avais pu j'aurais éviter de contrarier mon père au maximum mais j'étais incapable de résister à Draco et ça malgré toute la volonté que j'y mettais.

- Est-ce que c'est ton petit ami ?

Je voyais que le mot lui écorchait la bouche et le pire c'est que je n'avais même pas de réponses à lui formuler. Draco avait toujours plein de filles autour de lui, ça n'allait certainement pas cesser comme ça du jour au lendemain juste pour moi. Je n'avais pas envie d'être une parmi les autres, mais je ne pensais pas que Draco était du genre à avoir une petite amie attitrée. Il avait eu Daphné et jamais il n'avait été fidèle alors sûrement que moi je n'avais pas à m'attendre à ce genre de choses de sa part.

- Draco est très populaire, je … on … notre relation n'est pas très bien définie.

- Relation.

J'ai cru, réellement cru qu'à l'entente de ce mot mon père allait en faire une syncope. Il a pris soin de s'assoir sur le fauteuil en face de moi, passant sa main dans ses cheveux et je savais qu'il n'accomplissait ce geste que quand il était nerveux ou stressé.

- Je sais que tu ne l'aimes pas beaucoup alors je suis désolé de te faire de la peine.

Il a relevé les yeux vers moi et je voyais qu'il était surpris, pour ma part je me sentais assez mal à l'aise. Ce n'était pas comme si je regrettais ce qui s'était passé, bien au contraire, mais je n'avais vraiment pas envie d'être une source d'inquiétude pour mon père.

- Orianna, c'est moi qui ne veut pas que tu aies de peine et avec quelqu'un comme Malefoy il y a de fortes chances que ça arrive. Je connais bien ce genre de garçons, j'avoue honteusement que j'étais l'un d'entre eux et je ne veux pas que quelqu'un puisse profiter de toi. Tu es tellement …

- Naïve ? Idiote ?

- Innocente. Et quelqu'un comme Malefoy ce n'est pas …

- Je sais à quoi je m'expose et je ne veux pas que tu t'inquiètes pour moi … papa.

C'était la première fois que je le disais, j'avais eu du mal à le prononcer lançant un regard nerveux en direction du professeur Black qui n'avait pas bougé d'un centimètre. Peut être que je n'aurais pas du, peut être que ce n'était pas le bon moment. Je l'ai vu sourire avant qu'il ne se lève pour m'embrasser sur le front, Est-ce que ça signifiait qu'il était content que je l'appelle comme ça maintenant ?

- Je veux que tu fasses attention à toi ma chérie.

Bien entendu c'était plus facile à dire qu'à faire. A chaque fois que je me retrouvais avec Draco je ne contrôlais plus rien, et j'étais à peu près certaine que ça n'allait pas aller en s'arrangeant. J'allais me lever pour retourner à mon dortoir quand mon père m'a interpellé juste avant que je ne sorte de la pièce.

- Orianna ?

Tournant la tête dans sa direction, je l'interrogeais du regard alors qu'il s'était relevé lui aussi.

- Je suis très content que tu arrives maintenant à me considérer comme ton père.

Je ne pus m'empêcher de sourire, sans doute qu'avec Draco ce serait compliqué mais j'étais sûre désormais que le professeur Black était mon père à part entière et que jamais il ne m'abandonnerait, et vraiment ça me rendait très heureuse.


C'était la première fois que j'entrais dans la chambre de Stephen, ou d'un garçon en général si on faisait abstraction de celle d'Harry. Comme il était préfet il n'avait pas à dormir dans le dortoir avec les autres même s'il me semblait qu'il le faisait parfois. Il n'était pas encore rentré de son entrainement de quiddich mais j'avais vraiment envie de lui parler. Il ne serait sans doute pas fâché que je l'attende là, ce n'était pas comme si il ne m'avait jamais donné la permission de me rendre là, je n'en avais juste jamais eu l'occasion.

J'observais la pile de livres qui s'amassait sur son bureau, les quelques vêtements qui trainaient au sol, décidant d'aller l'attendre en m'asseyant sur son lit. C'est à ce moment là que ma chaussure se prit dans l'un des vêtements mais visiblement pas l'un des siens, du moins je ne pensais pas que Stephen portait de soutien gorge encore moins rouge et en dentelle. Au moment où j'allais me baisser pour le ramasser la porte s'ouvrit et je n'eus d'autre choix que de le repousser avec mon pied sous le lit.

Stephen me regarda stupéfait, je savais que j'étais en train de rougir, c'était une mauvaise idée de venir, si ça se trouvait sa petite amie était censée le rejoindre d'une minute à l'autre et je doutais qu'elle apprécierait de me trouver là.

- Orianna ? Qu'Est-ce que tu fais là ?

- Je … Euh … Je ne voulais pas te déranger, je vais m'en aller.

J'étais arrivée à sa hauteur, prête à sortir quand il a placé son bras en face de moi m'empêchant de faire un pas supplémentaire.

- Tu ne me déranges pas, vraiment pas. Je suis juste surpris de te trouver là. Alors interdiction de t'en aller.

Il me fit un sourire m'incitant à m'assoir alors que pour ma part je ne pouvais que penser au soutien gorge sous le lit. là-dessus il n'y avait pas plusieurs solutions, mais ce n'était sans doute pas mes affaires. Je vis qu'il était en train de retirer sa veste de survêtement, se retrouvant en tee shirt blanc et comme une idiote la seule chose qui me vint à l'esprit c'était les paroles de Daphné sur le fait que Stephen était un garçon vraiment attirant. Je ne pouvais pas nier que je ne l'avais jamais remarqué c'était juste que je n'avais jamais pensé à lui de cette manière.

- Hier Daphné m'a dit que tu ne te sentais pas très bien, ça va mieux ?

Il s'était assis à côté de moi alors que je me demandais de quoi il était en train de parler.

- C'était une très mauvaise idée de t'emmener à cette fête. Je regrette de ne pas t'avoir raccompagné, mais Daphné m'a dit que Kreattur était venu te chercher pour te ramener à Poudlard. Tu n'as pas eu de problèmes ?

Probablement qu'il s'est rendu compte que je ne comprenais absolument rien parce qu'il s'est interrompu dans son discours. J'ai clairement vu son expression changer, un peu comme si d'un coup la réalité était en train de le frapper de plein fouet.

- Kreattur est bien venu te chercher n'Est-ce pas ? Demanda-t-il soudainement inquiet.

- J'ignore de quoi tu es en train de me parler Stephen. Hier quand je suis revenu à la table vous étiez déjà tous parti et ensuite j'ai fait pas mal de choses stupides, je crois d'ailleurs que l'alcool s'est définitivement fini pour moi.

- Quelle sale petite … l'entendis-je murmurer.

Je le vis se prendre la tête dans les mains alors que j'avais comme l'impression que quelque chose m'échappait. Pourquoi Est-ce que Daphné lui aurait raconté que j'étais parti ? Ca n'avait aucun sens, je ne voyais pas quelles raisons elle aurait eu de mentir. Voyant que Stephen ne se décidait pas à me regarder de nouveau, je décidais de poser sa main sur son genou espérant que ça le ferait réagir.

- Tu sais ce n'est pas grave pour hier, si tu t'es amusé c'est le principal.

- Je t'ai laissé là bas toute seule, quel genre de type ferait ça ? Mais … tu … comment tu as fait pour rentrer ? Est-ce que quelque chose s'est passé ? Quelqu'un t'a fait du mal ?

Il était en train de paniquer alors que je me sentis obligé de lui prendre la main, lui déposant un baiser sur la joue pour le calmer.

- Stephen je vais bien, si je suis là c'est que tout va bien non ?

Je me rendis compte quand il leva les yeux vers moi qu'on était très proche, voir vraiment trop proche. Ce n'était pas la première fois que ça arrivait, déjà quand on avait été dans ma chambre quelque chose de similaire c'était produit. Rougissant de plus belle je décidais de me détourner, ce n'était pas le moment de penser à ça.

- Alors dis moi, toi tu t'es amusé ? Tu ne m'avais pas dit que tu avais de petite amie.

Parler de sa petite amie était le meilleur moyen de me reprendre et de changer de conversation pour que les choses reviennent à la normale.

- Je n'ai aucune petite amie, Est-ce que c'est Daphné qui t'a dit ça ?

Pourquoi Est-ce qu'il continuait à paraitre inquiet ? C'est vrai ce n'était qu'une question banale alors pourquoi il mêlait Daphné à tout ça. En plus je savais que les elfes de maison faisaient le ménage tous les jours, alors ce soutien gorge ne pouvait pas être là depuis longtemps.

- Est-ce que toi et elle vous … avez déjà été ensemble ?

Il y eut un silence durant lequel je n'osais pas regarder Stephen. Ca faisait un moment que je voulais lui poser la question mais maintenant que c'était fait je regrettais un peu d'avoir demandé. Ce n'était pas comme si ça aurait été quelque chose de grave, il ne me devait rien après tout mais l'imaginer avec Daphné était un peu au dessus de mes forces. Je lui avais tout raconté, même après m'être faite agresser je lui avais tout dit et lui n'avait jamais rien mentionné. Quand c'était arrivé je n'avais pas eu peur de me confier à lui parce que je pensais qu'il était étranger à tout ça, mais si réellement il avait déjà été avec Daphné alors c'est qu'il avait du l'apprécier, même un peu, et dans ce cas là je ne voyais pas ce qu'il pouvait apprécier chez une fille comme moi.

- Est-ce que tu étais avec elle hier soir ?

Quelques secondes passèrent avant qu'il ne pose sa main sur mon épaule, se rapprochant légèrement alors que j'étais en train de me demander si ça avait été vraiment une bonne idée de venir ici.

- Je n'étais avec personne hier soir Orianna et je m'excuse réellement de ne pas être resté avec toi , que dirais-tu d'aller ensemble à pré au lard la semaine prochaine ? Pour me faire pardonner je suis prêt à t'acheter tout ce qui te fera plaisir.

J'avais l'impression qu'il me mentait mais je n'avais pas envie d'y croire. Stephen n'avait pas de raisons de me mentir, alors je ne sais pas peut être que ce soutien gorge ce n'était rien, peut être qu'il était là depuis longtemps mais que tout ce temps il avait échappé aux elfes de maisons.

- Je suis vraiment désolé.Je sentis ses lèvres se poser dans mes cheveux, j'étais venu pour lui raconter ce qui s'était passé avec Draco mais peut être que finalement ce n'était pas une si bonne idée. Sans doute qu'il valait mieux que je garde certaines choses pour moi, il en faisait de même après tout alors ce n'était peut être pas si mauvais de commencer à agir comme ça.

- Je t'ai déjà dit que ce n'était pas grave, alors pas la peine de t'excuser répondis-je avec un petit sourire.

Je voulais avoir confiance en lui mais ça devenait de plus en plus difficile. Je ne voulais pas perdre Stephen, c'était mon meilleur ami mais je n'étais vraiment pas sûre d'être capable de lui pardonner s'il m'avait menti.


Pourquoi avait-il fallu que mon père vienne me parler à 19H45 ? Il était actuellement 20H10, j'avais bien essayé de courir pour arriver à l'heure mais ça avait été totalement mission impossible. J'étais essoufflée et je me doutais que Draco ne serait pas content, c'est vrai il avait horreur d'attendre, peut être même qu'il était déjà parti. J'avais vraiment envie de le voir, durant la journée je l'avais croisé mais je n'avais même pas osé lui dire bonjour. Peut être qu'il ne voulait pas qu'on puisse savoir qu'on se fréquentait, je ne savais pas vraiment comment me comporter mais ce qui était sûr c'est que là actuellement je priais pour qu'il ne soit pas déjà parti.

En arrivant en haut de la tour d'astronomie je me mis à frissonner. Je n'avais pas eu le temps d'aller rechercher ma cape dans mon dortoir mais ce n'était pas le moment de me plaindre. Un rapide coup d'œil circulaire me fit me rendre compte que j'étais seule, bien sûr qu'il n'avait pas attendu et maintenant je ne savais même pas quand Est-ce que je pourrais le revoir.

- Tu es en retard.

Je sentis ses bras s'enrouler autour de ma taille, ses lèvres se poser sur mon cou et je crois bien qu'être plus heureuse était difficilement possible. Je ne faisais pas vraiment attention à mon comportement quand j'étais avec lui, ainsi me retourner et l'embrasser en posant mes mains sur son visage m'avait paru naturel. C'était étrange comme avec Harry cela me semblait difficile et comme avec lui je n'avais même pas y penser.

- Il en faudra plus pour être pardonnée, mais en attendant …

J'étais soulagée qu'il ne m'en veuille pas, le regardant avec surprise quand il me tendit un paquet soigneusement emballé. Il paraissait très fier de lui alors que pour ma part j'étais un peu perdu, pourquoi Est-ce qu'il me donnait un paquet ?

- C'est un cadeau Orianna, ça ne mord pas.

Un cadeau ? Je ne comprenais pas pourquoi il m'offrait un cadeau mais je ne pus m'empêcher de sourire, défaisant le papier pour me rendre compte qu'il s'agissait d'un parfum. Le flacon était vraiment très jolie, des étoiles étaient gravées sur le verre et vraiment il sentait très bon. Du moins me semblait-il, parce que je n'étais pas sûre d'être très objective. A nouveau je me surpris à lui sauter au cou, Est-ce que c'était en train de devenir une habitude ? Quoique ça ne semblait pas plus que ça lui déplaire. Je ne sais pas trop combien de temps on a passé à s'embrasser, juste que je n'avais pas du tout froid et qu'en fin de compte ma cape aurait vraiment été inutile.

Quand il m'a pris par la main pour aller ailleurs je n'ai pas cherché à protester, je n'avais aucune envie de retourner à mon dortoir et à l'inverse très très envie de rester avec lui. Je ne saurais pas trop dire par où on est passé, jusqu'en fin de compte je me suis retrouvée dans ce qui semblait être sa chambre. On avait sûrement emprunté un passage secret parce que je n'avais pas mis les pieds dans la salle commune des serpentards, ce qui en fin de compte était une très bonne chose. Je me doutais fortement que j'étais loin d'être la première fille qu'il amenait ici mais je ne voyais aucune trace de soutien gorge ou d'autre chose sur le sol ce qui était plutôt pour me rassurer.

A vrai dire sa chambre était très bien rangée, les livres étaient sur les étagères, son lit était fait mais je ne m'attendais pas vraiment à autre chose de sa part. Je ne pris réellement conscience de la situation quand Draco enleva sa cape. C'est vrai que j'étais assez naïve, voir très très naïve mais même moi je n'ignorais pas ce que Draco avait l'habitude de faire dans cette même chambre. Je l'avais suivi sans rechigner alors Est-ce qu'il croyait que ça signifiait que j'étais consentante ? Je ne pouvais pas nier que bien sûr Draco m'attirait beaucoup mais de là à faire ça tout de suite il y avait un monde.

- La déco te plait ? Se moqua-t-il.

Il ne fallait pas que j'aille m'assoir sur le lit, aller m'assoir sur le lit signifiait que j'étais prête pour des activités dont d'ailleurs j'ignorais tout et je n'étais vraiment pas prête à m'instruire là-dessus.

- C'est très différent de la chambre de Stephen, je pensais que toutes les chambres de préfet étaient les mêmes mais il faut croire que non.

Je pensais que ça allait alléger l'ambiance, parler de décoration, de choses qui étaient à des années lumières de toute activité sexuelle mais à la place il y eut un énorme silence. Tournant le regard vers Draco je constatais qu'il n'avait pas bougé depuis que j'avais parlé, continuant à me tourner le dos. Est-ce que j'avais dis quelque chose de mal ?

- Depuis quand Est-ce que tu fréquentes la chambre de Stephen ?

Il avait repris le ton glacial dont il avait l'habitude quand j'avais eu le malheur de le contrarier mais je ne saisissais pas bien pourquoi. Ce n'était pas moi qui avait une foule de petite amie, et puis j'étais certaine qu'il connaissait mieux que quiconque l'intégralité des dortoirs de Poudlard.

- J'y suis allée hier soir pour lui parler.

- Parler ? Est-ce que tu me prendrais pour un abruti ?

Il s'était retourné mais peut être aurait-il mieux valu qu'il continue à me tourner le dos, ses yeux me lançaient des éclairs, j'étais sûre que s'il avait pu il m'aurait tué.

- Tu vas dans la chambre d'un garçon, seul à seul et tu espères me faire croire que vous n'avez fait que parler ?

- A ce que je sache on est dans ta chambre et on ne fait que parler. A moins que tu m'aies ramené ici pour autre chose.

- C'est différent Orianna !

Même si j'étais énervée je ne pus m'empêcher de sursauter quand il prononça mon prénom. Pourquoi Est-ce que ça devait toujours finir en dispute entre nous. J'avais l'impression qu'on ne faisait que ça mais je ne pouvais pas m'en empêcher.

- Parfaitement c'est différent ! Stephen n'est pas comme toi, il n'a pas ce genre d'idée perverse en permanence dans la tête !

- Parlons en tiens de ton bon ami Stephen, à ce que je sache ce n'est pas lui qui a veillé sur toi à cette soirée ! Tu sais ce qu'il faisait ton bien aimé Stephen pendant ce temps ? Non bien sûr que non, parce que les idiotes comme toi ne voient jamais rien.

- Tu n'es qu'un crétin.

Je le détestais, pourquoi Est-ce qu'il se sentait obligé de me faire du mal. Finalement il allait parfaitement avec Daphné, tous les deux c'était les mêmes, je leur souhaitais vraiment de finir ensemble parce qu'ils ne trouverait jamais quelqu'un de plus adaptés à leurs besoins. J'allais prendre la porte, peu importe si l'ensemble de la maison Serpentard me voyait, c'était vraiment le cadet de mes soucis mais Draco ne l'entendait visiblement pas de cette oreille puisqu'il fit rempart avec son corps pour m'empêcher de partir.

- Oh je t'en prie, ne t'inquiètes pas pour ta réputation, je leur dirais à tous que tu étais en train de me torturer, ils ne sauront pas que tu étais en train de te compromettre avec une idiote aveugle dans mon genre.

Certes je m'attendais à ce qu'il ait une réaction mais certainement pas celle là. Quand ses lèvres se posèrent brutalement sur les miennes j'étais restée complètement figée. C'était sans doute la surprise, l'énervement qui retombait alors que je me demandais ce qui lui prenait. Je ne contrôlais pas vraiment la situation, ou plutôt je ne contrôlais absolument plus rien encore moins quand il m'a plaqué contre le mur. Ce n'était pas la première fois qu'il se comportait de cette manière mais c'était bien la première fois que je me surprenais à lui répondre.

Pourquoi Est-ce que je lui rendais son baiser alors qu'il était tellement odieux ? Pourquoi Est-ce que je le laissais me toucher alors qu'il était si détestable ? Je n'arrivais pas à le repousser, en faite je n'en avais vraiment aucune envie et ça même si je savais que tout ça était très mal. A un moment il s'est arrêté de m'embrasser pour me regarder, il avait du mal à respirer, moi aussi d'ailleurs mais je n'avais jamais autant apprécié de manquer d'oxygène.

- J'aime les idiotes aveugles dans ton genre.

Sa main est passée sur ma joue et ses lèvres ont repris les miennes pour un nouveau baiser. Ca n'avait rien à voir avec le précédent, celui-ci était beaucoup plus doux, plus tendre même. Parfois j'avais l'impression que Draco avait deux caractères bien distincts mais Est-ce que sans ça je l'aurais aimé autant ?

- Est-ce que je t'ai fait mal ?

Il a caressé mon dos, presque comme s'il s'en inquiétait réellement alors que ce fut mon tour de l'embrasser doucement. Comment Est-ce qu'il pouvait se montrer aussi détestable et ensuite aussi gentil dans la minute qui suivait.

- Serait-il possible que tu sois capable de t'inquiéter d'une autre personne que de toi-même ? Le taquinais-je.

- Est-ce que tu n'as vraiment rien fait avec lui ? Demanda-t-il hésitant.

- Je te l'ai déjà dit Draco, Stephen est juste mon meilleur ami. Pourquoi Est-ce que Daphné et toi n'arrêtez pas de vous imaginer des scénarios tordus ?

Il se décala légèrement alors que j'en profitais pour me soustraire à son étreinte essayant de respirer normalement à nouveau. Evidemment même avec ce qu'il venait de se passer, ou plutôt surtout avec ce qu'il venait de se passer il était totalement hors de question que j'aille m'assoir sur le lit me contentant de m'appuyer sur le bureau.

- Est-ce que tu me vois réellement comme une sorte de pervers ?

Il était juste devant moi, il avait passé ses deux mains sur le bord du bureau m'entourant de part et d'autre alors que je ne voyais pas vraiment d'échappatoire possible.

- Tu sors avec une fille différente chaque jour Draco.

- Tu dois être très spéciale alors puisque c'est déjà le deuxième jour d'affilé pour toi.

Je voyais qu'il observait mon chemisier légèrement froissé à cause de ce qui venait de se passer et je me demandais à quoi il pouvait bien être en train de penser. Mes cheveux devaient être dans un état déplorable, il aurait sans doute mieux valu que je les attache avant de venir mais quand Draco porta la main sur l'une des boucles en profitant pour effleurer mon ventre je commençais à me dire que ça n'avait sans doute pas été une aussi mauvaise idée que ça.

- Est-ce que Pansy et Daphné aussi sont spéciales pour toi ?

Je m'en voulais un peu d'avoir posé la question, baissant les yeux en ne sachant pas vraiment comment il le prendrait. Je n'avais rien à attendre de lui j'étais au courant, ce n'était pas comme s'il pouvait devenir mon petit ami, il y aurait toujours plein de filles autour de lui, et moi j'étais probablement l'une d'entre elle.

- Personne n'est aussi spéciale que toi pour moi me souffla-t-il à l'oreille.

Bien sûr c'était probablement ce qu'il disait à toutes les filles, ce n'était pas comme si je faisais exception.

- Je ferais mieux d'y aller, il est déjà tard.

C'était sans doute le moment d'écouter mon père, rester encore avec Draco c'était m'exposer à une dose de souffrance inévitable et pour ce soir j'en avais eu assez.

- Et si tu restais dormir ici plutôt.

Il m'embrassait dans le cou, ses mains s'étaient frayées un passage sous mon chemisier sans que j'en ai vraiment conscience alors que je sentais que s'il fallait y mettre un terme c'était maintenant ou jamais.

- Je ne suis pas ce genre de fille dis-je pas très assurée.

- Quel genre de fille ?

Je n'étais pas vraiment sûre que j'étais bien convaincante étant donné qu'il ne s'était pas arrêté de me toucher pour autant.

- Le genre qui fait l'amour. J'arrivais à peine à croire que je l'avais dit. Draco avait relevé les yeux vers moi alors que pour ma part je n'osais plus vraiment croiser son regard. Comment Est-ce qu'on en était arrivé là au juste ? C'était la dernière fois que je me rendais dans la chambre d'un garçon, autant essayer d'éviter les situations aussi embarrassantes que celle-ci.

- Mais il te reste Pansy et les autres alors ce n'est pas comme si c'était bien grave. Bon, il faut vraiment que j'y aille maintenant.

Je n'ai pas attendu qu'il me donne une réponse, de toute façon ce n'était pas ce que j'attendais. Je me suis contentée de repasser par le passage secret qu'on avait emprunté à l'allée me traitant mentalement d'imbécile. C'était Draco, Draco qui pouvait avoir n'importe quelle fille et alors qu'il s'intéressait à moi, je me comportais comme la dernière des idiotes. C'était évident que j'étais amoureuse de lui mais passer derrière toutes ces filles, savoir que probablement juste après il en rencontrerait une autre était au dessus de mes forces. Au moins pour une fois on ne s'était pas disputé avant de quitter, mais peut être qu'il aurait mieux valu en fin de compte.